Le Bro Gozh en l’honneur du roi Nominoë qui triomphe au pays de Redon

Le Mémorial Nominoë qui commémore la bataille de Ballon en 845 et la victoire significative de Nominoë, à Bains-sur-Oust, a été inauguré ce samedi 26 mai 2018. Photo Ouest-France.

Ouest-France, 26 mai 2018

On en parle depuis des années. Le Mémorial Nominoë, qui commémore la bataille de Ballon en 845, a été inauguré ce samedi 26 mai 2018, en fin de matinée, à l’occasion de la Fête de la Bretagne, qui bat son plein.

Pour cette nouvelle édition de la Fête de la Bretagne, organisée par Redon et Bains-sur-Oust, avec le concours de nombreuses associations, le pays de Redon a invité Nominoë.

Inauguration du Mémorial Nominoë

Les festivités ont démarré dès vendredi soir avec le spectacle des Irlandais Avalon Celtic dances. Ce samedi matin, ils sont venus des quatre coins de la Bretagne pour célébrer le retour du roi Nominoë à Bains-sur-Oust. Depuis des années, la fédération d’associations Le Poellgor Gouel Ballon se mobilise pour rendre possible la construction d’un monument commémoratif, au lieu-dit La Bataille. En « réponse à une attente qui s’exprime depuis plus d’un siècle. » Il a été inauguré ce samedi matin.

Une œuvre contemporaine

C’est ici, en 845, que les troupes franques de Charles Le Chauve, petit-fils de Charlemagne, s’enlisèrent dans les marais, face à Nominoë et son armée.

Le monument est une oeuvre contemporaine, signée Jean-Pierre Baudu. Il symbolise comment les Francs se sont enlisés dans les marais, face à Nominoë. | Ouest-France

C’est justement ce que l’artiste du pays de Redon, Jean-Pierre Baudu, a voulu donner à voir. Un grand bouclier, pièce maîtresse réalisée par la Nouvelle métallerie de Kerpont à Caudan, représentant le chevalier Nominoë est entouré de lances, symbolisant les javelots. Le tout se trouve dans un cercle avec tous les granits de Bretagne. « C’est un cercle magique », décrit le créateur. « En face, les Francs ont des formes plus cubiques. Il y a comme un effet domino. Ils tombent. » Charles Le Chauve est représenté par des macarons en cristal, insérés dans le schiste. « C’est une œuvre contemporaine et audacieuse », commente Patrick Renaud, le vice-président du Poellgor.

Un « flambeau de la mémoire »

L’association n’a pas manqué de remercier les nombreux acteurs qui ont permis de concrétiser le projet : les bénévoles, les associations, les élus locaux, départementaux et régionaux, les nombreux donateurs, les entreprises mobilisées…

Par chance, la cérémonie a eu lieu avant les orages. Ils sont venus des quatre coins de la Bretagne pour assister à cette inauguration, très attendue. | Ouest-France

Mention spéciale aux frères Guillemot. « Nous sommes très fiers d’avoir participé à la fin du processus, qui a été très long, à l’élaboration de ça magnifique monument et surtout d’avoir aidé cette association très résiliente, à mettre en avant un véritable trésor de l’Histoire de Bretagne, qui appartient à tous les Bretons et qui mérite vraiment beaucoup plus que ce qu’il n’avait précédemment », explique Christian Guillemot.

« Nous sommes heureux d’offrir ce Mémorial à la Bretagne, conclut Patrick Renaud. Qu’il soit le flambeau de la mémoire, un éveilleur des consciences pour les jeunes générations, dont les scolaires, mais aussi pour les visiteurs et les touristes, et en tout premier lieu, pour le pays de Redon, berceau de la Bretagne. »

Cette bataille figure parmi « les onze dates qui ont fait la Bretagne », rappelle Patrick Renaud. « C’est un moment fort, analyse Jean-François Mary, président de Redon agglomération. C’est un bien public, né de la volonté d’hommes et de femmes qui sont acteurs de leur territoire. C’est une belle œuvre, dans toutes ses dimensions, une œuvre de témoignage. C’est un acte et un démarrage pour la transmission de notre histoire et de notre culture. »

