Le Bro Gozh au Festival Interceltique 2018

 

Le Festival interceltique aura lieu à Lorient du 3 au 12 août et sera consacré au Pays de Galles. L’occasion très certainement de chanter le Bro Gozh en compagnie de nos cousins gallois . A noter dans vos agendas ! Nous reviendrons sur le sujet dans quelques semaines.

Dimanche à Melgven: le Bro Gozh de Lyz’An et Thierry K

Lyz’An, photo Ouest-France

Ouest-France, 18 janvier 2018

La chanteuse Lyz’An… une voix puissante pour défendre sa chanson française. Avec Thierry K, le duo se produit depuis quatorze ans.

Si Lyz’An se définit comme une chanteuse effrontée, pétillante, Thierry K est la discrétion, presque surjouée. Le duo sillonne les routes, depuis bientôt quatorze ans, avec un répertoire de reprises de 850 titres.
Mais cette année, Lyz’An veut mettre l’accent sur leur créativité. La Fille de Concarneau (dernier E.P) veut surfer sur la vague à contre-courant. « En ce moment, tout le monde sort des disques de reprises et nous, nous allons faire le contraire, en défendant nos propres compositions. »

Le cœur sur la main

Dimanche prochain, à l’église, l’artiste va se permettre quelques reprises pour rendre un petit hommage à France Gall, avant de dévoiler son nouveau programme, de la chanson française sans étiquette, dans une ambiance rétro, électro-pop. Et comme les Bretons tiennent à leur terre, tout comme Lyz’An à ses racines franco-québécoises, elle a envie de faire un clin d’œil à la Bretagne, en interprétant le célèbre Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères).
C’est dans sa vocation d’artiste de tendre la main et c’est bien pour cela qu’elle a invité, pour le concert, l’association melgvinoise, Je Ted Maël, à tenir un stand pour soutenir l’action de Christine, mère d’un enfant autiste.« Je crois que c’est pour cela qu’on m’a donné cette voix, dit la chanteuse. Il faut bien que ça serve à quelque chose. Je ne suis pas là pour faire la révolution, mais si je peux faire un peu bouger les consciences. »
« On a un chouette parcours mais parfois pas assez relayé sur les ondes », souligne Lyz’An. Pourtant, il se passe de belles choses près de chez soi. Le duo a écumé toutes sortes de scènes, les petites jauges en passant par la fête de l’Humanité, à Paris, et plus de 1 000 dates au compteur et quelques télévisions.

Du nouveau dans les bacs

Après cette première date melgvinoise, Lyz’An et Thierry K vont rejoindre le reste du groupe, un bassiste, un batteur et un guitariste pour promouvoir le CD, La Fille de Concarneau, tout en préparant un nouvel album, qui sortira en janvier 2019.
Pour faire patienter son public, c’est le clip du titre, Bienvenue en Finistère, dans sa version acoustique, qui verra le jour au printemps prochain.

Dimanche 21 janvier, 17 h, à l’église. L’entrée se fait au chapeau, vous donnez ce que vous voulez.

Le Bro Gozh inaugure la nouvelle salle de l’Orchestre de Bretagne

osb couvent jacobins

Unidivers, 15 janvier 2018

L’Orchestre symphonique de Bretagne (OSB) a investi sa nouvelle salle de concert au Couvent des Jacobins. Il nous aura fallu faire preuve de patience avant que les travaux qui rendaient impossible toute circulation dans cette partie historique du centre-ville de Rennes s’achèvent. C’est fait : les mélomanes rennais ont pu accéder mercredi 10 et jeudi 11 janvier à la salle de concert qui accueille désormais l’OSB dans ses œuvres. Présentation.

Nous voilà dans la nouvelle salle de concert de l’OSB sise au Couvent des Jacobins. Tout n’est pas terminé, quelques détails restent à régler, mais avec le temps et l’addition d’un peu de vie, l’impression de froideur de ces grands espaces blancs très éclairés s’estompe au profit d’une foisonnante et chaleureuse activité.

La soirée commence avec l’hymne gallois Hen Wlad Fy Nhadau immédiatement suivi de l’hymne breton Bro Gozh ma Zadou dont il serait difficile de nier qu’ils sont à peu de choses près copie conforme (NB PBGMZ: en fait c’est l’inverse, l’hymne breton a été suivi de l’hymne gallois). On ne peut s’empêcher de les relier musicalement à des œuvres comme celle que propose Sir Edward Elgar dans ses Pomp and circumstances, notamment Land of hope and glory.

