Chapel Sant-Leonard. Converser et s’initier à la langue bretonne tout en chantant le Bro Gozh

Jean-Yves Radigois, président de l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard, avant de laisser la parole au professeur de langue bretonne Bernez Donnard, a dressé l’historique de cette langue très ancienne.

Jean-Yves Radigois, président de l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard, avant de laisser la parole au professeur de langue bretonne Bernez Donnard, a dressé l’historique de cette langue très ancienne.

Le Télégramme, 9 août 2018

Dans le cadre du festival Arts d’été proposé par la Ville de Ploemeur, l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard (Les gardiens de la chapelle) a proposé, mercredi 8 août, une initiation à la langue bretonne. Gens d’ici et de passage sont venus converser et s’initier aux balbutiements de cette langue très ancienne.

Jean-Yves Radigois, président de l’association Diwallerien Chapel Sant-Léonard, avant de laisser la parole au professeur de langue bretonne Bernez Donnard (1), a dressé l’historique de cette langue très ancienne. L’objectif de cette rencontre était d’expliquer les origines de cette langue à travers les siècles et d’initier le public au breton sous forme ludique et interactive, en faisant parler les gens et peut-être le donner l’envie d’apprendre.

Défenseur de la sonorité bretonne

Chaque participant disposait d’un texte explicatif, avec une carte de la Bretagne et ses variantes linguistiques : léonard, trégor, cornouaille… et vannetais.

Le professeur, fervent défendeur de la langue bretonne, notamment de sa vraie sonorité, a u apporter un brin d’humour en livrant le sens d’expressions populaires françaises en breton : « Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures » devient, à la mode de chez nous, « Il ne faut pas chercher cinq pieds au bélier ».Chacun est reparti avec un petit livret « Bemdez, ur frazenn ouzhpenn » (« chaque jour, une nouvelle phrase »). La rencontre s’est terminée en chant breton, avec le célèbre : « Bro gozh ma zadoù » (Vieux pays de mes pères), repris en chœur par le public.

Et aussi

Chaque mois, l’association organise une messe en breton. Les Diwallerien Chapel Sant-Léonard aiment leur Bretagne et ont été les premiers à signer la charte Ya d’ar Brezhoneg, pour faire vivre la langue bretonne, dans cette petite chapelle nichée entre terre et mer.

L’exposition de Christine Ferré se poursuit jusqu’au 15 août et un concert est programmé le 22 août, à 20 h : « Voyage en Hongrie », avec le trio à cordes La Chambre à Musique. Le public pourra y découvrir des œuvres de Kodály, Bartok ou Brahms. Participation libre.

(1) Bernez Donnard donne des cours au centre Amzer Nevez. Il reste encore des places pour la rentrée de septembre. Tél. 02 97 86 32 08.

Quand le Prix Bro Gozh encourage les rencontres….

Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.
Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.

La langue bretonne évolue avec son époque et s’adapte aux nouvelles technologies. Même lorsqu’elles sont de pointe comme la cybersécurité. En proposant à l’occasion du Festival interceltique une plaquette de présentation en breton de sa start-up (Lorcyber), Pierre Lorcy y contribue indéniablement. Il ne lui a fallu qu’un mois pour faire réaliser avec le concours de l’office public de la langue bretonne cette plaquette intitulée « Savomp asambles ho Siber-sideroni » (*) . Sur six pages, la start-up explique en breton comment elle teste la vulnérabilité des entreprises pour les protéger des hackers avant qu’ils ne puissent sévir. « Il a fallu créer des mots composés, des assemblages de concepts en breton, par exemple pour l’expression « gestion de crise » traduite « merañ en enkadennoù », ou encore « plan de continuité d’activité » traduit « steuñv kernderc’hel an obererezh ».

Une étape


« Cela nous faisait plaisir de faire évoluer la langue bretonne avec de nouveaux mots. On a l’impression de faire quelque chose pour la Bretagne », dit Pierre Lorcy. Le président de Lorcyber a offert, samedi 4 août, la plaquette au Premier ministre du Pays de Galles Carwyn Jones à l’occasion de la remise du prix Bro Gozh au Festival interceltique de Lorient. « Il a trouvé ça sympa », dit-il. Cette plaquette en breton n’est qu’une étape. L’objectif de Lorcyber est, d’ici la fin de l’année, de proposer un site internet trilingue : français, breton, anglais.

(*) Construisons ensemble votre cyber -sérénité

Le Bro Gozh à St Gildas de Rhuys dimanche 11 août

Frédéric Pinel, au centre, donne les dernières recommandations concernant la sécurité de la fête.

