Lauréat du Prix Bro Gozh 2018, le RCV est à nouveau récompensé par les Prizioù ar Brezhoneg

Le Rugby Club de Vannes, seul club professionnel breton présent en Pro D2, accumule les récompenses.

Après le Prix Bro Gozh 2018 remis en septembre dernier dans une ambiance mémorable, le voici récompensé dans le cadre des Prizioù ar Brezhoneg remis le 16 février dernier à la salle Glenmor de Carhaix. Ces Prizioù sont remis par France 3 Breizh et l’Office public de la Langue Bretonne aux personnes et organismes ayant œuvré pour la langue bretonne.

Le Rugby Club de Vannes reçoit ainsi le 1er Prix dans la catégorie Entreprises pour la façon dont le club utilise la langue bretonne dans sa communication et sur le terrain à la Rabine, sans oublier bien évidemment le Bro Gozh qui ouvre chaque match à domicile.

Le Bro Gozh pour Océane ?

Les trois lauréates du concours entourées des responsables de la Georges Baptiste et de leurs professeurs de service respectifs. Au centre, de gauche à droite : de la troisième à la première place.

L’Hôtellerie, 31 janvier 2018

La coupe Georges Baptiste, la plus prestigieuse des compétitions de service pour les écoles hôtelières comme pour les professionnels, est de retour dans les filets de l’école hôtelière mévennaise. Le lycée hôtelier Notre-dame, l’une des deux écoles françaises les plus titrées pour cette compétition, s’est donc rendu le mardi 30 janvier au lycée Louis Guilloux de Rennes pour affronter 7 autres écoles pour cette finale régionale. Au total, 15 candidats se confrontant dans le cadre de 8 épreuves.

Le lycée mévennais avait envoyé deux élèves, Océane Campion-Cardinal et Elisabeth Desoulle, pour tenter de ravir le titre tant convoité. Les compétiteurs ont vu ainsi se succéder les 8 épreuves suivantes : écrit d’une heure, flambage d’une poire, découpage d’un poulet, filetage d’une truite, commercialisation d’un porto avec la décoration d’une table, analyse sensorielle d’un Brie de Meaux, prise de commande avec notion d’anglais et enfin réalisation d’un cocktail à base de whisky.

Les membres du jury ont eu à départir de brillants candidats ; aucune école n’a démérité dans cette compétition d’un haut niveau. Océane décroche ainsi la médaille d’or, Elisabeth, la médaille de bronze, une élève du lycée hôtelier de La Guerche s’intercalant entre elles deux, toutes trois composant ainsi un podium 100 % féminin.

C’est une victoire de toute une équipe, qui soutiendra à nouveau Océane, au moins jusqu’au 19 mars prochain à Paris à l’école hôtelière Médéric, où se déroulera la finale nationale et où, espérons-le, résonnera à la fin de l’épreuve, le « Bro gozh ma zadoù », le fameux hymne breton. Pour la Georges Baptiste, l’école peut peut-être également se plaire à rêver, à nouveau, de titres internationaux ; elle en a déjà remporté plusieurs par le passé !

1898-2018, l’éternelle jeunesse de l’hymne breton, Bro Gozh ma Zadoù

Ouest-France, 21 janvier 2018

par Bernez Rouz

C’est un tisserand gallois et son fils qui créèrent, en 1856, cet hymne à la terre natale. Cette mélodie Glan Rhondda (les rives de la rivière Rhondda) devint rapidement populaire dans le réseau des chorales galloises. Son titre trop local fut remplacé par la première strophe Hen Wlad fy Nhadau (le vieux pays de mes pères).

C’est le pasteur protestant gallois de Quimper, W.J. Jones, qui adapta le premier ce chant en breton sous la forme d’un cantique Doue ha va bro (Dieu et mon pays) publié en 1895. Pep breizhat tomm-galon a gar mat e vro, Bro Arvor ‘zo brudet dre’r bed tro war-dro; Er brezel kalonek, hon tadoù ervat A skuilhas eviti o gwad (Chaque Breton de cœur aime son pays.. L’Armor est connu de par le monde. Courageux dans les guerres, nos aïeux versèrent leur sang pour lui). Cette version religieuse protestante n’avait aucune chance d’être popularisée vu la prépondérance écrasante de l’Eglise catholique à l’époque.

Chant national breton

Une autre version écrite par François Taldir Jafrennou fut publiée dans un journal catholique de Morlaix en 1898: Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed, N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed. Pep menez, pep traoñienn, d’am c’halon ‘zo ker, Eno kousk meur a Vreizhad taer (Bretagne, terre des vieux saints, des bardes, il n’est d’autres pays du monde que j’aime autant. Chaque montagne, chaque vallée sont chères à mon coeur. Là dorment plus d’un Breton héroïque).

