Où l’on parle incidemment du Bro Gozh à Nantes …..

ABP, 27 janvier 2017

par Didier Lefebvère

La première plaque de rue bilingue franco-bretonne à Nantes

Ce n’est pas encore la Réunification, mais…
Ce n’est pas encore des Gwenn ha Du sur tous les bâtiments publics, mais…
Ce n’est pas encore le Bro Gozh ma Zadoù lors de chaque cérémonie, mais…

Qu’il va être bon se promener dans les rues du Nantes historique (dans la surface délimitée par les cours Saint-Pierre à l’est et 50 Otages à l’ouest, en passant par le quai Ceineray au nord (Préfecture, Conseil Départemental, et la ligne de tramway n°1 au sud. Ajoutons aussi la proximité de l’ensemble des écoles bilingues de la ville.
A l’occasion d’une vaste vague de remplacement de plaques usagées, grâce au travail opiniâtre de Pierre-Emmanuel Marais, élu UDB au Conseil municipal, grâce à une pression forte de différentes associations, dont l’Agence culturelle bretonne, la municipalité a fait ce geste, tant symbolique pour notre langue. La pose de plaques bilingues.
En bonne et due forme, non pas en catimini, avec invitation et accueil presse, la plaque a été dévoilée par quatre élus, Olivier Château, adjoint en charge du Patrimoine, Catherine Choquet en charge de la restauration scolaire, Pierre Emmanuel Marais, conseiller municipal en charge de la Diversité linguistique et Sonia Meziane, en charge de l’Égalité hommes-femmes.

Straed ar C’hastell – Rue du Château

A deux pas de la statue de la duchesse Anne de Bretagne, réalisée par Jean-Fréour, face à l’entrée principale du Château des ducs de Bretagne, la rue du Château. Ou plutôt, nous pourrons dire dorénavant et officiellement, Straed ar C’hastell. Amis bretons, regardez cette plaque. D’autres vont suivre.
Le dévoilement fut bref, et suivi d’une cérémonie plus officielle et néanmoins amicale, dans la Tour du Fer à Cheval, dans le Château des ducs voisin.

(….)

De grands noms chantent la Bretagne et… le Bro Gozh !

Ouest-France, 26 janvier 2017

par Michel Troadec

Une compilation de chansons liées à la Bretagne sortira en juin, mélangeant artistes bretons et d’ailleurs.

En 2015, un album de reprises de chansons corses, initié par Patrick Fiori sous le nom de Corsu Mezu Mezu, a connu un large succès avec 250 000 albums vendus. Une surprise… Il réunissait des artistes corses et d’ailleurs.

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C’est sur ce principe que le même label (Sony) a décidé d’enregistrer un album de reprises de chansons de Bretagne ou celtes. Avec l’idée d’en faire un succès commercial…

La dernière fois qu’un(e) artiste a repris des grands titres du répertoire breton, son disque s’est vendu à 1 million d’exemplaires. C’était Nolwenn Leroy avec Bretonne, fin 2010.

Avec les grands vétérans

Pour ce nouveau projet, le navigateur-explorateur brestois Olivier de Kersauson a été appelé afin d’être le fil rouge de l’aventure, par la lecture de courts textes. On l’entend ainsi égrener quelques commentaires entre les chansons : « Port Coton, c’est une complainte faite pour voix éraillée, corps cassés, fatigue de l’aube, désespoir du soir, nuit sans lune », raconte-t-il afin de présenter la chanson du même nom, interprétée de belle manière sur cet album, et en breton, par… Raphael et Gwennyn. Port Coton, comme ce lieu de Belle-Ile, a été écrite par Raphael pour le premier album de Zaz, en version française.

Les grands vétérans bretons sont au rendez-vous. Alan Stivell interprète son Brian Boru avec Laurent Voulzy. Dan Ar Braz chante Borders of Salt, accompagné par l’Orchestre de Bretagne. Les Tri Yann sont en duo avec Louis Capart sur Sein 1940, et avec Gwennyn pour Son ar Chistr. Et Gilles Servat apparaît dans Ar Soudarded zo Gwisket e Ruz, avec Rozenn Talec.

Miossec s’offre son Brest, en duo avec Jane Birkin. « Le tonnerre de Brest, c’est pas seulement le juron du Capitaine Haddock, mais ce canon que l’on tirait lorsqu’un bagnard s’était évadé […]. Tous les chasseurs de primes se mettaient alors en route », rappelle Olivier de Kersauson.

Cécile Corbel reprend le Marie-Jeanne Gabrielle de Louis Capart. C’est une jolie interprétation de La mémoire et la mer que se partagent Renan Luce et Clarisse Lavanant au chant très aérien. La surprise, c’est Boulevard des Airs, impeccables dans Le bagad de Lann Bihoué avec… le bagad de Lann Bihoué.