Le Télégramme, 8 août 2018

Frédéric Pinel, adjoint aux associations à la mairie de Saint-Gildas de Rhuys, a réuni mardi 7 août une vingtaine de responsables afin de faire une dernière mise au point concernant le programme du défilé et de l’organisation de la Fête celtique du 11 août.

En français et en breton


Un premier rassemblement aura lieu à 14 h, place Jean-Bernard Le Bot. et le départ du défilé aura lieu à 15 h et aura pour itinéraire : chemin Jean-Bernard-Le Bot, rue Saint-Goustan, place Keruzen, rue du Général-de-Gaule, rue Abélard, place Mgr-Ropert. À 16 h 15 l’hymne Breton « Bro Gozh Mazadoù » et sera suivi de la prestation sur le podium (en cas de pluie, salle Kercaradec). Cette année, grande nouveauté : les présentations des groupes se feront en français et en breton avec comme ordre de passage : les bagad d’Auray et cercle d’Auray (60 pers), bagad de Theix (20 pers), cercle de Séné (16 pers), bagad de Ploërmel (27 pers), cercle de Melrand (24 pers), cercle de Saint-Gildas (29 pers), et bagad des anciens de Lann Bihoué (22 pers).

À 18 h 30 les sonneurs prendront place au départ de la rue des Vénètes, puis rue Laënnec, place Keruzen, rue du Général-de-Gaule, rue Abélard, pour finir place Monseigneur Ropert. À 19 h 30, une restauration rapide sera proposée et animée par les anciens du bagad de Lann Bihoué, et à 21 h fest-noz avec La Guedillé et Pen Bihan clôturera la journée.

 

Nuits interceltiques. Féerie celte aux accents gallois et bretons avec le Bro Gozh

inq Nuits interceltiques sont programmées pendant le Fil 2018. Il en reste deux : les mercredi 8 et jeudi 9 août, à 22 h, au stade du Moustoir, à Lorient. (Photo Le Télégramme/Jonathan Konitz)

Le Télégramme, 8 août 2018

Immuables, les Nuits interceltiques se parent, cette année, aux couleurs du pays de Galles. Et font la part belle au « Bro Gozh », l’hymne autant gallois que breton !

« J’entends les gens dire que chaque année, c’est pareil, mais l’opéra de Puccini aussi ! », s’agace Lisardo Lombardia, le directeur du Festival interceltique de Lorient. « Temps fort du Fil, les Nuits interceltiques ne se ressemblent pas et ont même une saveur particulière, cette année, en mettant à l’honneur les couleurs du pays de Galles et le « Bro Gozh », l’hymne national breton », tranche le patron.

Féerie, magie, contes et légendes, scènes de la vie quotidienne d’antan et d’aujourd’hui, tous les éléments sont de nouveau réunis pour ces nuits hors du temps, ponctuées de créations et d’un feu d’artifice. « On espère entre 5 000 à 10 000 personnes par nuit », avance Lisardo Lombardia.

(….)

Autre invité de taille pour célébrer la Bretagne : le « Bro Gozh », l’hymne national breton, qui va se tailler, cette année, la part du dragon… Oh pardon, la part du lion ! Lors des Nuits interceltiques, le « Bro Gozh » est chanté en versions bretonne et galloise par les artistes, à la fin du show, avant le feu d’artifice. Le public, invité à reprendre l’hymne, dispose de flyers avec les paroles en breton. Le chant s’accompagne du déploiement d’un drapeau breton de 13 m sur 22 m.

Pratique

Nuits interceltiques, les mercredi 8 et jeudi 9 août, à 22 h, au stade du Moustoir, à Lorient. Tarifs : de 15 € à 29 €.

 

Bro Gozh. Le comité salue l’action de Le Drian

Jean-Yves Le Drian a reçu un prix, ce samedi, au Théâtre de Lorient, en présence du Premier ministre gallois, de la vice-présidente du Conseil régional de Bretagne et du président du Fil. (Le Télégramme/Pauline Decker)

Le Télégramme, 4 août 2018

« C’est la différence qui fait la différence » : Jean-Yves Le Drian a rappelé, ce samedi, tout son attachement à l’identité bretonne. C’est en breton que le ministre des Affaires étrangères a reçu un prix spécial, du Comité Bro Gozh, pour son investissement durable dans le développement et la reconnaissance de la Bretagne à travers le monde. « Je suis fier de la manière dont les Bretons assument leur identité et de la posture territoriale d’ouverture et de collectivité », a déclaré l’ancien maire de Lorient, qui s’est dit très touché par l’attention. Le Festival interceltique aux couleurs du Pays de Galles en symbole oblige, l’ancien maire de Lorient a reçu ce prix en présence du Premier ministre gallois, scellant l’étroit lien des deux pays à l’hymne commun. Le ministre, présent pour la 45e fois au Festival, en a profité pour saluer le rayonnement inhérent à l’événement : « Le Fil est le creuset de la résurrection musicale bretonne ».

