Le Bro Gozh pour la Coupe du Monde de Rugby en 2023

 

March 17, 2018. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP) / Use in books subject to Welsh Rugby Union (WRU) approval.

Ouest-France , 17 octobre 2018

A l’occasion de sa visite de deux jours en Bretagne, Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, a assuré que la Bretagne accueillerait au moins le camp d’une équipe. Dans le cadre des relations privilégiées de la Ligue avec les pays celtes, il y a de fortes chances pour que ce soit le pays de Galles.

« La Bretagne accueillera, c’est une évidence, le camp de base d’une équipe durant la Coupe du monde 2023 », martèle Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, en visite à Pontivy pour une rencontre avec les dirigeants de clubs.

Un booster

Il y a de grandes chances pour que ce soit les Diables rouges du pays de Galles qui vienne séjourner dans une ville bretonne qui reste à définir. « Ils sont demandeurs », ajoute le président de la FFR.

La Ligue de Bretagne également. En effet, elle a noué des liens particuliers avec les pays celtes. « Sur le plan du rugby, on voudrait être à la France ce que l’Écosse, l’Irlande ou le pays de Galles sont à l’Angleterre. C’est un axe de développement pour nous », déclare Yvon Colléaux, le président de la Ligue de Bretagne.

La venue pendant six semaines des joueurs gallois serait un booster énorme pour le rugby breton et renforcerait ce lien avec les nations celtes.

Hymne commun

Cet attachement à ces racines et à l’identité bretonne est déjà très fortement exprimé par le Rugby Club Vannes et le REC Rugby Rennes, les deux clubs de haut niveau en Bretagne.

Recevoir des Gallois en Bretagne durant France 2023 serait enfin un juste retour de l’histoire. Le pays de Galles n’est-il pas la terre des ancêtres bretons. « The land of my father », dit l’hymne gallois, « Bro Gozh ma Zadoù », reprend son pendant breton qui est interprété à la Rabine, à Vannes, avant chaque match du RC Vannes.

Laurent Frétigné

Clarisse Lavanant. Un nouveau CD avec le Bro Gozh

Clarisse Lavanant a présenté son nouveau CD sur les cantiques de Bretagne

Clarisse Lavanant a présenté son nouveau CD sur les cantiques de Bretagne

Le Télégramme, 29 septembre 2018

Depuis dix ans, Clarisse Lavanant fait sa Ronde des chapelles, magnifiant ces petits confettis du patrimoine avec sa voix. Elle a tenu à rendre hommage à ces lieux chargés d’histoire, recherchés par les amateurs de belles architectures, dont certains vitraux et de délicates statues accrochent le regard et perpétuent le talent de bien des artistes dont la plupart sont méconnus.

Sortie officielle du CD en novembre


Ainsi est né « Kantikoù Breizh », les cantiques de Bretagne, son nouveau CD, qui regroupe onze chansons, auxquelles s’ajoute son interprétation du « Bro gozh va zadoù ». Vendredi, accompagnée au clavier par Jean-Marc Amis, elle a présenté cette nouvelle galette à l’Auberge du pont avant sa sortie officielle en novembre. Les gens du pays retrouveront avec plaisir le « Patronez dous ar Folgoad », écrit par l’abbé Guillou, sur une musique de sœur Anne de Mesmeur en 1865. Clarisse est accompagnée par Philippe Guével, compositeur de musiques de films et arrangeur.

Grand prix du disque du Télégramme 2018


Partie pour une petite pause vacances en Corse, ce samedi, elle fêtera à son retour les 60 ans de scène des frères Morvan, le 13 octobre, à Guidel. Grand prix du disque du Télégramme 2018 avec Dan Ar Braz pour leur CD Harmonies, elle participera également au concert du quinzième anniversaire du grand prix, le 27 octobre, à la Carène à Brest.

