Kervignac: le Bro Gozh avec Telenn Band et Kanerion an Oriant

Le Télégramme, 15 février 2017

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Il faisait 2º dehors et très froid à l’intérieur de l’église Notre-Dame-de-Joie,Kervignac, dimanche après-midi. C’est donc à un exercice rendu difficile que sont livrés les sept harpistes de Telenn Band et les choristes de Kanerion An Oriant se donnaient un concert. Les 50 spectateurs n’ont pas vu trace des doigts engourdis et des voix refroidies et ont profité des sept morceaux de harpes et des 13 chansons présentées avant un final commun sur Me Zo Ganet et Bro Gozh Ma Zadou et Kenavo.
La chorale recherche des voix. Tél. 06.82.92.70.95.

Moëlan: le Bro Gozh avec Dan ar Braz et Clarisse Lavanant

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400 personnes sont venues assister au concert du trio Dan ar Braz, Clarisse Lavanant, et David Le Port, vendredi soir, à l’Ellipse | Ouest-France

Ouest-France, le 5 février 2017

C’est dans le cadre du festival Taol kurun que se produisaient, vendredi soir, sur la scène de l’Ellipse à Moëlan-sur-Mer, Dan ar Braz et Clarisse Lavanant, accompagnés à la guitare par David Le Port. Un vrai succès.

Environ 400 personnes sont venues écouter les artistes. Entre la voix magnifique de la chanteuse et le talent de guitariste du musicien-chanteur, le public a été conquis, participant avec plaisir aux sollicitations des deux interprètes.

Textes écrits par l’une et musique composée par l’autre, ou chansons de l’un interprété par l’autre, mais aussi des chansons de Glenmor et même l’un des titres de Georges Moustaki, Le Métèque, traduit et interprété en breton, ont ravi les oreilles.

La complicité des deux est évidente et les fous rires dans la salle se sont multipliés avec l’humour, les bonnes phrases et les anecdotes racontées par Dan ar Braz. C’est sur l’hymne breton, Bro gozh ma zadoù, que s’est conclue la soirée.

Bro Gozh: rencontre avec le guitariste Inophis, de Bretagne jusqu’en Chine.

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– En quelques mots votre parcours et votre formation ?

Avant de commencer, je voudrais saisir l’occasion faite ici afin de vous remercier pour votre ouverture d’esprit, ainsi que votre tolérance et compréhension vis-à-vis de mon interprétation du Bro Gozh Ma Zadoù, ainsi que de votre démarche par le biais de vos questions pour en connaitre plus sur moi.

Je suis Inophis, originaire du pays du Léon, diplômé d’un BTS en Biotechnologie, j’ai également passé une licence de Bio, ainsi qu’un diplôme universitaire en langue chinoise.

Concernant la musique je suis auteur, compositeur, interprète et producteur. J’ai un projet solo instrumental « Inophis », ainsi qu’un groupe Equinox (Symphonic Prog Metal)

Artistiquement, je représente la société la plus importante de Chine concernant la fabrication de guitare acoustique et électrique « Farida guitars » ,c’est également un important sous-traitant au niveau international, avec qui j’ai même une guitare électrique signature à mon nom le modèle Inophis FIS-60; je représente aussi la société leader des musiques actuelles en Chine « Guitare China », avec qui j’ai sorti mon deuxième album solo « Beauty In The Chaos » devenant ainsi le premier guitariste européen à le faire, ainsi que les sociétés Aroma Music et Guitar Pro.

De part mon expérience, j’ai pu par le passé me produire, avec différentes formations allant du celtique au métal, en Bretagne, France, Roumanie, Espagne, Japon, et en Chine depuis une dizaine d’années maintenant. J’ai entièrement produit et composé trois albums solos instrumentaux, un album de groupe, ainsi qu’effectué différentes collaborations.

Je compte mettre sur pied un projet Rock Celtique Symphonique, je travaille sur l’écriture d’un album de bossa également.

Le mois prochain sortira un titre d’un ami chanteur « Dailiang », titre que j’ai réarrangé en version celtique, ce titre servira à faire la promotion de la Bretagne en Chine (bien-sûr je vous tiendrai informé lorsque ce titre sortira), un clip sera tourné au printemps en Bretagne.

Pourquoi la Chine ?

Ma première expérience avec la Chine a été faite grâce à l’obtention d’une bourse d’étude pour aller perfectionner mon niveau en langue chinoise durant un an dans la ville de Qingdao.

Par la suite, en France, et après mes expériences passées avec la Kevrenn Brest Sant Mark, Merzhin et autres… j’ai voulu créer mes propres projets, d’où le projet instrumental « Inophis » , ce qui a abouti à mon premier album solo.

