Le Bro Gozh pour Matilin an Dall

Le Télégramme, 29 janvier 2019

Il y a 230 ans naissait Mathurin Furic plus connu sous le nom de Matilin an Dall. Ce mardi matin, rue Gauguin à Quimperlé, devant la maison où il a vu le jour, ses Amis, en présence du maire Michaël Quernez, lui ont rendu un hommage appuyé. Sous le porche de l’église voisine, la petite vingtaine de personnes s’est replongée succinctement dans l’histoire familiale de celui qui a été qualifié de meilleur sonneur de tous les temps. Après le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne breton chanté sous le porche, c’est devant sa maison qu’ont sonné biniou et bombarde.

L’histoire de Matilin an Dall, de son vrai nom, Mathurin Furic, est connue. Il est né à Quimperlé, place Saint-Michel, le 29 janvier 1789. Surnommé l’aveugle, il a été reconnu vers 1815 comme l’un des maîtres de la bombarde en Bretagne. Dans un ouvrage Bernard de Parades, Christian Morvan, Fañch Postic et Patrick Malrieu sont revenus sur la naissance de ce mythe. À l’occasion du 230e anniversaire de sa naissance, une cérémonie est organisée ce mardi par Mignoned Matilin an Dall, les Amis de Matilin an Dall. Un « hommage simple » en présence notamment des sonneurs en couple Thieriot-Perennou.


Une nouvelle plaque en 2017


Alors qu’il est encore tout jeune, la variole qui frappe Mathurin et lui fit perdre la vue le conduisit à l’hospice de l’Hôpital Frémeur. L’histoire veut que c’est là que le garçon se soit orienté vers la musique. Une certitude, le petit Mathurin trouve sa voie. Devenant même, quelques années plus tard, l’un des plus grands sonneurs de Bretagne. Matilin an Dall a joué devant le roi Louis-Philippe 1 er aux Tuileries. En 1858, il joue devant Napoléon III, lors d’une visite de ce dernier à Quimper. En juin 2017, une plaque à sa mémoire est apposée sur le mur de sa maison natale, 2, rue Paul-Gauguin. Cette plaque est venue remplacer celle posée en 1949 sous l’égide de Bogadeg ar Sonerion. Des recherches menées par plusieurs historiens avaient permis de conclure que le talabarder était finalement né dans la maison voisine.

Dans une gavotte de l’Aven écrite par l’Abbé Quéré, il est brossé le portrait d’un virtuose, qui, du haut de sa barrique, est heureux de faire danser les gens. Mort le 14 septembre 1859, Matilin an Dall est honoré tous les ans par ses Amis, association créée à Quimperlé en mars 2003, qui en infatigable passeur continue de porter haut la mémoire du sonneur quimperlois.

Détail de la plaque de 2017 qui marque la maison où est né le sonneur.

Détail de la plaque de 2017 qui marque la maison où est né le sonneur.

Tréboul: le Bro Gozh avec Mouezh Port-Rhu

La main sur le cœoeur, les chanteurs et les musiciens de Mouez Port-Rhu ont repris l’hymne breton qu’ils avaient interprété en 2009, lors de la finale de la Coupe de France de football devant 80.000 spectateurs.

Le Télégramme, 25 janvier 2019

Avant le vide-greniers, salle Jules-Verne et un hypothétique fest-noz dans l’enclos de la chapelle Saint-Jean, l’association Bon vent à Tréboul organisait, mercredi, une galette des Rois. Les cinquante pensionnaires de la résidence du Golven se sont laissés embarquer par Mouez Port-Rhu et son répertoire de chants de marins.

« De nombreux résidents sont issus de familles de marins. Cette galette en chansons, c’est notre façon de montrer à nos anciens qu’on ne les oublie pas », défend Thierry Celton, le président de l’association de quartier. « Cette animation était attendue avec impatience par nos résidents », confirme Orléane Brouillet, l’animatrice du foyer. Joël Perrot et son joyeux équipage ont entonné des chants de marins, mais pas seulement. Mouez Port-Rhu a aussi interprété des titres repris en chœur par les pensionnaires comme « Les Amants de Saint-Jean ». La prestation du chœur douarneniste s’est terminée par l’hymne breton le Bro Gozh ma Zadoù. La date du fest-noz organisé par l’association est arrêtée au mercredi 31 juillet. Reste à savoir si Bon vent à Tréboul pourra occuper le placître de la chapelle Saint-Jean. À l’assemblée générale, le maire François Cadic avait fait savoir qu’il n’y était pas favorable. L’association trébouliste doit être reçue en mairie en février. « J’ai le soutien des adhérents et de nombreuses associations. Pas question d’organiser la fête sur l’esplanade du Rheun ! », confie Thierry Celton qui espère bien voir le maire revenir sur sa décision.

