Jacques-Yves Le Touze: « Le RCV se présente clairement comme le représentant de la Bretagne du rugby ».

De gauche à droite: Jacques-Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh, Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, Olivier Cloarec, président du RCV, Ronan Loas, vice-président du Conseil département du Morbihan.

Il peut paraître surprenant de remettre le Prix Bro Gozh 2018 en septembre 2017 mais il s’agit en fait d’encourager et de mettre en valeur au début de sa saison 2017-2018 un club sportif qui est devenu une référence pour toute la Bretagne, le Rugby Club de Vannes.

Pour tous les amateurs bretons de rugby, la réussite du RCV représente l’espoir de voir la Bretagne être représentée au plus haut niveau de l’ovalie et l’on se prend déjà à rêver de rencontres avec des équipes des autres nations celtiques.

Non seulement le RCV tient sa place dans le monde du rugby mais il le fait en se présentant clairement comme le représentant de la Bretagne, de Brest à Nantes, de Quimper à St Malo, porte-drapeau de cette Bretagne dynamique et ouverte, fière de sa culture. En donnant une place privilégiée à notre hymne national, le Bro Gozh ma Zadoù, lors de chacun de ses matchs à La Rabine, le RCV a tout naturellement mérité ce Prix Bro Gozh 2018.

Reiñ priz ar «v Bro gozh 2018 » ken abred hag e 2017 a hañvalo iskiz a-walc’h emichañs da dud ‘zo : ar pal ne oa ken kouskoulde nemet lakaawar-wel –e derou tout prantad 2017-2018- ur c’hleub sport, Rugbi Klub Gwened, deut da vout dave brudet an holl e Breizh..

Berzh an RCV en deiz-hiziv a vag spi holl amatourion rugby ar vro da welout Breizh dileuriet un deiz e live uhelañ an « Hirgelc’hiegezh » : dont a reont zoken dahuñvreal e krogadoù nerzhus gant skipailhoù arbroioù keltiek arall…

Rugbi Kleub Gwened ne ra ket nemet derc’hel d’e renk e bed ar rugby : hen ober a ra dalc’hmat oc’h en em ginnig bepred evel dileuriad Breizh, eus Brest d’an Naoned, eus Kemper da Sant-Malo, douger-banniel ur Vreizh startijennek, digor ha balc’h gant he sevenadurezh.

O reiñ d’hon c’han broadel ar vBro Gozh ma Zadoù al lec’h a enor bewech e krogadoù ar Rabin en deus an RCV dellezet ervat priz Bro Gozh 2018 !

Jacques-Yves Le Touze

Président du Comité Bro Gozh

Kadoriad Poellgor Bro Gozh ma Zadoù

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Patrick Mahé: « Le Bro Gozh s’est fait hymne universel pour les Bretons »

Patrick Mahé

De tous les bardes du rugby, l’écrivain Antoine Blondin avait la plume buissonnière. Il  aimait contempler les eaux de la Liffey, à Dublin, rivière de mer qu’il comparait au manteau noir de la Guinness. Quand il traversait la mer celtique pour poser son sac au pays de Galles, il s’abandonnait à l’ivresse fraternelle de l’Arms Park, stade mythique, à Cardiff, où nos cousins d’Outre-Manche s’époumonaient dans le solennel « Hen Wlad Fy Nhadau ». Un barde d’Armorique adapta ce « Vieux pays de nos pères » en 1898. Comme au pays de Galles, pionnier et modèle du genre, le « Bro Gozh Ma Zadoù » s’est fait hymne universel pour les Bretons. On l’entonne dans les manifestations culturelles et sportives ; à La Rabine, par exemple, avant chaque partie de rugby. D’où la distinction qui honore, ce soir, le Rugby Club de Vannes.

Derrière les sonneurs du Bagad Melinerion, autre fierté artistique de Vannes et sous les étendards des neuf pays de Bretagne, il vibrera, plus que jamais, à l’heure où le RCV se verra décerner le « Prix Bro Gozh »… Juste avant d’affronter le Biarritz Olympique, superbe défi Breizh-Euskadi (Bretagne-Pays basque).

Patrick Mahé

Conseiller municipal à Vannes, Délégué à la Culture bretonne.

Kuzul-Kêr Gwened, e karg eus ar Sevenadur Breizh.

David Robo: « la Bretagne sportive vibre à l’appel du Bro Gozh ma Zadoù »

Derrière son équipe de rugby, dont les consignes tactiques sont données en langue bretonne, ce n’est pas seulement la Ville de Vannes qui pousse en mêlée… Le Morbihan tout entier se laisse gagner par l’euphorie contagieuse du stade de La Rabine.

