Vannes. Le Bro Gozh ma Zadoù et la ville morbihannaise indissociables

Sur les marches de la mairie, après avoir dévoilé le panneau Breizh 5/5, l’hymne breton du Bro Gozh Ma Zadoù est entonné.

Sur les marches de la mairie, après avoir dévoilé le panneau Breizh 5/5, l’hymne breton du Bro Gozh Ma Zadoù est entonné. | PATRICK CROGUENNEC

Ouest-France, 16 août 2018

Le Bro gozh ma Zadoù est devenu indissociable du Rugby club de Vannes, où il est entonné avant chaque rencontre et repris en choeur par une partie du public. Désormais, l’hymne breton pourrait s’ancrer définitivement aux Fêtes d’Arvor et, bientôt, dans les écoles primaires publiques et privées de la Ville.

Chaque soir de match du Rugby club de Vannes à La Rabine, le public entonne en chœur avec Philippe Le Ray, chanteur officiel du club, le Bro gozh ma zadoù (Le vieux pays de mes ancêtres). Ce qui a valu au RCV de recevoir le Prix Bro Gozh 2018, récompensant ceux qui œuvrent pour la promotion de l’hymne breton.

Mercredi, sur les marches de l’hôtel de ville, après avoir dévoilé le panneau Breizh 5/5, du nom d’une association trégoroise ) qui réclame une Bretagne à cinq départements, le Bro gozh ma Zadoù était aussi à l’honneur.

De quoi faire naître des idées chez Patrick Mahé, conseiller municipal délégué à la musique et la langue bretonnes. « Il y a une histoire désormais entre le Broz Gozh et le rugby et entre Vannes et le Bro gozh. Alors, nous n’en sommes pas à dire que l’on va pérenniser ce moment mais c’est vrai que le Bro gozh ma zadoù avec un interprète accompagné de musiciens des bagadoù, au pied des remparts après le couronnement de la reine d’Arvor, est une idée à creuser. »

Dans les écoles

La Ville a, par ailleurs, un projet très avancé avec les écoles primaires publiques et privées vannetaises qui verraient les élèves – certains établissements vont s’engager dès cette année dans la démarche – apprendre le Bro Gozh ma Zadoù.

Une interprétation commune pourrait avoir lieu lors de la Fête de la Bretagne (Gouel Breizh) qui a lieu en mai et dans laquelle la Ville entend s’inscrire plus que jamais en y incluant d’ailleurs le Celti’Vannes, rendez-vous de la culture bretonne, qui se tenait jusque-là en septembre, mais dont l’aventure prend fin.

 

Interceltique: ce vendredi, le Bro Gozh avec Alan Stivell et l’Orchestre Symphonique de Bretagne

7seizh, 8 août 2018

Lorient, vendredi 10 août 2018, Nous évoquons régulièrement avec vous le nouvel album d’Alan Stivell. Ce dernier sera invité de l’Orchestre Symphonique de Bretagne, Catrin Finch et Seckou Keita ce vendredi 10 août à l’espace Marine, dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, pour une co-production OSB / FIL.

« La Reine des harpes » est le surnom donné à Catrin Finch, harpiste de renommée internationale pour ses performances au Royaume-Uni et dans le monde entier. Seckou Keita est un artiste sénégalais multi-instrumentiste qui joue aussi bien de la kora, du djembé que de la harpe à 22 cordes. Ces deux artistes remarquables se rencontrent en 2012 et sortent un album commun en 2013 qui a été présenté à Lorient lors d’un concert mémorable. En 2014, Songlines Magazine (référent anglais de la world music) leur décerne le prix de la meilleure collaboration culturelle. Véritable coup de foudre artistique, ils reviennent ensemble avec leur nouvel album SOAR où la migration et les voyages en sont les thèmes principaux. L’intrépide duo continue l’exploration et surtout la célébration des différences et des parallèles possibles entre leurs instruments et leurs cultures. Ils partagent cette fois la scène avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne dans un échange culturel et musical qui vaut tous les voyages.

Un invité d’exception sera sur scène pour les accompagner sur quelques chansons : Alan Stivell. Il y interprétera deux ou trois titres, dont le fameux A-hed an noz et bien évidemment le Bro Gozh.

L’Orchestre symphonique de Bretagne a reçu lundi dernier le prix Bro Gozh ma zadoù lors d’une cérémonie qui a eu lieu lundi à l’hôtel de Ville de Lorient.

Interceltique: venez chanter le Bro Gozh à l’apéro !

Ce vendredi et ce samedi, à 18h, au Breizh Stade (près du stade du Moustoir), à Lorient, le Festival Interceltique propose un apéro chanté avec le Velvet Apéro Kleub avec les standards de la chanson bretonne et celtique , dont le Bro Gozh . On vous y attend !