L’artiste du pays de Redon Jean-Pierre Baudu avait fait la première esquisse en 2011. En 2018, son oeuvre est inaugurée. | Ouest-France

Une ode à la Bretagne

La cérémonie, ponctuée de plusieurs prises de parole et d’un intermède musical, a donné lieu à une ode à la Bretagne. Tout particulièrement avec les mots de Jean-Michel Le Boulanger, premier vice-président chargé de la culture et de la démocratie régionale au conseil régional. « J’ai soutenu le projet immédiatement, rappelle-t-il. C’est un devoir. La question de l’Histoire est essentielle. Il ne faut pas oublier d’où nous venons. Ce combat-là est aussi celui de nos territoires. Il nous faut raconter la Bretagne, qui est la nôtre. »

Plus bref, le maire de Bains-sur-Oust, Marc Derval, qui n’a pas hésité à se costumer pour l’occasion, a souligné le « travail collectif » : « Nominoë n’a pas défendu qu’une terre, mais une identité bretonne, une langue, des valeurs. Merci de venir continuer à la défrendre » 

Un symbole de paix

« Notre souhait n’est pas de magnifier une victoire, rappelle Patrick Renaud, mais d’abord de réfléchir aux aléas de l’Histoire de ce pays, de valoriser le destin de nos ancêtres. Car nous préférons la paix et la coopération des peuples, surtout en cette année 2018, année de l’Armistice. »

Un appel à la paix qui est revenu souvent dans les discours.

Le Mémorial a été inauguré en musique, d’une seule voix. Dans les dernières minutes de la cérémonie, le public, nombreux, s’est associé à Clarisse Lavanant pour chanter Le Bro gozh ma zadoù.

Le Bro Gozh pour Nominoë !

Ce samedi 26 mai 2018, le site de la bataille de Ballon en Bains-sur-Oust, près de Redon, a vu affluer des centaines de personnes pour un évènement attendu depuis près d’un siècle, l’inauguration du mémorial en l’honneur de Nominoë, vainqueur à Ballon des troupes franques de l’empereur Charles le Chauve, marquant ainsi la naissance du Royaume de Bretagne.

Grâce au Poellgor Gouel Ballon, avec l’aide de près de 300 donateurs, d’un mécène, de la famille Guillemot, du Conseil régional de Bretagne, ce mémorial, œuvre de Jean-Pierre Baudu, a pu prendre forme et finalement être inauguré ce samedi 26 mai .

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En clôture de cette inauguration durant laquelle on a pu entendre de magnifiques discours, Clarisse Lavanant interpréta après le Kan Bale Nevenoe de Glenmor, le Bro Gozh ma Zadoù repris par les centaines de personnes présentes.

Bretagne. Johanna Rolland et le « vieux pays »

Johanna Rolland n’a pas réussi à prononcer le mot Bretagne, lui préférant le terme imagé de « vieux pays ».

Le Télégramme, 25 mai 2018

Mardi, lors de la présentation d’un nouveau pass touristique concernant l’est de la Bretagne, de Saint-Nazaire à Saint-Malo, Johanna Rolland, la maire de Nantes, s’est abstenue de prononcer le nom de la Région et vieux duché. Une précaution oratoire qui vaut à l’élue d’être épinglée par le comité « Bro Gozh ».

Mardi, la chose avait été remarquée par plusieurs observateurs, lors de la présentation à la presse du nouveau pass touristique « Traversée moderne d’un vieux pays ». Les mots « Bretagne » et « breton » étaient quasiment tabous dans les interventions des promoteurs du concept, à commencer par les maires de Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Saint-Malo. Une absence étonnante dans la mesure où le « vieux pays » support de cette communication n’était autre que l’ancien duché dont les souverains résidaient dans un château situé à Nantes.

Interrogée sur ce paradoxe par Le Télégramme, Johanna Rolland, la maire de Nantes, tentait une explication : « Notre choix est de casser la logique institutionnelle pour une logique de projet. On n’est pas dans un slogan marketing unique, on veut résolument autre chose ».

