Prix Bro Gozh 2017: retour en images

Merci aux photographes Michel Thiery, Serge Jacob et Caludie Poirier

Jean-Yves Le Drian: le Bro Gozh, un hymne fédérateur.

Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne. Photo: Emmanuel Pain – Région Bretagne.

Texte de Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne, diffusé lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017 à la Cité des Congrès à Nantes, le vendredi 12 mai 2017.

Je sais, depuis de nombreuses années, pouvoir compter sur le Comité Bro Gozh ma Zadoù pour opérer une diffusion et une promotion très active de l’hymne national breton, dans notre région et au-delà. Parmi les actions phare du Comité et de ses nombreux bénévoles que je remercie vivement, il y a la mise en place, en 2010, d’un prix dédié. Cette opération annuelle contribue fortement à la reconnaissance et à la mise en lumière de l’hymne mais aussi des artistes qui l’interprètent.

Les paroles de cet hymne, dont nous partageons la musique avec nos ami·es du Pays de Galles, rendent un hommage à la fois fort et simple à la Bretagne et à ses habitant·es. Qu’elle soit faite par un groupe ou par une seule voix, son interprétation est à chaque fois un moment de réelle émotion, un moment fédérateur et très apprécié de toutes et tous.

Pour l’année 2017, c’est le groupe Tri Yann qui se voit récompensé pour son rôle d’ambassadeur du Bro Gozh qu’il n’a cessé d’interpréter depuis ses premiers concerts dans les années 1970 et je les félicite chaleureusement.

Jean-Yves Le Drian

Président du Conseil régional de Bretagne

 

Kalz a vloavezhioù zo e ouzon e c’hallan kontañ war ar Poellgor Bro Gozh ma Zadoù evit skignañ ha brudañ a-zevri kan broadel Breizh, en hor rannvro ha pelloc’h. E-mesk an traoù pennañ a zo bet graet gant ar Poellgor hag an dud a-youl vat a labour evitañ a-vern, hag a drugarekaan a-greiz-kalon, e oa bet lakaet ur priz ispisial war-sav e 2010. Bep bloaz e vez roet, ha gant-se e vez brudet ha lakaet war wel a-zevri ar c’han, hag ivez an arzourien a gan anezhañ.

Pozioù ar c’han-se a ra enor en un doare kreñv hag eeun war un dro da Vreizh ha d’hec’h annezidi. An ton eo ar memes hini ha kan broadel hor mignoned eus Kembre. Pe e vefe kanet gant ur strollad pe gant ur vouezh hepken, e sav from bep tro en dud unanet a blij kalz ar c’han-se dezho.

Evit ar bloavezh 2017 ez eo ar strollad Tri Yann a zo garedonet evit e roll evel kannad ar Vro Gozh n’en deus ket paouezet da ganañ abaoe e sonadegoù kentañ er bloazioù 1970. Ma gwellañ gourc’hemennoù a ran dezho.

Jean-Yves Le Drian

Prezidant Kuzul-rannvro Breizh

Photo Michel Thierry

Jean-Michel Le Boulanger: le Bro Gozh, un hymne au respect de toutes les diversités

Sur la scène de la Cité des Congrès de Nantes, allocution de Jean-Michel Le Boulanger. Photo Michel Thierry.

Texte de Jean-Michel Le Boulanger, vice-président en charge de la culture au Conseil régional de Bretagne, publié lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017 le vendredi 12 mai 2017 à la Cité des Congrès à Nantes. A noter son intervention en faveur d’une rapide réunification de la Bretagne très applaudie par les 2000 spectateurs.

Bro Gozh ma Zadoù
 
Chacun, sur la terre, peut avoir au cœur et à l’esprit,le vieux pays de ses pères. Lui, enfant du Sénégal,comme elle, fille de la Chine ou du Japon.
Lui encore, qui respire le soleil d’Australie, comme elle, qui vibre des Amériques. Chacun porte en lui l’amour des siens et comme une nostalgie de racines.
 
Bro Gozh ma Zadoù
 
Un chant, si simple et si beau, s’est élevé un jour au pays de Galles. La petite Bretagne le fait sien, comme les Cornouaillais d’outre-Manche et le peuple Khasi, niché en Indes au pied de l’Himalaya. Ce chant, ce chant si simple et si beau, le vieux pays de nos pères, peut être chanté par toutes les couleurs de peau. Hymne au respect de toutes les racines, de toutes les diversités, de toutes les dignités.
 
