Paris: le Bro Gozh des Dîners Celtiques

De gauche à droite : Yannick Le Bourdonnec, Jimmy Pahun, Alan Stivell, Paul Molac et Cécile Corbel. (Photo Le Télégramme)

Le Télégramme, 16 octobre 2022

Après une interruption due à la covid, les Dîners celtiques organisés par Yannick Le Bourdonnec et qui réunissent régulièrement les Bretons de Paris, ont repris, la semaine passée, avec cent cinquante convives. Le député Paul Molac a longuement parlé de son combat pour la langue bretonne, le politologue Romain Pasquier a livré une analyse politique de la difficile décentralisation et des perspectives de réunification de la Bretagne avec la Loire-Atlantique, et le chanteur Alan Stivell a fait vibrer l’assistance aux sons de « Pop-Plinn » et « Tri Martolod », ses succès passés. La soirée s’est conclue par une salle enfiévrée entonnant le « Bro gozh ».

Pont-Aven: le Bro Gozh à Penanros

Frédéric Mallégol est un habitué des lieux. Il aime faire revivre les souvenirs des anciens à travers les chansons.

Le Télégramme, 19 octobre 2022

L’Ehpad de la vallée de Penanros, à Pont-Aven, a recu la visite de Fabrice Mallégol, mardi. L’occasion de revisiter en chansons l’histoire récente de la Bretagne.

Frédéric Mallégol a présenté la Bretagne du XXe siècle à nos jours à travers la chanson aux résidents de la maison de retraite de la vallée de Pénanros, mardi après-midi. « Il s’agit de voir comment notre région a évolué, explique l’intéressé. On voit souvent la Bretagne de façon traditionnelle et folklorique, peuplée de marins pêcheurs et de paysans. Théodore Botrel va s’inspirer du roman célèbre ‘’Pêcheur d’Islande’’ de Pierre Loti pour composer son recueil de chansons folkloriques appelé ‘’Chansons de chez nous’’ ».

De « La Paimpolaise », à « Une terre ingrate », du fort catholicisme des bretons au panceltisme en passant par le barde Taldir auteur du « Bro Gozh Ma Zadoù », l’historien a faire revivre les souvenirs des personnes âgées le temps d’un après-midi.

A Kerlaz, le Bro Gozh de Per Vari Kervarec

De gauche à droite. Tony Dudognon, Pêr Vari Kervarec, Loeiz Méhat.

Le Télégramme, 3 octobre 2022

La mémoire du peuple breton a résonné sous la voûte lambrissée de l’église Saint-Germain, dimanche 2 octobre. À Kerlaz, le trio Pêr Vari Kervarec s’est fait quatuor avec l’apport du Pontécrucien René Gonidec, au biniou. Les quatre artistes ont fait revivre l’histoire de la Bretagne à travers le Barzaz Breiz d’Hersart de La Villemarqué.

Après avoir joué le 25 septembre à la cathédrale d’Évreux (27), les artistes n’ont pas boudé leur plaisir de se produire à Kerlaz, devant quelque 140 personnes. Le concert s’est terminé par le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne breton. Après plus de trente dates depuis le début de leur tournée, le trio Pêr Vari Kervarec sera le 13 novembre à Moëlan-sur-Mer et le 22 janvier 2023 à Paris, église de La Madeleine.

Brest, Lorient, Rennes, Nantes: 2 derbys bretons dimanche prochain

Ce dimanche, les 4 clubs bretons de Ligue 1 vont s’affronter avec d’un côté le Stade Brestois et le FC Lorient, de l’autre le Stade Rennais et le FC Nantes.

Pour ces deux derbys bretons, à Brest le Bro Gozh sera interprété par Clarisse Lavanant et l’ambiance musicale assurée par la Kevrenn Brest St Mark, et à Rennes par Samuel Anstett et le Bagad de Vern .

#derbybreton #derbibreizh

Bro Gozh : Philippe Leray aime chanter le rugby et la Bretagne

Ouest-France, le 16 septembre 2022

C’est un peu lui qui donne le coup d’envoi des matches du Rugby-club de Vannes (Morbihan), en Pro D2, à La Rabine. À quelques minutes de la rentrée des joueurs, Philippe Leray entonne le Bro goz ma zadoù, hymne breton. Frissons garantis.

