Roazhon Park: le Bro Gozh pour Rennes – Arsenal

Ouest-France, 7 mars 2019

Vidéo Jean-Pierre Prioul

Stade Rennais – Arsenal. Un truc dingue, un truc complètement dingue

Le Stade Rennais, mené dès la 3e minute de jeu, a surclassé Arsenal et s’offre désormais, avec deux buts d’avance, le droit de rêver à une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa. C’est inédit. C’était inouï.

Sans doute on retiendra, à vie, l’arrivée de ce bus rouge et noir dans la fournaise, la fumée des fumigènes craqués, le port de tête de Benjamin Bourigeaud, altier, à sa sortie du bus, Hatem Ben Arfa souriant, portant son sac à dos à la main comme un pupille son baluchon, il est déconcertant, les écharpes tendues pendant le Bro gozh ma zadoù, ces salariés du SRFC qui disaient, émus en vrai, avoir attendu ce moment toute leur vie, ce soleil qui prend congé là-bas derrière, les drapeaux se lever partout, le rouge, le noir, le blanc à 360 degrés. Ça avait de la gueule, vraiment. Ce Roazhon Park, quand il se hisse au niveau européen, a une élégance folle.

19 h 37, Bourigeaud fait s’embraser le Roazhon Park

Alors, forcément, quand Iwobi a enroulé sa frappe, délesté d’un marquage douteux du capitaine rennais Benjamin André, qu’il a déposé le ballon avec un toucher magnifique dans le petit filet de Koubek (0-1, 4e), le rappel à une forme de réalité a été brutal. On jouait depuis 182 secondes. 182 secondes. On a repensé à ces files d’attente à la billetterie, ce qui est un peu vachard.

On avait déjà bien compris la problématique, à vrai dire, qui se posait à Julien Stéphan : elle était double. Athlétique, d’abord. Et cette fois, la tactique n’y pourrait rien. La tonicité des Anglais, l’explosivité dont ils ont fait preuve à la récupération du ballon puis dans les phases de transition, leur supériorité dans l’impact, ont fait vaciller le SRFC presque à chaque fois. Et quand vous avez un Özil, même en marchant, qui distille les ballons, tout devient très compliqué. Pour ne pas sombrer, le Stade Rennais avait Koubek, auteur de deux parades devant Torreira (12e) et Iwobi (23e), quand Mustafi ne manquait pas le cadre d’un rien (30e)Autre problématique, surtout : l’inhibition des Rennais. Et là, il fallait donc au SRFC, mené, un autre ingrédient : le coeur, l’âme, le public, ses supporters, encore plus d’électricité, de fronde. Des coups de pied arrêtés. Le pied chaud d’un Grenier sur coup franc (comme à la 14e, de 35 mètres, juste au-dessus), d’un Ben Arfa obligeant Cech, cher Petr, à se détendre (34e). Qu’il est grand ce bonhomme. Il fallait jouer, jouer, encore jouer. C’est aussi l’incroyable culot de Julien Stéphan, qui a sans cesse demandé à ses joueurs de remonter le bloc.

Le but de Bourigeaud a lancé les festivités au Roazhon Park. | THOMAS BRéGARDIS/OUEST-FRANCE

Il fallait la folie d’Hatem Ben Arfa. Cette percée à la 42e pour lancer Sarr, enfin, fauché par Sokratis qui héritera d’un second carton jaune, donc d’un rouge. Et dans la foulée, donc, ce coup franc de Bourigeaud, repoussé, qu’il a suivi pour mettre la frappe de sa vie en pleine lucarne (42e). Il était 19 h 37. Le Roazhon Park s’est embrasé. Une folie absolue. Et Rennes a alors joué les yeux dans les yeux avec Arsenal. Zeffane (47e), Bourigeaud (49e, 50e, 56e, 59e), après autant d’accélérations prodigieuses de Sarr côté droit, auraient pu doubler la mise face à des Londoniens réduits à dix, rappelons-le. L’international sénégalais aurait pu aussi, d’ailleurs, à l’heure de jeu, mais Cech est Cech. Ben Arfa sur coup franc (62e). Mais Cech est Cech.

Euro 2016. Angleterre – Pays de Galles. Cousin Gareth.

Le Télégramme, 17 juin 2016

Où l’on parle aussi du Bro Gozh !

