A Cardiff, Coldplay interprète le Hen Wlad, le Bro Gozh du Pays de Galles.

Le 11 juillet dernier, dans le cadre de sa tournée mondiale, le célèbre groupe anglais Coldplay était présent à Cardiff au Principality Stadium (anciennement Millenium Stadium), le temple du rugby gallois, pour un concert mémorable à guichets fermés.

Comme le dit Chris Martin, le chanteur du groupe, pour terminer leur concert dans un tel lieu, Coldplay ne pouvait qu’interpréter l’hymne national gallois, Hen Wlad Fy Nadhau, le Bro Gozh du Pays de Galles. Une première pour Coldplay.

Un petit effort et on entendra peut-être des artistes français chanter le Bro Gozh aux Vieilles Charrues ? Qui sait ?

 

Après Singapour, le Bro Gozh en Bretagne avec Gwennyn

Alors voilà…

En revenant de Singapour, je me suis dit que les petits Bretons étaient tout aussi capables de chanter le Bro Gozh, aussi bien que les petits Singapouriens ! En voici de très belles versions enregistrées dans 3 écoles de Bretagne. Il est prévu de leur faire de beaux dessins sur la Bretagne pour les remercier d’avoir entonné notre Bro Gozh si loin de chez nous…

Thank you very much from Kids of Brittany !

Gwennyn

Jean-Louis Jossic : nous ferons chanter le Bro Gozh par 5000 personnes au Festival Interceltique

ABP, 9 juillet 2017

Jean-Louis Jossic des Tri Yann an Naoned 42 42578_1.png

 

 

Jean-Louis Jossic était à Quimper mercredi pour l’enregistrement de l’émission Copains d’abord. Il a pris quelques minutes pour nous expliquer le rôle qu’il a joué avec son groupe Tri Yann an Naoned pour faire connaître l’hymne national breton. L’ hymne « Bro Gozh ma Zadoù « ne parle de faire la guerre à personne » , « il rassemble Ni, Breizhiz a galon , les Bretons de coeur » réaffirme le chanteur du groupe mythique des trois Jean qui vient de fêter ses 45 ans de scène et qui a reçu le Prix Bro Gozh ma Zadoù par la même occasion.

« La culture et l’économie, c’est ce qui crée de l’emploi et c’est ce qui crée l’épanouissement et le bonheur des gens » Jean-Louis Jossic

La prochaine étape ? Lors de leur prochain concert (qui affiche complet) le dimanche 6 août dans le cadre du festival Interceltique de Lorient, ils vont prendre le temps d’apprendre le Bro Gozh aux 5000 spectateurs qui seront sous le chapiteau de l’espace marine ! Le flyer du Comité Bro Gozh avec les paroles sera distribué à l’entrée de la salle.

La version du Bro Gozh des Tri Yann sur youtube a été visionnée 1,7 million de fois

Le Bro Gozh à l’inauguration de la LGV à Rennes

L’hymne national breton, interprété par la fanfare des cheminots, a retenti le 1er juillet en gare de Rennes pour célébrer l’arrivée du TGV inaugural entre Paris à Rennes.

1h24 pour ce voyage sur la nouvelle ligne grande vitesse entre Paris et Rennes. Le train avait même de l’avance… C’est au son du Bro Gozh que la foule massée dans le hall de la gare de Rennes attendait les passagers du premier TGV à rallier Paris à Rennes le samedi 1er juillet. La délégation officielle comptait le président français Emmanuel Macron, Jean-Yves le Drian, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy, des élus, des chefs d’entreprise, des journalistes et quelques happy few.

A part le Bro Gozh, aucune réelle présence de la Bretagne, pas de drapeau breton, et une référence quasi-permanente à l’ouest …..

Le Bro Gozh entonné par les conseillers régionaux à la fin de la session de juin: qui, que, quoi, comment .

ABP, 1er juillet 2017

par Jean-Jacques Monnier

Un petit événement symbolique a marqué la fin de session du Conseil régional de Bretagne (B4), le 22 juin dernier à Rennes. L’hymne breton a été entonné par une large partie de l’assemblée.

Un petit événement qui n’avait pas dû se produire depuis juin 2011, lors de l’accueil d’une délégation de l’Assemblée nationale galloise. La presse quotidienne régionale a rendu compte de ce petit événement.

L’ancien responsable du groupe UDB au Conseil régional, et chanteur bretonnant reconnu, avait pris place au premier rang de l’espace réservé au public. Lors de la fin de la séance, avant que les conseillers régionaux quittent leur siège, il a entonné, de sa voix puissante, l’hymne breton avec quelques personnes qui avaient pris place à ses côtés.

L’occasion était bonne : il s’agissait du remplacement à la présidence de Jean-Yves Le Drian par Loic Chesnais-Girard en raison du non-cumul de la présidence du Conseil régional et d’une fonction ministérielle.

Une grande majorité des conseillers régionaux se sont alors levés, ont sorti les paroles du « Bro Gozh ma zadoù » et ont à leur tour repris l’hymne breton. Une petite minorité de conseillers, essentiellement ceux du Front national, sont restés scotchés sur leur siège.

