Réunification de la Bretagne: respecter la demande des citoyens

Plus de 100 000 habitants de Loire-Atlantique ont signé une pétition demandant l’organisation d’une consultation populaire portant sur la réunification de la Bretagne.

Le Conseil départemental de Loire-Atlantique est désormais dans l’obligation légale de répondre à cette demande; il semblerait cependant que M. Grosvalet, président du Conseil départemental, semble vouloir botter en touche en organisant le 17 décembre prochain un vote des seuls conseillers départementaux sur la réunification de la Bretagne et non pas sur l’organisation d’un référendum.

Le Comité Bro Gozh et ses membres fondateurs, l’Institut Culturel de Bretagne, la fédération des chœurs Kanomp Breizh, la fédération Bretagne – pays de Galles, apporte son soutien à la demande faite par plus de 100 000 signataires pour l’organisation en Loire-Atlantique d’un référendum portant sur la réunification de la Bretagne.

Ne pas le faire et régler la question en interne serait totalement incompréhensible. La démocratie, c’est aussi et d’abord respecter les citoyens et leur demande clairement exprimée.

Comité Bro Gozh

37e Breizh A Gan. Le Bro Gozh Ma Zadou en clôture

Sarah Coent, à la harpe, avec l’ensemble instrumental (bombarde, flûte, orgue, basse) pour accompagner Jean-Marie Airault.

Le Télégramme, 6 décembre 2018

e Bro Gozh Ma Zadou (Vieux pays de mes pères) a retenti, dimanche 2 décembre, à la basilique Notre-Dame de Délivrance, porté a cappella par les 250 spectateurs au concert exceptionnel donné lors de la 37e édition du Breizh A Gan. Un moment émouvant pour clôturer ce festival du chant choral breton ouvert par les chorales Kanomp ar Vro Sant Brieg, dirigé par Jean Oriac, de Kanerien ar Goëlo, dirigé par Louise Izem et le chœur Mouezh Paiotred Breizh, champion de Bretagne 2018. Puis, l’ensemble choral a pris place, 120 chanteurs issus de seize chorales membres de Kanomp Breizh et composé par sept chefs de chœur de la fédération Kanomp Breizh ont interprété la cantate écrite par Patrick Corlay « An aval hag ar C’halis » (La pomme et le cidre) sous la direction de Jean-Marc Airault.

La porte-parole de Kanomp Breizh, Armelle le Guillou a apprécié cette 37e édition : « La reprise par l’assistance qui s’est levée pour entonner le Bro Gozh a été un moment impressionnant. Les chorales ont assuré, c’est un succès quant à la qualité mais on n’a pas eu l’affluence habituelle qui approche les 500 personnes pour ce rendez-vous. Beaucoup avaient réservé mais ne sont pas venus, les gilets jaunes nous ont joué un mauvais tour ». Jean-Marie Airault, chef de chœur a reconnu « Beaucoup de travail fait. C’est sans fin. La perfection n’est pas de ce monde », a ajouté le mélomane.

Rugby: Vannes, le meilleur public de Pro D2 et du Top 14 avec le Bro Gozh !

Le public chantant le Bro Gozh à la Rabine.

20 minutes, 27 novembre 2018

BRETAGNE Si la star de la quinzième Nuit du rugby, organisée à l’Olympia, à Paris, et retransmise en direct sur Canal+, a été l’arrière d’Oyonnax, Benjamin Botica, élu meilleur joueur du Top 14 de la saison 2017-2018, le public du RC Vannes a été élu, pour la seconde fois consécutive, meilleur public de France, Top 14 et Pro D2 confondus…

C’est François Coville, l’un des dirigeants du club, qui a reçu le trophée des mains de son propre fils, Arthur Coville, joueur du Stade Français et capitaine de l’équipe de France espoirs, formé à Vannes. Pour apporter une touche supplémentaire à la Bretagne, c’est l’Alréenne Caroline Drouin, joueuse du Stade Rennais, qui a été élue meilleure joueuse du Top 8 féminin.

Le meilleur public est désigné par un vote Internet ouvert à tout le monde. L’enthousiasme dont font preuve les Vannetais lors des rencontres à la Rabine s’est là aussi matérialisé de façon spectaculaire, puisque le club breton devance l’ASM Clermont et le Stade Rochelais, deux grosses équipes du Top 14. Le RCV possède également, il est vrai, cette “celtic touch” (le Bro gozh chanté à tous les matches, la présence d’un bagad et même des systèmes de jeu annoncés en breton) que n’ont pas les autres, dans un univers qui demeure très lié à la culture britannique.

Saint-Tugdual et le Bro Gozh

Le Télégramme, 26 novembre 2018

À l’occasion de la fête de Saint-Tugdual, patron de la paroisse de Grand-Champ, les Amis de Saint-Tugdual ont proposé un concert à l’église, dimanche 25 novembre. Le public et les fidèles ont répondu en nombre à l’invitation : plus de 100 auditeurs étaient présents. La chorale Trouz ha Didrouz, de Plouhinec, s’est produite, avec un répertoire de chants en breton vannetais. Au pramme, « Me zo ganet », « Kenavo », « Bro gozh ma zadoù » une quinzaine de titres au total, pour plus d’une heure de chants, avec un refrain à reprendre en chœur. La participation était libre. L’association des Amis de Saint-Tugdual se mobilise trois fois dans l’année, pour un loto, un repas et un concert.