La dernière clameur n’en fut qu’une, livrée à l’unisson. Pur moment de sportivité alors qu’on avait cru, un temps, que supporters anglais et gallois allaient se ridiculiser dans les rues de Lille ou de Lens, pour cause de fierté mal placée. On n’avait pas encore vu ça dans cet Euro. Un derby, un vrai. Entre un favori et son ancienne colonie. Entre deux juridictions du Royaume-Uni. L’épilogue fut à la hauteur de tout ce qui avait précédé, quand les joueurs gallois se réunirent une dernière fois, en cercle, fièrement applaudis par leurs 15.000 fans, debout forcément. Leur équipe avait pourtant perdu. « Mais on a encore besoin d’eux, ils sont incroyables. On a trop longtemps attendu de disputer une telle compétition pour ne pas tout donner lors des quatre-vingt-dix minutes qui nous attendent lundi. Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort », disait Chris Coleman, le sélectionneur très sélect de ces Dragons rouges, à quatre jours de défier la Russie.
Dominé sur le terrain, son petit peuple ne l’a pas été dans les tribunes, en effet. Malgré la loi du nombre. Malgré ces magnifiques « God save the Queen » et « England ! England ! » (à chanter de manière saccadée) qui ont également embrasé le ciel du Nord. Car, en face, il y avait nos cousins celtes et leur hymne « Hen Wlad fy Nhadau » qui rappelle tant le Bro Gozh ma Zadoù, ce Vieux pays de mes pères. Même musique (composée en en 1856 par Evan James et son fils James James), paroles très proches (écrites côté breton par François Jaffrenou, un étudiant briochin). Et moment unique quand il fut entonné à la 42e minute. Le plus valeureux des Dragons rouges venait de cracher un diable de coup-franc des trente mètres. Gareth Bale ? Un cousin, finalement.

Iles britanniques: à chaque nation, son hymne ?

EnglishhymnL’évolution politique des îles britanniques depuis un siècle a eu une conséquence inattendue, le « God save the King/Queen » hymne de l’Empire, puis du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande, se retrouve dans une situation ambiguë, interprété systématiquement uniquement en Angleterre, de temps à autre en Irlande du Nord, rarement en Écosse et au Pays de Galles, et lors d’évènements « britanniques », cette évolution faisant du « God save the Queen » l’hymne national anglais de fait au grand dam des politiciens britanniques qui voient s’éloigner et s’évaporer « l’identité britannique » face à l’émancipation des nations celtiques.

Solution proposée pour contrer cette situation, doter l’Angleterre de son propre hymne national et garder le « God save the King/Queen » pour le seul niveau « britannique ».

Pour mémoire: la République d’Irlande a pour hymne « The Soldier’s Song » (officiel), l’Ecosse « Flower of Scotland » (non-officiel), le Pays de Galles le « Hen Wlad » (dont est issu le « Bro Gozh » breton) (semi-officiel) et…. l’Angleterre le « God save the King/Queen » comme le Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord… Les qualificatifs officiel, semi-officiel ou non-officiel correspondent à la place respective des hymnes concernés dans les statuts politiques des différentes nations .

Ouest-France, 13 janvier 2016

Le « God save the Queen » mis au placard par les sélections anglaises ?

Et si les Anglais, comme les Gallois et les Ecossais, chantaient un autre hymne avant les matches ? Un parlementaire britannique a soumis l’idée mercredi.

Les sélections sportives qui représentent l’Angleterre devraient pouvoir chanter un autre hymne que God Save the Queen, chanté par les trois nations britanniques. C’est ce qu’estime Toby Perkins, parlementaire britannique.

« J’ai assisté à Angleterre-Pays de Galles lors de la Coupe du monde de rugby et cela m’a frappé que les Gallois chantent l’hymne national gallois tandis que les Anglais chantaient l’hymne national britannique, a déclaré Toby Perkins, député du Labour. Nous allons encore jouer les Gallois à l’Euro. Je pense qu’il est temps d’avoir une conversation sur le sujet pour voir ce qu’en pensent les gens ».
Un poème de William Blake en remplacement ?

God save the Queen est en effet l’hymne utilisé par l’ensemble des trois nations britanniques (Angleterre, Pays de Galles et Écosse) ainsi que par l’Irlande du Nord. Selon Toby Perkins, sa demande a suscité « un grand intérêt » et il souhaite maintenant que le gouvernement lance une consultation publique sur le sujet.

Il propose notamment que les équipes anglaises chantent Jerusalem, dérivé d’un poème de William Blake en 1808, et qui est actuellement utilisé en marge de certaines rencontres de rugby et des matches de l’équipe nationale anglaise en cricket. Land of Hope and Glory ou There’ll Always Be an England font également partie des possibilités.

Skynews, 13 janvier 20165

Should English National Sports Change Anthem?

A senior Labour MP is to launch a bid in Parliament for an English national anthem to be sung at major sporting events instead of God Save The Queen.

