Le Bro Gozh chanté pour l’amitié brito-allemande

A l’occasion du 50 ème anniversaire du jumelage brito-allemand entre Lindenfels et Moëlan sur mer, une chorale éphémère s’est créée dans les deux villes. Ces deux chorales composées de volontaires qui pour la plupart n’avaient jamais chanté des chants harmonisés, ont travaillé chacune de leur coté trois chants.

– Tief im Odenvald, chant traditionnel de la région de Lindenfels, chanté en Allemand .

– Le Bro Gozh ma Zadoù, chanté en Breton.

– L’hymne européen, chanté en alternance en Allemand et en Français.

Cet ensemble composé de près de 70 choristes (dont certains avaient endossé le costume traditionnel de leur région) a présenté une prestation fort appréciée par le public et les personnalités locales et régionales des deux pays invités pour cette cérémonie officielle dont Mme Grossetete , députée Européenne.

Week-end de la Pentecôte 2018.

« Bretagne », mot tabou pour Nantes métropole ?

Ouest-France, 25 juin 2018

Le château des Ducs de Bretagne, à Nantes, point de départ de la « Traversée moderne d’un vieux pays ».

Le château des Ducs de Bretagne, à Nantes, point de départ de la « Traversée moderne d’un vieux pays ». | Franck Dubray

La façon dont Nantes Métropole communique sur « La traversée moderne d’un vieux pays », la grande nouveauté touristique du Voyage à Nantes, « laisse songeur » Michel Beaupré, responsable fédéral de l’Union démocratique bretonne.

C’est la nouveauté de l’année. Le Voyage à Nantes (Van) propose un parcours culturel et touristique hors des frontières de la Loire-Atlantique, intitulé « La traversée moderne d’un vieux pays ». Ce circuit traverse la Bretagne. Mais dans la communication officielle nantaise, il n’est nullement question de ce mot. Michel Beaupré, instituteur nantais et responsable local de l’Union démocratique Bretagne réagit, via ce billet, à mi-chemin entre ironie et agacement…

« À la lecture du guide de l’été de Nantes métropole (page 7), l’article concernant « la traversée moderne d’un vieux pays » nous laisse songeurs. Ce vieux pays est sans doute une allusion subliminale au Bro gozh ma zadoù , le « vieux pays de mes pères » en breton, qui est aussi l’hymne national breton.

À aucun moment le mot Bretagne, même historique, n’apparaît, alors que citant les villes concernées par ce parcours touristique (Nantes, Saint-Nazaire, Rennes et Saint-Malo), on parle de dépasser les frontières administratives en les associant à un point cardinal, l’Ouest. L’ouest de quoi ? De Paris, sans doute.

Ce parcours touristique est une belle initiative du Voyage à Nantes. Nous souhaitons une belle réussite à ce projet mais l’omission du mot Bretagne dans cette communication de la Métropole apparaît comme hors-sol et ne peut qu’aller à l’encontre de la réussite de cette initiative. »

Le Bro Gozh pour Anne de Bretagne, Jean Fréour et la réunification !

Encadrée par Antoine Gabriele, maire de Locronan, et Yvon le Bihan, muséographe et expert de l’œuvre de Jean Fréour, la statue en bronze a officiellement été inaugurée, samedi au Musée d’art et d’histoire de la commune.

Encadrée par Antoine Gabriele, maire de Locronan, et Yvon le Bihan, muséographe et expert de l’œuvre de Jean Fréour, la statue en bronze a officiellement été inaugurée, samedi au Musée d’art et d’histoire de la commune.

Le Télégramme, 10 juin 2018

C’est devant un public venu nombreux que la statue d’Anne de Bretagne, réalisée en bronze par le sculpteur Jean Fréour (1919-2010), a été officiellement inaugurée, samedi, au Musée d’art et d’histoire de Locronan par Antoine Gabriele, maire de la commune. Sur un des côtés du piédestal de cette statue sont inscrits les 88 noms des donateurs qui ont permis son acquisition. La commune avait en effet sollicité la somme de 22 000 €, par le biais de la plateforme de financement participatif Kengo, afin que cette statue puisse venir à Locronan, ville chère au cœur de la duchesse de Bretagne et où elle était venue en pèlerinage, au XVIe siècle.