Lesneven…. où l’on parle du Bro Gozh

De gauche à droite : Erwan Lebaud, Yves Abiven et Boris Gwenganton

De gauche à droite : Erwan Lebaud, Yves Abiven et Boris Gwenganton

Le Télégramme, 10 octobre 2018

C’est l’histoire de trois copains, trois musiciens, amateurs et amoureux de cornemuse… Erwan, Boris et Yves. Ensemble et avec le soutien d’autres, ils ont décidé de créer un groupe de musiques traditionnelles celtiques à Lesneven, « Sonnerien an aerouant ruz », ou pour les non-bretonnants, « Les sonneurs du dragon rouge ». Pourquoi ce nom ? « Le dragon rouge est le symbole unitaire des Bretons », expliquent les musiciens. Avec des professeurs pour les différents pupitres, Hervé le Floch à la cornemuse, Ronan Pouliquen à la caisse claire et Steven Bodenès à la bombarde, l’association affiche ses objectifs : « développer, transmettre et pérenniser ». Et le lieu, Lesneven, n’est pas choisi au hasard. Capitale du Léon où a été créé l’hymne breton « Bro gozh ma zadoù », « il nous semblait important qu’il y ait une formation. On aimerait faire des concours d’ici à quelques années. C’est notre but ». En attendant, tous ces objectifs passent par la jeunesse, « nous accueillons les enfants à partir de 7 ans ».

« Un grand rassemblement »


Les élèves se retrouveront à raison de deux heures par semaine pour chaque pupitre. « Nous avons la possibilité de faire des groupes débutants et confirmés ». Chaque instrument jouera les mêmes airs et se retrouvera sur des répétitions générales hebdomadaires, afin de pouvoir présenter en fin d’année un spectacle. Les membres de l’association voient plus loin. « Organiser l’an prochain ou d’ici à deux ans un grand rassemblement de bagadoù à Lesneven, avec un défilé et des représentations en public ». Pour le moment l’association compte une quinzaine de musiciens et espère se développer rapidement.

Pratique

Inscription ce samedi et le samedi 20 octobre, salle Glenmor (derrière l’Atelier), de 9 h à midi et de 13 h 30 à 17 h.

 

Moelan: le Bro Gozh pour la réunification avec Lors Landat

La commune de Moëlan sur mer  , en date du 30 mai a choisi d’adhérer à l’association Breizh 5/5 en faveur de la Bretagne à 5 départements.

Pour officialiser cette appartenance , la municipalité a organisé un cérémonial  pour l’occasion le samedi 15 septembre 2018.

Sur l’invitation de la mairie ,la chorale éphémère du comité de jumelage Brito/ Allemand  a chanté  le Bro Gozh ma Zadoù sous la direction de Jean-Pierre Coïc.

Lors Landat, musicien et chanteur bien connu était présent pour l’évènement et n’a pas hésité à entonner cet hymne avec les choristes.

L’occasion de lui demander ce que représente le Bro Gozh pour lui.

La chorale éphémère de Moelan ( qui ne se forme que pour certaine occasions ) interprétant le Bro Gozh devant la mairie de Moelan.

 

Vidéos de Jean-Pierre et Valérie Coïc

FIL 2018: le Comité Bro Gozh met en valeur les liens entre Gallois et Bretons

ABP, 7 août 2018

Lisardo Lombardía, directeur du FIL, remet au Premier ministre du Pays de Galles Carwyn Jones, un mandala confectionné par Padrig Morin, un Breton vivant au Sri Lanka. La peinture représente les liens historiques entre le Pays de Galles et la Bretagne et reprend les paroles du Bro Gozh.

Des prix Bro Gozh, qui récompensent les initiatives mettant en valeur l’hymne national breton, le Bro gozh ma Zadoù, ont été décernés lundi après-midi, dans le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville de Lorient.

L’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (en français le Vieux pays de nos pères), qui reprend la mélodie de l’hymne gallois, Hen Wlad Fy Nhadau, est le symbole des liens forts entre les deux pays. On sait qu’une grande partie des Bretons actuels descendent d’immigrants venus du Pays de Galles et du sud-ouest de l’Angleterre aux Ve et VIe siècles. Le projet de la Vallée des Saints, à Carnoët, intègre d’ailleurs plus d’une douzaine de saints venus à cette époque du Pays de Galles.

