Le Bro Gozh pour l’Espace Georges Le Meur à Châteaulin

Le baptême s’est terminé au son des Irvoas père et fils.

Le Télégramme, 21 novembre 2018

Samedi midi, sur les hauteurs de Penn-ar-Pont. Un accueil au son des bombardes et binious… Pouvait-il en être autrement pour le baptême de la salle portant désormais le nom d’Espace Georges-Le Meur, haut lieu de la culture bretonne en Châteauneuf (la naissance du Printemps de Châteauneuf, c’est ici !) ?

Famille, acteurs influents du maintien du patrimoine culturels ; élus, membre des cercles Jabadao et Roz-Aon (formés par Georges), héritiers de la tradition, amis… La foule en impose au pied de l’espace. Beaucoup de sourires, d’embrassades : on parle breton, musique, on évoque les souvenirs, le personnage…

Une fois les plaques dévoilées, le maire Jean-Pierre Rolland accueille l’assistance au sein « d’un des plus emblématiques lieux de la commune mis en service en 1975 et se transformant en espace privilégié d’échanges et de rencontres ».

Temple de la gavotte et musique bretonne

« La légende du Hangar (comme les anciens ont surnommé ce lieu), érigé sur les bords de l’Aulne, raconte qu’il fut d’abord conçu pour abriter des roulottes hippomobiles, conduites l’été par des pionniers du Far-West de l’Argoat et du Centre-Bretagne. L’idée fait long feu, les murs voués à la démolition… Trop tard ! Les indigènes avaient pris possession des lieux, devenant au fil des années un temple de la gavotte et de la musique bretonne », conte son fils Yann, y ayant exercé ses talents de sonneur plus d’une fois.

« Georges Le Meur fait partie de ces hommes qui ont construit la Bretagne d’aujourd’hui, au charisme reconnu de tous », relate Jean-Pierre Rolland, revenant sur les vies culturelle et politique de celui qui fut maire de la commune entre 1965 et 1989, terminant son allocution en offrant un bouquet de fleurs à son épouse, Madeleine. À ses côtés, huit de ses dix petits-enfants, deux de ses cinq arrière-petits-enfants ainsi que ses enfants Katell, Yann et Lenaïg.

« Un grand merci au nom de la famille Le Meur. Merci pour cette sacrée bonne idée car aucun endroit au monde ne lui aurait mieux convenu ! », ajoutait cette dernière. « Ce qu’il aimait Georges Le Meur, c’était Châteauneuf et les Châteauneuviens ».

Après un « Bro Gozh ma Zadoù » chanté par l’assemblée et teinté d’émotion, place au verre de l’amitié… Hervé Irvoas père et fils prennent au même moment place au milieu de la salle : les instruments font feu suivi des premiers pas de danse… « Le petit verre attendra ! », peut-on entendre parmi les danseurs

Bro Gozh: clin d’œil à l’Université de Bretagne Sud

Dans le cadre de la Semaine Culturelle Bretonne organisée du 19 au 24 novembre sur le campus de Lorient de l’Université de Bretagne Sud est proposée notamment une exposition de photos sur le thème « Ma Bretagne à moi, c’est ça », photos et textes proposés par des étudiants de l’UBS.

Parmi ces photos, celle de Mathias Vuitton, étudiant à l’École d’Ingénieurs, prise à Baden et portant sur … le Bro Gozh.

«  Une troupe d’enfants qui chante à tue-tête le Bro Gozh ma Zadoù en arborant les couleurs, juste avant une sortie bateau, c’est ma Bretagne à moi« .

Le nouveau CD de Clarisse Lavanant avec le Bro Gozh

 

Le Télégramme, 16 novembre 2018

Et de dix ! Le dixième album de Clarisse Lavanant en 18 ans de carrière (elle a commencé jeune !) marque surtout ses dix printemps de retour définitif en son pays d’origine, célébrant par là même, la première décennie de sa traditionnelle « Ronde des chapelles ».
Retour gagnant en tous points, à commencer par son apprentissage du breton qu’elle maîtrise aujourd’hui. Il le fallait pour réaliser cet album de cantiques soigneusement sélectionnés, accompagné par l’excellent pianiste, organiste et arrangeur Philippe Guével.