For decades, at international football, rugby union and rugby league matches, God Save The Queen has been sung before the game, even at matches against other home nations.

But now shadow minister Toby Perkins is introducing a Bill in the Commons proposing that England should have its own national anthem, like Scotland and Wales.

The 6ft 4in Mr Perkins, MP for Chesterfield, played rugby union for Derbyshire, is a qualified rugby coach and has played in goal for the MPs’ football team.

Although the Government has not expressed a view on his Bill, David Cameron has previously backed calls for an English anthem for sporting events, declaring the hymn Jerusalem as his favourite.

The Scots’ national anthem is Flower Of Scotland and the Welsh is Land Of My Fathers.

In a break with tradition in 2010, the public voted for Jerusalem to be played for English athletes competing at the Commonwealth Games in Delhi.

« God Save The Queen is the national anthem of Great Britain and Northern Ireland, but on sporting occasions the union is broken up and we play as individual nations, » said Mr Perkins.

« Scotland and Wales have their own national anthem and it seems right to me in this era of devolution that England should also have its own anthem.

« Years ago England fans would have taken the union jack to matches.

« Now they take the flag of St George and I think part of that is about having an English national anthem. »

Mr Perkins says the reaction to his proposal has been very positive.

In one survey, 70% of those polled thought it was a good idea, he added.

Like the Prime Minister, Mr Perkins favours Jerusalem, but says Land Of Hope And Glory, I Vow To Thee My Country and There’ll Always Be An England have also been suggested.

In his Bill, which is backed by MPs of all parties, he calls for Culture, Media and Sport Secretary John Whittingdale to hold a consultation on whether there should be a change.

Backing the proposal, Conservative MP Andrew Rosindell said: « All four parts of the UK should have their own anthem.

« Even the Isle of Man has its own anthem. »

And another Tory MP, Daniel Kawczynski, added: « It’s high time we celebrated our Englishness more. »

And Lib Dem MP Greg Mulholland said: « It’s high time English sporting associations showed the common sense and courage to follow the example of Commonwealth Games England and use an English anthem for English athletes and teams, rightly leaving God Save The Queen for Team GB at the Olympics and World Championships. »

Coupe du Monde de Rugby: un clin d’œil gallois !

Wales on line, 22 septembre 2015

Watch the moment Welsh fans shocked commuters at major London train station with the national anthem !

Welsh rugby legend Scott Quinnell led a group of Welsh people in the rousing performance.

Unsuspecting commuters at a major London station were given a rousing rendition of the Welsh national anthem.

A singing flashmob led by Welsh rugby legend Scott Quinnell gave crowds at Victoria Station a bit of a surprise.

The performance was filmed by official Welsh rugby jersey sponsors Admiral ahead of their World Cup clash with England on Saturday.

Speaking in the video, Scott said: “This is an opportunity for us to show the world what the spirt of Welsh rugby is all about.”

The choir was made up of employees from Admiral who came out from nowhere to join Scott in the singing of Hen Wlad Fy Nhadau.

Many stopped to take photos on their smartphone, join in or even give Scott a big hug.

Le Bro Gozh au Stade de France ce samedi 3 mai pour Rennes-Guingamp, une première officielle !

BroGozh20135

Une fois de plus, des Bretons s’empaillent sur le détail (l’interprète) en ne s’occupant pas de l’essentiel , le Bro Gozh, l’hymne national breton. Le fait que celui-ci soit intégré dans le protocole de la Fédération Française de Football est une avancée majeure pour la reconnaissance du Bro Gozh (comme l’avait été un certain match de rugby Angleterre-Galles dans les années 70 pour l’hymne gallois) et le Comité Bro Gozh tient à en remercier la FFF et le Conseil régional de Bretagne.

Pour info, la plupart des matchs internationaux dans les îles britanniques, par exemple pour le rugby, font intervenir des chanteurs pour interpréter les hymnes nationaux; ces interprètes sont issus de divers univers musicaux, trad, rock, pop, classique et on y trouve aussi des gagnants d’émissions comme The Voice…. Et ça ne choque personne ni en Angleterre, ni au Pays de Galles, ni en Ecosse, ni en Irlande.

Le Comité Bro Gozh dont le but est de promouvoir le Bro Gozh comme hymne national breton se réjouit de la place donnée à celui-ci ce samedi 3 mai au Stade de France et appelle tous les spectateurs à apprendre et à chanter en chœur le Bro Gozh afin de faire entendre la voix de la Bretagne .

Le Comité souhaite que cet exemple soit suivi par les clubs de Bretagne des différentes disciplines sportives.