Bro Gozh ma Zadoù
 
Et si ce chant si simple et si beau qui nous parle de Bretagne, de Galles ou d’ailleurs, nous parlait aussi de la terre, de cette vieille terre qui est nôtre ? Au-delà des patries, et les respectant toutes, une patrie commune, pour construire ensemble une humanité nouvelle.
 
Bro Gozh ma Zadoù
 
La Bretagne peut être fière de ce chant, oui, un chant si simple et si beau qui peut être chanté par toutes les couleurs de peau. Au nom de tous ces vieux pays de nos pères, innombrables et toujours singuliers, sur tous les continents de la création. Au nom de leurs présences au monde. Au nom de leurs mains ouvertes.
Jean-Michel LE BOULANGER
Vice-Président du Conseil régional de Bretagne chargé de la Culture
Bez Prezidant Kuzul rannvro Breizh e karg ar Sevenadur

Pierre-Emmanuel Marais: « Nantes a une place prépondérante dans l’histoire et la culture de la Bretagne »

Pierre-Emmanuel Marais

Lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017, Pierre-Emmanuel Marais, élu de Nantes, a accueilli les participants et les spectateurs par ces mots:

Laouen on da vezañ amañ e anv Johanna Rolland evit lidañ ar « Vro gozh » hag al liammoù etre Bro-Gembre ha Breizh. Sevendadur Breizh hag ar brezhoneg a zo ul lodenn deus identelezh Naoned hag an dra-se a zo bet lavaret meur a wech gant itron Maerez Naoned, neuze, reiñ priz Bro-Gozh ma zadoù amañ e Naoned a zo un arouez ouzhpenn deus plas Naoned – ha dre vras Bro-Naoned – e sevenadur hag istor Breizh. Naoned a glask adperc’hennañ he flas en istor-se. 

Da skouer, dibaoe un nebeut mizioù e krog karter istorel Naoned da vezañ goloet gant plakennoù straed divyezhek ha kendalc’h a ra da greskiñ niver an dud hag ar vugale a zesk brezhoneg.

Un arouez ivez ‘blam eo gevellet Naoned gant Kerdiz abaoe muioc’h hag hanter-kant vloaz. Naoned ha Kerdiz o deus un istor heñvel a-walc’h, en o zouez, memor micherourien chanterioù bigi hag eveljust, yezhoù minorel da zifenn. Neuze, lorc’h zo ennomp da gaout ur c’han etrevroadel ken brav hag entanus, ur c’han a lak ac’hanomp da soñjal e chom Europa hag al liammoù etre Breizh ha Bro-Gembre un dazont evit hon tiriadoù.

Je suis heureux de représenter Johanna Rolland et la Ville de Nantes pour la célébrer le Bro-Gozh ma zadoù et les liens entre la Bretagne et le Pays-de-Galles. Comme l’a dernièrement rappelé Madame le Maire de Nantes, la langue et la culture bretonnes sont des éléments à part entière de l’identité nantaise. Remettre le prix du vieux pays de mes ancêtres, ici à Nantes, est donc -bien évidemment- tout un symbole. Cela illustre la place prépondérante de Nantes – et du Pays nantais – dans l’histoire et la culture de la Bretagne.

Ainsi, la Ville de Nantes cherche à conforter sa place dans cette histoire. A titre d’exemple, des plaques de rue bilingues commencent à être posées dans le quartier historique de la Ville, le nombre d’apprenants en breton ne cesse aussi de croitre dans notre agglomération.

Remettre ce prix à Nantes est aussi l’occasion de rappeler que Nantes et Cardiff sont jumelées depuis plus de 50 ans et que ces deux villes ont une histoire commune marquée par la mémoire des chantiers navals ou la défense de langues minorisées.  Ainsi, nous pouvons être fiers de ce chant international, si beau et enthousiasmant, un chant qui nous oblige aussi à penser que l’avenir de nos territoires passe par l’Europe et les liens entre la Bretagne et le Pays de Galles.

Pierre-Emmanuel MARAIS

Conseiller Municipal / Kuzulier-kêr

Délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires

Dileuriet evit al liesseurted yezhel, pedagogel ha sevenadurel hag evit an obererezhioù troskol

Conseiller Communautaire / Kuzulier-kumuniezh

Où l’on parle incidemment du Bro Gozh à Nantes …..

