Breizh a Gan de Ste Anne d’Auray, le Bro Gozh en final

Une partie des 300 choristes. Photo Kanomp Breizh.

Ce dimanche 3 décembre avait lieu le Breizh a Gan en la basilique de Ste Anne d’Auray, organisé par Kanomp Breizh, l’occasion notamment de rendre hommage à Yann-Ber Kalloc’h. C’est par un magnifique et énergique Bro Gozh avec l’église entière debout et chantant que se termina cette émouvante après-midi.

 

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Le Bro Gozh sur France 2.

France TV, 23 septembre 2017

Ce sont des enfants du pays qui se sont réunis autour d’un chant  considéré comme un hymne national de la Bretagne. Gilles Servat, Clarisse Lavanant, Cécile Corbel, Gwennyn, Rozen Talec, Soldat Louis, Tri Yann et Renaud Detressan  reprennent en choeur Bro Gozh Ma Zadou, pour un joli moment de communion.

 

Festival interceltique: le Bro Gozh avec les Tri Yann

Ouest-France, le 7 août 2017

par Léa Duperrin

Les Tri Yann avec le bagad de Saint-Nazaire au Festival interceltique de Lorient. | Thierry Creux

Le public invité à monter sur scène, des costumes baroques, un one-man-show de Jean-Louis Jossic. Devant des milliers de festivaliers, les Tri Yann ont fait du grand spectacle populaire au Festival interceltique de Lorient.

Les Tri Yann en concert au Festival interceltique de Lorient ? Jean-Louis Jossic surgit sur scène comme échappé d’un autre monde. Crinière blanche en bataille habituelle, il porte une armure dorée avec un énorme triskell gravé sur le plastron.

« Overdose de muscadet »

Les trois Jean, victimes d’une « overdose de muscadet », déambulent dans leur costume baroque sous le regard médusé du public. « Il vous suffit de nous rejoindre ! », lance le chanteur à la foule en délire. Immédiatement, c’est la cohue. Les plus chanceux assistent au concert à même la scène.

« Overdose de muscadet »

Les trois Jean, victimes d’une « overdose de muscadet », déambulent dans leur costume baroque sous le regard médusé du public. « Il vous suffit de nous rejoindre ! », lance le chanteur à la foule en délire. Immédiatement, c’est la cohue. Les plus chanceux assistent au concert à même la scène.

Une salle remplie de fans

Sous le chapiteau de l’Espace Marine, plein à craquer, des fans de la première heure. « J’avais 15 ans la dernière fois que je les ai vus sur scène, raconte Isabelle, une quinqua lilloise. Cette fois, je reviens avec ma fille. »

La foule reprend en chœur l’hymne breton

Les notes de Tri martolod retentissent et aussitôt, la foule se met à chanter. Sur scène, les trois copains et leurs musiciens s’en donnent à cœur joie. Dans le monde enchanté de Tri Yann, tout se prête à la chanson. Même la recette des crêpes bretonnes de l’an 1516, chantée a cappella !

Quand soudain résonne l’hymne breton Bro gozh ma zadoù. Dans le public, on chante la main sur le cœur.

A Cardiff, Coldplay interprète le Hen Wlad, le Bro Gozh du Pays de Galles.

Le 11 juillet dernier, dans le cadre de sa tournée mondiale, le célèbre groupe anglais Coldplay était présent à Cardiff au Principality Stadium (anciennement Millenium Stadium), le temple du rugby gallois, pour un concert mémorable à guichets fermés.

Comme le dit Chris Martin, le chanteur du groupe, pour terminer leur concert dans un tel lieu, Coldplay ne pouvait qu’interpréter l’hymne national gallois, Hen Wlad Fy Nadhau, le Bro Gozh du Pays de Galles. Une première pour Coldplay.

Un petit effort et on entendra peut-être des artistes français chanter le Bro Gozh aux Vieilles Charrues ? Qui sait ?