Philippe Leray est un personnage incontournable des matchs de rugby à la Rabine à Vannes (Morbihan). Si sa prestation ne dure que cinquante secondes, elle fait se lever les 8 000 spectateurs dans l’antre du Rugby-club de Vannes, qui évolue en Pro D2.

À quelques secondes du coup d’envoi, avant que les équipes ne pénètrent sur le terrain et pendant que les derniers supporters et autres VIP regagnent leur place en tribune, ce sexagénaire vannetais entonne le Bro Gozh Ma Zadoù, (Vieux pays de mes ancêtres), l’hymne breton. Depuis six ans, et ce même pendant la pandémie, il s’adonne à cet exercice. ( Le Comité Bro Gozh avait lancé durant la pandémie l’opération « Chantez la Bretagne, Chantez le Bro Gozh ! », et une centaine de versions du Bro Gozh ont ainsi été enregistrées voir ici )

La genèse d’une recette qui fonctionne

Philippe Leray, 60 ans, est un fervent supporter du RCV : J’aime le rugby. Cela fait 29 ou 30 ans que je supporte le club. Je l’ai connu en Fédérale 3 (septième division nationale, NDLR). J’ai suivi toutes les accessions dans la hiérarchie du rugby national. Lorsque son club fétiche a accédé au monde professionnel, en 2006, il a été sollicité pour sa fibre bretonne et rugbystique, mais aussi et surtout pour son autre passion : le chant et la musique.

Il se souvient : J’étais chanteur soliste baryton. Je chante depuis que je suis tout petit. Lors de la montée en Pro D2 en 2016, François Cardron, alors président du club, m’avait intégré dans l’équipe d’animation afin d’amener une note musicale bretonnante lors des matchs, et pour contribuer à l’identité bretonne du RCV. Avec mon ami, Stéphane Le Follic, on devait faire venir les bagads les jours de matchs. On avait la charge des jingles à la mi-temps, à la fin du match, mais aussi lors des essais marqués par les Bleus. On m’a demandé de faire des essais au micro. Et, dès le deuxième match, j’ai chanté le Bro Gozh Ma Zadoù.

Et cela fait six saisons que ça dure. Pendant les matchs à huis clos, le directeur du club, Martin Michel, a insisté pour qu’il continue. On a dû obtenir l’autorisation de la Ligue Nationale de Rugby.

Une petite notoriété

Lorsqu’il apparaît sur la pelouse pour livrer sa prestation, c’est le signal du coup d’envoi : Cela fait partie du protocole. C’est la montée en puissance. Le public se lève. C’est un rituel un peu solennel. Désormais, les paroles en breton défilent sur les bandeaux lumineux autour du terrain. Et si le public ne chante pas l’intégralité du texte, Philippe Leray apprécie son implication : Maintenant, l’ensemble du public chante le refrain : O Breizh, ma Bro/Me’gar ma Bro. C’est très gratifiant et surtout très fort.

Alors qu’au Roazhon Park, à Rennes (Ille-et-Vilaine), ou lors des matchs de foot du VOC ou du FC Lorient, c’est une bande-son qui diffuse l’hymne ( Ce n’est pas tout à fait exact: au stade du Moustoir le Bro Gozh est interprété à chaque fois par Morwenn Le Normand et au Roazhon Park, c’est à la fois et suivant les circonstances des artistes ou une bande son) au RC Vannes, c’est le chanteur Philippe Leray qui l’interprète en live. Ces prestations lui offrent une petite notoriété : Je suis ingénieur et responsable du patrimoine chez un bailleur social vannetais. Les entrepreneurs du bâtiment avec qui je travaille me reconnaissent. Ils sont souvent partenaires du club.

Faut que la mayonnaise prenne

Dès qu’il a fini son tour de chant, Philippe Leray se cale en tribune et ne perd pas une seconde de l’affrontement qui se joue sur le terrain.

(….)