Le Bro Gozh pour Nominoë !

Ce samedi 26 mai 2018, le site de la bataille de Ballon en Bains-sur-Oust, près de Redon, a vu affluer des centaines de personnes pour un évènement attendu depuis près d’un siècle, l’inauguration du mémorial en l’honneur de Nominoë, vainqueur à Ballon des troupes franques de l’empereur Charles le Chauve, marquant ainsi la naissance du Royaume de Bretagne.

Grâce au Poellgor Gouel Ballon, avec l’aide de près de 300 donateurs, d’un mécène, de la famille Guillemot, du Conseil régional de Bretagne, ce mémorial, œuvre de Jean-Pierre Baudu, a pu prendre forme et finalement être inauguré ce samedi 26 mai .

En clôture de cette inauguration durant laquelle on a pu entendre de magnifiques discours, Clarisse Lavanant interpréta après le Kan Bale Nevenoe de Glenmor, le Bro Gozh ma Zadoù repris par les centaines de personnes présentes.

Bretagne. Johanna Rolland et le « vieux pays »

Johanna Rolland n’a pas réussi à prononcer le mot Bretagne, lui préférant le terme imagé de « vieux pays ».

Le Télégramme, 25 mai 2018

Mardi, lors de la présentation d’un nouveau pass touristique concernant l’est de la Bretagne, de Saint-Nazaire à Saint-Malo, Johanna Rolland, la maire de Nantes, s’est abstenue de prononcer le nom de la Région et vieux duché. Une précaution oratoire qui vaut à l’élue d’être épinglée par le comité « Bro Gozh ».

Mardi, la chose avait été remarquée par plusieurs observateurs, lors de la présentation à la presse du nouveau pass touristique « Traversée moderne d’un vieux pays ». Les mots « Bretagne » et « breton » étaient quasiment tabous dans les interventions des promoteurs du concept, à commencer par les maires de Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Saint-Malo. Une absence étonnante dans la mesure où le « vieux pays » support de cette communication n’était autre que l’ancien duché dont les souverains résidaient dans un château situé à Nantes.

Interrogée sur ce paradoxe par Le Télégramme, Johanna Rolland, la maire de Nantes, tentait une explication : « Notre choix est de casser la logique institutionnelle pour une logique de projet. On n’est pas dans un slogan marketing unique, on veut résolument autre chose ».

Une précaution oratoire qui n’a pas échappé au comité Bro Gozh dont l’objectif est la promotion de l’hymne breton. Dans un communiqué, il juge tout d’abord que « c’est une excellente chose que Nantes s’intéresse au reste de la Bretagne et se rende enfin compte que sans la Bretagne, elle n’existe pas internationalement parlant ». Revenant ensuite sur cette omission volontaire, il parle de « non-dits » et de « palinodies ridicules ».

Et de conclure : « La solution est pourtant simple, la réunification de la Bretagne, tout le monde y gagnera, y compris Nantes qui entrera enfin dans le club assez restreint finalement des capitales connues et reconnues de régions connues et reconnues internationalement à l’instar de Cardiff au Pays de Galles ou encore Munich en Bavière et bien d’autres. Et pour ce jour que nous espérons proche et qui verra enfin la démocratie respectée et la grande famille bretonne réunie, notre Comité s’engage à organiser un “Bro Gozh” d’enfer au centre de Nantes. Notre “vieux pays” dans toute son actualité et sa modernité ».

Où l’on parle du Bro Gozh sans le citer…..

La presse vient de nous apprendre que Le Voyage à Nantes ( l’office du tourisme nantais ) lançait un nouveau produit “La traversée moderne d’un vieux pays” en collaboration avec les villes de Rennes, Saint-Nazaire et Saint-Malo.

C’est une excellente chose que Nantes s’intéresse au reste de la Bretagne et se rende enfin compte que sans la Bretagne, elle n’existe pas internationalement parlant.

Mais ce qui est curieux pour le moins, c’est la manière dont Mme Rolland, maire de Nantes, a tout fait, lors de la conférence de presse présentant le projet, pour éviter de prononcer le mot “Bretagne” . Il faut donc comprendre que l’expression    ”vieux pays” parle de la Bretagne, qualifie la Bretagne, sous-entend la Bretagne tout en évitant le mot tabou.

Au Comité Bro Gozh, nous savons ce qu’est le “vieux pays”, c’est notre Bro Gozh et c’est la Bretagne tout simplement. Reprendre une expression de l’hymne national breton pour évoquer la Bretagne tout en évitant d’en parler est pour le moins curieux et paradoxal.

Bref, pour en finir avec ces non-dits, ces palinodies ridicules, la solution est pourtant simple, la réunification de la Bretagne, tout le monde y gagnera, y compris Nantes qui entrera enfin dans le club assez restreint finalement des capitales connues et reconnues de régions connues et reconnues internationalement à l’instar de Cardiff au Pays de Galles ou encore Munich en Bavière et bien d’autres .

Et pour ce jour que nous espérons proche et qui verra enfin la démocratie respectée et la grande famille bretonne réunie, notre Comité s’engage à organiser un “Bro Gozh” d’enfer au centre de Nantes . Notre “vieux pays” dans toute son actualité et sa modernité.

Comité Bro Gozh

Article à lire ici sur le sujet

Plijadur o kanañ. L’émotion pour le Bro Gozh.

À gauche, Dan ar Braz et Clarisse Lavanant ont chauffé la salle de Brocéliande. À droite, Jakez ar Borgn a appelé le public à trouver des rimes avec mobylette, comme Paulette, Josette, Jeannette, et bien d'autres.

Dan ar Braz et Clarisse Lavanant ont chauffé la salle de Brocéliande.