Il y a d’abord le choix des morceaux, appris parfois auprès de personnes rencontrées lors de ses premières chapelles, mais aussi (surtout !) la voix limpide qui sert… divinement le sujet. Croyant ou non, fan ou pas, il est impossible ici de ne pas éprouver le frisson que procurent ces beaux chants dans leur langue vivace.
Exemple criant : l’audace de Clarisse Lavanant traduisant la mondialissime « Envie d’aimer » (musique d’Opisbo) qu’elle chanta plusieurs années de suite durant ses tournées avec la troupe des « Dix commandements » à travers le Monde. Il en ressort l’impression que « Ar c’hoant da garout » n’existe qu’en breton. Mais c’est bien l’ensemble de l’album qui vibre tout entier de sa précieuse authenticité spirituelle, avec en fer de lance : l’universel « Amazing grace » (devenu « Mont Davedoc’h » sous la plume de Roger Abjean), le prenant « Kantik ar baradoz » cher à Dom Michel Le Nobletz ou ce poignant « Bro gozh va zadoù » en conclusion de 14 titres lumineux.

La Ferté. Le Bro Gozh en l’honneur des sonneurs morts en 14-18.

Le son des cornemuses et autres bombardes a résonné au-delà du monument aux morts.

Ouest-France, le 13 novembre 2018

Dans le cadre du centenaire de l’Armistice, le bagad Raoul II et l’Afap ont choisi la commune pour rendre un hommage mondial aux soldats morts au champ d’honneur.

« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Les 18 sonneurs de cornemuses, bombardes et percussionnistes emmenés par le penn-sonner, Paul Tesnière, ont respecté cet adage, dimanche matin, à 6 h, aux abords du monument aux morts.

Ils étaient accompagnés par le maire, Louis Pautrel, qui a

ravivé la flamme du souvenir pour l’occasion, et une délégation des porte-drapeaux de la section locale UNC-AFN-Soldats de France. Une trentaine d’habitants se sont joints à la cérémonie.

L’association musicale fougeraise, présidée par Vincent Bouvet, a choisi la commune pour participer à une journée de commémoration mondiale par l’interprétation de la complainte écossaise The Battle is over (La bataille est terminée).

« Ce morceau était joué par les sonneurs des bataillons écossais en revenant du front, explique Vincent Bouvet. L’histoire du caporal Lucien Lechat, enfant du Ferré, fusillé pour l’exemple à Souain (Marne) le 17 mars 1915, nous a interpellés. Par cette démarche nous lui rendons un hommage mérité et nous saluons également la mémoire des 2 000 cornemuseurs, morts au champ d’honneur dans l’exercice de leur fonction ».

Un sachet symbolique

À l’initiative de Bruno Peek, organisateur britannique d’événements à connotation historique, cette complainte a été jouée ce 11 novembre, à 6 h du matin, heure locale, dans de nombreux pays à travers le monde.

Les paroles de cette mélodie ont été écrites par Andy Stewart : « Cesse de marcher mon jeune soldat. La paix a succédé à la guerre. Dors en paix mon jeune soldat. Dors en paix, la bataille est finie ».

La formation a interprété avec brio une dizaine de morceaux issus de son répertoire traditionnel, parmi lesquels, « Dans le ciel nous les reverrons », cantique chanté au front, l’hymne breton Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères) et la marche du soldat de Prusse.

Un habitant de Châtillon-en-Vendelais, Gilbert Dourdain, porté par le devoir de mémoire, a offert à la municipalité un sachet contenant un échantillon de terre de Verdun.

À l’issue de la cérémonie, pour remercier l’initiative prise par le bagad, Louis Pautrel a remis la médaille de la commune à son président, Vincent Bouvet. Cette rencontre s’est poursuivie autour d’un café chaud accompagné de viennoiseries.

Il y a 30 ans, le Bro Gozh pour l’US Concarneau à Tahiti

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Ouest-France, le 16 novembre 2018

En février 1989, l’US Concarneau rendait visite à Papeete, pour le 7e tour de la Coupe de France. Un souvenir haut en couleurs pour bon nombre d’acteurs de l’époque. Récit d’une épopée très particulière.