Au son de la cornemuse et de la bombarde, des paludiers, dont un couple vêtu du costume traditionnel du pays de Batz-sur-Mer, ont rappelé « le pays blanc », si cher à Jean Fréour, où il avait son atelier. Yvon Le Bihan, muséographe et commissaire de l’exposition « Ode à la femme », proposée dans ce même musée de mai à octobre 2017, a exprimé sa passion de l’œuvre de cet artiste, créateur d’une autre statue d’Anne de Bretagne, mesurant 2,50 m et siégeant devant le Château des ducs de Bretagne, à Nantes.

Parallèlement à cette inauguration, Bertrand Nicolas, président de l’association Breizh 5/5, est intervenu pour rappeler que 70 % des habitants de la Bretagne sont favorables à la réunification des cinq départements bretons. En conclusion de cette cérémonie, l’hymne national breton, le Bro gozh ma zadoù, a été chanté à l’unisson.

Le Bro Gozh avec l’Ensemble choral de Bretagne

Samedi 9 juin dernier, à Kergloff près de Carhaix, l’Ensemble choral de Bretagne, composé de 120 à 150 chanteurs, enregistrait leur version du Bro Gozh .

Cet enregistrement entre dans un projet porté par le Comité Bro Gozh d’un CD proposant différentes versions de l’hymne national breton et qui sera mis à disposition des associations, collectivités, clubs de sport, avec le soutien de la Région Bretagne.

La version symphonique a déjà été enregistrée le 11 janvier dernier au Couvent des Jacobins à Rennes avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne.

Ce CD devrait sortir pour le début 2019.

Le Bro Gozh pour Malestroit et la réunification de la Bretagne

La commune affiche sa volonté d’une Bretagne à cinq. Deux panneaux Breizh 5/5 seront apposés aux entrées de la commune.

La commune affiche sa volonté d’une Bretagne à cinq. Deux panneaux Breizh 5/5 seront apposés aux entrées de la commune. Photo Ouest-France

Ouest-France, 5 juin 2018

La commune du Val-d’Oust (La Chapelle-Caro) (Morbihan) a été la première de Bretagne à dévoiler le panneau du collectif Breizh 5/5, en 2015. La cité millénaire de Malestroit lui emboîte le pas.

La commune affiche sa position en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Deux panneaux représentant cinq hermines, bras dessus, bras dessous, seront posés aux deux entrées principales de la commune.

Bruno Gicquello, maire, et Christian Guillemot, adjoint à l’économie et aux entreprises et fervent défenseur de la cause, ont inauguré les panneaux, samedi. « Dès 2015, le conseil municipal avait donné un avis favorable à l’organisation, par l’association Dibab (Décidez la Bretagne), d’une votation citoyenne, sur deux points : d’une part, sur la réunification de la Bretagne à cinq départements, et d’autre part, la constitution d’une assemblée de Bretagne », a glissé, l’élu, en ouvrant la cérémonie.

Un quasi-plébiscite

« Après l’accueil positif de la population exprimé lors des réunions de quartiers, lors du vote en octobre 2015, 93 % des votants se sont prononcés favorablement sur ces deux points », a rappelé le maire. Des échanges avec les associations Dibab et Breizh 5/5 ont ensuite conduit à réfléchir à la possibilité d’apposer des panneaux aux entrées de la petite cité de caractère. « Dès lundi (hier), ce sera chose faite. Malestroit porte ainsi la voix de la population en installant ces magnifiques panneaux, rue de la Gare et rue du Bois-Pivet », a ajouté l’élu. Son adjoint souligne que la municipalité « a joué la prudence », en laissant passer deux ans entre le vote et l’installation.

