Le RCV, lauréat du prix « Bro gozh 2018 »

Photo RCV

Le Télégramme, 22 septembre 2017

« Bro gozh ma zadoù » , cet hymne guide les Bleu et Blanc vers le combat, chaque vendredi de match à la Rabine. Un air qui prend, qui prend… Au point que le public se lève désormais spontanément pour accompagner les notes de Philippe Le Ray, maestro de la minute bretonne. Cette imprégnation de la culture bretonne autour du RCV a visiblement porté ses fruits. Le comité Bro gozh a décidé d’attribuer son trophée 2018 au Rugby Club de Vannes, par le biais de son président, Jacques-Yves Le Touze. « Ce trophée récompense les efforts fournis par le club pour fédérer la Bretagne, explique Jacques-Yves Le Touze. Même s’il s’agit du prix 2018, on a souhaité le remettre dès le mois de septembre pour lancer la saison et apporter, à notre manière, notre soutien ».

Du spectacle dès 20 h


Le prix sera remis en deux temps : une première fois à 19 h 15 dans l’espace VIP de la Rabine, en compagnie des partenaires ; puis après 20 h, sur la pelouse cette fois, face aux spectateurs. Pour l’occasion, le bagad de Vannes sonnera en nombre (une trentaine de musiciens attendus) depuis la pelouse. « On conseille d’ailleurs beaucoup aux spectateurs de venir dès 20 h dans le stade, pour profiter au maximum de toutes les animations d’avant match », précise Martin Michel, directeur général du RCV.


Meilleur public de Pro D2


Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le RCV a eu la belle surprise de découvrir lundi soir, lors de la cérémonie de la 14e Nuit du rugby sur Canal + qu’il a été élu pour la saison 2016-17 meilleur public de Pro D2, et troisième meilleur public de France (derrière l’ASM Clermont et La Rochelle). De quoi envisager de belles soirées à la Rabine, dont l’affiche de la journée a une nouvelle fois été décalée à 20 h 30 par les diffuseurs télé. La deuxième fois en trois matchs à la Rabine cette année. Preuve, s’il en fallait encore une, que le RCV étonne, intéresse, et passionne l’audimat, puisqu’il est de plus en plus mis en lumière.

Publicités

Vannes. Le prix Bro Gozh 2018 est attribué au rugby club .

L’affiche de la rencontre avec un extrait du Bro Gozh.

Ouest-France, 21 septembre

Le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, est chanté avant chaque rencontre du Rugby-club de Vannes à La Rabine. Un grand moment de communion avec les supporters. Mais aussi une identité bretonne indissociable du club qui est ainsi saluée par ce prix.

« Il  est venu, il a vu, on l’a convaincu« . C’est avec l’humour qui le caractérise que Patrick Mahé, conseiller municipal délégué à la culture et à la langue bretonnes à la ville de Vannes, a résumé, hier, ce qui a conduit le président Jacques-Yves Le Touze, et les membres du Comité Bro Gozh à attribuer le Prix Bro Gozh 2018 au Rugbu Club de Vannes, qui évolue en Pro D2.

Ce Comité Bro Gozh est une association créée en 2010, qui s’est fixée, après la finale de Coupe de France de football Rennes-EAG, pour mission de promouvoir et de diffuser l’hymne national breton, le Bro Gozh ma Zadoù. « L’hymne national  breton n’est pas aussi systématiquement utilisé, comme chez nos cousins gallois, où il fait partie intégrante du protocole« , justifie Jacques-Yves Le Touze.

« Une référence pour toute la Bretagne »

Mais à La Rabine, c’est devenu depuis la montée en Pro D2, un moment incontournable, une vraie communion entre le terrain et les tribunes, qui fédère joueurs et supporters pour aller ensemble au « combat » durant 80 minutes. « A Vannes, le public est partie prenant de manière remarquable« , souligne, d’ailleurs, admiratif le président du Comité. Qui, en tant que Lorientais, fait le parallèle avec le Football-Club de Lorient. « A La Rabine, un extrait du Bro Gozh défile sur les panneaux publicitaires, pour permettre aux supporters de l’interpréter.J’aimerais qu’avec les Merlus, il en soit de même« .

Depuis 2010, le Comité Bro Gozh remet le Prix Bro Gozh chaque année à une personne, un artiste, une association ou institution… ayant le mieux promu l’hymne national breton, le Bro gozh ma zadoù (Le vieux pays de mes pères). Parmi les lauréats passés : Alan Stivell, Nolwenn Leroy, le Stade rennais, Kanomp Breizh et les Tri Yann.

Ce prix est vécu comme une reconnaissance par les dirigeants du RCV qui ont toujours mis en avant la culture bretonne et la nécessité de représenter non pas une ville mais une région dans le monde de l’ovalie presque uniquement soumis à l’hégémonie du sud-ouest.

