Le Bro Bozh pour les 40 ans de la catastrophe de l’Amoco Cadiz

Photo Yannig Bigouin

Ce dimanche 11 mars, à Ploudalmezeau, les spectateurs chantent le Bro Gozh avant le spectacle de Strollad Ar Vro Bagan, Ar Bonedoù Ruz, en hommage à la mobilisation des Bretons suite au naufrage de l’Amoco Cadiz sur leur côte, il y a 40 ans.

Le Bro Gozh à New York

Le Télégramme, 26 février 2018

Bretons d’Amérique. Gangs de New York

New York a attiré des milliers de Bretons. Entre les « vieux » de l’émigration bretonne qui fuyaient la misère et les émigrés récents venus pour le business, la philosophie change. Les réseaux restent.

La pâte glisse avec élégance sur la crêpière. Le beurre crépite pour donner une belle teinte dorée aux galettes destinées à trois membres de l’association BZH New York. « Aux crêpes », rectifie le Finistérien Philippe Fallait, gérant et chef du Café Triskell. Même à 5.000 km, la guerre de la crêpe et de la galette subsiste entre les Bretons de l’ouest et les autres.

C’est à Astoria, dans le borough new-yorkais du Queens, que ce natif de Concarneau a décidé d’installer sa crêperie 100 % bretonne en 2006. Pas un hasard. Le quartier est le fief historique des Bretons de la « big apple ». Une bonne partie des « anciens » de la communauté bretonne de New York se sont installés dans ce secteur. Presque tous sont originaires du canton de Gourin (Morbihan), un gros bourg de 4.000 habitants en centre-Bretagne.

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Il y a quelques années, le lunch s’est déroulé à Manhattan, mais les seniors bretons ne sont pas venus. Trop grand. Trop clinquant. Trop speed. Pour ne pas trop les dépayser, cette fois, les organisateurs ont choisi la salle des fêtes de Riccardo’s up the bridge, au coeur du quartier breton à Astoria. Sur le mur, un drapeau breton défie un drapeau américain dont les étoiles ont été remplacées par des hermines.

Bro gozh, danses celtiques et Matmatah

Le coup d’envoi du lunch est lancé par l’hymne breton. Debout, une soixantaine de personnes entonnent solennellement le Bro gozh ma zadoù. L’un des rares moments de communion entre jeunes et anciens. La suite du repas se poursuit autour de danses celtiques, de musette et de valses où les couples les plus âgés se lancent des blagues potaches. Quelques jeunes osent investir la piste lorsque résonnent les accords de Matmatah ou de Tri Yann. Bernard Le Bris, ancien dirigeant du Stade breton, est originaire de Concarneau (Finistère). Arrivé à New York il y a 42 ans, il analyse le décalage : « Les Gourinois, on ne les voit que pour le lunch de Noël. Ils adorent leur Bretagne mais n’ont plus grand-chose à voir avec les nouveaux arrivants. Eux fuyaient la misère, les nouveaux sont des businessmen. Il faut que les jeunes prennent la relève ». Des jeunes Bretons, il y en a à New York. Mais ils ne se comptent pas du côté des « ancêtres ». La descendance de ces derniers, leurs enfants et petits-enfants, n’ont, pour la plupart, plus de lien avec la Bretagne. Leurs parents ont quitté la région à l’époque où l’on enseignait aux enfants de « ne pas cracher par terre et de ne pas parler breton ».

Retour au pays

Des exceptions existent cependant, comme Charles Kergaravat. Né à New York en 1976, lui a fait le chemin inverse. Il vient de débarquer à Rennes pour travailler chez Klaxoon. « Mes parents revenaient trois mois par an en Bretagne », confie-t-il.

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Rugby Club de Vannes, Bro Gozh, Priz ar Brezhoneg, quelques images ..

Le Prix Bro Gozh 2018 et le Priz ar Brezhoneg en bonne place dans la vitrine des trophées du RCV

Prix Bro Gozh, Priz ar Brezhoneg, année faste en récompenses pour le Rugby Club de Vannes.

Quelques images prises lors de la conférence de presse du lundi 26 février au siège du club.

Les deux prix au premier plan devant M. Berthe, ancien président du RCV durant la conférence de presse.

 

Le Prix Bro Gozh  dans l’album 2017-2018 du Rugby Club de Vannes.

Lauréat du Prix Bro Gozh 2018, le RCV est à nouveau récompensé par les Prizioù ar Brezhoneg

Le Rugby Club de Vannes, seul club professionnel breton présent en Pro D2, accumule les récompenses.

Après le Prix Bro Gozh 2018 remis en septembre dernier dans une ambiance mémorable, le voici récompensé dans le cadre des Prizioù ar Brezhoneg remis le 16 février dernier à la salle Glenmor de Carhaix. Ces Prizioù sont remis par France 3 Breizh et l’Office public de la Langue Bretonne aux personnes et organismes ayant œuvré pour la langue bretonne.

