Le Bro Gozh avec les enfants bilingues de Vannes

Les enfants de toutes les filières bretonnantes de Vannes se sont retrouvés sur la grande scène du Palais des arts ce vendredi pour lancer la Fête de la Bretagne.

Le Télégramme, 18 mai 2019

C’est parti pour une nouvelle édition de la fête de la Bretagne à Vannes. Le top départ a été donné en chanson, ce vendredi soir, sur la scène du Palais des arts par les jeunes bretonnants de la ville.

C’était une première. Une belle, sympathique et enfantinement indisciplinée première. Une performance aussi pour les chanteurs Jean-Luc Roudaut, Ffran May et le musicien Phil Gouret : tenir des dizaines, sans doute même pas loin de 200 enfants, de la petite section au collège pour une heure de concert ! Chapeau.

« L’idée est née un soir de victoire du RC Vannes. Dans l’euphorie du Bro Gozh, le maire m’a dit : et pourquoi pas tous les enfants lors d’une fête de la Bretagne ? », a expliqué en préambule Patrick Mahé, conseiller délégué à la culture bretonne. C’est donc fait avec toutes les filières bretonnantes dans un même chœur : les écoles de Cliscouët et de Rohan de la filière publique Div Yzeh, les écoles Saint-Guen et Françoise d’Amboise de la filière privée Dihun et bien sûr l’école Diwan, sans oublier les collégiens de Jules-Simon, Notre-Dame Le Ménimur et Diwan. Soit, au total, quelque 400 enfants qui se sont préparés ensemble, sur le temps scolaire, pour ce rendez-vous.

De « Demat » à « Kenavo », Jean-Luc Roudaut a proposé une plongée dans l’univers des comptines en breton, avec des histoires de pluie et de coccinelles, mais aussi des voyages vers la Corse ou même l’Afrique du Sud avec « Asimbonanga », en zoulou, de Johnny Clegg. Et bien sûr un Bro Gozh… à l’avant-veille d’un important rendez-vous du RCV.

Video Michel Thierry

Fête de la Bretagne. Le Dragon et l’Hermine, dimanche à Océanis

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Télégramme, 17 mai 2019

Dimanche 19 mai à 17 h, l’Océanis de Ploemeur présente, dans le cadre de la Fête de la Bretagne, « Le Dragon et l’Hermine ». Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan sous la houlette d’Alain Sanchez.

En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz sera interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. La cantate, écrite par Patrick Corlay, retrace la période de basculement de l’ancienne religion des Celtes à la nouvelle religion chrétienne au Ve siècle, au moment où elle a envahi la Bretagne et l’Armorique. En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan joueront de grands classiques.

Au final, l’orchestre d’harmonie et le chœur se rejoindront pour un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Ces mélodies bien connues des Bretons et souvent assimilées à des airs traditionnels ont été collectées outre-manche et ont trouvé leur juste place dans le patrimoine chanté de Bretagne. Le spectacle se terminera sur le Bro Gozh ma Zadoù.

Pratique
Dimanche 19 mai à 17 h, à Océanis. Tarifs : de 6 à 13 euros. Réservations France Billet (Fnac, Carrefour…), Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.

Fête de la Bretagne. Le dragon et l’hermine à Océanis le 19 mai

Dernières répétitions à Amzer Nevez avant le concert du 19 mai à Océanis.

Dernières répétitions à Amzer Nevez avant le concert du 19 mai à Océanis. (GUY LUCAS)

Le Télégramme, 7 mai 2019

Dimanche 19 mai, à 17 h, l’Océanis de Ploemeur présente « Le dragon et l’hermine » dans le cadre de la Fête de la Bretagne.

Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan sous la houlette d’Alain Sanchez. Ce spectacle célèbre les liens ancestraux entre la Bretagne et le Pays de Galles avec la cantate An Aval ar C’haliz, des airs classiques, et des chants gallois en breton.