C’est en « collégiale bretonne » qu’est repris le Bro Gozh ma Zadoù, titre qui devrait clôturer un album appelé Breizh eo ma Bro, soit « La Bretagne est mon pays ».

D’ici à la sortie de ce disque, en juin, d’autres chansons et interprètes pourraient s’ajouter aux quatorze titres et aux dix-neuf artistes et groupes déjà embarqués.

Veillée bretonne à Quimper avec le Bro Gozh.

<span class="Htexte_gras">1. </span>Les choristes avec Georges à la guitare et...
La veillée bretonne, proposée mardi en fin d’après-midi au bar le Finnegans, rue Aristide-Briand, a attiré une trentaine de personnes heureuses de partager quelques chansons et bonnes histoires. Bernard Le Rest est à l’origine de ce sixième rendez-vous

Plafond bas, boiseries, lumières tamisées : l’étage du Finnegans se remplit peu à peu ce mardi après-midi. Bernard Le Rest a invité par voie de presse à une veillée bretonne avec contes et chansons.

Le micro circule

Par principe la veillée est informelle. Le micro circule, chacun descend commander son verre à sa guise. « C’est la sixième fois que nous organisons cette veillée, précise Bernard Le Rest, qui fait office d’animateur et chante lui-même dans les chorales Mouezh Paotred Breizh et Mouezh Bro Konk. Nous avons commencé il y a deux ans en nous inspirant des grandes veillées qui ont lieu dans le Léon et le Trégor et attirent des centaines de personnes ».

Plus intime, mieux partagée

À Quimper, les rendez-vous sont plus intimes. « C’est la troisième fois que nous venons au Finnegans. L’établissement à une ambiance pub qui convient, le patron a été très accueillant et l’assistance plus limitée facilite la participation de tous. Sinon, nous avons aussi organisé des veillées rue du Sallé ou rue Astor, pour la Fête de la musique ou le Festival de Cornouaille ». Ce mardi, au Finnegans, une trentaine de personnes s’est déplacée. Il y a Georges et sa guitare, qui a traduit en breton « La montagne » de Jean Ferrat et se lance accompagné au saxophone par Briac. Bernard donnera aussi une version en breton d’une autre chanson de Ferrat sur un poème d’Aragon « Que serais-je sans toi ? » et Jean « Le métèque » également en breton. L’exercice de la reprise en breton d’un standard n’est pas évident. Mais qu’importe, le principe de la veillée est d’oser se lancer et d’écouter avec bienveillance.

Bro Gozh final

Et la surprise est toujours là quand une voix magnifiquement posée entonne une belle chanson en français et breton ou quand Christophe entonne une longue gwerz. Le tout est entrecoupé de contes. Lanig de Briec fait un tabac avec son histoire de souris, tandis que Bernard, également avec une souris conquiert la salle avec sa leçon de bilinguisme. Les non bretonnants sont sans doute un peu à la peine car les traductions ne suivent pas toujours. Mais l’ambiance est décontractée, surtout quand une petite chorale réunissant des chanteuses de Mouezh Bro Konk et Kanerien Sant Meryn, se rejoignent pour quelques tubes du répertoire breton. En cette fin d’année, l’initiative était donc idéale pour un moment de retrouvailles chaleureux. Après trois heures de chants et contes ce mardi, la veillée s’est terminée vers 19 h sur un Bro Gozh. Prochain rendez-vous, en mai, dans le cadre de la Fête de la Bretagne, avec Ti ar Vro.

Lena Louarn : « Que le Bro Gozh devienne le chant de l’unité de tous les Bretons, un chant serein, empli de confiance en l’avenir. »

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Lena Louarn, à gauche, lors de la remise du Prix Bro Gozh 2017, à Kanomp Breizh, représenté par Yann-Ber Thomin.

Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, a remis le Prix Bro Gozh 2016 à Kanomp Breizh lors du Breizh a Gan du 4 décembre dernier.

Voici son discours:

Ken bev ha biskoazh !

Da-geñver kib ar bed ar vell-droad ez eus bet ur skipailh en deus sebezet an holl : hini Kembre. Douget eo bet gant e gan broadel, Hen Wlad fy Nhadau, en deus tregernet e stadoù Frañs. Gant berzh ar skipailh ez eo bet kadarnaet arouez ar c’han broadel. Kembraeger pe get, an holl a oar anezhañ, tra an holl eo. Hag ar c’hembraeg e-unan a zeu da vezañ yezh holl Gembreiz daoust ma n’eo ket yezh ar muianiver.

