Football. Quel est le club le plus breton ?

Le Télégramme, 24 juillet 2019

Ce jeudi, à Vannes, les cinq clubs professionnels de la Bretagne historique signeront la Charte des derbys bretons. Etat des lieux des initiatives mises en place par chacun d’entre eux pour affirmer leur identité bretonne.

Brest mêle le local et le régional
Si le Stade Brestois est d’abord porté sur ses racines locales (« la marée rouge » et « ici c’est Brest » sont devenus des éléments de langage courant au stade Francis-Le Blé) et que la ville de Brest a toujours été considérée plus française que bretonne, il est aussi très fier de représenter la région.

En 2012, le plus grand Gwenn ha Du du monde était présenté sur la pelouse du stade Francis-Le Blé, en présence de Michel Guyot, président du Stade Brestois à l’époque et parrain du drapeau. « En termes de notoriété, d’image et d’engouement, l’objectif est de devenir le premier club breton, confiait-il alors. Nos abonnés sont des abonnés supporters et pas spectateurs, il y a une grande différence. On doit donc leur donner du plaisir et si on veut devenir le premier club breton, c’est avec des signes comme ça qu’on arrivera à s’identifier de plus en plus à la région. »

Aujourd’hui, les signes de cet attachement à la Bretagne sont encore palpables dans le club. Sur le logo, une hermine tient une belle place alors que sur les nouveaux maillots extérieurs, noir et blanc, est écrite la maxime « Brest da Viken », soit « Brest pour toujours ». L’adresse du site officiel du SB29 est aussi http://www.sb29.bzh et le club a soutenu récemment, sur les réseaux sociaux, la création de l’emoji BZH. Etc, etc.

Rennes déjà très à la pointe
Avec le Bro Gozh déjà joué à tous les matchs (et régulièrement interprété en live par des artistes), la présence régulière de bagad avant les matchs, mais aussi les rappels réguliers à la Bretagne sur ses maillots (hermines, kroaz du…) ou encore le nom même de son stade, Roazhon Park, le Stade Rennais n’a pas attendu cette charte pour s’habiller aux couleurs de la région.

Pour la saison qui s’ouvre, Rennes va conserver ses habitudes et n’a pas ouvert de chantier marketing particulier.

Nantes n’oublie pas l’hermine
Sujet toujours sensible sur les bords de l’Erdre, le degré de « bretonnitude » de Nantes fait beaucoup parler. Si elle n’est pas située en Bretagne administrativement, contrairement à ses voisines, la ville continue de porter haut les symboles de la région historique de la Cité des Ducs.

Il en va de même pour le club phare, le FC Nantes. Sur le nouveau logo des Canaris, qui a fait couler énormément d’encre, la seule petite dose de satisfaction pour les supporters réside dans le fait que l’hermine n’a pas été oubliée.

Guingamp ne passe pas son chemin
A l’heure où l’identité est devenue un outil marketing, Guingamp n’est pas resté les bras croisés devant la surenchère de signes ostentatoires de « bretonnitude ». Deux exemples suffisent à illustrer cette tendance : en 2016, à l’initiative des présidents Bertrand Desplat et René Ruello, le derby entre Rennes et Guingamp héritait de l’appellation « Celtico ». Un nom qui a d’ailleurs été déposé à l’Institut de la propriété intellectuelle.

Autre illustration lors de la finale de la Coupe de la Ligue 2019, face à Strasbourg : les Guingampais avaient porté, ce soir-là, un maillot sur lequel tous les noms des clubs licenciés à la Ligue de Bretagne étaient mentionnés. Une initiative qui avait d’ailleurs été diversement appréciée…

Lorient, un retour aux sources déjà entamé
Au Moustoir, les Merlus ont quasiment toujours conservé une petite touche de noir et de blanc. Et l’hermine bretonne a souvent été associée à l’identité visuelle du FC Lorient. Depuis 2010, le drapeau breton a même intégré le blason du club. Dans les travées, à chaque match de L1, un bagad venait rappeler leurs racines aux supporters des Merlus.