37e Breizh A Gan. Le Bro Gozh Ma Zadou en clôture

Sarah Coent, à la harpe, avec l’ensemble instrumental (bombarde, flûte, orgue, basse) pour accompagner Jean-Marie Airault.

Le Télégramme, 6 décembre 2018

e Bro Gozh Ma Zadou (Vieux pays de mes pères) a retenti, dimanche 2 décembre, à la basilique Notre-Dame de Délivrance, porté a cappella par les 250 spectateurs au concert exceptionnel donné lors de la 37e édition du Breizh A Gan. Un moment émouvant pour clôturer ce festival du chant choral breton ouvert par les chorales Kanomp ar Vro Sant Brieg, dirigé par Jean Oriac, de Kanerien ar Goëlo, dirigé par Louise Izem et le chœur Mouezh Paiotred Breizh, champion de Bretagne 2018. Puis, l’ensemble choral a pris place, 120 chanteurs issus de seize chorales membres de Kanomp Breizh et composé par sept chefs de chœur de la fédération Kanomp Breizh ont interprété la cantate écrite par Patrick Corlay « An aval hag ar C’halis » (La pomme et le cidre) sous la direction de Jean-Marc Airault.

La porte-parole de Kanomp Breizh, Armelle le Guillou a apprécié cette 37e édition : « La reprise par l’assistance qui s’est levée pour entonner le Bro Gozh a été un moment impressionnant. Les chorales ont assuré, c’est un succès quant à la qualité mais on n’a pas eu l’affluence habituelle qui approche les 500 personnes pour ce rendez-vous. Beaucoup avaient réservé mais ne sont pas venus, les gilets jaunes nous ont joué un mauvais tour ». Jean-Marie Airault, chef de chœur a reconnu « Beaucoup de travail fait. C’est sans fin. La perfection n’est pas de ce monde », a ajouté le mélomane.

Saint-Tugdual et le Bro Gozh

Le Télégramme, 26 novembre 2018

À l’occasion de la fête de Saint-Tugdual, patron de la paroisse de Grand-Champ, les Amis de Saint-Tugdual ont proposé un concert à l’église, dimanche 25 novembre. Le public et les fidèles ont répondu en nombre à l’invitation : plus de 100 auditeurs étaient présents. La chorale Trouz ha Didrouz, de Plouhinec, s’est produite, avec un répertoire de chants en breton vannetais. Au pramme, « Me zo ganet », « Kenavo », « Bro gozh ma zadoù » une quinzaine de titres au total, pour plus d’une heure de chants, avec un refrain à reprendre en chœur. La participation était libre. L’association des Amis de Saint-Tugdual se mobilise trois fois dans l’année, pour un loto, un repas et un concert.

Le Bro Gozh pour l’Espace Georges Le Meur à Châteaulin

Le baptême s’est terminé au son des Irvoas père et fils.

Le Télégramme, 21 novembre 2018

Samedi midi, sur les hauteurs de Penn-ar-Pont. Un accueil au son des bombardes et binious… Pouvait-il en être autrement pour le baptême de la salle portant désormais le nom d’Espace Georges-Le Meur, haut lieu de la culture bretonne en Châteauneuf (la naissance du Printemps de Châteauneuf, c’est ici !) ?

Famille, acteurs influents du maintien du patrimoine culturels ; élus, membre des cercles Jabadao et Roz-Aon (formés par Georges), héritiers de la tradition, amis… La foule en impose au pied de l’espace. Beaucoup de sourires, d’embrassades : on parle breton, musique, on évoque les souvenirs, le personnage…

Une fois les plaques dévoilées, le maire Jean-Pierre Rolland accueille l’assistance au sein « d’un des plus emblématiques lieux de la commune mis en service en 1975 et se transformant en espace privilégié d’échanges et de rencontres ».