Le Festival Interceltique de Lorient avait déjà participé aux campagnes précédentes de popularisation du Bro gozh. Cette année, le pays invité d’honneur du festival étant le pays de Galles, le FIL a décidé de donner une plus grande visibilité à cet hymne commun.

Un prix Bro gozh avait déjà été remis en septembre 2017 au Rugby Club deVannes pour marquer le début de sa saison sportive 2017-2018 pour récompenser le chant du Bro gozh avant les matchs.

Ne pouvant venir lundi, Jean-Yves Le Drian avait déjà reçu samedi dernier le prix 2 Vro – 1 Ene au nom du Conseil régional pour son travail de rapprochement avec le Pays de Galles alors qu’il était président du Conseil régional et pour son soutien au Comité Bro Gozh. Le prix en ardoise est une réalisation de l’artiste Ieuan Rees d’Ammanford au pays de Galles.

La chanteuse Nolwenn Korbell, Norbert Métairie, maire de Lorient, Lisardo Lombardia, directeur du FIL, Lena Louarn, vice présidente du Conseil régional, Carwyn Jones, Premier ministre du Pays de Galles, Jacques-Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh, l’équipe du Comité Bro Gozh, des représentants de lma ville de Trignac.

Hier, trois autres récipiendaires ont reçu le prix. Il s’agit de l’Orchestre symphonique de Bretagne dirigé par le Gallois Grant Llewellyn qui s’est vu décerner le prix en relation avec son étonnante prestation du Bro gozh lors de l’inauguration du Centre des Congrès de Rennes. Puis, le Premier ministre du pays de Galles se trouvant à Lorient pour le Festival interceltique où son pays est l’invité d’honneur cette année a reçu un prix Bro gozh original. Un tableau de Padrig Morin, un Breton installé au Sri Lanka,qui, au nom de ces Bretons dispersés sur tous les continents, a voulu offrir au Premier ministre du pays de Galles, Carwyn Jones, une de ses oeuvres inspirées des cultures celtiques et bouddhiques. Inutile de rappeler que la ville de Lorient, comme son nom l’indique, était la porte et le port vers les Indes.

Le Gouvernement gallois ainsi que le Conseil régional de Bretagne ont aussi été récompensés. On leur a remis à chacun, la moitié d’une oeuvre  réalisée par le verrier Didier Le Hen de Lorient, d’après un bouclier breton du IIe siècle avant J.-C. retrouvé à Battersea en Grande Bretagne.

Pour finir, Nolwenn Korbell a interprété une chanson en breton et lu un texte émouvant de remerciements à Carwyn Jones, en gallois puis en breton. Son message qui s’est terminé par «gardez bien la route et montrez-nous le chemin» a bien résumé la journée cloturé par l’interprétation du Hen Wlad par Nolwenn Korbell puis du Bro Gozh par Kanerien an Oriant et l’ensemble des 300 participants à cette cérémonie mémorable.

Belgique. L’hommage des Landernéens à leurs poilus avec le Bro Gozh

Une procession a mêlé musiciens du Bagadig, danseurs en costumes bretons, membres d'associations vêtus d'uniformes de Poilus, drapeaux français et belges.

Une procession a mêlé musiciens du Bagadig, danseurs en costumes bretons, membres d’associations vêtus d’uniformes de Poilus.

Ouest-France, 31 août 2018

Une délégation landernéenne s’est rendue en Belgique, du 25 au 27 août, à l’occasion des dernières commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

Un groupe landernéen, composé d’une trentaine de personnes – membres de l’association Dourdon, du Bagadig et de Dañserien an Elorn – a été reçu du 25 au 27 août à Maissin et Anloy. Deux communes belges accueillant les sépultures de soldats finistériens, tombés le 22 août 1914, lors de la Bataille des Frontières.

1 300 morts finistériens

L’association Dourdon, engagée dans la promotion de l’histoire et du patrimoine du pays de Landerneau-Daoulas, accorde une importance toute particulière au devoir de mémoire. Ce n’était donc pas la première fois que les Landernéens commémoraient, en Belgique, les combats meurtriers de Maissin et Anloy. Pour cette dernière année de commémoration du centenaire, les associations belges tenaient à ce qu’une délégation bretonne se joigne à l’événement.