En L2, il ne vient plus que pour les derbys. En revanche, on y célèbre toujours la 56e minute en l’honneur du Morbihan. Et désormais, l’hymne breton, le Bro Gozh, résonne à chaque mi-temps. A l’arrivée de Mickaël Landreau il y a deux saisons, l’effectif lorientais avait même accentué sa coloration régionale, par le recrutement de Lemoine, Danic, Courtet ou Marveaux pour épauler les Le Goff, Etuin, Ponceau et autres Meslier…

Toutefois, Christophe Pelissier, le nouvel entraîneur, semble se concentrer sur d’autres priorités, au moins pour l’instant, au sein d’un club qui vient d’ajouter deux hermines sur le col de ses nouveaux maillots et n’affiche que des partenaires bretons.

Le Bro Gozh du Louisianais Bryan Theriot

Une soirée conviviale était organisée, vendredi dernier au château, autour de l’artiste cajun Bryan Theriot, pour renforcer encore les liens entre la Bretagne et la Louisiane.

Une soirée conviviale était organisée, vendredi dernier au château, autour de l’artiste cajun Bryan Theriot, pour renforcer encore les liens entre la Bretagne et la Louisiane.

Le Télégramme, 11 juillet 2019

ans le cadre des expositions d’été, le château de Tronjoly, à Gourin, abrite les œuvres de plusieurs artistes. L’artiste cajun Bryan Theriot a fait spécialement le déplacement de Lafayette en Louisiane, pour exposer.

Les responsables des associations Breizh Amerika et Bretagne TransAmerica organisaient une cérémonie, vendredi soir, au château de Tronjoly, à Gourin, pour accueillir l’artiste cajun, Bryan Theriot, qui a fait spécialement le déplacement de Lafayette en Louisiane pour exposer dans le cadre des expositions d’été. Le maire, David Le Solliec, était présent pour lui souhaiter la bienvenue.

« Bryan est à l’origine d’une super-relation qu’on a développée avec la Louisiane. Nous sommes liés par l’amitié et le partage de mêmes valeurs ».


Louisiane, Bretagne : même combat


« Bryan est à l’origine d’une super-relation qu’on a développée avec la Louisiane. Nous sommes liés par l’amitié et le partage de mêmes valeurs, a rappelé Charles Kergaravat, le président de Breiz Amerika, qui ose un parallèle entre la Bretagne et la Louisiane. Certains, en Louisiane, craignent la disparition de l’usage de la langue française chez eux. Les locuteurs ne sont plus très nombreux. C’est un peu la même chose ici avec la langue bretonne ».

Vendredi, Bryan Theriot a pu revoir des musiciens bretons qu’il avait rencontrés aux États-Unis dans le cadre de l’initiative « Breizh Amerika Collective » et qui rassemble des musiciens novateurs de Bretagne et des États-Unis d’Amérique dans le but de créer et de produire une musique originale, de sensibiliser le public aux interprétations menacées, tout en développant des liens durables. Julien Le Mentec, un musicien breton qui a eu la chance de participer à cette aventure, a été marqué d’entendre Bryan Theriot chanter le Bro gozh en breton.

« J’ai vu des Américains danser la gavotte »


Chaque année, le Breizh-Amerika Collective permet à des musiciens bretons de faire une tournée aux États-Unis. « On a fait plus de vingt villes américaines pour permettre aux gens de découvrir cette culture bretonne. J’ai vu des Américains danser la gavotte. Dernièrement, en avril, le bagad de Plougastel a passé une semaine en Louisiane. Ils ont créé des liens, vécu une expérience assez incroyable », dit Charles Kergaravat.

« Le français est un peu enseigné et vécu là-bas comme le breton ici ».

Vendredi, cinq musiciens du bagad de Plougastel (Nord-Finistère) étaient à Tronjoly pour témoigner et jouer de la musique bretonne. « Nous avons été accueillis de manière formidable lors du festival international de Louisiane, à Lafayette. Pour un bagad, c’est une chance inouïe de participer à un tel événement », explique l’un d’eux qui fait la même remarque que Charles Kergaravat : « le français est un peu enseigné et vécu là-bas comme le breton ici ».