Ne trouvant pas d’échos en France, c’est une société taïwanaise « Farida Guitar » qui a été sensible à ma musique et mon expérience et donc elle a souhaité m’inviter à me produire pour elle, en Chine, au salon international de la musique de Pékin en Mai 2008, leur choix a été confirmé suite à mes  prestations lors du Salon de Shanghai de la même année, l’événement musical le plus important d’Asie.

Donc, contrairement à d’autres, je ne me suis pas expatrié pour tenter quelque chose, ce sont des sociétés qui sont venus me chercher, ce qui est totalement différent, et si elles le font c’est qu’il y a une raison, ce n’est pas par hasard.

« Pourquoi la Chine », peut-être parce que en Chine il n’y a pas de problèmes avec les « talents », là où en France, en Bretagne, les aigreurs des uns et des autres empêchent les talents de s’exprimer. En Chine le talent n’est pas mal vu, au contraire il est pris en exemple et mis en avant, il est vecteur de respect, c’est un moteur pour les plus jeunes, là où en France, en Bretagne, avoir du talent est assez mal vu, où l’on préfère le nivellement par le bas, et où le médiocre est le plus souvent (et de plus en plus) popularisé et pris en exemple… En Chine, il faut également soigner son image, il faut que quelque chose émane de vous, là où ici tu peux venir « faire un concert en short et chaussettes hautes » les gens trouveront cela génial.

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Pourquoi votre musique intéresse autant les Chinois ?

Paradoxalement à ce que pense la majorité des personnes en France, en Bretagne, il faut croire que les Chinois sont plus ouverts qu’ici, c’est un fait. Ils aiment les artistes qui maitrisent  leur art, ils aiment le spectacle, être surpris, ils aiment les virtuoses et l’émotion. Ceci explique donc peut-être pourquoi Inophis les intéresse. De plus ils s’intéressent à moi, ils aiment discuter avec moi, savoir d’où je viens, cela fait que je parle toujours de la Bretagne lors de mes interviews, sur scène lorsque le maitre de cérémonie me pose des questions, lors des dîners et autres… cela me permet de leur montrer quelques photos de la Bretagne, et à chaque fois cela leur donnent envie d’y aller. Pour tout ceci je pense être un bon ambassadeur de la France et de la Bretagne.

D’autres projets en Chine, ailleurs dans le monde, en Bretagne ?

En Chine, oui tout à fait, je me suis à ce jour déjà produit dans plus cinquante villes différentes pour plusieurs centaines de scènes; des conservatoires, des instituts de musique, grandes écoles de musique et autres m’ouvrent leurs portes, cela va d’ailleurs continuer en 2017. Ailleurs dans le monde, l’album « The Cry Of Gaïa » que j’ai écrit et composé pour mon groupe Equinox continue de recevoir un bel accueil aux quatre coins de la planète.

Paradoxalement, le fait d’être le premier et le seul guitariste au monde à faire ce que je fais avec la Chine me ferme toutes les portes ici, en même temps beaucoup de ceux qui me critiquent et me boycottent sont également ceux qui voudraient être à ma place… Ceci expliquant le fait que je sois volontairement non programmé en France, en Bretagne; Alors quand j’entends parler de la Bretagne et de son ouverture, son partage, son métissage et autres… cela me fait légèrement sourire… Certains artistes bretons font de tous ces thèmes une marque de fabrique, mais lorsque vous les rencontrez en vrai ou connecté avec eux, bizarrement le discours n’est pas le même…

C’est la même attitude que vous retrouvez chez beaucoup d’associations (musique et programmateur), chez beaucoup de pôles consacrés aux musiques actuelles qui font leur pub avec « ouvert à tous, tous styles » et autres baratins… alors que dans les faits ce n’est pas du tout ça… On pourrait également parler des « pseudos » challenges de musique… là où les jurés vont choisir leurs potes, où le gagnant est déjà choisi avant le concours… On pourrait aussi parler de ces émissions de radios qui mettent en avant leur goûts perso et leurs amis « zicos »,  même en étant en parfaite contradiction avec leur politique initiale sans que cela ne les dérange le moins du monde… Idem pour les magazines, webzines, qui mettent toujours en avant les mêmes têtes, « amis obligent » ou « petits chiens »…Et tous ces festivals si tolérants, enclins à la diversité musicale, découvreur de talents…une belle mascarade…

– Que représente pour vous le Bro Gozh ? comment décrieriez vous votre propre interprétation du Bro Gozh ?