Une précaution oratoire qui n’a pas échappé au comité Bro Gozh dont l’objectif est la promotion de l’hymne breton. Dans un communiqué, il juge tout d’abord que « c’est une excellente chose que Nantes s’intéresse au reste de la Bretagne et se rende enfin compte que sans la Bretagne, elle n’existe pas internationalement parlant ». Revenant ensuite sur cette omission volontaire, il parle de « non-dits » et de « palinodies ridicules ».

Et de conclure : « La solution est pourtant simple, la réunification de la Bretagne, tout le monde y gagnera, y compris Nantes qui entrera enfin dans le club assez restreint finalement des capitales connues et reconnues de régions connues et reconnues internationalement à l’instar de Cardiff au Pays de Galles ou encore Munich en Bavière et bien d’autres. Et pour ce jour que nous espérons proche et qui verra enfin la démocratie respectée et la grande famille bretonne réunie, notre Comité s’engage à organiser un “Bro Gozh” d’enfer au centre de Nantes. Notre “vieux pays” dans toute son actualité et sa modernité ».

Où l’on parle du Bro Gozh sans le citer…..

La presse vient de nous apprendre que Le Voyage à Nantes ( l’office du tourisme nantais ) lançait un nouveau produit “La traversée moderne d’un vieux pays” en collaboration avec les villes de Rennes, Saint-Nazaire et Saint-Malo.

C’est une excellente chose que Nantes s’intéresse au reste de la Bretagne et se rende enfin compte que sans la Bretagne, elle n’existe pas internationalement parlant.

Mais ce qui est curieux pour le moins, c’est la manière dont Mme Rolland, maire de Nantes, a tout fait, lors de la conférence de presse présentant le projet, pour éviter de prononcer le mot “Bretagne” . Il faut donc comprendre que l’expression    ”vieux pays” parle de la Bretagne, qualifie la Bretagne, sous-entend la Bretagne tout en évitant le mot tabou.

Au Comité Bro Gozh, nous savons ce qu’est le “vieux pays”, c’est notre Bro Gozh et c’est la Bretagne tout simplement. Reprendre une expression de l’hymne national breton pour évoquer la Bretagne tout en évitant d’en parler est pour le moins curieux et paradoxal.

Bref, pour en finir avec ces non-dits, ces palinodies ridicules, la solution est pourtant simple, la réunification de la Bretagne, tout le monde y gagnera, y compris Nantes qui entrera enfin dans le club assez restreint finalement des capitales connues et reconnues de régions connues et reconnues internationalement à l’instar de Cardiff au Pays de Galles ou encore Munich en Bavière et bien d’autres .

Et pour ce jour que nous espérons proche et qui verra enfin la démocratie respectée et la grande famille bretonne réunie, notre Comité s’engage à organiser un “Bro Gozh” d’enfer au centre de Nantes . Notre “vieux pays” dans toute son actualité et sa modernité.

Comité Bro Gozh

Article à lire ici sur le sujet

Plijadur o kanañ. L’émotion pour le Bro Gozh.

À gauche, Dan ar Braz et Clarisse Lavanant ont chauffé la salle de Brocéliande. À droite, Jakez ar Borgn a appelé le public à trouver des rimes avec mobylette, comme Paulette, Josette, Jeannette, et bien d'autres.

Dan ar Braz et Clarisse Lavanant ont chauffé la salle de Brocéliande.

Le Télégramme, le 24 mai 2018

Ils étaient un peu plus de 300, lundi, à l’Espace Brocéliande, à Ploudaniel  à assister à POK 2, ou Plijadur o kanañ (du plaisir à chanter en breton), parrainée par les talentueux Dan ar Braz et Clarisse Lavanant. Les deux artistes ont enflammé le public avec leurs chansons de l’album commun « Harmonie ». Le chanteur et musicien breton n’a pas manqué de rappeler, avant d’interpréter Diwanit Bugale, que cette même chanson avait représenté la France au concours de l’Eurovision en 1996, à Oslo. Avant de laisser les amateurs monter sur scène, il a lancé : « je ne suis pas bretonnant, mais je parle la Bretagne. Merci aux paysans d’avoir continué à parler cette langue ».