Un Bro Gozh de remerciement pour Louise Izem

Christian Boivin au nom de la chorale a remis quelques présents à Louise Izem.

Christian Boivin au nom de la chorale a remis quelques présents à Louise Izem.

Le Télégramme, 11 juillet 2019

Durant huit ans, Louise Izem, chef de chœur, a accompagné la chorale « Les Balladins des 7 îles ». Ce mercredi soir à l’Église Saint-Jacques c’était l’heure de donner le clap de fin à une belle collaboration. En effet, confronté à des soucis de santé, la chef de chœur, qui avait volé au secours de la chorale suite au décès de Loïc Bothorel, est contrainte de quitter la direction de la chorale. Malgré l’appel lancé il y a quelques semaines pour lui trouver un remplaçant, les choristes n’ont pas réussi à trouver chaussure à leur pied. C’est donc, Jacqueline Couédic, la présidente, qui assurait déjà l’intérim, qui va reprendre le rôle de chef de chœur. En attendant cette nouvelle échéance, la chorale Les Balladins des 7 îles ainsi que Kanerien ar Goëlo de Saint-Quay Portrieux ont donné de leur plus belle voix au cours d’un concert d’un peu plus de deux heures. Les mélomanes ont d’abord pu apprécier le répertoire des balladins des 7îles mêlant musique traditionnelle, variété française et internationale. En seconde partie, Kanerien Ar Goëlo a proposé son oratorio Var Varc’h d’Ar Mor (à cheval vers la mer). Après une petite pause pour remercier Louise Izem de son investissement et de sa patience durant ces huit années, les balladins des 7 îles ont rejoint les choristes de Kanerien ar Goelo pour un final commun autour de deux chants traditionnels : Son an Tantad et Bro Gozh Ma Zadoù.

 

Le Bro Gozh pour Georges Cadoudal

Chanteuses et sonneurs réunis pour une reprise de « Bro gozh Ma Zadou » avec le public.

Chanteuses et sonneurs réunis pour une reprise de « Bro gozh Ma Zadou » avec le public.

Le Télégramme, 7 juillet 2019

C’est un public varié, dont des connaissances de Georges Cadoudal, qui a assisté, samedi après-midi, au concert en l’église pour célébrer les 90 ans du « Patriarche », avec ses amis sonneurs de Re an Are et des chanteuses. Mené par le biniou koz de Georges Cadoudal, le concert a débuté par des cantiques en musique et chantés. Anne Auffret et sa harpe ont charmé l’auditoire ; Lucia Farella, accompagné des sonneurs, a chanté le « Kantig ar baradoz » avec ferveur. Jacqueline Cornec et Gaëlle Trébaol, Denise et Monique Guyader, Andrea Ar gouilh ont également interprété des mélodies en deuxième partie en alternance avec Re An Are. Le public a repris en chœur, le « Bro Gozh Ma Zadou » avec toutes les chanteuses et musiciens. Un moment musical impressionnant. Ce n’était que le début de la fête puisqu’elle se poursuivait ensuite à la salle polyvalente de Brennilis.

 

Le Bro Gozh avec les enfants bilingues de Vannes

Les enfants de toutes les filières bretonnantes de Vannes se sont retrouvés sur la grande scène du Palais des arts ce vendredi pour lancer la Fête de la Bretagne.

Le Télégramme, 18 mai 2019

C’est parti pour une nouvelle édition de la fête de la Bretagne à Vannes. Le top départ a été donné en chanson, ce vendredi soir, sur la scène du Palais des arts par les jeunes bretonnants de la ville.

C’était une première. Une belle, sympathique et enfantinement indisciplinée première. Une performance aussi pour les chanteurs Jean-Luc Roudaut, Ffran May et le musicien Phil Gouret : tenir des dizaines, sans doute même pas loin de 200 enfants, de la petite section au collège pour une heure de concert ! Chapeau.