Pour la petite histoire, qui vaut bien la « grande » parfois, il s’agit d’une initiative du petit groupe des élus « Régionalistes », composé de Paul Molac, Lena Louarn et Mona Bras. Dès qu’ils ont appris le départ de Le Drian de la présidence et la date de son remplacement, ils ont pris les contacts pour rendre possible cette petite opération symbolique et qu’elle représente une surprise.

Une commande de 300 exemplaires couleur du document bilingue du Comité Bro Gozh ma Zadoù, contacté à cet effet (au recto l’histoire du Bro Gozh et au verso, les paroles,  (voir le site) a permis de le distribuer aux élus régionaux, aux services des Assemblées et au public.

Pour créer la surprise et éviter l’incident juridique, d’un commun accord avec lui, Herri Gourmelen dans le public où une place lui avait été réservée, attendait que Loïc Chesnais-Girard, nouveau président de la Région Bretagne, prononce les mots de fin de session « cette session est close, nos débats sont terminés« , pour lancer aussitôt le Bro-Gozh, profitant du fait que tout en étant encore dans l’hémicycle ce qui donnait une dimension institutionnelle à la chose, les conseillers étaient cependant hors temps de session. Les Régionalistes/autonomistes et des élus proches lançaient le mouvement : tous debout et en chantant …

Les élus FN en sont restés cois. Le petit film accessible sur le site de la Région Bretagne.bzh et sur Youtube  montre une large majorité chantant l’hymne national de la Bretagne au Conseil Régional et de surcroit avec l’actuel Ministre aux affaires étrangères !

On a de petits pouvoirs mais au moins celui d’ouvrir la bouche… musicalement ! Et que la sensibilité qui prévaut au Conseil régional n’est pas forcément celle qui domine chez les souverainistes de tout poil qui représentaient la grande majorité des candidats à l’élection présidentielle.

Le triple « bevet Breizh » devenu traditionnel ailleurs n’a pas non plus été boudé.

On remarquera qu’en Loire Atlantique, le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a publiquement réaffirmé son attachement à la réunification, la presse « régionale« notant « que cela ne plaisait pas à tout le monde).

Alan Stivell : « le Bro Gozh prend de plus en plus d’ampleur en tant que symbole breton ! ».

Photo Roselyne Veissid. © Le Télégramme

Le Télégramme, 23 juin 2017

Alan Stivell, figure emblématique de la musique bretonne, participe à trois morceaux de l’album « Breizh eo ma bro ! » (Smart/Sony), à paraître le 30 juin.

Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de participer à « Breizh eo ma bro ! » ?
D’abord la qualité de l’album « Corsu Mezu Mezu ». Il m’a surpris parce que je n’imaginais pas Patrick Fiori, comme Patrick Bruel, interpréter si bien des chants corses traditionnels. Cela m’a donné envie de participer à un disque dans cet esprit sur la Bretagne. Même si je savais que ça allait me faire prendre du retard dans mon propre travail, j’aurais trouvé dommage de ne pas en être. Surtout qu’il y a pas mal de gens de talent dans ce disque.

Que pensez-vous justement du choix des intervenants dans « Breizh eo ma bro »?
Je ne fais pas partie de l’organisation de l’album, j’ai simplement accepté d’y participer. Mais, même si d’autres artistes auraient pu y figurer, les gens présents me semblent assez incontournables.

Ce qui est très positif, c’est de retrouver des niveaux de notoriété différents. Cela me semble important que les plus connus aident ceux qui le sont moins. Je me réjouis aussi de cette passerelle entre non Bretons et Bretons, à la gloire de la Bretagne dans un esprit d’ouverture. Lorsqu’un artiste français vient chanter en breton, il y a un échange culturel véritable.

Comme Laurent Voulzy avec vous dans « Brian Boru ». Pourquoi ce morceau ?
Avec Laurent, on se connaît très bien, nous nous rencontrons souvent. Lorsque Sony l’a sollicité, il a tout de suite accepté et nous nous sommes vite mis d’accord sur cette chanson. On revient souvent à mes morceaux du début des années 70, comme « Tri Martolod ». Je suis ravi de pouvoir mettre aussi en valeur un titre beaucoup plus récent. « Brian Boru » remporte également un gros succès.

Et pourquoi un duo avec Soldat Louis sur « La hargne au cœur » ?
Cela faisait longtemps que j’avais envie qu’on se croise. Soldat Louis, capable aussi de chanter d’une manière « vindicative », était le bon choix pour cette chanson. L’échange nous a fait très plaisir.

Vous êtes également présent sur le « Bro Gozh Ma Zadou ». Etait-ce une évidence d’ouvrir l’album avec ce titre ?
Ça fait longtemps que je chante le « Bro Gozh », dans les stades et ailleurs. J’en avais fait cet arrangement « moderne » dans « Brian Boru ». Les années passant, le « Bro Gozh » prend de plus en plus d’ampleur, en tant que symbole breton. Si on me propose de le chanter, impossible de dire non (rires) !

Singapour. Les enfants chantent le Bro Gozh pour Gwennyn .

La chanteuse quimpéroise Gwennyn vient de rentrer d’une tournée à Singapour et au Vietnam à l’invitation des associations bretonnes des deux pays. A Singapour, la chanteuse a été invitée dans une école où, à sa grande surprise, les enfants ont chanté l’hymne breton Bro Gozh Ma Zadoù, en intégralité et sans une fausse note. Chapeau !