Confinement : le Bro gozh ma zadoù jazzy de Philippe Leray

Le Télégramme, 22 avril 2020

L’hymne breton, version jazzy. C’est la dernière production de Philippe Leray, chanteur bien connu des spectateurs du stade de la Rabine, qui entonne le Bro Gozh Ma Zadoù, à chaque match du RCV. Il vient d’en produire une version très personnelle, pour répondre à l’appel du comité Bro Gozh Ma Zadou.

C’est l’opération « Bro Gozh ». Ça sonne comme un nom de code, mais ça ressemble plutôt à un ralliement. Bretons du monde entier, confinés à domicile, par la faute d’un vilain virus, ralliez-vous sous le panache de l’opération « Bro Gozh », lancée dans le cadre de la pandémie du coronavirus, par le comité éponyme, chargé de promouvoir, à travers la planète, l’hymne breton. Chaque Breton, du fond de son confinement, peut enregistrer sa version de l’hymne et poster le résultat sur le site du comité Bro Gozh Ma Zadoù. Un tel appel ne pouvait rester oreille morte, quand on s’appelle Philippe Leray, que l’on chante, depuis quatre ans, à chaque match à domicile du RCV, le Bro Gozh Ma Zadoù et surtout qu’on le fait chanter à tout un stade, à gorge déployée.

« De façon très spontanée »

« J’ai enregistré cette version dimanche matin », explique Philippe Leray. « De façon très spontanée. Je trouvais plutôt sympathique l’idée du comité de faire participer les gens et de les inciter à produire leur version de l’hymne breton. J’ai d’abord chanté la version classique, celle que je chante à la Rabine, et puis je me suis mis au piano, afin de produire une version plus jazzy. J’ai fait ça en dilettante, de façon très spontanée ».

La version de Philippe Leray va rejoindre celles de Nolwennn Korbell, JC Guichen, celle, venue de Lyon d’une jeune chanteuse confinée, ou d’un chanteur quimperlois. Ça permet aussi de patienter jusqu’au prochain match à domicile du RCV, qui finira bien par arriver un jour. Car comme le reconnaît volontiers Philippe Leray, « ce qui manque, c’est l’ambiance de la rabine et le spectacle qu’offrent les joueurs ».

Un Quimperlois chante le Bro Gozh en vidéo

Le Télégramme 20 avril 2020

Le gwenn-ha-du est fièrement accroché sur une porte en bois. Seul, lunettes de soleil sur le nez, Julien Scaërou, un Quimperlois d’origine, a répondu à l’initiative du comité Bro Gozh. « J’ai voulu faire une petite mise en scène rigolote », explique ce Breton attaché à la culture régionale. Cet ancien membre des bagadoù de Bro Kemperle et de Lann-Bihoué a proposé une version chantée a cappella de l’hymne breton, « tout en simplicité » mais avec de la réverbération. Fermez les yeux et écoutez : on se croirait en haut d’une falaise…

Pendant le confinement, le comité Bro Gozh invite quiconque le souhaite à envoyer une vidéo en chantant l’hymne.

Pendant le confinement, « chantons la Bretagne »

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME. MORLAIX (29) : Drapeau breton .

Le Télégramme, 16 avril 2020

Pendant le confinement, le comité Bro Gozh propose, à tous ceux qui le souhaitent, de se filmer en chantant l’hymne de la Bretagne. En cette période difficile de confinement, le Comité Bro Gozh propose de chanter le Bro Gozh, l’hymnede la Bretagne, par tous ceux qui le souhaitent, petits et grands, amateurs et professionnels, seul et en famille,

chez vous tout en se filmant. « Qu’on le chante de façon classique, rock, reggae ou autre, il s’agit tout simplement de le chanter et de partager ainsi un lien fort entre tous les habitants de la Bretagne mais aussi avec la diaspora et les amis de de la Bretagne », explique le comité.

Les vidéos, selon leurs poids, sont à transmettre par la voie la plus appropriée selon le poids de la vidéo, SMS, WhatsApp, e-mail, WeTransfer, etc…et seront publiées sur le site du comité Bro Gozh, sur Facebook et sur Twitter.

e-mail : brogozh@mel.bzh et tel. : 06 09 71 01 91, les réseaux sociaux : #BroGozh #KanompBreizh #ChantonslaBretagne. Renseignements sur : pbgmz.wordpress.com

Carillon de l’Hôtel de Ville de Vannes : à quand le Bro Gozh ?

Hôtel de ville de Vannes

Le Télégramme, 26 février 2020

Il est midi. L’estomac gargouille et il va être l’heure d’aller déjeuner. Le carillon de l’Hôtel de ville me le rappelle sur un ton un tantinet… militaire : il suffirait de changer les cloches par un clairon pour se croire… dans la cour d’une caserne. Certes, la mélodie, limitée par le petit nombre de cloches (trois), ne permet pas une grande originalité. Et c’est bien dommage. Alors, on se prend à rêver… En rajoutant quelques cloches, si c’est possible, on pourrait entendre la « Madelon », ou « Tiens voilà du boudin »… pour rester dans le registre militaire. Ou encore « A la pêche aux moules », ou « Ah les petits pois » pour coller à l’horaire. Mais ma fibre bretonne se met à vibrer et les premières notes du Bro Gozh ma zadoù, me viennent à l’esprit. Ça aurait vraiment de l’allure ! N’est-ce pas, Patrick Mahé !