Dont a ra an degouezh-mañ da greñvaat youl Kembreiz da dizhout ur pal nevez : bezañ ur milion a gembraegerien a-benn 2050. Pa soñjer e oa muioc’h a vrezhonegerien eget a gembraegerien e deroù an XXvet e verzer pegen disheñvel eo bet an traoù en div vro. Ha gwall ziaes e vefe deomp embann ur pal evit a sell ouzh an niver a vrezhonegerien e 2050… N’emaomp ket c’hoazh tamm ebet an deiz a hiriv er par da lakaat niver ar vrezhonegerien da greskiñ. Lakaat anezhañ da chom hep diskenn muioc’h eo ar pal, hag a zo pell a vezañ tizhet c’hoazh.

Evit kaout fiziañs ha spi en dazont e rank ar brezhoneg bezañ tra an holl Vretoned, ha pa ne gomzfent ket ar yezh. Un arouez a bouez eo neuze Bro Gozh ma Zadoù a groger da glevet muioc’h-mui e lidoù a bep seurt, e lazoù-kanañ Breizh e dibenn an abadenn, hag abaoe nebeut en hor stadoù ivez. Ra zeuio da vezañ kan an holl Vretoned, ur c’han seder, leun a fiziañs en dazont. Ha ra chomo hor yezh bepred ken bev ha biskoazh !

A l’occasion de la coupe du monde de football une équipe a retenu l’attention de tous : l’équipe du Pays de Galles. Elle a été portée par son hymne national, Hen Wlad fy Nhadau, qui a résonné dans les stades de France. Le succès de l’équipe a encore renforcé le symbole de l’hymne national. Galloisant ou pas, chaque Gallois le connaît et le fait sien. Et par là même c’est ce sont tous les Gallois qui s’approprient la langue bien qu’elle ne soit pas la langue de la majorité d’entre eux

Cet événement vient renforcer la volonté des Gallois d’atteindre un nouvel objectif : être 1 million de locuteurs en 2050. Quand on pense qu’il y avait plus de personnes à parler breton que gallois au début du XXème siècle on mesure mieux combien le destin des deux pays a été différent. Et nous serions bien en peine d’afficher un objectif quant au nombre de brittophones en 2050… Nous n’en sommes pas encore à envisager l’augmentation du nombre de locuteurs. L’objectif est de faire en sorte qu’il cesse de décroître le plus vite possible, et il reste du chemin à faire.

Pour nourrir la confiance en l’avenir il est primordial que tous les Bretons fassent leur la langue bretonne, quand bien même ils ne parlent pas. Bro Gozh ma Zadoù est un symbole important que l’on entend de plus en plus fréquemment dans les cérémonies, les chorales en fin de représentation, et depuis quelques années dans les stades. Que BRO GOZH MA ZADOU devienne le chant de l’unité de tous les Bretons, un chant serein, empli de confiance en l’avenir. Que notre langue reste toujours aussi vivante à jamais  !

Yannig Robin, maire de Plouguerneau: « Le Bro Gozh nous renvoie à la force et la beauté de notre Bretagne de naissance ou d’adoption ».

 yannig-robinYannig Robin, maire de Plouguerneau a remis le Trophée Bro Gozh 2016 au COCELIC lors du Breizh a Gan du 4 décembre dernier.

Voici son discours:

« Bonjour d’an holl ha trugarez vraz evit an abadenn mañ, amañ e Plougerne, er barez René Abjean. Loc’h a zo en ennomp e ano Plougerne, da zegemer ac’hanoc’h. Loc’h a zo en ennomp ivez da vezañ ganeoc’h evit lidañ an deiz ha bloaz René. Trugarez vraz René evit da labour ken braz, ken don, evit Breizh hag evit ar Brezhoneg. Ur gerig evit Marc’h dall (1978), an trede marc’h goude hini al loc’h gant Per Jakez Heliaz (1975) hag ar respont Xavier Grall gant « le cheval couché » (ar marc’h gourvezet) (1977). Ur vouez all eo ar Marc’h dall, savet gant Job An Irien ha René, war an hent etre an amzer tremenet, an amzer a vremañ hag an amzer da zont.

Arabat deomp ni bezañ dall. Red eo deomp mont en dro war hon istor, tennañ gounid d’ar gwellañ traoù resevet gant an tadoù kozh, reiñ ar gwellañ gounid evit an amzer a-vremañ hag an amzer da zont… Evel pezh meus klevet gant Job war an tele bloavezhioù zo gant Marie Kermarec : « Hor bro zo vel ur marc’h dall, Piv oar da belec’h ez a hi. Deomp ni da ober an hent ! ». Comme j’ai pu l’entendre de la bouche de Job an Irien interviewé par Marie Kermarec : « Notre pays est comme un cheval aveugle. Qui peut dire dans quelle direction il va ? A nous de tracer le chemin ! »