En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz sera interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. La cantate écrite par Patrick Corlay retrace la période de basculement de l’ancienne religion des Celtes à la nouvelle religion chrétienne au Vsiècle, au moment où elle a envahi la Bretagne et l’Armorique.

En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan jouera de grands classiques : Green Land, Highland cathedral, Entre terre et mer, Amazing Grace.

Au final, l’orchestre d’harmonie et le chœur se rejoindront pour un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Ces mélodies bien connues des Bretons et souvent assimilées à des airs traditionnels bretons ont été collectées outre-Manche et ont trouvé leur juste place dans le patrimoine chanté de Bretagne. Le spectacle se terminera sur le Bro Gozh ma Zadoù.

Pratique
Océanis, Ploemeur, dimanche 19 mai à 17 h.

Tarifs de 6 à 13 euros.

Réservations France Billet (Fnac, carrefour..) , Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.

Océanis. L’école de musique participera au spectacle Le Dragon et l’Hermine

Océanis présente le 19 mai le spectacle « Le Dragon et l’Hermine », dans le cadre de la Fête de la Bretagne.

Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan avec, pour invités, des élèves de l’école de musique, sous la houlette d’Alain Sanchez, directeur musical et chef d’orchestre.

Pratique
Dimanche 19 mai, à 17 h. Tarifs : de 6 à 13 €. Réservations France Billet (Fnac, carrefour…), Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.

 

Le Télégramme : le Bro Gozh porte malheur …. au Stade Rennais !

Comme quoi , certains journalistes semblent disjoncter dès qu’ils parlent foot …

Le Télégramme et le Mensuel de Rennes ont sorti un numéro spécial consacré au Stade Rennais à la veille de sa rencontre contre le PSG au Stade de France .

Et au détour de cette publication, on tombe sur ce petit pavé où l’on apprend que le Bro Gozh porterait malheur au Stade ….. Dans le genre ridicule et plein de sous-entendus quelque peu nauséabonds… On suppose que l’auteur de ces quelques lignes voulait faire de l’humour … en tout cas, c’est nul !

Bro Gozh: nouvelle harmonisation pour les batteries-fanfares

Antoine Huard, responsable communication, Yvon Roussel, président, et Christophe Glatre, secrétaire général de la Fédération de Bretagne des batteries-fanfares.

Antoine Huard, responsable communication, Yvon Roussel, président, et Christophe Glatre, secrétaire général de la Fédération de Bretagne des batteries-fanfares.

Le Télégramme, 18 avril 2019

La Fédération de Bretagne des batteries-fanfares bat le rythme du renouveau dans les Côtes-d’Armor, avec l’organisation de masterclass et de stages de perfectionnement durant l’été, mais surtout un festival de Bretagne des fanfares, en mai.

Que ce soit un air martial, dans les différents corps d’armées, ou dans les musiques traditionnelles régionales, les fanfares participent à une histoire de la musique contemporaine, autour des cuivres et des percussions. La Fédération de Bretagne organise aujourd’hui localement un renouveau de la pratique, avec la volonté de perfectionner une pratique dans l’échange et l’apprentissage des différentes méthodes et harmonies.

Dans le département des Côtes-d’Armor, des formations trouvent un nouveau souffle, que ce soit à Allineuc ou à Plémy, souvent sous l’impulsion de la jeunesse : « On assiste à une véritable renaissance dans le département, à destination du grand public », précise Yvon Roussel, le président de la Fédération de Bretagne.


Des stages de perfectionnement pour apprendre


Afin d’encadrer ce renouveau, la fédération va organiser des stages de perfectionnement durant l’été, avec un temps fort du 19 au 23 août à la Ville Davy, à Quessoy, avec un « campus batterie-fanfare », dont l’objectif est de former des cadres, autour de la technique instrumentale, mais aussi de perfectionner la pratique. Ces stages s’adressent à tous, enfants et adultes, y compris les débutants, pour avoir accès au travail d’orchestre et à la méthode nécessaire.