De Nantes à Brest et de Rennes à Quimper, la Bretagne sportive vibre à l’appel du « Bro Gozh Ma Zadoù » (Vieux pays de nos pères) chanté « a capella » et repris par le public vannetais, la main sur le cœur.

Aussi, quand « le Comité Bro Gozh » nous a fait connaître son vœu de décerner son Prix au Rugby Club de Vannes, nous avons reçu cette distinction avec bonheur et fierté. L’hymne breton signe nos racines. Il invite au partage dans la fidélité d’un héritage commun.

David Robo

Maire de Vannes

Conseiller régional de Bretagne

Loïg Chesnais-Girard: « Félicitations au Rugby Club de Vannes ! »

Loig Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne. Photo Région Bretagne.

Le Conseil régional est un fidèle du Prix Bro Gozh, et cette édition ne fera pas exception. Le Bro Gozh ma Zadoù fait partie de la carte d’identité des Bretons, en Bretagne et à travers le monde, au même titre que le Gwenn ha Du. Je sais gré au Comité d’agir sans relâche pour la diffusion et la promotion de notre hymne.

En 2017, le choix de récompenser le Rugby Club Vannes me semble particulièrement opportun. Inventé il y a plus d’un siècle et demi en Angleterre, le rugby est en effet devenu progressivement un trait d’union entre les nations celtes qui l’ont adopté avec enthousiasme. Or, la Bretagne faisait jusqu’à présent un peu figure d’exception puisqu’elle lui a toujours nettement préféré le football.Il y a un an, la montée historique du RC Vannes en Pro D2, c’est-à-dire le niveau professionnel et médiatique, a peut-être commencé à changer la donne. Je pense qu’en décidant de faire jouer le Bro Gozh en ouverture de ses matches à domicile, le club a compris la dimension symbolique et culturelle de cet événement.

Et je me prends à rêver, un beau jour, d’un match de rugby à XV qui opposerait une équipe de Bretagne à l’équipe du Pays de Galles, au magnifique Millenium Stadium, avec bien sûr en ouverture le Bro Gozh chanté simultanément, en gallois et en breton, par l’ensemble du public.

Loïg Chesnais-Girard

Président du Conseil régional de Bretagne

Er bloaz-mañ, evel bep bloaz, e kemero perzh ar C’huzul-rannvro er Priz Bro Gozh. Mont a ra ar Vro Gozh d’ober ul lodenn eus kartenn-identelezh ar Vretoned, koulz e Breizh hag er bed a-bezh, e-giz ar Gwenn-ha-du. Trugarez a lavaran d’ar Poellgor a zalc’h da labourat evit brudañ hor c’han broadel ha reiñ anezhañ da glevet.

Kavout a ra din ez eo un dra vat bezañ dibabet enoriñ Klub Rugbi Gwened e 2017. Ouzhpenn ur c’hantved hanter zo e oa bet krouet ar rugbi e Bro-Saoz ha deuet eo tamm-ha-tamm da vezañ ul liamm etre ar broioù keltiek a zo en em lakaet d’ar sport-se a galon vat. Breizh avat ne oa ket aet da-heul al lañs-se peogwir eo bet troet kalz war ar vell-droad a-viskoazh.

Bloaz zo eo krog an traoù da cheñch marteze, pa oa pignet KR Gwened er rummad Pro D2, da lavaret eo al live a vicher a vez brudet er mediaoù, ar pezh a oa un darvoud istorel. Komprenet en deus ar c’hlub pegen pouezus eo an darvoud-se e-keñver arouez ha sevenadur p’en deus divizet lakaat ar Vro Gozh da vezañ klevet a-raok kement krogad a vez c’hoariet e Gwened.

Ha me ha krog da hunvreal en ur match rugbi XV hag a vefe un deiz bennak etre ur skipailh war anv Breizh ha hini Kembre, er Millenium Stadium, un dachenn gaer mard eus, hag evel-just e vefe kanet ar Vro Gozh gant an holl sellerien e kembraeg hag e brezhoneg war un dro a-raok kregiñ ganti.

Loïg Chesnais-Girard

Prezidant Kuzul-rannvro Breizh

Bro Gozh et réunification de la Bretagne

ABP, 12 juillet 2017

par Angèle Jacq

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Le « Bro Gozh » chanté au dernier Conseil Régional lors du remplacement de Monsieur Le Drian par Loig Chesnais Girard a résonné comme un chant de l’espoir… d’une réunification de la Bretagne dans le cadre d’un aménagement du territoire dans l’esprit et les aspirations de ses habitants… La langue bretonne et les cultures spécifiques à la Bretagne et au peuple breton vont-t-elles connaître un nouvel essor ?