 

Jean-Louis Jossic : nous ferons chanter le Bro Gozh par 5000 personnes au Festival Interceltique

ABP, 9 juillet 2017

Jean-Louis Jossic des Tri Yann an Naoned 42 42578_1.png

 

 

Jean-Louis Jossic était à Quimper mercredi pour l’enregistrement de l’émission Copains d’abord. Il a pris quelques minutes pour nous expliquer le rôle qu’il a joué avec son groupe Tri Yann an Naoned pour faire connaître l’hymne national breton. L’ hymne « Bro Gozh ma Zadoù « ne parle de faire la guerre à personne » , « il rassemble Ni, Breizhiz a galon , les Bretons de coeur » réaffirme le chanteur du groupe mythique des trois Jean qui vient de fêter ses 45 ans de scène et qui a reçu le Prix Bro Gozh ma Zadoù par la même occasion.

« La culture et l’économie, c’est ce qui crée de l’emploi et c’est ce qui crée l’épanouissement et le bonheur des gens » Jean-Louis Jossic

La prochaine étape ? Lors de leur prochain concert (qui affiche complet) le dimanche 6 août dans le cadre du festival Interceltique de Lorient, ils vont prendre le temps d’apprendre le Bro Gozh aux 5000 spectateurs qui seront sous le chapiteau de l’espace marine ! Le flyer du Comité Bro Gozh avec les paroles sera distribué à l’entrée de la salle.

La version du Bro Gozh des Tri Yann sur youtube a été visionnée 1,7 million de fois

Mikael Bodlore-Penlaez: Dihunet out bremañ, ma Breizh!

Mikael Bodlore-Penlaez au ventre. Photo Michel Thierry

Texte lu par Mikael Bodlore-Penlaez lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017 à la Cité des Congrès de Nantes.

Merci au comité Bro Gozh pour ce prix et à Tri Yann pour ce merveilleux moment que nous passons ensemble.

Des hymnes nationaux, on ne retient souvent que le refrain. Les accents guerriers occultent la poésie et l’âme des peuples qui les chantent.

Le Bro Gozh ma Zadoù n’échappent pas à la règle.

Pourtant il est à la fois un symbole de culture en perpétuelle mouvement, de lien entre les nations celtiques et des aspirations culturelles et politiques des Bretons.

Mais il est avant tout l’un des vecteurs de la poésie de la langue bretonne, il parle de montagnes et de vallées, de complaintes tristes et de chants plaisants. Son dernier couplet dit de la Bretagne que : « sa langue est restée vivante à jamais, son cœur ardent bat toujours en son sein. »

En 1898, l’auteur du texte de l’hymne breton, Taldir Jaffrenou concluait par « Tu es réveillée maintenant ma Bretagne ! ». Cela reste toujours vrai, mais c’est à nous Bretons de vivifier notre pays de Brest à Nantes, de semer notre langue pour qu’elle fasse encore germer sa poésie à travers le monde.

Trugarez da boellgor Bro Gozh eivt ar priz-mañ ha da strollad Tri Yann evit an abadenn dreist emaomp o vevañ holl asembles.

Gant ar c’hanoù-broadel e vez dalc’het soñj, peurliesañ eus an diskan nemetken. Kuzhet e vez barzhoniezh hag ene ar pobloù gant ar c’homzoù brezel.

Ar memes reolenn a zo gant ar Vro Gozh.

Kouskoude ez eo war un dro un arouez eus ar sevenadur bev, eus al liammoù etre ar broadoù keltiek, hag ivez eus klemmoù sevenadurel ha politikel ar Vretoned.

Met dreist pep tra eo ar Vro Gozh un doare da ziskouez pegen brav eo barzoniezh ar yezh. Kaoz ez eus ennañ eus ar menezioù hag an traoñiennoù, eus gwerzioù trist dudius o sonioù. Er fin ar c’han e vez lâret diwarbenn Breizh « he yezh a zo bepred ken bev ha biskoazh, he c’halon virvidik a liamm c’hoazh ‘n he c’hreiz. »

E 1898, aozer pozioù ar Vro Gozh, Taldir Jaffrenou e anv, a lâre « Dihunet out bremañ, ma Breizh! ». Chom a ra gwir atav. Met deomp eo Bretoned da reiñ buhez d’hor bro eus Brest betek Naoned, deomp da hadañ hor yezh evit ma tiwano he barzhoniezh dre ar bed a bezh.