Le Bro Gozh pour l’Espace Georges Le Meur à Châteaulin

Le baptême s’est terminé au son des Irvoas père et fils.

Le Télégramme, 21 novembre 2018

Samedi midi, sur les hauteurs de Penn-ar-Pont. Un accueil au son des bombardes et binious… Pouvait-il en être autrement pour le baptême de la salle portant désormais le nom d’Espace Georges-Le Meur, haut lieu de la culture bretonne en Châteauneuf (la naissance du Printemps de Châteauneuf, c’est ici !) ?

Famille, acteurs influents du maintien du patrimoine culturels ; élus, membre des cercles Jabadao et Roz-Aon (formés par Georges), héritiers de la tradition, amis… La foule en impose au pied de l’espace. Beaucoup de sourires, d’embrassades : on parle breton, musique, on évoque les souvenirs, le personnage…

Une fois les plaques dévoilées, le maire Jean-Pierre Rolland accueille l’assistance au sein « d’un des plus emblématiques lieux de la commune mis en service en 1975 et se transformant en espace privilégié d’échanges et de rencontres ».

Temple de la gavotte et musique bretonne

« La légende du Hangar (comme les anciens ont surnommé ce lieu), érigé sur les bords de l’Aulne, raconte qu’il fut d’abord conçu pour abriter des roulottes hippomobiles, conduites l’été par des pionniers du Far-West de l’Argoat et du Centre-Bretagne. L’idée fait long feu, les murs voués à la démolition… Trop tard ! Les indigènes avaient pris possession des lieux, devenant au fil des années un temple de la gavotte et de la musique bretonne », conte son fils Yann, y ayant exercé ses talents de sonneur plus d’une fois.

« Georges Le Meur fait partie de ces hommes qui ont construit la Bretagne d’aujourd’hui, au charisme reconnu de tous », relate Jean-Pierre Rolland, revenant sur les vies culturelle et politique de celui qui fut maire de la commune entre 1965 et 1989, terminant son allocution en offrant un bouquet de fleurs à son épouse, Madeleine. À ses côtés, huit de ses dix petits-enfants, deux de ses cinq arrière-petits-enfants ainsi que ses enfants Katell, Yann et Lenaïg.

« Un grand merci au nom de la famille Le Meur. Merci pour cette sacrée bonne idée car aucun endroit au monde ne lui aurait mieux convenu ! », ajoutait cette dernière. « Ce qu’il aimait Georges Le Meur, c’était Châteauneuf et les Châteauneuviens ».

Après un « Bro Gozh ma Zadoù » chanté par l’assemblée et teinté d’émotion, place au verre de l’amitié… Hervé Irvoas père et fils prennent au même moment place au milieu de la salle : les instruments font feu suivi des premiers pas de danse… « Le petit verre attendra ! », peut-on entendre parmi les danseurs

Bro Gozh: clin d’œil à l’Université de Bretagne Sud

Dans le cadre de la Semaine Culturelle Bretonne organisée du 19 au 24 novembre sur le campus de Lorient de l’Université de Bretagne Sud est proposée notamment une exposition de photos sur le thème « Ma Bretagne à moi, c’est ça », photos et textes proposés par des étudiants de l’UBS.

Parmi ces photos, celle de Mathias Vuitton, étudiant à l’École d’Ingénieurs, prise à Baden et portant sur … le Bro Gozh.

«  Une troupe d’enfants qui chante à tue-tête le Bro Gozh ma Zadoù en arborant les couleurs, juste avant une sortie bateau, c’est ma Bretagne à moi« .

Le nouveau CD de Clarisse Lavanant avec le Bro Gozh

 

Le Télégramme, 16 novembre 2018

Et de dix ! Le dixième album de Clarisse Lavanant en 18 ans de carrière (elle a commencé jeune !) marque surtout ses dix printemps de retour définitif en son pays d’origine, célébrant par là même, la première décennie de sa traditionnelle « Ronde des chapelles ».
Retour gagnant en tous points, à commencer par son apprentissage du breton qu’elle maîtrise aujourd’hui. Il le fallait pour réaliser cet album de cantiques soigneusement sélectionnés, accompagné par l’excellent pianiste, organiste et arrangeur Philippe Guével.

Il y a d’abord le choix des morceaux, appris parfois auprès de personnes rencontrées lors de ses premières chapelles, mais aussi (surtout !) la voix limpide qui sert… divinement le sujet. Croyant ou non, fan ou pas, il est impossible ici de ne pas éprouver le frisson que procurent ces beaux chants dans leur langue vivace.
Exemple criant : l’audace de Clarisse Lavanant traduisant la mondialissime « Envie d’aimer » (musique d’Opisbo) qu’elle chanta plusieurs années de suite durant ses tournées avec la troupe des « Dix commandements » à travers le Monde. Il en ressort l’impression que « Ar c’hoant da garout » n’existe qu’en breton. Mais c’est bien l’ensemble de l’album qui vibre tout entier de sa précieuse authenticité spirituelle, avec en fer de lance : l’universel « Amazing grace » (devenu « Mont Davedoc’h » sous la plume de Roger Abjean), le prenant « Kantik ar baradoz » cher à Dom Michel Le Nobletz ou ce poignant « Bro gozh va zadoù » en conclusion de 14 titres lumineux.