« Il nous tient à cœur d’ancrer l’image du club en fédérant autour de la Bretagne, confirme Martin Michel, directeur général du RCV. Il est important d’avoir une notion d’identité forte dans ce sport. Le sport professionnel a tendance à se banaliser. A Vannes, nous avons réussi à créer une certaine atmosphère. Il est important de garder ces marqueurs forts et de revendiquer ces valeurs bretonnes. »

Exceptionnellement, le prix 2018 va être remis vendredi, au Rugby-club de Vannes, en préambule de son match contre Biarritz. « Cela peut paraître surprenant de le remettre en septembre 2017, poursuit Jacques-Yves Le Touze. Mais il s’agissait pour nous d’encourager et de mettre en valeur ce début de saison 2017-2018 d’un club professionnel qui est devenu une référence pour toute la Bretagne. »

Vendredi, 8 000 prospectus avec l’histoire et les paroles du Bro Gozh ma Zadoù seront distribués par le comité Bro Gozh. En parallèle, 2 000 drapeaux bretons seront également offerts par le conseil régional cette fois. De quoi mettre une ambiance comme jamais au stade de La Rabine pour ce match Vannes-Biarritz. D’ailleurs, pour mettre le feu, le club demande aux supporters d’être présents dès 20 h dans les tribunes.

Une cérémonie avant le match

Cette remise du Prix Bro Gozh 2018 se fera en deux parties : à 19 h, au sein du club VIP, puis juste avant le match sur la pelouse en présence de Lena Louarn, vice-présidente du conseil régional de Bretagne, François Goulard, président du conseil départemental du Morbihan et David Robo, maire de Vannes.

Pour cette occasion, une trentaine de musiciens du bagad Melinerion animeront l’avant match. Les espoirs du club, porteront eux, outre le Gwenn ha Du, également les neuf drapeaux des provinces de Bretagne. Les filles du RCV seront également de la fête en tant que ramasseuses de balles.

Enfin, le coup d’envoi sera donné par trois joueuses – dont l’Alréenne Caroline Drouin – de l’équipe de France féminine de rugby qui ont participé en août à la coupe du monde féminine de rugby.

Patrick Croguennec

Il est demandé que chacun se rende à sa place dans les tribunes à 20h.

22 septembre à La Rabine : Bro Gozh et Gwenn-ha-Du

Ouest-France, 21 septembre 2017

8000, c’est le nombre de prospectus avec l’histoire et les paroles du Bro Gozh ma Zadoù qui sera distribué avant Vannes-Biarritz. 2000 drapeaux bretons seront aussi offerts par le Conseil régional. D’ailleurs, pour mettre le feu, (et apprécier le Bagad Melinerion de Vannes) le club demande aux supporters d’être présents dès 20h dans les tribunes

RCV : le Bro Gozh, un hymne devenu incontournable…par hasard.

Phlippe Le Ray interprétant le Bro Gozh à la Rabine. Photo Ouest-France.

Ouest-France, 21 septembre 2017

C’est lors de la montée en Pro D2 que le Bro Gozh ma Zadoù a fait véritablement son entrée au stade de la Rabine à Vannes. Presque par hasard, comme le rappelle Philippe Le Ray, membre de l’équipe d’animation, supporter du RCV depuis 24 ans, et à l’origine de ce phénomène vannetais.

« En fait, je l’avais déjà chanté lors de la montée en Fédérale 1. Et puis, lors du deuxième match à La Rabine, en Pro D2, il fallait faire un test micro. J’ai alors décidé de chanter le Bro Gozh« . Les dirigeants ont apprécié et c’est devenu désormais un moment incontournable des matchs de rugby. « Spontanément, on voit des supporters se lever et mettre la main sur le cœur »..

Festival interceltique: le Bro Gozh avec les Tri Yann

Ouest-France, le 7 août 2017

par Léa Duperrin

Les Tri Yann avec le bagad de Saint-Nazaire au Festival interceltique de Lorient. | Thierry Creux

Le public invité à monter sur scène, des costumes baroques, un one-man-show de Jean-Louis Jossic. Devant des milliers de festivaliers, les Tri Yann ont fait du grand spectacle populaire au Festival interceltique de Lorient.

Les Tri Yann en concert au Festival interceltique de Lorient ? Jean-Louis Jossic surgit sur scène comme échappé d’un autre monde. Crinière blanche en bataille habituelle, il porte une armure dorée avec un énorme triskell gravé sur le plastron.

« Overdose de muscadet »

Les trois Jean, victimes d’une « overdose de muscadet », déambulent dans leur costume baroque sous le regard médusé du public. « Il vous suffit de nous rejoindre ! », lance le chanteur à la foule en délire. Immédiatement, c’est la cohue. Les plus chanceux assistent au concert à même la scène.

« Overdose de muscadet »

Les trois Jean, victimes d’une « overdose de muscadet », déambulent dans leur costume baroque sous le regard médusé du public. « Il vous suffit de nous rejoindre ! », lance le chanteur à la foule en délire. Immédiatement, c’est la cohue. Les plus chanceux assistent au concert à même la scène.

Une salle remplie de fans

Sous le chapiteau de l’Espace Marine, plein à craquer, des fans de la première heure. « J’avais 15 ans la dernière fois que je les ai vus sur scène, raconte Isabelle, une quinqua lilloise. Cette fois, je reviens avec ma fille. »

La foule reprend en chœur l’hymne breton

Les notes de Tri martolod retentissent et aussitôt, la foule se met à chanter. Sur scène, les trois copains et leurs musiciens s’en donnent à cœur joie. Dans le monde enchanté de Tri Yann, tout se prête à la chanson. Même la recette des crêpes bretonnes de l’an 1516, chantée a cappella !

Quand soudain résonne l’hymne breton Bro gozh ma zadoù. Dans le public, on chante la main sur le cœur.