(….)

Le Bro Gozh à l’inauguration de la LGV à Rennes

L’hymne national breton, interprété par la fanfare des cheminots, a retenti le 1er juillet en gare de Rennes pour célébrer l’arrivée du TGV inaugural entre Paris à Rennes.

1h24 pour ce voyage sur la nouvelle ligne grande vitesse entre Paris et Rennes. Le train avait même de l’avance… C’est au son du Bro Gozh que la foule massée dans le hall de la gare de Rennes attendait les passagers du premier TGV à rallier Paris à Rennes le samedi 1er juillet. La délégation officielle comptait le président français Emmanuel Macron, Jean-Yves le Drian, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy, des élus, des chefs d’entreprise, des journalistes et quelques happy few.

A part le Bro Gozh, aucune réelle présence de la Bretagne, pas de drapeau breton, et une référence quasi-permanente à l’ouest …..

Le Bro Gozh entonné par les conseillers régionaux à la fin de la session de juin: qui, que, quoi, comment .

ABP, 1er juillet 2017

par Jean-Jacques Monnier

Un petit événement symbolique a marqué la fin de session du Conseil régional de Bretagne (B4), le 22 juin dernier à Rennes. L’hymne breton a été entonné par une large partie de l’assemblée.

Un petit événement qui n’avait pas dû se produire depuis juin 2011, lors de l’accueil d’une délégation de l’Assemblée nationale galloise. La presse quotidienne régionale a rendu compte de ce petit événement.

L’ancien responsable du groupe UDB au Conseil régional, et chanteur bretonnant reconnu, avait pris place au premier rang de l’espace réservé au public. Lors de la fin de la séance, avant que les conseillers régionaux quittent leur siège, il a entonné, de sa voix puissante, l’hymne breton avec quelques personnes qui avaient pris place à ses côtés.

L’occasion était bonne : il s’agissait du remplacement à la présidence de Jean-Yves Le Drian par Loic Chesnais-Girard en raison du non-cumul de la présidence du Conseil régional et d’une fonction ministérielle.

Une grande majorité des conseillers régionaux se sont alors levés, ont sorti les paroles du « Bro Gozh ma zadoù » et ont à leur tour repris l’hymne breton. Une petite minorité de conseillers, essentiellement ceux du Front national, sont restés scotchés sur leur siège.

Pour la petite histoire, qui vaut bien la « grande » parfois, il s’agit d’une initiative du petit groupe des élus « Régionalistes », composé de Paul Molac, Lena Louarn et Mona Bras. Dès qu’ils ont appris le départ de Le Drian de la présidence et la date de son remplacement, ils ont pris les contacts pour rendre possible cette petite opération symbolique et qu’elle représente une surprise.

Une commande de 300 exemplaires couleur du document bilingue du Comité Bro Gozh ma Zadoù, contacté à cet effet (au recto l’histoire du Bro Gozh et au verso, les paroles,  (voir le site) a permis de le distribuer aux élus régionaux, aux services des Assemblées et au public.

Pour créer la surprise et éviter l’incident juridique, d’un commun accord avec lui, Herri Gourmelen dans le public où une place lui avait été réservée, attendait que Loïc Chesnais-Girard, nouveau président de la Région Bretagne, prononce les mots de fin de session « cette session est close, nos débats sont terminés« , pour lancer aussitôt le Bro-Gozh, profitant du fait que tout en étant encore dans l’hémicycle ce qui donnait une dimension institutionnelle à la chose, les conseillers étaient cependant hors temps de session. Les Régionalistes/autonomistes et des élus proches lançaient le mouvement : tous debout et en chantant …

Les élus FN en sont restés cois. Le petit film accessible sur le site de la Région Bretagne.bzh et sur Youtube  montre une large majorité chantant l’hymne national de la Bretagne au Conseil Régional et de surcroit avec l’actuel Ministre aux affaires étrangères !

On a de petits pouvoirs mais au moins celui d’ouvrir la bouche… musicalement ! Et que la sensibilité qui prévaut au Conseil régional n’est pas forcément celle qui domine chez les souverainistes de tout poil qui représentaient la grande majorité des candidats à l’élection présidentielle.

Le triple « bevet Breizh » devenu traditionnel ailleurs n’a pas non plus été boudé.

On remarquera qu’en Loire Atlantique, le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a publiquement réaffirmé son attachement à la réunification, la presse « régionale« notant « que cela ne plaisait pas à tout le monde).