Ploemeur: le Bro Gozh d’Enora de Parscau pour Morgan Marlet

Morgan Marlet et Ronan One Man Band réunis le temps d’un duo

Le Télégramme, 2 mars 2020

Samedi soir, grand moment à Océanis avec le concert de présentation du disque « LégendeS » de Morgan Marlet !

Près de 300 spectateurs étaient venus soutenir l’enfant du pays, Morgan Marlet, qui présentait son premier album sous son nom propre.

En ouverture, Ronan One Man Band, autre enfant du Pays, a emporté le public avec son blues traditionnel et authentique. Morgan Marlet lui a emboîté le pas pour près de deux heures de concert. Un concert énergique, subtil et généreux, à l’image de l’artiste qui a su s’entourer d’excellents et fidèles musiciens. Un bœuf avec le guitariste Yvan Guillevic en invité ; la venue de Charlie Cappelle, navigateur qui a inspiré la chanson « Charlie s’envole » à Alan Simon, auteur-compositeur du morceau ; le Bro Gozh chanté par Enora de Parscau qui a traduit les textes de certaines chansons en breton ; l’invitation à monter sur scène pour Kohann et Renaud Detressan afin de célébrer le Prix du disque Le Télégramme pour « Chouans » (Le Télégramme du 28 février) ont été des moments forts de la soirée. Une soirée honorée par la présence d’Alan Simon, auteur-compositeur de l’album à l’exception d’un titre de Ronan.

Les différentes versions du disque de Morgan Marlet sont disponibles ici.

Plouzané: Redadeg et Bro Gozh

Beaucoup de plaisir et de rires, pour la veillée bretonne, au centre culturel, où plus une place n’était disponible.

Le Télégramme, 28 janvier 2020

180 personnes ont assisté à la veillée bretonne

Dimanche, au centre culturel, 180 spectateurs ont apprécié la traditionnelle veillée en langue bretonne, organisée par « Brezhoneg e Plouzane ». Les harpistes ont offert des interprétations musicales en préambule des deux parties. Dans la première, les élèves des classes bilingues de Plougonvelin et Plouzané ont présenté des chants et sketchs, et les collégiens de Kerallan, quatre petites pièces travaillées avec leur professeur, Tangui Prigent. Les chants de Jeannine Le Brusq ont émerveillé le public, et les sketchs d’Alfoñs Raguenes ont captivé l’auditoire. Les acteurs de la troupe Ar Vro Bagan ont proposé trois pièces comiques.

Après une présentation de la course-relais Redadeg au profit de la langue bretonne, qui passera par Plouzané en mai, le public a chanté le Bro Gozh ma Zadoù, hymne national breton, pour clôturer cette veillée.

Cathédrale de Quimper: Le Bro Gozh repris en chœur

Les Choristes applaudissent le public qui les ovationne.

Les Choristes applaudissent le public qui les ovationne.

Le Télégramme, 8 septembre 2019

Le Chœur Mouezh Paotred Breizh et le Mousehole Male Voice Choir, venu des Cornouailles anglaises, ont chanté à guichets fermés, samedi soir, à la cathédrale Saint-Corentin. Les deux chœurs ont enthousiasmé le public qui, debout, a manifesté son enthousiasme le concert terminé.

Dirigé depuis 25 ans par Jean-Marie Ayrault, Mouezh Paotred Breizh rassemble 50 choristes. Samedi soir, le chef de chœur va doucement tirer sa révérence après toutes ces années de concerts souvent prestigieux. Cette fois, il dirige, magnifiquement Santel de Schubert et la création de Luskellerez, un chant aux couleurs flamboyantes. Auparavant, la formation a repris le répertoire qui lui est familier : O Keltia de Glenmor, qui célèbre la nation celte, « Kan Evid Santig Du » ou encore « Broiou Ar Mor » de Job An irien et R. Abjean. Uillean pipe, bombarde ou clavier accompagnent le chœur.

Bretons et Cornouaillais, d’une même voix.

Mousehole Male Voice Choir, venu de Mousehole, un port de Cornouailles, est impressionnant. Sans partition, une soixantaine de chanteurs, superbement dirigés par Stephen Lawry (et pour un chant par David Williams), vont littéralement éblouir les auditeurs, par leur sens de la musique, du phrasé. Nul n’oubliera la force, le rythme que le chœur imprime à « Royal Hudson », une dynamique chanson composée en l’honneur d’une locomotive qui traverse le Canada. Lui succède le poétique With Rose qui montre un chœur plein de douceur, de nuances et un brin romantique. On voudrait tout citer de ces chansons, tristes ou joyeuses qui donnent au chœur bien des couleurs et aussi saluer la présentation d’Allison Williams qui manie l’humour à la perfection !


Le Bro Goz repris en chœur


Parfois le temps d’un spiritual, le jazz fait rythmer des voix qui s’unissent, se répondent dans la plus belle des harmonies. Un beau quatuor vocal célèbre, virtuose « La Création du monde ». Et puis, comme ils sont en Bretagne, les Britanniques chantent « Kousk Breizh Izel », la si belle berceuse à laquelle ils restituent toute sa douceur. Pour varier, Maureen Nicholls à la flûte traversière solo, joue, le fameux « Moon River » (Breakfast at Tiffany’s) puis, « Le Cygne » tiré du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns.

Dernier bonheur de la soirée, les chanteurs se retrouvent le temps d’un solide Bro Gozh repris en chœur par une foule justement enthousiaste.