Bonjour à tous et un grand merci pour cette rencontre exceptionnelle ici à Plouguerneau, commune de René Abjean. Nous sommes fiers, au nom des habitants de Plouguerneau, de vous recevoir chez nous. Nous sommes fiers de nous associer à cette fête de René. Merci René pour tout ce que tu as pu faire et ce que tu continues de faire encore pour la Bretagne et pour notre langue bretonne. Un petit mot concernant ar Mac’h dall (le cheval aveugle). Il s’agit du troisième cheval après le cheval d’orgueil de Per Jakez Heliaz et la réponse qui lui a été faite par Xavier Grall dans son cheval couché. Ces trois chevaux sont emblématiques des questions qui nous traversent encore aujourd’hui. Du passé, au présent et à l’avenir… comment oeuvrer avec ce que nous avons reçu de notre histoire et de nos ancêtres pour ne pas devenir des hommes et des femmes hors sol ? Comment ne pas devenir des hommes et des femmes aveugles, qui oublient que nous sommes construits de ceux qui nous ont précédés et que nous avons, comme passeurs, à transmettre à nos contemporains et celles et ceux qui nous suivront, ce que la Bretagne nous a donné de meilleur. Sa langue (Je dirai plutôt ses langues pour le gallo d’origine que je suis) et toutes autres formes de contribution à notre croissance en humanité.

Il me revient l’honneur de remettre le trophée Bro gozh au COCELIC, le Comité d’Organisation des Championnats de Luttes Celtiques. Le COCELIC a intégré dans son protocole le Bro Gozh en tant qu’hymne national de la Bretagne. Cet hymne là, (Nous en avons deux autres à Plouguerneau : « Da feiz an tadoù kozh et Gwerzh ar vezhinerien), dont l’air est partagé avec nos cousins gallois et cornouaillais, invite au dépassement et à l’ouverture. Cet hymne là, le notre, le vôtre, nous renvoie à toute l’importance de nous nous nourrir de nos racines et de ce que nous sommes. Cet hymne nous renvoie à la force et la beauté de notre Bretagne de naissance ou d’adoption, qui que nous soyons et d’où que nous venions. Cet hymne se conjugue avec notre gwenn ha du. « Ne vez ket livet gwenn war venn ha du war zu peb hini neus ezhomm an eil evit reiñ ar gwellañ dioutañ. ». Comme a pu le dire Manu Dibango le chanteur et musicien camerounais : « On ne peut pas peindre du blanc sur du blanc, du noir sur du noir. Chacun a besoin de l’autre pour se révéler. » Kement hag ober ! Il n’y a plus qu’à faire ! Il s’agit là d’une nourriture qui, bien loin de nous enfermer, est, au contraire, susceptible de vivifier l’intérêt pour l’autre et ce qu’il a de différent. L’intérêt pour les autres !

Merci, trugarez vraz, mil bennoz deoc’h evit Breizh hag ar brezhoneg ! »

Prix Bro Gozh 2016: Jean-Yves Le Drian félicite les lauréats.

Comme à chaque édition du Prix Bro Gozh, le président Le Drian a félicité les lauréats.

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Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne. Photo Emmanuel Pain.

Depuis 2010, le prix Bro Gozh récompense celles ou ceux qui, au cours de l’année précédente, se sont fait les meilleurs ambassadeurs·drices de l’hymne national breton et ont activement contribué à sa promotion. Au titre de l’année 2016, ce sont la fédération Kanomp Breizh et le Comité d’organisation du Championnat d’Europe de luttes inter-celtiques qui se voient récompensés pour leurs actions ,

Les paroles de cet hymne, dont nous partageons la musique avec nos ami·es du Pays de Galles, rendent un hommage à la fois fort et simple à la Bretagne et à ses habitant·es. Qu’elle soit faite par un ensemble choral ou par une seule grande voix, son interprétation est à chaque fois un moment de réelle émotion, un moment fédérateur et très apprécié de toutes et tous.

Je remercie vivement le Comité Bro Gozh pour son action et apporte mes chaleureuses félicitations à la fédération Kanomp Breizh et au Cocelic pour ces prix.

Jean-Yves Le Drian

Président du Conseil régional de Bretagne

Le Breizh a Gan et le Prix Bro Gozh 2016 sur France 3 Iroise

Pour sa 35ème édition, le rassemblement Breizh a gan, dédié au chant choral breton, se tenait dimanche 4 décembre à Plouguerneau. 120 choristes ont repris la cantate Ar Marh Dall, écrite par Job an Irien et René Abjean en 1975, avant que Kanomp Breizh et le COCELIC reçoivent respectivement le Prix Bro Gozh 2016 et le Trophée Bro Gozh 2016. La journée s’est terminée sur un vibrant Bro Gozh repris par les 700 choristes et spectateurs présents.