Paimpol: le Bro Gozh avec Gwennyn à l’école Diwan.

Le Télégramme, 13 juillet 2017

La chanteuse Gwennyn n’arrête pas : elle revient d’une tournée en Asie, a participé à l’album collectif « Breizh eo ma bro » et sera le 13 août au festival du Chant de marin. Vendredi, elle était invitée de l’école Diwan de Paimpol !

Pour leur dernier jour de classe, les élèves de primaire de l’école Diwan de Plounez ont été plus que gâtés, avec la visite de l’auteur-compositeur-interprète en langue bretonne Gwennyn. Ce n’était pas la première rencontre : la chanteuse était déjà venue lors des puces couturières d’avril 2017 et avait prêté des costumes de scène brodés par Pascal Jaouen, afin d’y être exposés. Gwennyn entretient une relation particulière avec Paimpol et l’école Diwan car elle est bretonnante (elle n’a appris le français que vers 5-6 ans) et ses propres enfants sont scolarisés à Diwan Carhaix. Et venir parler breton avec les enfants la rend très heureuse, ce sont de vrais échanges, une réelle complicité.

Très populaire en Asie

La chanteuse revient d’une tournée en Asie, où elle est très populaire. Elle y était la représentante de notre région pour la Fête de la Bretagne et elle a eu la grande surprise, en arrivant à Singapour, d’y être accueillie dans une école anglo-mandarin au son du « Bro gozh ma zadoù », entonné par une classe d’enfants de 5 ans, sans faute et avec ferveur, qui ne connaissait pas la langue ! La scène a été filmée et elle a fait le tour des réseaux sociaux. « C’était tellement mignon, ça met une certaine claque aux Bretons qui ne la connaissent pas forcément, j’ai donc décidé de répondre à ces élèves de Singapour », explique l’artiste. Elle a choisi l’école Diwan de Joël Donnart pour chanter l’hymne breton, et vendredi, elle est arrivée avec un programme bien particulier en tête. Gwennyn s’est montrée un véritable chef de choeur et après plusieurs répétitions, c’était enregistré pour diffusion. Les enfants qui ont fort apprécié cette manière de finir l’année scolaire pourront aussi la retrouver sur l’album collectif « Breizh eo ma bro » aux côtés d’Alan Stivell, Gilles Servat, Louis Capart, Soldat Louis, Renaud Detressan, Clarisse Lavanant, Cécile Corbel, Dan ar Braz, Laurent Voulzy, Raphaël, Ronan Luce, Didier Barbelivien, Miossec, Jane Birkin, Tri Yann. Et encore, bien sûr, au festival du Chant de marin, le dimanche 13 août, à 20 h 15, au cabaret Michel-Tonnerrre, pour un spectacle inspiré de son nouvel opus « Avalon » avec six excellents musiciens dont le guitariste Patrice Marzin (HF Thiéfaine, Calvin Russell…)

Bro Gozh et réunification de la Bretagne

ABP, 12 juillet 2017

par Angèle Jacq

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Le « Bro Gozh » chanté au dernier Conseil Régional lors du remplacement de Monsieur Le Drian par Loig Chesnais Girard a résonné comme un chant de l’espoir… d’une réunification de la Bretagne dans le cadre d’un aménagement du territoire dans l’esprit et les aspirations de ses habitants… La langue bretonne et les cultures spécifiques à la Bretagne et au peuple breton vont-t-elles connaître un nouvel essor ?

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Le Bro Gozh à l’inauguration de la LGV à Rennes

L’hymne national breton, interprété par la fanfare des cheminots, a retenti le 1er juillet en gare de Rennes pour célébrer l’arrivée du TGV inaugural entre Paris à Rennes.

1h24 pour ce voyage sur la nouvelle ligne grande vitesse entre Paris et Rennes. Le train avait même de l’avance… C’est au son du Bro Gozh que la foule massée dans le hall de la gare de Rennes attendait les passagers du premier TGV à rallier Paris à Rennes le samedi 1er juillet. La délégation officielle comptait le président français Emmanuel Macron, Jean-Yves le Drian, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy, des élus, des chefs d’entreprise, des journalistes et quelques happy few.

