Jean-Charles Guichen: « transformer le Bro Gozh en valse celtique »

Ouest-France, 10 décembre 2020

Ça sonnait fort, ça sonnait rock, mercredi 9 décembre 2020 matin, au théâtre Max-Jacob de Quimper (Finistère) mis à la disposition de la nouvelle « bande Braz » de Jean-Charles Guichen pour trois jours de résidence. « C’est une aubaine, un luxe de se retrouver dans ce théâtre magique, à l’acoustique feutrée. Nous retrouver après un an sans jouer ensemble, c’est du pur bonheur ! » déclare le Guitar Hero de la gavotte, Jean-Charles Guichen.

Juste avant le premier confinement, avec quatre musiciens professionnels de renom – Claire Mocquard (Violon-chant), Stéphane Rama (Basse), Thomas Kerbrat (Batterie) et Malo Carvou (Flûtes) – il a entrepris de revisiter les titres de son dernier album Braz Live, enregistré au Festival Interceltique de Lorient (FIL) en 2019 et paru le 6 mars 2020. La tournée aurait dû démarrer au printemps 2020 et se poursuivre jusqu’en 2021.

 

« J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique »

Guitariste hors pair, Jean-Charles Guichen, 50 ans, est né à Quimper et vit dans les Côtes-d’Armor. « J’ai commencé, à l’âge de 6 ans a joué de la guitare classique, puis je suis tombé dans le bouillon de la culture bretonne, plus particulièrement de la musique à danser dans les festoù-noz » explique l’artiste, qui, dans un style bien à lui, conjugue les musiques envoûtantes et les rythmes entraînants où s’invite le rock.

 

Depuis des années, avec le groupe avec Ar Re Yaouank, dont il est le cofondateur, en duo avec son frère Fred, ou en solo, il enflamme les scènes bretonnes, nationales et internationales (Kazakhstan, Tahiti, Pologne). « Notre vie, c’est la scène ! » Il a son actif, plus de 2 000 concerts et a enregistré 5 albums en solo et de nombreux autres avec le groupe Ar Re Yaouank. Braz Live, son dernier album, enregistré au FIL est un album solo sauf pour un titre, le Bro Gozh ma zadoù, où Claire Moquard chante. « J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique que je souhaite intégrer au répertoire de fest-noz. » ajoute Jean-Charles Guichen. Heureux de se retrouver, les cinq musiciens préparaient, hier, avec beaucoup de « startijenn » le cyber fest-noz qui sera enregistré, sans public, au Pavillon de Penvillers et retransmis dans le monde entier, le 19 décembre 2020.

Le Bro Gozh pour le drapeau breton à la mairie de Nantes

France Bleu, 17 décembre 2020

Ce jeudi, le drapeau breton a été hissé devant la mairie de Nantes. Un moment « intense et symbolique » pour la maire, Johanna Rolland, et pour les militants bretons qui y ont assisté.

Depuis ce jeudi matin, le drapeau breton flotte devant la mairie de Nantes, aux côté du drapeau de la ville, du drapeau français et du drapeau européen. C’est une promesse de campagne de la maire, Johanna Rolland, qui se concrétise. 

Un événement à minima à cause du Covid-19

Et ça a été un moment très fort pour les quelques dizaines de militants bretons qui y ont assisté. En raison de l’épidémie de Covid-19, l’événement a eu lieu à minima. Mais, derrière les masques, on devinait les grands sourires. Une fois le drapeau hissé, ils sont quelques uns à avoir entonné à pleine voix l’hymne breton, le Bro gozh ma Zadoù.

 

Pour la maire de Nantes, Johanna Rolland, c’est un moment « intense et fort ». Et un signe d’ouverture vers la culture bretonne « qui est nécessaire dans une période où on a tendance à se replier sur soi ».

Bientôt des filières bretonnes jusqu’à l’université ?

C’est aussi une étape pour faire encore plus de place à la culture bretonne au sein de la ville. Les suivantes, ce sera plus de breton à l’école : 517 élèves sont déjà en filière bilingue, la langue sera aussi proposée lors des activités périscolaire et la mairie veut aussi développer des filières bilingues au collège, au lycée et même à l’université. De nouvelles plaques de rue dans les deux langues vont aussi être installées, il y en a actuellement 147. Et Johanna Rolland annonce aussi un rapprochement avec la ville de Rennes, notamment au niveau de l’opéra.

Un débat sur un référendum en conseil municipal

Enfin, la maire de Nantes confirme qu’il y aura bien un débat, au début de l’année 2021 en conseil municipal pour formuler un vœux afin que l’Etat organise un référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Mais pas question pour Johanna Rolland de donner son avis sur la question.

À Vannes, il chante le Bro Gozh dans un stade vide

Comme à chaque match du RCV à domicile, Philippe Le Ray a entonné l’hymne breton avant le coup d’envoi, ce vendredi soir.

Ouest-France, 4 décembre 2020

Comme à chaque match du RCV à domicile, Philippe Le Ray a entonné l’hymne breton avant le coup d’envoi, ce vendredi soir. Mais pour le chanteur, le plaisir n’est plus le même dans un stade vide de supporters, à cause des restrictions sanitaires. « C’est un manque terrible. D’habitude, le public reprend avec moi le refrain. Ça fait très bizarre », explique celui qui supporte le RCV depuis 28 ans, à l’époque en Fédérale 3, et qui a donc connu trois montées. Pour autant, Martin Michel, le directeur général du club, tient à ce que cette tradition d’avant-match soit respectée… De quoi donner des forces aux Vannetais qui affrontaient Montauban !

Le Bro Gozh d’Herri Gourmelen

Photo France 3 Bretagne

France 3 Bretagne, 6 novembre 2020

Les hommages sont nombreux pour saluer la mémoire de Herri Gourmelen. L’homme politique breton est décédé ce jeudi 5 novembre 2020 à Saint-Malo, à l’âge de 77 ans. Il avait été porte-parole de l’UDB et conseiller régional de Bretagne.

Loïg Chesnais-Girard a été l’un des premiers à rendre hommage à Herri Gourmelen qui avait siégé au Conseil régional durant deux mandats, de 2004 à 2015.

« Herri était une voix. Celle qui savait chanter un Bro Gozh émouvant et puissant. (voir ici) Qui tonnait des discours aux mots justes et pesés. Qui était souvent attendue car elle était forte de son histoire, son parcours politique. Herri était une voix qui comptait en Bretagne. Je ne peux pas imaginer ne plus l’entendre. Herri était de ces hommes politiques qui comptent car il incarnait autant l’histoire du mouvement régionaliste breton que celle des forces internationalistes.
Combattant infatigable de la décentralisation car il savait lui, le germaniste, que le jacobinisme ne pouvait permettre à la Bretagne de déployer la puissance de son identité.
Herri va nous manquer, va me manquer, car je sais que nous avions encore tant à nous dire, et moi, à lui demander. Au nom de la Bretagne et de l’ensemble des élus régionaux, je présente mes sincères condoléances à sa famille. 
»

Une vie d’homme politique breton

Herri Gourmelen était né Finistérien, sur la presqu’île de Crozon et parlait parfaitement le breton. Il s’était engagé à l’UDB dès sa jeunesse et en était devenu le porte parole.

(….)

Le protocole « Derby breton » à l’arrêt jusqu’à nouvel ordre …

Et ce qui semblait difficile d’éviter… est désormais arrivé: toutes les festivités habituellement organisées depuis 2019 à l’occasion des derbys bretons de Ligue 1 sont annulées jusqu’à nouvel ordre du fait des restrictions sanitaires.

Espérons nous retrouver le plus rapidement possible !