 

Fraîcheur, humour et communion


Durant plusieurs heures, en solo, duos et même trio, les chanteurs bretonnants se sont retrouvés sur la scène de Brocéliande. « Un grand vent de renouveau et de confiance en l’avenir, car près de la moitié des chanteurs avaient moins de 30 ans », se réjouit Hervé Lossec. Le trio magique Perynn, Maela et Gwenn a subjugué les spectateurs, par sa fraîcheur, son originalité et sa création. Dans un autre registre, le trublion Jakez ar Borgn, qui allie humour, jeu de scène sur une voix des plus mélodieuses, les a fait rire et participer, avec son titre « La mobylette ». En fin de spectacle, au moment du « Bro Goz ma zadoù», la salle et les artistes étaient en communion, Clarisse, dans une robe rouge somptueuse a ému le public.

Singapour à l’heure du Bro Gozh ma Zadoù pour la Fête de la Bretagne

La parade, au Singapore Botanic Garden, a précédé les festivités musicales du dimanche.

Le Télégramme, 23 mai 2018

La fête de la Bretagne n’est pas réservée qu’à la Bretagne. Ses sonorités ont résonné un peu partout dans le monde, comme à Singapour, où une jolie collaboration artistique et culturelle bretonne-singapourienne à ravi le public. Dimanche dernier, les deux jours de fête se sont conclus au Singapore Botanic Garden, sur la scène de la Shaw Foundation. Le « Lion City Pipe Band », qui a sonné dans les allées du jardin a fait passer un sacré frisson dans les rangs des centaines de spectateurs. Sur scène, des élèves de cinq écoles maternelles Star Learners ont interprété le Bro Goz Ma Zadou, accompagné par les musiciens du Kelc’h Keltieg Rostren, avant d’interpréter une chanson en mandarin. Le cercle celtique de Rostrenen (22) a époustouflé les spectateurs singapouriens par leurs pas de danse exceptionnels, avant de laisser la place aux Biches Cocottes. Elles ont charmé le public par leur interprétation originale et harmonieuse de chants marins, chers au cœur de tout breton. Dans le public, 20 élèves singapouriens ont assisté à la fête de la Bretagne, en préambule de leur séjour linguistique à Brest, au Ciel, samedi.

 

Le Bro Gozh pour la redadeg

Héloïse a amené sur terre, cale de Rossulien à Plomelin (Finistère) le bâton relais de la Redadeg 2018, ce vendredi 4 mai.

Héloïse a amené sur terre, cale de Rossulien à Plomelin (Finistère) le bâton relais de la Redadeg 2018, ce vendredi 4 mai.. Ouest-France.

Ouest-France, le 4 mai 2018

Le bâton relais de la Redadeg, la course relais en faveur de la langue bretonne, vient de quitter Plomelin ce vendredi 4 mai, dans l’après-midi. Transporté par yole, il arrivera sur les quais de Quimper vers 17 h 30, d’où le départ officiel de la sixième Redadeg sera donné officiellement.

Le témoin de la Redadeg, c’est le symbole de la langue bretonne qui passe de main en main.

Ce vendredi 4 mai, en début d’après-midi, il est arrivé par la mer à Plomelin (Finistère), à la cale de Rossulien.

Brandi par Héloïse, une collégienne bretonnante, il a fait une halte dans ce joli coin du Finistère, avant d’être embarqué dans une yole. Direction : Quimper d’où sera donné le départ officiel de la sixième édition de la Redadeg, à 21 h, place Saint-Corentin.

Les Kanerien sant Meryn ont interprété, entre autres, le Bro Gozh sur la cale de Rossulien à Plomelin (Finistère). | Ouest-France

Les Kanerien Sant Meryn ont interprété, entre autres, le Bro Gozh sur la cale de Rossulien à Plomelin.

Des coureurs se chargeront ensuite de l’acheminer jusqu’à Plouguerneau (Finistère), commune d’arrivée, après un circuit de 1 800 km à travers les cinq départements bretons.