Le Bro Gozh ma Zadoù représente pour moi, le lien qui unit tout les vrais amoureux de la Bretagne, les personnes qui aspirent aux grands espaces, à la beauté de la nature et à la liberté, il doit aussi nous permettre de ne jamais oublier hier, afin de mieux vivre aujourd’hui, dans le but de préparer demain.

Je me suis approprié le Bro Gozh ma Zadoù, j’ai rendu hommage à la Bretagne à ma façon, mais de façon sincère et réelle, cela se ressent dans cette version riche en émotions, force, envolé et technique. J’ai pu de cette manière proposer une version de cet hymne  et je suis fier que votre site en parle.

J’ai d’ailleurs commencé à éditer les partitions de ma version du Bro Gozh ma Zadoù, ainsi, lorsque j’aurais terminé, les guitaristes qui veulent apprendre ma version, pourront télécharger gratuitement les partitions ainsi que le playback; afin qu’eux aussi puissent prendre plaisir à jouer cet hymne et par la même occasion qu’ils continuent à le transmettre, à le faire vivre.

Veillée bretonne à Quimper avec le Bro Gozh.

<span class="Htexte_gras">1. </span>Les choristes avec Georges à la guitare et...
La veillée bretonne, proposée mardi en fin d’après-midi au bar le Finnegans, rue Aristide-Briand, a attiré une trentaine de personnes heureuses de partager quelques chansons et bonnes histoires. Bernard Le Rest est à l’origine de ce sixième rendez-vous

Plafond bas, boiseries, lumières tamisées : l’étage du Finnegans se remplit peu à peu ce mardi après-midi. Bernard Le Rest a invité par voie de presse à une veillée bretonne avec contes et chansons.

Le micro circule

Par principe la veillée est informelle. Le micro circule, chacun descend commander son verre à sa guise. « C’est la sixième fois que nous organisons cette veillée, précise Bernard Le Rest, qui fait office d’animateur et chante lui-même dans les chorales Mouezh Paotred Breizh et Mouezh Bro Konk. Nous avons commencé il y a deux ans en nous inspirant des grandes veillées qui ont lieu dans le Léon et le Trégor et attirent des centaines de personnes ».

Plus intime, mieux partagée

À Quimper, les rendez-vous sont plus intimes. « C’est la troisième fois que nous venons au Finnegans. L’établissement à une ambiance pub qui convient, le patron a été très accueillant et l’assistance plus limitée facilite la participation de tous. Sinon, nous avons aussi organisé des veillées rue du Sallé ou rue Astor, pour la Fête de la musique ou le Festival de Cornouaille ». Ce mardi, au Finnegans, une trentaine de personnes s’est déplacée. Il y a Georges et sa guitare, qui a traduit en breton « La montagne » de Jean Ferrat et se lance accompagné au saxophone par Briac. Bernard donnera aussi une version en breton d’une autre chanson de Ferrat sur un poème d’Aragon « Que serais-je sans toi ? » et Jean « Le métèque » également en breton. L’exercice de la reprise en breton d’un standard n’est pas évident. Mais qu’importe, le principe de la veillée est d’oser se lancer et d’écouter avec bienveillance.

Bro Gozh final

Et la surprise est toujours là quand une voix magnifiquement posée entonne une belle chanson en français et breton ou quand Christophe entonne une longue gwerz. Le tout est entrecoupé de contes. Lanig de Briec fait un tabac avec son histoire de souris, tandis que Bernard, également avec une souris conquiert la salle avec sa leçon de bilinguisme. Les non bretonnants sont sans doute un peu à la peine car les traductions ne suivent pas toujours. Mais l’ambiance est décontractée, surtout quand une petite chorale réunissant des chanteuses de Mouezh Bro Konk et Kanerien Sant Meryn, se rejoignent pour quelques tubes du répertoire breton. En cette fin d’année, l’initiative était donc idéale pour un moment de retrouvailles chaleureux. Après trois heures de chants et contes ce mardi, la veillée s’est terminée vers 19 h sur un Bro Gozh. Prochain rendez-vous, en mai, dans le cadre de la Fête de la Bretagne, avec Ti ar Vro.

Le Breizh a Gan et le Prix Bro Gozh 2016 sur France 3 Iroise

Pour sa 35ème édition, le rassemblement Breizh a gan, dédié au chant choral breton, se tenait dimanche 4 décembre à Plouguerneau. 120 choristes ont repris la cantate Ar Marh Dall, écrite par Job an Irien et René Abjean en 1975, avant que Kanomp Breizh et le COCELIC reçoivent respectivement le Prix Bro Gozh 2016 et le Trophée Bro Gozh 2016. La journée s’est terminée sur un vibrant Bro Gozh repris par les 700 choristes et spectateurs présents.

Plouguerneau : le trophée Bro Gozh ma Zadoù remis au Cocelic .