ABP, 27 janvier 2017

par Didier Lefebvère

La première plaque de rue bilingue franco-bretonne à Nantes

Ce n’est pas encore la Réunification, mais…
Ce n’est pas encore des Gwenn ha Du sur tous les bâtiments publics, mais…
Ce n’est pas encore le Bro Gozh ma Zadoù lors de chaque cérémonie, mais…

Qu’il va être bon se promener dans les rues du Nantes historique (dans la surface délimitée par les cours Saint-Pierre à l’est et 50 Otages à l’ouest, en passant par le quai Ceineray au nord (Préfecture, Conseil Départemental, et la ligne de tramway n°1 au sud. Ajoutons aussi la proximité de l’ensemble des écoles bilingues de la ville.
A l’occasion d’une vaste vague de remplacement de plaques usagées, grâce au travail opiniâtre de Pierre-Emmanuel Marais, élu UDB au Conseil municipal, grâce à une pression forte de différentes associations, dont l’Agence culturelle bretonne, la municipalité a fait ce geste, tant symbolique pour notre langue. La pose de plaques bilingues.
En bonne et due forme, non pas en catimini, avec invitation et accueil presse, la plaque a été dévoilée par quatre élus, Olivier Château, adjoint en charge du Patrimoine, Catherine Choquet en charge de la restauration scolaire, Pierre Emmanuel Marais, conseiller municipal en charge de la Diversité linguistique et Sonia Meziane, en charge de l’Égalité hommes-femmes.

Straed ar C’hastell – Rue du Château

A deux pas de la statue de la duchesse Anne de Bretagne, réalisée par Jean-Fréour, face à l’entrée principale du Château des ducs de Bretagne, la rue du Château. Ou plutôt, nous pourrons dire dorénavant et officiellement, Straed ar C’hastell. Amis bretons, regardez cette plaque. D’autres vont suivre.
Le dévoilement fut bref, et suivi d’une cérémonie plus officielle et néanmoins amicale, dans la Tour du Fer à Cheval, dans le Château des ducs voisin.

(….)

Prix Bro Gozh 2016: Jean-Yves Le Drian félicite les lauréats.

Comme à chaque édition du Prix Bro Gozh, le président Le Drian a félicité les lauréats.

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Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne. Photo Emmanuel Pain.

Depuis 2010, le prix Bro Gozh récompense celles ou ceux qui, au cours de l’année précédente, se sont fait les meilleurs ambassadeurs·drices de l’hymne national breton et ont activement contribué à sa promotion. Au titre de l’année 2016, ce sont la fédération Kanomp Breizh et le Comité d’organisation du Championnat d’Europe de luttes inter-celtiques qui se voient récompensés pour leurs actions ,

Les paroles de cet hymne, dont nous partageons la musique avec nos ami·es du Pays de Galles, rendent un hommage à la fois fort et simple à la Bretagne et à ses habitant·es. Qu’elle soit faite par un ensemble choral ou par une seule grande voix, son interprétation est à chaque fois un moment de réelle émotion, un moment fédérateur et très apprécié de toutes et tous.

Je remercie vivement le Comité Bro Gozh pour son action et apporte mes chaleureuses félicitations à la fédération Kanomp Breizh et au Cocelic pour ces prix.

Jean-Yves Le Drian

Président du Conseil régional de Bretagne

Le Bro Gozh pour Martial Ménard

Ouest-France, 12 septembre 2016

Un dernier « Kenavo » à Martial Ménard, figure de la langue bretonne

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Martial Ménard

Le linguiste, lexicographe, éditeur et journaliste breton, chroniqueur dans le Dimanche Ouest-France, a été inhumé, ce lundi, à Lanrelas, d’où il était originaire.
Proches, collègues de travail, confrères, personnalités politiques… L’église de la petite commune de Lanrelas n’était pas assez grande pour accueillir tous les amis de Martial Ménard, ce lundi, venus lui dire un ultime « Kenavo ».

Décédé jeudi dernier, à l’âge de 65 ans, à l’hôpital de Quimper, il incarnait une figure de la langue bretonne, militant d’une Bretagne réunifiée, éminent linguiste, lexicographe… Mais également chroniqueur dans le Dimanche Ouest-France. (….)

« Prenez soin de la Bretagne, c’est le plus beau sceau d’amour que vous rendrez à Martial. »

Après avoir chanté, à la fin de la cérémonie religieuse, « Sainte-Anne, ô bonne mère », qui bénit « ses Bretons », les centaines de personnes présentes devant l’église ont entonné le Bro Gozh Ma Zadoù (Vieux pays de mes pères). Un hymne de la Bretagne qu’emporte avec lui Martial Ménard, dans son cercueil drapé du Gwenn ha Du.

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