C’est ensuite avec une œuvre du peu connu musicien anglais Ralph Vaughan Williams Serenade to music que se poursuivait ce programme inaugural. Ce sont de bien belles mélodies, pleines de douceur et d’intériorité, qui permettent au premier violon, Fabien Boudot, récemment recruté, de s’exprimer face à son nouveau public. Il n’est pas seul, car plus de 150 choristes donneront de la voix et dessineront dans ce nouvel auditorium un paysage musical apaisé et lyrique.

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Le Bro Gozh sur YouTube

Nouveau, retrouvez le Bro Gozh sur notre chaîne YouTube. Allez sur notre page YouTube et dans les playlists, vous trouverez de nombreuses versions du Bro Gozh, des reportages, des interviews, etc..

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N’hésitez pas à nous signaler des vidéos avec le Bro Gozh et nous pourrons les intégrer sur la chaîne du Comité Bro Gozh.

Conseil régional: « le Bro Gozh ma Zadoù ou Hen Wlad fy Nhadau, hymne commun à la Bretagne et au Pays de Galles »

Signature du protocole d'accord - Loïg Chesnais-Girard et Carwyn Jones

Conseil régional de Bretagne, 12 janvier 2018

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Le concert donné mercredi et jeudi dans le tout nouvel auditorium du Couvent de Jacobins par le chef gallois de l’OSB, Grant Llewellyn, illustre à merveille le rapprochement entre les deux Régions. Cette représentation hautement symbolique -la Neuvième Symphonie de Beethoven, d’où l’hymne européen est extrait, et le Bro Gozh ma Zadoù ou Hen Wlad fy Nhadau (vieux pays de mes ancêtres), hymne commun à la Bretagne et au Pays de Galles-, marque une nouvelle étape dans la coopération culturelle entre les deux territoires, l’objectif étant de créer un orchestre européen réunissant des musiciens de l’Arc atlantique, avec l’appui de l’Arts Council of Wales, organisation qui assure la promotion des arts du Pays de Galles, et d’autres partenaires, comme le Festival interceltique de Lorient.

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Le Télégramme: « L’Orchestre de Bretagne a fait résonner le Bro Gozh et l’hymne européen »

Loïg Chesnais-Girard et le « First Minister » du Pays de Galles, invité d’honneur du prochain Festival interceltique de Lorient.

Le Télégramme, 12 janvier 2018

Brexit. Sale temps pour les relations interceltiques

La Bretagne et le Pays de Galles ont signé, ce jeudi, un accord de coopération pour cinq ans. Mais le Brexit jette le trouble sur les relations avec nos cousins celtes.

Tout un symbole. Hier soir, à Rennes, l’Orchestre de Bretagne a fait résonner dans un centre des Congrès flambant neuf l’hymne européen et le Bro Gozh ma Zadoù, chant commun à la Bretagne et au Pays de Galles. Ainsi l’a voulu le facétieux Grant Llewellyn, Gallois de son état et directeur de la formation bretonne depuis 2015. Aura-t-il bientôt besoin d’un titre de séjour ? Voici le genre de questions soulevées par le Brexit.

Malgré les incertitudes, Loïg Chesnais-Girard et Carwyn Jones, le Premier ministre gallois, ont tenu à renouveler, hier, l’accord de coopération entre les deux régions, scellé en 2004. Le nouveau document prévoit, par exemple, de favoriser les échanges d’étudiants entre les universités des deux régions, de renforcer les liens commerciaux entre les entreprises ou encore d’inciter les touristes à aller voir de l’autre côté de la Manche.

Des objectifs à l’horizon 2023 qui supposent la libre circulation des personnes et des biens entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. Or, c’est précisément ce qui se joue, en ce moment, entre Londres, qui souhaite sortir de l’espace Schengen, et Bruxelles, qui n’entend pas laisser les portes de son marché commun ouvertes aux Anglais…

Coopération quoiqu’il arrive

De quoi poser des limites à l’amitié britto-galloise en particulier et, en général, aux relations entre les Bretons et leurs amis celtes du Royaume-Uni. Sera-t-il aussi simple, par exemple, pour les musiciens irlandais, écossais et gallois de venir jouer au Festival interceltique de Lorient ? « C’est difficile de prévoir l’issue de tout ça », reconnaît le Premier ministre du Pays de Galles. Carwyn Jones, travailliste, était contre le Brexit et peine encore à se remettre du choix de ses concitoyens. Ceux-ci commencent à regretter, à en croire l’homme politique, tant l’économie locale est dépendante du marché européen. « Nous continuerons à travailler ensemble quoiqu’il arrive. Le Royaume-Uni quitte l’UE, pas l’Europe. Les échanges continueront mais dans un cadre différent. » Même son de cloche du côté de Loïg Chesnais-Girard. « La circulation des biens et de marchandises va continuer ». Rendez-vous donc le 29 mars 2019, à 23 h GMT, date fixée par le Parlement britannique, quand le Brexit sera devenu réalité.