« L’idée est née un soir de victoire du RC Vannes. Dans l’euphorie du Bro Gozh, le maire m’a dit : et pourquoi pas tous les enfants lors d’une fête de la Bretagne ? », a expliqué en préambule Patrick Mahé, conseiller délégué à la culture bretonne. C’est donc fait avec toutes les filières bretonnantes dans un même chœur : les écoles de Cliscouët et de Rohan de la filière publique Div Yzeh, les écoles Saint-Guen et Françoise d’Amboise de la filière privée Dihun et bien sûr l’école Diwan, sans oublier les collégiens de Jules-Simon, Notre-Dame Le Ménimur et Diwan. Soit, au total, quelque 400 enfants qui se sont préparés ensemble, sur le temps scolaire, pour ce rendez-vous.

De « Demat » à « Kenavo », Jean-Luc Roudaut a proposé une plongée dans l’univers des comptines en breton, avec des histoires de pluie et de coccinelles, mais aussi des voyages vers la Corse ou même l’Afrique du Sud avec « Asimbonanga », en zoulou, de Johnny Clegg. Et bien sûr un Bro Gozh… à l’avant-veille d’un important rendez-vous du RCV.

Video Michel Thierry

Fête de la Bretagne. Le Dragon et l’Hermine, dimanche à Océanis

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Télégramme, 17 mai 2019

Dimanche 19 mai à 17 h, l’Océanis de Ploemeur présente, dans le cadre de la Fête de la Bretagne, « Le Dragon et l’Hermine ». Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan sous la houlette d’Alain Sanchez.

En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz sera interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. La cantate, écrite par Patrick Corlay, retrace la période de basculement de l’ancienne religion des Celtes à la nouvelle religion chrétienne au Ve siècle, au moment où elle a envahi la Bretagne et l’Armorique. En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan joueront de grands classiques.

Au final, l’orchestre d’harmonie et le chœur se rejoindront pour un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Ces mélodies bien connues des Bretons et souvent assimilées à des airs traditionnels ont été collectées outre-manche et ont trouvé leur juste place dans le patrimoine chanté de Bretagne. Le spectacle se terminera sur le Bro Gozh ma Zadoù.

Pratique
Dimanche 19 mai à 17 h, à Océanis. Tarifs : de 6 à 13 euros. Réservations France Billet (Fnac, Carrefour…), Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.

Fête de la Bretagne. Le dragon et l’hermine à Océanis le 19 mai

Dernières répétitions à Amzer Nevez avant le concert du 19 mai à Océanis.

Dernières répétitions à Amzer Nevez avant le concert du 19 mai à Océanis. (GUY LUCAS)

Le Télégramme, 7 mai 2019

Dimanche 19 mai, à 17 h, l’Océanis de Ploemeur présente « Le dragon et l’hermine » dans le cadre de la Fête de la Bretagne.

Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan sous la houlette d’Alain Sanchez. Ce spectacle célèbre les liens ancestraux entre la Bretagne et le Pays de Galles avec la cantate An Aval ar C’haliz, des airs classiques, et des chants gallois en breton.

En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz sera interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. La cantate écrite par Patrick Corlay retrace la période de basculement de l’ancienne religion des Celtes à la nouvelle religion chrétienne au Vsiècle, au moment où elle a envahi la Bretagne et l’Armorique.

En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan jouera de grands classiques : Green Land, Highland cathedral, Entre terre et mer, Amazing Grace.

Au final, l’orchestre d’harmonie et le chœur se rejoindront pour un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Ces mélodies bien connues des Bretons et souvent assimilées à des airs traditionnels bretons ont été collectées outre-Manche et ont trouvé leur juste place dans le patrimoine chanté de Bretagne. Le spectacle se terminera sur le Bro Gozh ma Zadoù.

Pratique
Océanis, Ploemeur, dimanche 19 mai à 17 h.

Tarifs de 6 à 13 euros.

Réservations France Billet (Fnac, carrefour..) , Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.

Océanis. L’école de musique participera au spectacle Le Dragon et l’Hermine

Océanis présente le 19 mai le spectacle « Le Dragon et l’Hermine », dans le cadre de la Fête de la Bretagne.

Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan avec, pour invités, des élèves de l’école de musique, sous la houlette d’Alain Sanchez, directeur musical et chef d’orchestre.

Pratique
Dimanche 19 mai, à 17 h. Tarifs : de 6 à 13 €. Réservations France Billet (Fnac, carrefour…), Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.