La Roche-Bernard: le Bro Gozh pour le festival photos

Ouest-France, 6 juillet 2021

Ils étaient nombreux devant l’estacade de la salle Richelieu de La Roche-Bernard, ce samedi 3 juillet 2021, pour le vernissage de la 12e édition du festival photos, intitulé Ar Mor & Ar Goat.

Les adhérents d’Ar’Images, association organisatrice, étaient présents aux côtés de leur président, Yves Desaunay, d’élus et d’acteurs du monde culturel.

132 photos de tous formats

Les invités ont pu découvrir, dans un premier temps, les 61 photos visibles en extérieur, les menant du Port Neuf aux Vieux Quartiers, en passant par le Vieux-Port, la montée au Canon et le chemin du Ruicard.

« Cette déambulation permet d’apprécier cette animation à plusieurs facettes, avec un parcours via les quais et les chemins piétonniers afin de découvrir les 61 grandes photos dont le format va de 80×120 cm à 120×178 cm, images parfois insolites des côtes, des forêts ou des landes bretonnes », a expliqué le président.

Mais l’exposition ne s’arrête pas là. 71 photos de plus petit format sont exposées en intérieur, dans deux commerces rochois, l’Ar Ro’ch Kafé et le C’Zen Coiffure, ainsi que deux établissements pour personnes âgées, le Florilège, de Férel, et la résidence autonomie des Métairies de Nivillac.

Après une visite commentée du parcours en images, le vernissage s’est poursuivi par une vraie fête populaire, jusqu’à la traditionnelle cérémonie et les discours officiels au jardin du Ruicard, où l’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù a retenti, repris par la soixantaine de participants et par Paul Molac, député de la circonscription, fervent défenseur des langues régionales. (….)

Jean-Charles Guichen: « transformer le Bro Gozh en valse celtique »

Ouest-France, 10 décembre 2020

Ça sonnait fort, ça sonnait rock, mercredi 9 décembre 2020 matin, au théâtre Max-Jacob de Quimper (Finistère) mis à la disposition de la nouvelle « bande Braz » de Jean-Charles Guichen pour trois jours de résidence. « C’est une aubaine, un luxe de se retrouver dans ce théâtre magique, à l’acoustique feutrée. Nous retrouver après un an sans jouer ensemble, c’est du pur bonheur ! » déclare le Guitar Hero de la gavotte, Jean-Charles Guichen.

Juste avant le premier confinement, avec quatre musiciens professionnels de renom – Claire Mocquard (Violon-chant), Stéphane Rama (Basse), Thomas Kerbrat (Batterie) et Malo Carvou (Flûtes) – il a entrepris de revisiter les titres de son dernier album Braz Live, enregistré au Festival Interceltique de Lorient (FIL) en 2019 et paru le 6 mars 2020. La tournée aurait dû démarrer au printemps 2020 et se poursuivre jusqu’en 2021.

 

« J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique »

Guitariste hors pair, Jean-Charles Guichen, 50 ans, est né à Quimper et vit dans les Côtes-d’Armor. « J’ai commencé, à l’âge de 6 ans a joué de la guitare classique, puis je suis tombé dans le bouillon de la culture bretonne, plus particulièrement de la musique à danser dans les festoù-noz » explique l’artiste, qui, dans un style bien à lui, conjugue les musiques envoûtantes et les rythmes entraînants où s’invite le rock.

 

Depuis des années, avec le groupe avec Ar Re Yaouank, dont il est le cofondateur, en duo avec son frère Fred, ou en solo, il enflamme les scènes bretonnes, nationales et internationales (Kazakhstan, Tahiti, Pologne). « Notre vie, c’est la scène ! » Il a son actif, plus de 2 000 concerts et a enregistré 5 albums en solo et de nombreux autres avec le groupe Ar Re Yaouank. Braz Live, son dernier album, enregistré au FIL est un album solo sauf pour un titre, le Bro Gozh ma zadoù, où Claire Moquard chante. « J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique que je souhaite intégrer au répertoire de fest-noz. » ajoute Jean-Charles Guichen. Heureux de se retrouver, les cinq musiciens préparaient, hier, avec beaucoup de « startijenn » le cyber fest-noz qui sera enregistré, sans public, au Pavillon de Penvillers et retransmis dans le monde entier, le 19 décembre 2020.

Nouveauté: le Bro Gozh par Jean-Charles Guichen et Claire Mocquart

Jean-Charles Guichen, photo Jean-Maurice Colombel

Ouest-France, 6 février 2020

De l’énergie. À l’image de Jimmy Page ou de Rory Gallagher, deux de ses légendaires modèles, le guitariste costarmoricain Jean-Charles Guichen en envoie sur scène… Il se présente seul avec sa « Martin » accordée en dadgad, une manière de jouer qui lui permet d’allier mélodie et rythmique simultanément.

Jean-Charles Guichen détonne dans l’univers de la musique à danser bretonne par sa manière très rock de l’aborder. À la simple écoute de son instrument, on croirait entendre plusieurs guitaristes à ses côtés.