Bertrand Nicolas, président, Yves-Marie Le Bras et Guirec Conan, membres de la jeune association Breizh 5/5, constituée il y a trois ans avec pour objectif, l’affichage et la promotion de la Bretagne à cinq (différents supports : panneaux routiers, t-shirts, autocollants, plaques, drapeaux etc..) ont pris part à cette inauguration, place du Bouffay. Paul Molac, député de la circonscription et Marie-Hélène Herry, conseillère départementale et maire de Saint-Malo-de-Beignon, ont assisté à la manifestation, qui s’est achevée par l’hymne breton Bro Gozh ma Zadoù (Vieux pays de mes pères).

Pleyber-Christ: le Bro Gozh avec Canoryon Lowen de Cornouailles

Le Télégramme, 28 mai 2018

Les deux chorales ont chanté à l’unisson en fin de concert.

Grand spectacle avec le concert de chorales le dimanche 27 mai, à la salle des fêtes. La chorale Cantaree avait invité la prestigieuse chorale de Cornouailles « Canoryon Lowen » qui mettait ainsi un terme à sa tournée bretonne. Les 150 spectateurs présents n’ont pas boudé leur plaisir. Certains découvraient la chorale pleybérienne créée en 2000 par André Corbique et forte de 40 choristes dirigés par Jo Van Bouwel et accompagnés du guitariste Didier Dréo. Dimanche, la chorale a fait voyager l’auditoire de la Russie, en Corse en passant par l’Italie, l’Irlande, l’Ecosse et, bien sûr, la Bretagne. Que dire alors de «Canoryon Lowen», sinon que c’est du grand art. La chorale a été créée en 2002 dans le village de St Neot et sa notoriété a depuis longtemps dépassé les frontières de sa région de Cornouailles anglaises. Elle s’est ainsi produite à Prague, Venise, Florence ainsi qu’au festival de Lorient.

« The Rose » et « Kenavo » ont été repris par les 80 choristes et, en guise de clin d’œil à la Fête de la Bretagne, difficile de faire l’impasse sur le « Bro gozh ma zadou », hymne national breton.

© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/pleyber-christ/concert-de-chorales-un-grand-spectacle-28-05-2018-11973557.php#MceRQHtX4OmT8EEJ.99

Le Bro Gozh en l’honneur du roi Nominoë qui triomphe au pays de Redon

Le Mémorial Nominoë qui commémore la bataille de Ballon en 845 et la victoire significative de Nominoë, à Bains-sur-Oust, a été inauguré ce samedi 26 mai 2018. Photo Ouest-France.

Ouest-France, 26 mai 2018

On en parle depuis des années. Le Mémorial Nominoë, qui commémore la bataille de Ballon en 845, a été inauguré ce samedi 26 mai 2018, en fin de matinée, à l’occasion de la Fête de la Bretagne, qui bat son plein.

Pour cette nouvelle édition de la Fête de la Bretagne, organisée par Redon et Bains-sur-Oust, avec le concours de nombreuses associations, le pays de Redon a invité Nominoë.

Inauguration du Mémorial Nominoë

Les festivités ont démarré dès vendredi soir avec le spectacle des Irlandais Avalon Celtic dances. Ce samedi matin, ils sont venus des quatre coins de la Bretagne pour célébrer le retour du roi Nominoë à Bains-sur-Oust. Depuis des années, la fédération d’associations Le Poellgor Gouel Ballon se mobilise pour rendre possible la construction d’un monument commémoratif, au lieu-dit La Bataille. En « réponse à une attente qui s’exprime depuis plus d’un siècle. » Il a été inauguré ce samedi matin.

Une œuvre contemporaine

C’est ici, en 845, que les troupes franques de Charles Le Chauve, petit-fils de Charlemagne, s’enlisèrent dans les marais, face à Nominoë et son armée.