Le Bro Gozh, symbole des relations interceltiques, est adopté comme « chant national breton » par l’union Régionaliste Bretonne en 1903. Le refrain rappelle que la mer n’est pas un obstacle mais un lien entre les peuples: O Breizh, ma bro, me gar ma bro. Tra ma ‘vel mur ‘n he zro, Ra vezo digabestr ma bro ! (O Bretagne, mon pays, j’aime mon pays. Tant que la mer sera comme une frontière autour d’elle, Que mon pays s’en affranchisse).

Dépassant rapidement les cercles militants, il devient très populaire entre les deux guerres. Le maréchal Foch en 1920 à Morlaix, puis plusieurs présidents de la République, sont accueillis aux accents du Bro Gozh.

Il a été consacré récemment à Rennes par l’émouvante interprétation de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons et le peuple Khasi en Inde peuvent être fiers de leur hymne commun à l’accent humaniste et international.

Le Bro Gozh au stade du Moustoir à Lorient … vu de Vannes …..

Ouest-France, 20 janvier 2018

@Hymne breton

On le savait fervent défenseur de la culture bretonne. Un peu moins lobbyiste, quoique…

L’élu vannetais, Patrick Mahé, ancien rédacteur en chef de Paris Match, a tweeté: «  Vite le Bro Gozh, l’hymne breton au Moustoir, comme à La Rabine, avant chaque match du Rugby-Club de Vannes ! Allez les Merlus, suivez l’exemple vannetais ! On ne demande pas mieux ! « . Les supporters lorientais ont massivement retweeté le message. faut-il y voir un signe ?

Le Bro Gozh au Festival Interceltique 2018

 

Le Festival interceltique aura lieu à Lorient du 3 au 12 août et sera consacré au Pays de Galles. L’occasion très certainement de chanter le Bro Gozh en compagnie de nos cousins gallois . A noter dans vos agendas ! Nous reviendrons sur le sujet dans quelques semaines.

Dimanche à Melgven: le Bro Gozh de Lyz’An et Thierry K

Lyz’An, photo Ouest-France

Ouest-France, 18 janvier 2018

La chanteuse Lyz’An… une voix puissante pour défendre sa chanson française. Avec Thierry K, le duo se produit depuis quatorze ans.

Si Lyz’An se définit comme une chanteuse effrontée, pétillante, Thierry K est la discrétion, presque surjouée. Le duo sillonne les routes, depuis bientôt quatorze ans, avec un répertoire de reprises de 850 titres.
Mais cette année, Lyz’An veut mettre l’accent sur leur créativité. La Fille de Concarneau (dernier E.P) veut surfer sur la vague à contre-courant. « En ce moment, tout le monde sort des disques de reprises et nous, nous allons faire le contraire, en défendant nos propres compositions. »

Le cœur sur la main

Dimanche prochain, à l’église, l’artiste va se permettre quelques reprises pour rendre un petit hommage à France Gall, avant de dévoiler son nouveau programme, de la chanson française sans étiquette, dans une ambiance rétro, électro-pop. Et comme les Bretons tiennent à leur terre, tout comme Lyz’An à ses racines franco-québécoises, elle a envie de faire un clin d’œil à la Bretagne, en interprétant le célèbre Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères).
C’est dans sa vocation d’artiste de tendre la main et c’est bien pour cela qu’elle a invité, pour le concert, l’association melgvinoise, Je Ted Maël, à tenir un stand pour soutenir l’action de Christine, mère d’un enfant autiste.« Je crois que c’est pour cela qu’on m’a donné cette voix, dit la chanteuse. Il faut bien que ça serve à quelque chose. Je ne suis pas là pour faire la révolution, mais si je peux faire un peu bouger les consciences. »
« On a un chouette parcours mais parfois pas assez relayé sur les ondes », souligne Lyz’An. Pourtant, il se passe de belles choses près de chez soi. Le duo a écumé toutes sortes de scènes, les petites jauges en passant par la fête de l’Humanité, à Paris, et plus de 1 000 dates au compteur et quelques télévisions.

Du nouveau dans les bacs

Après cette première date melgvinoise, Lyz’An et Thierry K vont rejoindre le reste du groupe, un bassiste, un batteur et un guitariste pour promouvoir le CD, La Fille de Concarneau, tout en préparant un nouvel album, qui sortira en janvier 2019.
Pour faire patienter son public, c’est le clip du titre, Bienvenue en Finistère, dans sa version acoustique, qui verra le jour au printemps prochain.

Dimanche 21 janvier, 17 h, à l’église. L’entrée se fait au chapeau, vous donnez ce que vous voulez.