Le Bro Gozh pour le drapeau breton à la mairie de Nantes

France Bleu, 17 décembre 2020

Ce jeudi, le drapeau breton a été hissé devant la mairie de Nantes. Un moment « intense et symbolique » pour la maire, Johanna Rolland, et pour les militants bretons qui y ont assisté.

Depuis ce jeudi matin, le drapeau breton flotte devant la mairie de Nantes, aux côté du drapeau de la ville, du drapeau français et du drapeau européen. C’est une promesse de campagne de la maire, Johanna Rolland, qui se concrétise. 

Un événement à minima à cause du Covid-19

Et ça a été un moment très fort pour les quelques dizaines de militants bretons qui y ont assisté. En raison de l’épidémie de Covid-19, l’événement a eu lieu à minima. Mais, derrière les masques, on devinait les grands sourires. Une fois le drapeau hissé, ils sont quelques uns à avoir entonné à pleine voix l’hymne breton, le Bro gozh ma Zadoù.

 

Pour la maire de Nantes, Johanna Rolland, c’est un moment « intense et fort ». Et un signe d’ouverture vers la culture bretonne « qui est nécessaire dans une période où on a tendance à se replier sur soi ».

Bientôt des filières bretonnes jusqu’à l’université ?

C’est aussi une étape pour faire encore plus de place à la culture bretonne au sein de la ville. Les suivantes, ce sera plus de breton à l’école : 517 élèves sont déjà en filière bilingue, la langue sera aussi proposée lors des activités périscolaire et la mairie veut aussi développer des filières bilingues au collège, au lycée et même à l’université. De nouvelles plaques de rue dans les deux langues vont aussi être installées, il y en a actuellement 147. Et Johanna Rolland annonce aussi un rapprochement avec la ville de Rennes, notamment au niveau de l’opéra.

Un débat sur un référendum en conseil municipal

Enfin, la maire de Nantes confirme qu’il y aura bien un débat, au début de l’année 2021 en conseil municipal pour formuler un vœux afin que l’Etat organise un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Mais pas question pour Johanna Rolland de donner son avis sur la question.

Le Bro Gozh d’Herri Gourmelen

Photo France 3 Bretagne

France 3 Bretagne, 6 novembre 2020

Les hommages sont nombreux pour saluer la mémoire de Herri Gourmelen. L’homme politique breton est décédé ce jeudi 5 novembre 2020 à Saint-Malo, à l’âge de 77 ans. Il avait été porte-parole de l’UDB et conseiller régional de Bretagne.

Loïg Chesnais-Girard a été l’un des premiers à rendre hommage à Herri Gourmelen qui avait siégé au Conseil régional durant deux mandats, de 2004 à 2015.

« Herri était une voix. Celle qui savait chanter un Bro Gozh émouvant et puissant. (voir ici) Qui tonnait des discours aux mots justes et pesés. Qui était souvent attendue car elle était forte de son histoire, son parcours politique. Herri était une voix qui comptait en Bretagne. Je ne peux pas imaginer ne plus l’entendre. Herri était de ces hommes politiques qui comptent car il incarnait autant l’histoire du mouvement régionaliste breton que celle des forces internationalistes.
Combattant infatigable de la décentralisation car il savait lui, le germaniste, que le jacobinisme ne pouvait permettre à la Bretagne de déployer la puissance de son identité.
Herri va nous manquer, va me manquer, car je sais que nous avions encore tant à nous dire, et moi, à lui demander. Au nom de la Bretagne et de l’ensemble des élus régionaux, je présente mes sincères condoléances à sa famille. 
»

Une vie d’homme politique breton

Herri Gourmelen était né Finistérien, sur la presqu’île de Crozon et parlait parfaitement le breton. Il s’était engagé à l’UDB dès sa jeunesse et en était devenu le porte parole.

(….)

Le Bro Gozh au St David’s Concert Hall de Cardiff au pays de Galles

Loig Chesnais-Girard, Président du Conseil régional de Bretagne, et Mark Drakeford, Premier ministre gallois.