Le Télégramme, le 24 mai 2018

Ils étaient un peu plus de 300, lundi, à l’Espace Brocéliande, à Ploudaniel  à assister à POK 2, ou Plijadur o kanañ (du plaisir à chanter en breton), parrainée par les talentueux Dan ar Braz et Clarisse Lavanant. Les deux artistes ont enflammé le public avec leurs chansons de l’album commun « Harmonie ». Le chanteur et musicien breton n’a pas manqué de rappeler, avant d’interpréter Diwanit Bugale, que cette même chanson avait représenté la France au concours de l’Eurovision en 1996, à Oslo. Avant de laisser les amateurs monter sur scène, il a lancé : « je ne suis pas bretonnant, mais je parle la Bretagne. Merci aux paysans d’avoir continué à parler cette langue ».

 

Fraîcheur, humour et communion


Durant plusieurs heures, en solo, duos et même trio, les chanteurs bretonnants se sont retrouvés sur la scène de Brocéliande. « Un grand vent de renouveau et de confiance en l’avenir, car près de la moitié des chanteurs avaient moins de 30 ans », se réjouit Hervé Lossec. Le trio magique Perynn, Maela et Gwenn a subjugué les spectateurs, par sa fraîcheur, son originalité et sa création. Dans un autre registre, le trublion Jakez ar Borgn, qui allie humour, jeu de scène sur une voix des plus mélodieuses, les a fait rire et participer, avec son titre « La mobylette ». En fin de spectacle, au moment du « Bro Goz ma zadoù», la salle et les artistes étaient en communion, Clarisse, dans une robe rouge somptueuse a ému le public.

Singapour à l’heure du Bro Gozh ma Zadoù pour la Fête de la Bretagne

La parade, au Singapore Botanic Garden, a précédé les festivités musicales du dimanche.

Le Télégramme, 23 mai 2018

La fête de la Bretagne n’est pas réservée qu’à la Bretagne. Ses sonorités ont résonné un peu partout dans le monde, comme à Singapour, où une jolie collaboration artistique et culturelle bretonne-singapourienne à ravi le public. Dimanche dernier, les deux jours de fête se sont conclus au Singapore Botanic Garden, sur la scène de la Shaw Foundation. Le « Lion City Pipe Band », qui a sonné dans les allées du jardin a fait passer un sacré frisson dans les rangs des centaines de spectateurs. Sur scène, des élèves de cinq écoles maternelles Star Learners ont interprété le Bro Goz Ma Zadou, accompagné par les musiciens du Kelc’h Keltieg Rostren, avant d’interpréter une chanson en mandarin. Le cercle celtique de Rostrenen (22) a époustouflé les spectateurs singapouriens par leurs pas de danse exceptionnels, avant de laisser la place aux Biches Cocottes. Elles ont charmé le public par leur interprétation originale et harmonieuse de chants marins, chers au cœur de tout breton. Dans le public, 20 élèves singapouriens ont assisté à la fête de la Bretagne, en préambule de leur séjour linguistique à Brest, au Ciel, samedi.

 

Le Bro Gozh pour la redadeg

Héloïse a amené sur terre, cale de Rossulien à Plomelin (Finistère) le bâton relais de la Redadeg 2018, ce vendredi 4 mai.

Héloïse a amené sur terre, cale de Rossulien à Plomelin (Finistère) le bâton relais de la Redadeg 2018, ce vendredi 4 mai.. Ouest-France.

Ouest-France, le 4 mai 2018

Le bâton relais de la Redadeg, la course relais en faveur de la langue bretonne, vient de quitter Plomelin ce vendredi 4 mai, dans l’après-midi. Transporté par yole, il arrivera sur les quais de Quimper vers 17 h 30, d’où le départ officiel de la sixième Redadeg sera donné officiellement.

Le témoin de la Redadeg, c’est le symbole de la langue bretonne qui passe de main en main.

Ce vendredi 4 mai, en début d’après-midi, il est arrivé par la mer à Plomelin (Finistère), à la cale de Rossulien.

Brandi par Héloïse, une collégienne bretonnante, il a fait une halte dans ce joli coin du Finistère, avant d’être embarqué dans une yole. Direction : Quimper d’où sera donné le départ officiel de la sixième édition de la Redadeg, à 21 h, place Saint-Corentin.

Les Kanerien sant Meryn ont interprété, entre autres, le Bro Gozh sur la cale de Rossulien à Plomelin (Finistère). | Ouest-France

Les Kanerien Sant Meryn ont interprété, entre autres, le Bro Gozh sur la cale de Rossulien à Plomelin.

Des coureurs se chargeront ensuite de l’acheminer jusqu’à Plouguerneau (Finistère), commune d’arrivée, après un circuit de 1 800 km à travers les cinq départements bretons.

Vannes. 27 écoliers vont chanter le Bro Gozh à La Rabine ce vendredi

photo Le Télégramme

Le Télégramme, 5 avril 2018

Ils se préparent depuis des mois. 27 élèves vont de CE2, CM1 et CM2 de la filière bilingue français-breton de l’école Saint-Guen vont chanter le « Bro Gozh », ce vendredi, au stade de La Rabine, juste avant le coup d’envoi du dernier match de la saison à domicile pour le Rugby-club de Vannes (RCV), à 20 h, contre Narbonne. »Le projet existe depuis longtemps, mais il a mis un peu de temps à se concrétiser », explique, soulagé, le directeur de l’école Saint-Guen Jérôme Larcher-Rouland.Les 27 élèves et leurs parents avaient rendez-vous ce jeudi au stade de La Rabine, pour une ultime répétition en situation réelle, avec Philippe Le Ray, le chanteur attitré du club.

Cliquer sur la photo ci-dessous pour voir le reportage.

(Photo Mathieu Pélicart)