Carhaix: le Bro Gozh pour la ministre Françoise Nyssen…

Morwena Kadored au côté d’Ismael Morvan et Aziliz Boustuaud, anciens lycéens ayant passé leur bac en breton.© OUEST-FRANCE

Ouest-France, 20 juillet 2018

Les festivaliers arrivant par le train de Guingamp ont eu la surprise de se retrouver face à une manifestation en faveur de la langue bretonne ce vendredi matin, devant la gare de Carhaix. Ils étaient 150 à demander l’officialisation de la langue bretonne, à l’occasion de la venue de Françoise Nyssen, ministre de la Culture.

« Je suis ici pour demander un vrai statut pour les écoles Diwan et soutenir les lycéens et les collégiens qui ont passé leurs épreuves en breton », explique Morwena Kadored, venue au nom de Emglev Bro Plijidi (groupement d’associations en faveur de la langue bretonne du pays de Plésidy). « Plus largement, je suis venue défendre nos droits en tant que brittophones, notre langue et notre culture, et demander une vraie politique linguistique pour le breton », continue-t-elle.

(….)

La manifestation a ensuite quitté la gare pour se terminer devant les grilles d’entrée du festival des Vieilles Charrues, où se trouvait la ministre. Le slogan « Brezhoneg : yezh ofisiel » (breton : langue officielle) a ponctué le parcours, qui a pris fin par le Bro Gozh.

 

Ce vendredi 20 juillet, vers 10 h 30, environ 150 personnes et plusieurs associations de défense de la langue bretonne sont venues manifester à Carhaix à l’occasion de la venue de Françoise Nyssen, ministre de la Culture, au festival des Vieilles Charrues. Une manière pour Emglev Bro Karaez, le centre culturel breton Egin, Skoazell Vreizh (Secours breton), Bro Plijidi ou encore la Gauche indépendantiste bretonne de dénoncer les multiples «attaques» subies ces derniers mois (l’affaire du petit Fañch, celle des copies du bac en breton….). Parties de la gare, elles se sont dirigées, vers 11 h, à l’entrée du site du festival pour demander un entretien à la ministre. Certains manifestants ont entonné le Bro Gozh, considéré comme l’hymne de la Bretagne. La manifestation s’est dispersée peu avant 12 h.

 

Le Bro Gozh pour Anne de Bretagne, Jean Fréour et la réunification !

Encadrée par Antoine Gabriele, maire de Locronan, et Yvon le Bihan, muséographe et expert de l’œuvre de Jean Fréour, la statue en bronze a officiellement été inaugurée, samedi au Musée d’art et d’histoire de la commune.

Encadrée par Antoine Gabriele, maire de Locronan, et Yvon le Bihan, muséographe et expert de l’œuvre de Jean Fréour, la statue en bronze a officiellement été inaugurée, samedi au Musée d’art et d’histoire de la commune.

Le Télégramme, 10 juin 2018

C’est devant un public venu nombreux que la statue d’Anne de Bretagne, réalisée en bronze par le sculpteur Jean Fréour (1919-2010), a été officiellement inaugurée, samedi, au Musée d’art et d’histoire de Locronan par Antoine Gabriele, maire de la commune. Sur un des côtés du piédestal de cette statue sont inscrits les 88 noms des donateurs qui ont permis son acquisition. La commune avait en effet sollicité la somme de 22 000 €, par le biais de la plateforme de financement participatif Kengo, afin que cette statue puisse venir à Locronan, ville chère au cœur de la duchesse de Bretagne et où elle était venue en pèlerinage, au XVIe siècle.

Au son de la cornemuse et de la bombarde, des paludiers, dont un couple vêtu du costume traditionnel du pays de Batz-sur-Mer, ont rappelé « le pays blanc », si cher à Jean Fréour, où il avait son atelier. Yvon Le Bihan, muséographe et commissaire de l’exposition « Ode à la femme », proposée dans ce même musée de mai à octobre 2017, a exprimé sa passion de l’œuvre de cet artiste, créateur d’une autre statue d’Anne de Bretagne, mesurant 2,50 m et siégeant devant le Château des ducs de Bretagne, à Nantes.

Parallèlement à cette inauguration, Bertrand Nicolas, président de l’association Breizh 5/5, est intervenu pour rappeler que 70 % des habitants de la Bretagne sont favorables à la réunification des cinq départements bretons. En conclusion de cette cérémonie, l’hymne national breton, le Bro gozh ma zadoù, a été chanté à l’unisson.