A l’occasion de la visite d’une délégation bretonne menée par Loig Chesnais-Girard, Président du Conseil régional de Bretagne, au pays de Galles et en Irlande, le Bro Gozh, l’hymne national breton, a été joué au St David’s Hall, à Cardiff, au pays de Galles, suivi du Hen Wlad fy Nhadau, l’hymne national gallois, le dimanche 1er mars 2020, jour de la St David, la fête nationale galloise, en présence du Premier ministre gallois, Mark Drakeford,

. Les 2 hymnes sont interprétés par le BBC National Orchestra and Choir of Wales, sous la direction de Grant Llewellyn, par ailleurs directeur musical de l’Orchestre symphonique de Bretagne.

Carillon de l’Hôtel de Ville de Vannes : à quand le Bro Gozh ?

Hôtel de ville de Vannes

Le Télégramme, 26 février 2020

Il est midi. L’estomac gargouille et il va être l’heure d’aller déjeuner. Le carillon de l’Hôtel de ville me le rappelle sur un ton un tantinet… militaire : il suffirait de changer les cloches par un clairon pour se croire… dans la cour d’une caserne. Certes, la mélodie, limitée par le petit nombre de cloches (trois), ne permet pas une grande originalité. Et c’est bien dommage. Alors, on se prend à rêver… En rajoutant quelques cloches, si c’est possible, on pourrait entendre la « Madelon », ou « Tiens voilà du boudin »… pour rester dans le registre militaire. Ou encore « A la pêche aux moules », ou « Ah les petits pois » pour coller à l’horaire. Mais ma fibre bretonne se met à vibrer et les premières notes du Bro Gozh ma zadoù, me viennent à l’esprit. Ça aurait vraiment de l’allure ! N’est-ce pas, Patrick Mahé !

Guidel: le Bro Gozh pour la réunification de la Bretagne

Plus d'une cinquantaine de personnes participaient, samedi, à la cérémonie.

Le Télégramme, 21 avril 2019

En novembre 2012, le conseil municipal a adopté, à l’unanimité, un vœu pour la réunification de la Bretagne à cinq départements. Pour marquer cet attachement, une manifestation officielle présidée par le maire, Jo Daniel, avait lieu samedi matin en présence de Bertrand Nicolas, président de Kevredigezh Breizh 5/5, Anne-Maud Goujon, conseillère régionale, Jean-Rémi Kervarrec et Françoise Ballester, représentants du département, Ronan Loas, maire de Ploemeur, Bruno Jaouen, président du Festival Interceltique de Lorient, d’enseignants et d’élèves des classes bilingues de Prat-Foën et de représentants du monde associatif et culturel de Guidel.


Retour à la Bretagne historique


La Ville s’est intéressée très tôt au mouvement Breizh 5/5, créé en 2015, avec l’objectif de rendre visible la volonté d’une majorité de Bretons d’un retour à la Bretagne historique. « Selon un dernier sondage, plus de 70 % de la population des cinq départements y sont favorables », a déclaré Bertrand Nicolas. Dans ce but, la municipalité a fait l’acquisition de panneaux installés à l’hôtel de ville, à l’espace Avalon et à l’Estran, des équipements publics très fréquentés. Après avoir lu, en français et en breton, le vœu adopté par les élus, puis écouté un chant interprété par des élèves de classes bilingues, la cinquantaine de participants a applaudi la jeune Sarah qui a dévoilé la plaque masquée par un gwenn ha du.

L’assistance a ensuite entonné avec ferveur le Bro gozh ma zadou (Le vieux pays de nos pères), chant inspiré de l’hymne du Pays de Galles. La cérémonie s’est conclue par un laridé huit temps, interprété de belle manière par Jean-Yves et Eugène, sonneurs locaux.


Des soutiens par centaines


Lors de son intervention, le premier magistrat de la ville a souligné le travail des associations intervenant spécifiquement dans le secteur breton et plus largement dans le domaine culturel, des six classes bilingues ainsi qu’à Div Yezh Gwidel, l’association des parents d’élèves bilingues des écoles publiques. Dans sa réponse, Bertrand Nicolas a rappelé tout le travail fourni par Breizh 5/5 qui regroupe aujourd’hui plusieurs centaines de partenaires dans le monde de l’économie, des collectivités territoriales, des médias, etc., et s’est félicité de la signature d’un partenariat avec le Festival Interceltique de Lorient, une première.