Depuis ses débuts, en 1995, dans le groupe culte de fest-noz Ar Re Yaouank, en passant par ses collaborations avec Alan Stivell, Denez Prigent ou Dan ar Braz notamment, Jean-Charles Guichen s’est imposé comme un compositeur-guitariste majeur de sa génération.

Aucune retouche technique

Au Festival interceltique de Lorient, l’été dernier, debout face à 4 000 personnes, il a mis une incroyable ambiance dans le public. Une performance physique, mais aussi une prouesse technique. De là est né cet album, Braz live, qui sortira le 6 mars. Pas de fioritures technologiques ni de retouches alambiquées : ce disque retranscrit à l’état brut l’atmosphère de ce fest-noz. « On sent mon souffle, la réaction des danseurs quand je pars dans le public… C’est exactement ce que je vis sur scène », commente l’artiste.

On y entend huit compositions personnelles : scottish, andro, plinn, rond de Saint-Vincent… dans lesquelles le jeu rythmique de l’artiste tutoie des accents rock qui habillent sur mesure la musique traditionnelle bretonne.

Seul titre de cet album enregistré en studio, une version du fameux Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, distillé en version valse, avec voix et violon, avec Claire Mocquart.

Le Bro Gozh à l’origine d’un court métrage sur les relations entre la Bretagne et le pays de Galles

Ouest-France, 15 janvier 2020

Plogonnec. Silence, on tourne un court-métrage à Lopéo !

Fioles, chaudrons, vieux livres… Six comités de jumelage du Sud-Finistère se sont mobilisés pour un projet de film sur les échanges avec le Pays de Galles.

L’histoire

Il y a quelques années, des comités de jumelage du Sud-Finistère (Briec, Plonévez-Porzay, Plogonnec, Pluguffan, Plomelin et Loctudy) se sont regroupés pour mener des projets, dont la Gouel Divy. Un autre projet est sur le point d’aboutir : la réalisation d’un court-métrage sur les échanges entre la Bretagne et le Pays de Galles.

Les bénévoles des six comités ont imaginé un scénario retravaillé par Mikael Baudu, producteur de Gwengolo filmoù.

« Il y a huit ans, j’ai fait un film sur le Bro Gozh ma zadoù. À cette occasion, j’ai rencontré des responsables de comités de jumelage, explique-t-il. Yann-Ber Rivalin, le président du comité de jumelage de Plogoneg-Llandysul, m’a contacté l’année dernière et j’ai accepté de réaliser ce film à petit budget. »

« Un travail extraordinaire sur les décors »

Le film relate la rencontre entre deux enfants et Merlin. Ce dernier leur apprend que nos ancêtres étaient Gallois et que le breton et le gallois ont des similitudes.

Les acteurs ont été trouvés assez facilement. « Pour le rôle de Merlin, j’ai tout de suite pensé à Jakez André. Pour les enfants, nous avons organisé un casting avec l’association Plogonnec sur Scène. Et ils s’en sortent très bien ! »

Le tournage s’est déroulé à Lopéo, une ferme prêtée par des amis gallois au comité de jumelage de Plogoneg. « L’association a fait un travail extraordinaire sur la recherche des décors. »

Fioles, vieux livres et chaudrons ont ainsi pris place dans le salon. « On a l’impression de filmer l’univers d’Harry Potter ! »

Il reste une dernière journée de tournage pour les scènes extérieures, à Kerlaz. Le montage devrait être terminé en février et le son sera mixé à l’association Dizale, à Quimper.

La suite ? Présenter le film dans les écoles primaires ou les collèges, voire à la télévision. Et, bien sûr, le groupe d’adolescents de Plogonnec et de Pluguffan, qui séjournera à Llandysul en avril, présentera le film à ses correspondants gallois.

Les comités de jumelage espèrent pouvoir réaliser une mallette pédagogique destinée à être utilisée par les enfants, après le visionnage du film. Mais il reste 2 000 € à trouver.

Contact : jumelageplogonegllandysul@gmail.com.

Le Bro Gozh en final du concert Le Dragon et l’Hermine, le 19 mai à Ploemeur.

C’est le jour de la St Yves, le patron de la Bretagne, dimanche 19 mai dernier, qu’était présenté en avant-première le spectacle Le Dragon et l’Hermine proposé par l’Ensemble Choral de Bretagne (Kanomp Breizh) sous la direction de Jean-Marie Airault ainsi que l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan sous la direction d’Alain Sanchez .

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Accueilli par l’Océanis avec le soutien de la ville de Ploemeur dans le cadre de la Fête de la Bretagne, le spectacle a été suivi par près de 400 spectateurs ravis de ce voyage musical entre pays de Galles et Bretagne, présenté par le poète brito-gallois Aneirin Karadog et qui s’est clôturé par l’hymne national breton et gallois accompagné par l’ensemble des spectateurs debouts.

Les organisateurs, Kanomp Breizh, l’orchestre des pompiers du Morbihan, le Comité Bro Gozh comptent représenter ce spectacle dans les mois à venir dans différentes villes de Bretagne.