Temple de la gavotte et musique bretonne

« La légende du Hangar (comme les anciens ont surnommé ce lieu), érigé sur les bords de l’Aulne, raconte qu’il fut d’abord conçu pour abriter des roulottes hippomobiles, conduites l’été par des pionniers du Far-West de l’Argoat et du Centre-Bretagne. L’idée fait long feu, les murs voués à la démolition… Trop tard ! Les indigènes avaient pris possession des lieux, devenant au fil des années un temple de la gavotte et de la musique bretonne », conte son fils Yann, y ayant exercé ses talents de sonneur plus d’une fois.

« Georges Le Meur fait partie de ces hommes qui ont construit la Bretagne d’aujourd’hui, au charisme reconnu de tous », relate Jean-Pierre Rolland, revenant sur les vies culturelle et politique de celui qui fut maire de la commune entre 1965 et 1989, terminant son allocution en offrant un bouquet de fleurs à son épouse, Madeleine. À ses côtés, huit de ses dix petits-enfants, deux de ses cinq arrière-petits-enfants ainsi que ses enfants Katell, Yann et Lenaïg.

« Un grand merci au nom de la famille Le Meur. Merci pour cette sacrée bonne idée car aucun endroit au monde ne lui aurait mieux convenu ! », ajoutait cette dernière. « Ce qu’il aimait Georges Le Meur, c’était Châteauneuf et les Châteauneuviens ».

Après un « Bro Gozh ma Zadoù » chanté par l’assemblée et teinté d’émotion, place au verre de l’amitié… Hervé Irvoas père et fils prennent au même moment place au milieu de la salle : les instruments font feu suivi des premiers pas de danse… « Le petit verre attendra ! », peut-on entendre parmi les danseurs

Le nouveau CD de Clarisse Lavanant avec le Bro Gozh

 

Le Télégramme, 16 novembre 2018

Et de dix ! Le dixième album de Clarisse Lavanant en 18 ans de carrière (elle a commencé jeune !) marque surtout ses dix printemps de retour définitif en son pays d’origine, célébrant par là même, la première décennie de sa traditionnelle « Ronde des chapelles ».
Retour gagnant en tous points, à commencer par son apprentissage du breton qu’elle maîtrise aujourd’hui. Il le fallait pour réaliser cet album de cantiques soigneusement sélectionnés, accompagné par l’excellent pianiste, organiste et arrangeur Philippe Guével.

Il y a d’abord le choix des morceaux, appris parfois auprès de personnes rencontrées lors de ses premières chapelles, mais aussi (surtout !) la voix limpide qui sert… divinement le sujet. Croyant ou non, fan ou pas, il est impossible ici de ne pas éprouver le frisson que procurent ces beaux chants dans leur langue vivace.
Exemple criant : l’audace de Clarisse Lavanant traduisant la mondialissime « Envie d’aimer » (musique d’Opisbo) qu’elle chanta plusieurs années de suite durant ses tournées avec la troupe des « Dix commandements » à travers le Monde. Il en ressort l’impression que « Ar c’hoant da garout » n’existe qu’en breton. Mais c’est bien l’ensemble de l’album qui vibre tout entier de sa précieuse authenticité spirituelle, avec en fer de lance : l’universel « Amazing grace » (devenu « Mont Davedoc’h » sous la plume de Roger Abjean), le prenant « Kantik ar baradoz » cher à Dom Michel Le Nobletz ou ce poignant « Bro gozh va zadoù » en conclusion de 14 titres lumineux.

Le Bro Gozh pour le poilu Hervé Fitamant

Le Télégramme, 12 novembre 2018

C’est à une double cérémonie qu’ont assistée les Dinéaultais dimanche. Il s’agissait d’honorer un soldat du bourg, Hervé Fitamant, né le 14 octobre 1871, mobilisé en août 1914 et qui n’hésita pas à faire Concarneau-Dinéault à pieds pour embrasser les siens.

100 ans plus tard, ses arrières petits-enfants Anne, 69 ans, Jean-François, 64 ans, Marie Paule 55 ans, Hélène 46 ans et Rozenn 47 ans ont refait le chemin de la ferme au bourg en sa mémoire. La marche a été ponctuée par le Bro Gozh ma Zadou chanté par Miss Jeunes Pays de Châteaulin.

Puis retour à la commémoration avec le discours du maire Philippe Bittel suivi d’un dépôt de gerbe par les enfants des écoles qui ont entonné la Marseillaise.