Un festival de Bretagne en mai


Les 18 et 19 mai, la ville de Lamballe accueillera le festival de Bretagne des fanfares. Durant deux jours, des masterclass seront organiseés, mais aussi des concerts (groupe Oozband) et un concours des fanfares. Le compositeur Mériadec Rufet présentera une nouvelle harmonisation du « Bro gozh ma zadou » (Le vieux pays de mes pères), afin que l’hymne breton puisse être joué en fanfare. Le concours, présidé par Éric Lemmonier, tambour-major de la Garde Républicaine, viendra récompenser le travail du Week-end, avec un concert le dimanche après-midi.

Le Bro Gozh de Clarisse Lavanant

Le Télégramme, 4 février 2019

Clarisse Lavanant était il y a quelques jours l’invitée du nouveau rendez-vous musical que propose Le Télégramme. Dans un espace douillet du siège de la rédaction à Morlaix (Finistère), la chanteuse a interprété des extraits de son dernier album, « Kantikoù Breizh ». Un moment de grâce.

Le guitariste-compositeur Jean-Charles Guichen avait inauguré la formule en novembre. Mardi dernier, c’est Clarisse Lavanant qui s’est prêtée au jeu du concert privé au Télégramme, pour les personnes présentes en cette fin de matinée au siège du journal à Morlaix (Finistère). Philippe Guevel l’accompagnait au clavier sur des morceaux qu’il connaît parfaitement. L’album « Kantikoù Breizh », dont ils sont extraits, a été réalisé dans son studio de Kersaudy, à Plourin-lès-Morlaix. De sa voix superbe, claire, caressante ou puissante, Clarisse Lavanant a commencé par deux titres célèbres adaptés en breton. Pour « Amazing grace » (« Incroyable grâce »), cantique emblématique du monde anglophone, elle a choisi la version de Roger Abjean, « Mont davedoc’h ».

« L’envie d’aimer » en breton

« Ar c’hoant da garout », avec lequel elle a enchaîné, sonne familier bien au-delà du cercle des fidèles. Il s’agit en effet de la traduction de « L’envie d’aimer », tube de la comédie musicale d’Elie Chouraqui et Pascal Obispo, « Les Dix Commandements ». « J’ai fait partie de la troupe des ‘’Dix Commandements’’ pendant plusieurs années, où nous avons donné des représentations dans les plus grandes salles d’Europe et d’Asie, explique Clarisse Lavanant. Ce morceau avait été traduit dans de nombreuses langues, mais pas encore en breton. Voilà, c’est désormais chose faite ! ». Le mini-concert s’est poursuivi par « Da feiz hon tadoù kozh », incontournable dans le Léon, avant de s’achever comme il se doit par l’hymne breton, « Bro Gozh ma zadoù ».

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces cantiques sont joyeux

Sorti fin novembre, « Kantikoù Breizh » (Musiris) est le dixième album de Clarisse Lavanant, en 18 ans de carrière. « Il marque l’anniversaire des dix ans de La Ronde des Chapelles, indique la Morlaisienne. Au cours de ces tournées, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui m’ont appris des cantiques en breton liés à leur propre chapelle. Mon disque est une sorte de best-of des plus connus. Ces airs accompagnent les grands moments de la vie, du baptême à l’enterrement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils sont joyeux : j’ai régulièrement des commentaires d’auditeurs dans ce sens ! ». « Le fait d’interpréter ces morceaux avec une instrumentation moderne, et notamment beaucoup de piano, leur donne un côté chanson », souligne Philippe Guevel.