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Trophée Bro Gozh 2016 réalisé en bronze par les Ateliers Toulhoat (Quimper)

7seizh, 7 décembre 2016

Plouguerneau, dimanche 4 décembre 2016, c’est à l’occasion du 35è Breizh a Gan que le comité Bro Gozh a remis le trophée Bro Gozh ma Zadou 2016 à  Jacques Guermont , président du Comité d’organisation du Championnat européen des Luttes Celtiques :  Une récompense pour la magnifique interprétation de l’hymne breton par Clarisse Lavanant lors des cérémonies d’ouverture à la mairie de Brest puis de clôture à la Brest Arena ( les 20 et 23 avril 2016).

Devant le succès rencontré par ce premier championnat, une édition 2018  serait à l’étude, à suivre donc…

Le prix Bro Gozh ma Zadou a, quant à lui, été décerné à Kanomp Breizh,  fédération des chorales d’expression bretonne, membre de la confédération Kendalc’h.

Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro Gozh ma Zadou concluait cette journée :

 

“C’est dans une église de Plouguerneau pleine et devant des centaines de personnes que les Prix Bro Gozh 2016 ont été décernés au cours du Breizh a Gan ce dimanche 4 décembre.

Lors de cette après-midi dédiée au chant choral de langue bretonne, 5 chœurs ont présenté un répertoire très divers, traditionnel et contemporain, dans des styles différents reflétant la richesse actuelle de l’expression chorale brittophone.

L’occasion aussi en interprétant la cantate Ar Marc’h Dall de rendre hommage à René Abjean, originaire de Plouguerneau, compositeur, musicien, ancien président de Kanomp Breizh, hommage salué par une « standing ovation » des 700 personnes présentes.

Après une introduction du président du Comité Bro Gozh, le maire de Plouguerneau, Yannig Robin, a salué le travail des chœurs d’expression bretonne, l’importance de la symbolique du Bro Gozh et les réalisations du COCELIC en remettant le Trophée Bro Gozh 2016 à Jacques Guermont , président du Comité d’organisation du Championnat européen des Luttes Celtiques. Dans sa réponse, M. Guermont a souligné la nécessité des liens entre culture et sport et a annoncé l’organisation en septembre 2018 d’un nouveau rendez-vous autour des luttes celtiques.

Ce fut ensuite au tour de Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, de prendre la parole et d’insister sur la richesse des liens entre la Bretagne et le Pays de Galles,   la langue bretonne qui nécessite un engagement global de tous les acteurs à travers la Bretagne pour assurer son avenir et enfin le travail réalisé par Kanomp Breizh, lauréat 2016 du Prix Bro Gozh. Dans sa réponse, Yann Ber Thomin, président de Kanomp Breizh, a souligné l’importance du symbole du Bro Gozh pour la renaissance culturelle bretonne et la place centrale du chant choral d’expression bretonne dans ce renouveau depuis un siècle.”

5e Breizh a gan. Un grand moment.

Une foule impressionnante, environ 450 personnes, s'est retrouvée à l'église.

Le Télégramme, 6 décembre 2016

Dimanche après-midi, 450 spectateurs et quelque 300 choristes étaient réunis pour la 35e édition du Breizh a gan, le grand rassemblement annuel des chorales. En première partie, cinq chorales se sont succédé : Paotred Pagan (choeur d’hommes), Kan Awen (ensemble féminin dirigé par Florian Desbans), Hekleo, de Landerneau, Gwalarn Uhel, de Ploudalmézeau et les Mouezh Paotred Breizh, dont « O Keltia », l’hymne au rassemblement des peuples celtes, chanté des quatre coins de l’église, a été un des moments forts de cette matinée.

Hommage à René Abjean


En deuxième partie, en hommage à René Abjean, compositeur plouguernéen et fondateur de Kanomp Breizh, cet ensemble choral, dirigé par Jean-Marie Airault et accompagné par un ensemble de dix musiciens, a interprété la cantate « Ar Marc’h dall » (le cheval aveugle), qu’il a écrite sur un livret de Job An Irien, également présent dans la salle. Ce choeur d’environ 120 éléments, de toute la Bretagne, est destiné à faire vivre des oeuvres d’importance du répertoire breton, déjà existantes ou des créations. Un moment très fort a été la reprise en bis du final de l’ouvrage dirigé par René Abjean lui-même. La matinée s’est achevée par la remise par Yannig Robin, maire, du trophée Bro Gozh 2016 à la Cocelic et du prix Bro Gozh par Lena louarn, vice-présidente du conseil régional, à Kanomp Breizh. Les choristes et le public ont ensuite entonné le « Bro Gozh ma zadou ».