Le monument est une oeuvre contemporaine, signée Jean-Pierre Baudu. Il symbolise comment les Francs se sont enlisés dans les marais, face à Nominoë. | Ouest-France

C’est justement ce que l’artiste du pays de Redon, Jean-Pierre Baudu, a voulu donner à voir. Un grand bouclier, pièce maîtresse réalisée par la Nouvelle métallerie de Kerpont à Caudan, représentant le chevalier Nominoë est entouré de lances, symbolisant les javelots. Le tout se trouve dans un cercle avec tous les granits de Bretagne. « C’est un cercle magique », décrit le créateur. « En face, les Francs ont des formes plus cubiques. Il y a comme un effet domino. Ils tombent. » Charles Le Chauve est représenté par des macarons en cristal, insérés dans le schiste. « C’est une œuvre contemporaine et audacieuse », commente Patrick Renaud, le vice-président du Poellgor.

Un « flambeau de la mémoire »

L’association n’a pas manqué de remercier les nombreux acteurs qui ont permis de concrétiser le projet : les bénévoles, les associations, les élus locaux, départementaux et régionaux, les nombreux donateurs, les entreprises mobilisées…

Par chance, la cérémonie a eu lieu avant les orages. Ils sont venus des quatre coins de la Bretagne pour assister à cette inauguration, très attendue. | Ouest-France

Mention spéciale aux frères Guillemot. « Nous sommes très fiers d’avoir participé à la fin du processus, qui a été très long, à l’élaboration de ça magnifique monument et surtout d’avoir aidé cette association très résiliente, à mettre en avant un véritable trésor de l’Histoire de Bretagne, qui appartient à tous les Bretons et qui mérite vraiment beaucoup plus que ce qu’il n’avait précédemment », explique Christian Guillemot.

« Nous sommes heureux d’offrir ce Mémorial à la Bretagne, conclut Patrick Renaud. Qu’il soit le flambeau de la mémoire, un éveilleur des consciences pour les jeunes générations, dont les scolaires, mais aussi pour les visiteurs et les touristes, et en tout premier lieu, pour le pays de Redon, berceau de la Bretagne. »

Cette bataille figure parmi « les onze dates qui ont fait la Bretagne », rappelle Patrick Renaud. « C’est un moment fort, analyse Jean-François Mary, président de Redon agglomération. C’est un bien public, né de la volonté d’hommes et de femmes qui sont acteurs de leur territoire. C’est une belle œuvre, dans toutes ses dimensions, une œuvre de témoignage. C’est un acte et un démarrage pour la transmission de notre histoire et de notre culture. »

L’artiste du pays de Redon Jean-Pierre Baudu avait fait la première esquisse en 2011. En 2018, son oeuvre est inaugurée. | Ouest-France

Une ode à la Bretagne

La cérémonie, ponctuée de plusieurs prises de parole et d’un intermède musical, a donné lieu à une ode à la Bretagne. Tout particulièrement avec les mots de Jean-Michel Le Boulanger, premier vice-président chargé de la culture et de la démocratie régionale au conseil régional. « J’ai soutenu le projet immédiatement, rappelle-t-il. C’est un devoir. La question de l’Histoire est essentielle. Il ne faut pas oublier d’où nous venons. Ce combat-là est aussi celui de nos territoires. Il nous faut raconter la Bretagne, qui est la nôtre. »

Plus bref, le maire de Bains-sur-Oust, Marc Derval, qui n’a pas hésité à se costumer pour l’occasion, a souligné le « travail collectif » : « Nominoë n’a pas défendu qu’une terre, mais une identité bretonne, une langue, des valeurs. Merci de venir continuer à la défrendre » 

Un symbole de paix

« Notre souhait n’est pas de magnifier une victoire, rappelle Patrick Renaud, mais d’abord de réfléchir aux aléas de l’Histoire de ce pays, de valoriser le destin de nos ancêtres. Car nous préférons la paix et la coopération des peuples, surtout en cette année 2018, année de l’Armistice. »

Un appel à la paix qui est revenu souvent dans les discours.

Le Mémorial a été inauguré en musique, d’une seule voix. Dans les dernières minutes de la cérémonie, le public, nombreux, s’est associé à Clarisse Lavanant pour chanter Le Bro gozh ma zadoù.