A part le Bro Gozh, aucune réelle présence de la Bretagne, pas de drapeau breton, et une référence quasi-permanente à l’ouest …..

Le Bro Gozh entonné par les conseillers régionaux à la fin de la session de juin: qui, que, quoi, comment .

ABP, 1er juillet 2017

par Jean-Jacques Monnier

Un petit événement symbolique a marqué la fin de session du Conseil régional de Bretagne (B4), le 22 juin dernier à Rennes. L’hymne breton a été entonné par une large partie de l’assemblée.

Un petit événement qui n’avait pas dû se produire depuis juin 2011, lors de l’accueil d’une délégation de l’Assemblée nationale galloise. La presse quotidienne régionale a rendu compte de ce petit événement.

L’ancien responsable du groupe UDB au Conseil régional, et chanteur bretonnant reconnu, avait pris place au premier rang de l’espace réservé au public. Lors de la fin de la séance, avant que les conseillers régionaux quittent leur siège, il a entonné, de sa voix puissante, l’hymne breton avec quelques personnes qui avaient pris place à ses côtés.

L’occasion était bonne : il s’agissait du remplacement à la présidence de Jean-Yves Le Drian par Loic Chesnais-Girard en raison du non-cumul de la présidence du Conseil régional et d’une fonction ministérielle.

Une grande majorité des conseillers régionaux se sont alors levés, ont sorti les paroles du « Bro Gozh ma zadoù » et ont à leur tour repris l’hymne breton. Une petite minorité de conseillers, essentiellement ceux du Front national, sont restés scotchés sur leur siège.

Pour la petite histoire, qui vaut bien la « grande » parfois, il s’agit d’une initiative du petit groupe des élus « Régionalistes », composé de Paul Molac, Lena Louarn et Mona Bras. Dès qu’ils ont appris le départ de Le Drian de la présidence et la date de son remplacement, ils ont pris les contacts pour rendre possible cette petite opération symbolique et qu’elle représente une surprise.

Une commande de 300 exemplaires couleur du document bilingue du Comité Bro Gozh ma Zadoù, contacté à cet effet (au recto l’histoire du Bro Gozh et au verso, les paroles,  (voir le site) a permis de le distribuer aux élus régionaux, aux services des Assemblées et au public.

Pour créer la surprise et éviter l’incident juridique, d’un commun accord avec lui, Herri Gourmelen dans le public où une place lui avait été réservée, attendait que Loïc Chesnais-Girard, nouveau président de la Région Bretagne, prononce les mots de fin de session « cette session est close, nos débats sont terminés« , pour lancer aussitôt le Bro-Gozh, profitant du fait que tout en étant encore dans l’hémicycle ce qui donnait une dimension institutionnelle à la chose, les conseillers étaient cependant hors temps de session. Les Régionalistes/autonomistes et des élus proches lançaient le mouvement : tous debout et en chantant …

Les élus FN en sont restés cois. Le petit film accessible sur le site de la Région Bretagne.bzh et sur Youtube  montre une large majorité chantant l’hymne national de la Bretagne au Conseil Régional et de surcroit avec l’actuel Ministre aux affaires étrangères !

On a de petits pouvoirs mais au moins celui d’ouvrir la bouche… musicalement ! Et que la sensibilité qui prévaut au Conseil régional n’est pas forcément celle qui domine chez les souverainistes de tout poil qui représentaient la grande majorité des candidats à l’élection présidentielle.

Le triple « bevet Breizh » devenu traditionnel ailleurs n’a pas non plus été boudé.

On remarquera qu’en Loire Atlantique, le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a publiquement réaffirmé son attachement à la réunification, la presse « régionale« notant « que cela ne plaisait pas à tout le monde).

Alan Stivell : « le Bro Gozh prend de plus en plus d’ampleur en tant que symbole breton ! ».