Alors que les Concarnois sont en Guyane, où ils vont affronter l’ASE Matoury, pour le compte du 7e tour de la Coupe de France, leurs anciens se souviennent. C’était il y a presque trente ans, en 1989, et l’USC

se voyait offrir son tout premier voyage en Coupe. Et quel voyage ! Pour ce 8e tour, qui se déroulait à l’époque fin janvier, c’est à Tahiti que les Thoniers étaient conviés. « Le tirage n’avait rien à voir avec ce qui se passe actuellement, rappelle Georges Ollivier, alors coprésident avec Yann Larvol et Guy Piriou. Il fallait être dans les deux premiers de D3 et la décision était prise par la Fédération. »

De belles étrennes

Concarneau, qui venait d’inaugurer son nouveau terrain, celui sur lequel l’USC opère toujours, venait d’accéder à cette fameuse D3. De là à imaginer aller jouer un match à Papeete, il y avait quelques océans que personne ne s’imaginait pouvoir franchir. « On avait entamé des tractations avec la Fédération, mais on ne pouvait pas en parler, poursuit l’ancien président, et il fallait déjà se qualifier pour ce 8e tour. »

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

« Ça n’avait pas été simple, rajoute Thierry Raphalen, le goleador d’alors, puisqu’on n’avait arraché notre qualification qu’en toute fin de match 1-0, face à La Montagne. » La bonne nouvelle était tombée les tout premiers jours de janvier, évoquent de concert Philippe Dizay et Patrick Pustoch, deux acteurs importants de cette équipe. « On était chez Maryvonne, le siège du club, quand on avait appris que l’USC avait été choisi pour ce match. »

Les excellentes relations entre Guy Piriou et le Président Fournet-Faillard avaient sûrement pesé dans la balance, d’autant que le constructeur naval concarnois était en train de monter un nouveau chantier en Polynésie.« Partir à Tahiti, c’était absolument inimaginable, poursuit le solide capitaine des Thoniers. A l’époque, on était absolument tous de purs amateurs. Personne ne vivait du foot. On s’entraînait trois fois par semaine et tout le monde bossait, à commencer par le coach Daniel Guillou. Et surtout, on était une vraie bande de potes. La preuve : tous les vendredis après l’entraînement, on faisait de petits matchs et on mangeait ensemble. Inimaginable aujourd’hui. »

Quatorze joueurs avaient été retenus, mais de nombreux accompagnateurs en avaient profité pour s’offrir ce voyage de rêve. Les acteurs de l’époque en parleraient pendant des heures, des colliers de fleurs à la descente de l’avion, à l’accueil des Bretons de Tahiti, avec le Bro Gozh Ma Zadoù, joué officiellement avant le match, en passant par une réception de 800 invités au Consulat de France, la visite de la Jeanne ancrée dans le port polynésien, la visite dans des écoles primaires de Papeete et la découverte de Moréa.

Reste le match. Même pas peur ! Le Central s’était fait balayer 4-0 sur des buts de Perrot, Thomas, Raphalen et Salaun. « Ils ont mis quatre pions, vive les Bretons » avait titré le lendemain La Dépeche de Tahiti. « Daniel Guillou : Je suis comblé », soulignait-elle encore. Trente ans après, les acteurs ont le triomphe modeste. Reste juste quelques à-côté, mais pas un mot, il parait qu’il n’y a pas encore prescription !

Superbe interprétation du Hen Wlad pour Pays de Galles Danemark

Superbe interprétation de l’hymne national gallois hier au Cardiff City Stadium pour la rencontre de foot Pays de Galles – Danemark.

Vidéo de Yoann Riou, journaliste sportif à L’Équipe.

Le Bro Gozh pour le poilu Hervé Fitamant

Le Télégramme, 12 novembre 2018

C’est à une double cérémonie qu’ont assistée les Dinéaultais dimanche. Il s’agissait d’honorer un soldat du bourg, Hervé Fitamant, né le 14 octobre 1871, mobilisé en août 1914 et qui n’hésita pas à faire Concarneau-Dinéault à pieds pour embrasser les siens.

100 ans plus tard, ses arrières petits-enfants Anne, 69 ans, Jean-François, 64 ans, Marie Paule 55 ans, Hélène 46 ans et Rozenn 47 ans ont refait le chemin de la ferme au bourg en sa mémoire. La marche a été ponctuée par le Bro Gozh ma Zadou chanté par Miss Jeunes Pays de Châteaulin.

Puis retour à la commémoration avec le discours du maire Philippe Bittel suivi d’un dépôt de gerbe par les enfants des écoles qui ont entonné la Marseillaise.