Les Prix Bro Gozh 2018 à Lorient, en images

Dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, le lundi 6 août 2018, dans les salon d’honneur de l’hôtel de ville.

Chapel Sant-Leonard. Converser et s’initier à la langue bretonne tout en chantant le Bro Gozh

Jean-Yves Radigois, président de l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard, avant de laisser la parole au professeur de langue bretonne Bernez Donnard, a dressé l’historique de cette langue très ancienne.

Jean-Yves Radigois, président de l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard, avant de laisser la parole au professeur de langue bretonne Bernez Donnard, a dressé l’historique de cette langue très ancienne.

Le Télégramme, 9 août 2018

Dans le cadre du festival Arts d’été proposé par la Ville de Ploemeur, l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard (Les gardiens de la chapelle) a proposé, mercredi 8 août, une initiation à la langue bretonne. Gens d’ici et de passage sont venus converser et s’initier aux balbutiements de cette langue très ancienne.

Jean-Yves Radigois, président de l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard, avant de laisser la parole au professeur de langue bretonne Bernez Donnard (1), a dressé l’historique de cette langue très ancienne. L’objectif de cette rencontre était d’expliquer les origines de cette langue à travers les siècles et d’initier le public au breton sous forme ludique et interactive, en faisant parler les gens et peut-être le donner l’envie d’apprendre.

Défenseur de la sonorité bretonne

Chaque participant disposait d’un texte explicatif, avec une carte de la Bretagne et ses variantes linguistiques : léonard, trégor, cornouaille… et vannetais.

Le professeur, fervent défendeur de la langue bretonne, notamment de sa vraie sonorité, a u apporter un brin d’humour en livrant le sens d’expressions populaires françaises en breton : « Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures » devient, à la mode de chez nous, « Il ne faut pas chercher cinq pieds au bélier ».Chacun est reparti avec un petit livret « Bemdez, ur frazenn ouzhpenn » (« chaque jour, une nouvelle phrase »). La rencontre s’est terminée en chant breton, avec le célèbre : « Bro gozh ma zadoù » (Vieux pays de mes pères), repris en chœur par le public.

Et aussi

Chaque mois, l’association organise une messe en breton. Les Diwallerien Chapel Sant-Léonard aiment leur Bretagne et ont été les premiers à signer la charte Ya d’ar Brezhoneg, pour faire vivre la langue bretonne, dans cette petite chapelle nichée entre terre et mer.

L’exposition de Christine Ferré se poursuit jusqu’au 15 août et un concert est programmé le 22 août, à 20 h : « Voyage en Hongrie », avec le trio à cordes La Chambre à Musique. Le public pourra y découvrir des œuvres de Kodály, Bartok ou Brahms. Participation libre.

(1) Bernez Donnard donne des cours au centre Amzer Nevez. Il reste encore des places pour la rentrée de septembre. Tél. 02 97 86 32 08.

Quand le Prix Bro Gozh encourage les rencontres….

Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.
Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.

La langue bretonne évolue avec son époque et s’adapte aux nouvelles technologies. Même lorsqu’elles sont de pointe comme la cybersécurité. En proposant à l’occasion du Festival interceltique une plaquette de présentation en breton de sa start-up (Lorcyber), Pierre Lorcy y contribue indéniablement. Il ne lui a fallu qu’un mois pour faire réaliser avec le concours de l’office public de la langue bretonne cette plaquette intitulée « Savomp asambles ho Siber-sideroni » (*) . Sur six pages, la start-up explique en breton comment elle teste la vulnérabilité des entreprises pour les protéger des hackers avant qu’ils ne puissent sévir. « Il a fallu créer des mots composés, des assemblages de concepts en breton, par exemple pour l’expression « gestion de crise » traduite « merañ en enkadennoù », ou encore « plan de continuité d’activité » traduit « steuñv kernderc’hel an obererezh ».

Une étape


« Cela nous faisait plaisir de faire évoluer la langue bretonne avec de nouveaux mots. On a l’impression de faire quelque chose pour la Bretagne », dit Pierre Lorcy. Le président de Lorcyber a offert, samedi 4 août, la plaquette au Premier ministre du Pays de Galles Carwyn Jones à l’occasion de la remise du prix Bro Gozh au Festival interceltique de Lorient. « Il a trouvé ça sympa », dit-il. Cette plaquette en breton n’est qu’une étape. L’objectif de Lorcyber est, d’ici la fin de l’année, de proposer un site internet trilingue : français, breton, anglais.

(*) Construisons ensemble votre cyber -sérénité