Le Rugby Club de Vannes reçoit ainsi le 1er Prix dans la catégorie Entreprises pour la façon dont le club utilise la langue bretonne dans sa communication et sur le terrain à la Rabine, sans oublier bien évidemment le Bro Gozh qui ouvre chaque match à domicile.

Le Bro Gozh pour Océane ?

Les trois lauréates du concours entourées des responsables de la Georges Baptiste et de leurs professeurs de service respectifs. Au centre, de gauche à droite : de la troisième à la première place.

L’Hôtellerie, 31 janvier 2018

La coupe Georges Baptiste, la plus prestigieuse des compétitions de service pour les écoles hôtelières comme pour les professionnels, est de retour dans les filets de l’école hôtelière mévennaise. Le lycée hôtelier Notre-dame, l’une des deux écoles françaises les plus titrées pour cette compétition, s’est donc rendu le mardi 30 janvier au lycée Louis Guilloux de Rennes pour affronter 7 autres écoles pour cette finale régionale. Au total, 15 candidats se confrontant dans le cadre de 8 épreuves.

Le lycée mévennais avait envoyé deux élèves, Océane Campion-Cardinal et Elisabeth Desoulle, pour tenter de ravir le titre tant convoité. Les compétiteurs ont vu ainsi se succéder les 8 épreuves suivantes : écrit d’une heure, flambage d’une poire, découpage d’un poulet, filetage d’une truite, commercialisation d’un porto avec la décoration d’une table, analyse sensorielle d’un Brie de Meaux, prise de commande avec notion d’anglais et enfin réalisation d’un cocktail à base de whisky.

Les membres du jury ont eu à départir de brillants candidats ; aucune école n’a démérité dans cette compétition d’un haut niveau. Océane décroche ainsi la médaille d’or, Elisabeth, la médaille de bronze, une élève du lycée hôtelier de La Guerche s’intercalant entre elles deux, toutes trois composant ainsi un podium 100 % féminin.

C’est une victoire de toute une équipe, qui soutiendra à nouveau Océane, au moins jusqu’au 19 mars prochain à Paris à l’école hôtelière Médéric, où se déroulera la finale nationale et où, espérons-le, résonnera à la fin de l’épreuve, le « Bro gozh ma zadoù », le fameux hymne breton. Pour la Georges Baptiste, l’école peut peut-être également se plaire à rêver, à nouveau, de titres internationaux ; elle en a déjà remporté plusieurs par le passé !

1898-2018, l’éternelle jeunesse de l’hymne breton, Bro Gozh ma Zadoù

Ouest-France, 21 janvier 2018

par Bernez Rouz

C’est un tisserand gallois et son fils qui créèrent, en 1856, cet hymne à la terre natale. Cette mélodie Glan Rhondda (les rives de la rivière Rhondda) devint rapidement populaire dans le réseau des chorales galloises. Son titre trop local fut remplacé par la première strophe Hen Wlad fy Nhadau (le vieux pays de mes pères).

C’est le pasteur protestant gallois de Quimper, W.J. Jones, qui adapta le premier ce chant en breton sous la forme d’un cantique Doue ha va bro (Dieu et mon pays) publié en 1895. Pep breizhat tomm-galon a gar mat e vro, Bro Arvor ‘zo brudet dre’r bed tro war-dro; Er brezel kalonek, hon tadoù ervat A skuilhas eviti o gwad (Chaque Breton de cœur aime son pays.. L’Armor est connu de par le monde. Courageux dans les guerres, nos aïeux versèrent leur sang pour lui). Cette version religieuse protestante n’avait aucune chance d’être popularisée vu la prépondérance écrasante de l’Eglise catholique à l’époque.

Chant national breton

Une autre version écrite par François Taldir Jafrennou fut publiée dans un journal catholique de Morlaix en 1898: Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed, N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed. Pep menez, pep traoñienn, d’am c’halon ‘zo ker, Eno kousk meur a Vreizhad taer (Bretagne, terre des vieux saints, des bardes, il n’est d’autres pays du monde que j’aime autant. Chaque montagne, chaque vallée sont chères à mon coeur. Là dorment plus d’un Breton héroïque).

Le Bro Gozh, symbole des relations interceltiques, est adopté comme « chant national breton » par l’union Régionaliste Bretonne en 1903. Le refrain rappelle que la mer n’est pas un obstacle mais un lien entre les peuples: O Breizh, ma bro, me gar ma bro. Tra ma ‘vel mur ‘n he zro, Ra vezo digabestr ma bro ! (O Bretagne, mon pays, j’aime mon pays. Tant que la mer sera comme une frontière autour d’elle, Que mon pays s’en affranchisse).

Dépassant rapidement les cercles militants, il devient très populaire entre les deux guerres. Le maréchal Foch en 1920 à Morlaix, puis plusieurs présidents de la République, sont accueillis aux accents du Bro Gozh.

Il a été consacré récemment à Rennes par l’émouvante interprétation de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons et le peuple Khasi en Inde peuvent être fiers de leur hymne commun à l’accent humaniste et international.