Photo Roselyne Veissid. © Le Télégramme

Le Télégramme, 23 juin 2017

Alan Stivell, figure emblématique de la musique bretonne, participe à trois morceaux de l’album « Breizh eo ma bro ! » (Smart/Sony), à paraître le 30 juin.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de participer à « Breizh eo ma bro ! » ?
D’abord la qualité de l’album « Corsu Mezu Mezu ». Il m’a surpris parce que je n’imaginais pas Patrick Fiori, comme Patrick Bruel, interpréter si bien des chants corses traditionnels. Cela m’a donné envie de participer à un disque dans cet esprit sur la Bretagne. Même si je savais que ça allait me faire prendre du retard dans mon propre travail, j’aurais trouvé dommage de ne pas en être. Surtout qu’il y a pas mal de gens de talent dans ce disque.

Que pensez-vous justement du choix des intervenants dans « Breizh eo ma bro »?
Je ne fais pas partie de l’organisation de l’album, j’ai simplement accepté d’y participer. Mais, même si d’autres artistes auraient pu y figurer, les gens présents me semblent assez incontournables.

Ce qui est très positif, c’est de retrouver des niveaux de notoriété différents. Cela me semble important que les plus connus aident ceux qui le sont moins. Je me réjouis aussi de cette passerelle entre non Bretons et Bretons, à la gloire de la Bretagne dans un esprit d’ouverture. Lorsqu’un artiste français vient chanter en breton, il y a un échange culturel véritable.

Comme Laurent Voulzy avec vous dans « Brian Boru ». Pourquoi ce morceau ?
Avec Laurent, on se connaît très bien, nous nous rencontrons souvent. Lorsque Sony l’a sollicité, il a tout de suite accepté et nous nous sommes vite mis d’accord sur cette chanson. On revient souvent à mes morceaux du début des années 70, comme « Tri Martolod ». Je suis ravi de pouvoir mettre aussi en valeur un titre beaucoup plus récent. « Brian Boru » remporte également un gros succès.

Et pourquoi un duo avec Soldat Louis sur « La hargne au cœur » ?
Cela faisait longtemps que j’avais envie qu’on se croise. Soldat Louis, capable aussi de chanter d’une manière « vindicative », était le bon choix pour cette chanson. L’échange nous a fait très plaisir.

Vous êtes également présent sur le « Bro Gozh Ma Zadou ». Etait-ce une évidence d’ouvrir l’album avec ce titre ?
Ça fait longtemps que je chante le « Bro Gozh », dans les stades et ailleurs. J’en avais fait cet arrangement « moderne » dans « Brian Boru ». Les années passant, le « Bro Gozh » prend de plus en plus d’ampleur, en tant que symbole breton. Si on me propose de le chanter, impossible de dire non (rires) !

Multi-interprètes. Breizh eo ma bro ! *** avec le Bro Gozh !

Le Télégramme, 23 juin 2017

« Breizh eo ma bro ! » : « La Bretagne est mon pays ! ». Bretons de sang, bretons de cœur, ils sont une vingtaine de groupes et artistes à le chanter passionnément dans un album fédérateur, à l’équipage intergénérationnel.
À la barre, Olivier de Kersauson. Le marin introduit les morceaux revisités, où l’on assiste à de vraies et belles rencontres : Alan Stivell & Laurent Voulzy sur le « Brian Boru » du premier ; Boulevard des Airs et le Bagad de Lann Bihoué dans « Le Bagad de Lann Bihoué » de Souchon ; Renan Luce & Clarisse Lavanant reprenant « La mémoire et la mer » de Léo Ferré (écrite en Bretagne) ; Rozenn Talec & Gilles Servat se répondant sur « Ar soudarded’zo gwisket e ruz » de Gweltaz Ar Fur ; Tri Yann avec Gwennyn dans le trad’« Son ar chistr », puis avec Louis Capart dans « Sein 1940 » ; Miossec parcourant son « Brest » en compagnie de Jane Birkin… Parmi les titres en solo, Raphaël interprète « Port Coton » en breton, Cécile Corbel célèbre « Marie-Jeanne Gabrielle » de Capart, tandis que Dan Ar Braz offre une version symphonique de « Borders of Salt ».