Sorti en 2018 et possédant un lien évident avec la Bretagne, « Kantikoù Breizh » avait toute sa place dans la sélection des 24 albums actuellement en compétition pour le Grand Prix du Disque du Télégramme. Il en a été écarté pour la simple raison que Clarisse Lavanant fait cette année partie des professionnels qui attribueront le prix du jury, et qu’il était impossible d’être à la fois juge et partie. La chanteuse demeure la seule artiste à avoir remporté deux fois le Grand Prix : en 2014 pour son album de chanson française « L’encre à rêver », et l’an dernier avec « Harmonie », en duo avec Dan Ar Braz, élu prix du public par les internautes. C’est en tant que dernière lauréate qu’elle a intégré le jury.

Actrice dans « Noz »

En « trêve hivernale » de concerts, Clarisse Lavanant en profite pour exercer ses talents d’actrice. Elle va tourner ces prochaines semaines en Loire-Atlantique et dans le pays de Brest dans « Noz », long-métrage en breton de la réalisatrice Soazig Daniellou. Sortie au printemps 2020. Quant à Philippe Guevel, il présentera en fin d’année un album instrumental de ses compositions et publiera dès le mois de juin un CD à dominante jazz, « Collage », avec le grand saxophoniste américain Tony Pagano.

Frédéric Jambon

 

Le Bro Gozh pour Matilin an Dall

Le Télégramme, 29 janvier 2019

Il y a 230 ans naissait Mathurin Furic plus connu sous le nom de Matilin an Dall. Ce mardi matin, rue Gauguin à Quimperlé, devant la maison où il a vu le jour, ses Amis, en présence du maire Michaël Quernez, lui ont rendu un hommage appuyé. Sous le porche de l’église voisine, la petite vingtaine de personnes s’est replongée succinctement dans l’histoire familiale de celui qui a été qualifié de meilleur sonneur de tous les temps. Après le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne breton chanté sous le porche, c’est devant sa maison qu’ont sonné biniou et bombarde.

L’histoire de Matilin an Dall, de son vrai nom, Mathurin Furic, est connue. Il est né à Quimperlé, place Saint-Michel, le 29 janvier 1789. Surnommé l’aveugle, il a été reconnu vers 1815 comme l’un des maîtres de la bombarde en Bretagne. Dans un ouvrage Bernard de Parades, Christian Morvan, Fañch Postic et Patrick Malrieu sont revenus sur la naissance de ce mythe. À l’occasion du 230e anniversaire de sa naissance, une cérémonie est organisée ce mardi par Mignoned Matilin an Dall, les Amis de Matilin an Dall. Un « hommage simple » en présence notamment des sonneurs en couple Thieriot-Perennou.


Une nouvelle plaque en 2017


Alors qu’il est encore tout jeune, la variole qui frappe Mathurin et lui fit perdre la vue le conduisit à l’hospice de l’Hôpital Frémeur. L’histoire veut que c’est là que le garçon se soit orienté vers la musique. Une certitude, le petit Mathurin trouve sa voie. Devenant même, quelques années plus tard, l’un des plus grands sonneurs de Bretagne. Matilin an Dall a joué devant le roi Louis-Philippe 1 er aux Tuileries. En 1858, il joue devant Napoléon III, lors d’une visite de ce dernier à Quimper. En juin 2017, une plaque à sa mémoire est apposée sur le mur de sa maison natale, 2, rue Paul-Gauguin. Cette plaque est venue remplacer celle posée en 1949 sous l’égide de Bogadeg ar Sonerion. Des recherches menées par plusieurs historiens avaient permis de conclure que le talabarder était finalement né dans la maison voisine.

Dans une gavotte de l’Aven écrite par l’Abbé Quéré, il est brossé le portrait d’un virtuose, qui, du haut de sa barrique, est heureux de faire danser les gens. Mort le 14 septembre 1859, Matilin an Dall est honoré tous les ans par ses Amis, association créée à Quimperlé en mars 2003, qui en infatigable passeur continue de porter haut la mémoire du sonneur quimperlois.

Détail de la plaque de 2017 qui marque la maison où est né le sonneur.

Détail de la plaque de 2017 qui marque la maison où est né le sonneur.