« Étant donné le soin avec lequel les Belges s’occupent des sépultures de nos Poilus, c’était la moindre des choses que d’apporter notre contribution à ces commémorations », assure Andrée Le Gall-Sanquer, présidente de l’association Dourdon. Près de 1 300 soldats finistériens, issus du 19e Régiment d’infanterie, basé à Brest et Landerneau, ont perdu la vie en territoire belge. Parmi eux, pas moins de 590 sont morts à Maissin.

Fanfares et Bagadig

Office religieux, discours, dépôts de gerbes, interprétation des hymnes nationaux… Différentes cérémonies ont rythmé le week-end. Toutes se sont déroulées aux cimetières et villages d’Anloy, d’abord, et de Maissin, ensuite. Drapeau breton, prestations du Bagadig et du groupe de danse, interprétation du Bro gozh se sont mêlés aux fanfares et bannières belges.

« Nous représentions la Bretagne et avons tâché de donner un éclat supplémentaire aux commémorations », souligne Andrée Le Gall-Sanquer, rappelant que neuf danseuses et danseurs, douze musiciens et deux chanteurs landernéens étaient du voyage. « Pour les années à venir, nous n’avons rien promis. Mais une fois rentrés, nous nous sommes dit qu’il faudrait y retourner. »

Agathe Cherki

Vannes. Le Bro Gozh ma Zadoù et la ville morbihannaise indissociables

Sur les marches de la mairie, après avoir dévoilé le panneau Breizh 5/5, l’hymne breton du Bro Gozh Ma Zadoù est entonné.

Sur les marches de la mairie, après avoir dévoilé le panneau Breizh 5/5, l’hymne breton du Bro Gozh Ma Zadoù est entonné. | PATRICK CROGUENNEC

Ouest-France, 16 août 2018

Le Bro gozh ma Zadoù est devenu indissociable du Rugby club de Vannes, où il est entonné avant chaque rencontre et repris en choeur par une partie du public. Désormais, l’hymne breton pourrait s’ancrer définitivement aux Fêtes d’Arvor et, bientôt, dans les écoles primaires publiques et privées de la Ville.

Chaque soir de match du Rugby club de Vannes à La Rabine, le public entonne en chœur avec Philippe Le Ray, chanteur officiel du club, le Bro gozh ma zadoù (Le vieux pays de mes ancêtres). Ce qui a valu au RCV de recevoir le Prix Bro Gozh 2018, récompensant ceux qui œuvrent pour la promotion de l’hymne breton.

Mercredi, sur les marches de l’hôtel de ville, après avoir dévoilé le panneau Breizh 5/5, du nom d’une association trégoroise ) qui réclame une Bretagne à cinq départements, le Bro gozh ma Zadoù était aussi à l’honneur.

De quoi faire naître des idées chez Patrick Mahé, conseiller municipal délégué à la musique et la langue bretonnes. « Il y a une histoire désormais entre le Broz Gozh et le rugby et entre Vannes et le Bro gozh. Alors, nous n’en sommes pas à dire que l’on va pérenniser ce moment mais c’est vrai que le Bro gozh ma zadoù avec un interprète accompagné de musiciens des bagadoù, au pied des remparts après le couronnement de la reine d’Arvor, est une idée à creuser. »

Dans les écoles

La Ville a, par ailleurs, un projet très avancé avec les écoles primaires publiques et privées vannetaises qui verraient les élèves – certains établissements vont s’engager dès cette année dans la démarche – apprendre le Bro Gozh ma Zadoù.

Une interprétation commune pourrait avoir lieu lors de la Fête de la Bretagne (Gouel Breizh) qui a lieu en mai et dans laquelle la Ville entend s’inscrire plus que jamais en y incluant d’ailleurs le Celti’Vannes, rendez-vous de la culture bretonne, qui se tenait jusque-là en septembre, mais dont l’aventure prend fin.