On aurait pu craindre que cet album ficelé par Sony ne s’arrête à des visées commerciales, motivées par le succès de « Corsu-Mezu Mezu », bâti autour d’un répertoire corse sur un principe analogue. Le doute est balayé dès l’écoute du « Bro Gozh », en ouverture. La force des mots, la beauté des mélodies, la qualité des arrangements des quatorze chansons trad et modernes de « Breizh eo ma bro ! » distillent une émotion profonde et renouvelée. Un vrai hommage à la Bretagne, dans les bacs vendredi 30 juin.

Le Bro Gozh au Conseil régional de Bretagne

 

Ce jeudi 22 juin, les élus de la région Bretagne se réunissaient pour désigner le successeur de Jean-Yves Le Drian à la tête du Conseil régional . C’est Loïc Chesnais-Girard qui prend désormais les rênes de cette institution qui couvre 4 des 5 départements bretons. A noter que Jean-Michel Le Boulanger devient premier vice-président et Lena Louarn 6ème vice-présidente.

A la fin de la séance, plusieurs personnes présentes dans la tribune du public, Herri Gourmelen, ancien conseiller régional, Bernez Rouz, président du Conseil Culturel de Bretagne, Catherine Latour, Institut Culturel de Bretagne, lancèrent le Bro Gozh repris par les élus qui se levèrent en dehors des représentants du Front national qui restèrent assis.

A noter aussi qu’avait été distribué aux élus le document réalisé par le Comité Bro Gozh avec les paroles du Bro Gozh ( ce document est à la disposition de toute personne ou association qui souhaiterait le diffuser).

 

Ouest-France, 23 juin 2017, page Bretagne

Bro Gozh

Une fois la session achevée, une voix tonitruante s’est élevée depuis les bancs du public, celle d’Herri Gourmelen, ancien conseiller régional , élu sous les couleurs de l’UDB. Il a entamé un vibrant Bro Gozh ma Zadoù (Le Vieux Pays de mes Pères), l’hymne national breton.

Le Télégramme, 23 juin 2017

Sans surprise, Loïg Chesnais-Girard a été élu hier par ses pairs président du conseil régional de Bretagne. Le maire de Liffré (35), jusqu’alors premier vice-président, succède à Jean-Yves Le Drian, qui avait démissionné pour cause de poste ministériel. 53 voix sur 54 (un vote blanc), pour 83 élus régionaux. Seule la majorité (PS et apparentés) s’est rendue dans l’isoloir. Droite et Centre, tout comme le Front national, n’ont pas souhaité participer au vote. Les premiers considérant que l’élection ne résulte pas du vote direct des Bretons, les seconds le jugeant comme « un non-événement, une affaire de famille ».

Hommage à Corinne Erhel


Parmi les temps forts de ce petit moment d’histoire dans la vie politique bretonne, la minute de silence respectée par l’ensemble des élus à l’issue d’un vibrant hommage rendu par le nouveau président de Région à Corinne Erhel, conseillère régionale décédée brutalement durant la campagne présidentielle. Un moment pendant lequel on a senti beaucoup d’émotion, en particulier chez Richard Ferrand, présent. C’est désormais la socialiste de Paimpol (22) Fanny Chappé qui a repris le flambeau de Corinne Erhel dans l’hémicycle.

Loïg Chesnais-Girard a aussi rendu hommage à son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian. Un ministre, également présent hier, qui lui a mis le pied à l’étrier à l’assemblée régionale. Le nouveau patron de l’exécutif a ensuite décrit sa feuille de route, listant trois défis : la démocratie, en plaçant le citoyen au coeur de l’action de la Région ; la création, avec une volonté d’innover et le dépassement, notamment des clivages entre territoires de Bretagne.

Hymne breton


Place ensuite à la nomination des vice-présidents. Comme nous l’annoncions, le Malouin Martin Meyrier a hérité de l’économie. Il est chargé de l’innovation, l’artisanat et les TPE. Autre nouveauté, Jean-Michel Le Boulanger, déjà en charge de la culture, a été nommé premier vice-président. Il hérite également du portefeuille de la démocratie régionale.

Enfin, cette première journée de session s’est achevée par une petite surprise. Placé sur les bancs réservés au public, l’ancien conseiller régional UDB Herri Gourmelen a entonné l’hymne breton. Il a été suivi par une partie de l’hémicycle. Après l’élection, et l’émotion, place au travail aujourd’hui.