Plumeliau, le Bro Gozh pour les 97 ans d’Amandine

Photo Ouest-France

Ouest-France, 15 janvier 2021

À 97 ans, Amandine Duclos ne paraît pas son âge. Elle est dynamique, coquette et s’intéresse à tout. Elle aime la musique et aime chanter. Avec l’association Pluméloisirs, elle participe à la chorale Chœur de Plum et à l’atelier de peinture sur porcelaine. Des activités qui ont été réduites en 2020 à cause du Covid-19.

En septembre, après des problèmes de santé, Amandine a dû être hospitalisée et, après une convalescence chez sa fille Annick, le 14 décembre, elle arrivait à l’Ehpad de Pluméliau pour un séjour temporaire. Elle récupère et va de mieux en mieux.

Mercredi dernier, Amandine y fêtait ses 97 ans. Elle a eu la surprise de voir arriver des choristes de Chœur de Plum. Un grand moment plein d’émotion, mais très vite elle les a rejoints pour interpréter ses chants préférés comme : l’Hallelujah de Leonard Cohen, le Bro gozh ma zadou, Mon Amant de Saint-Jean, la Ballade nord-irlandaise

« On ne peut même pas partager un café à cause du virus, mais en mars, je pense rentrer chez moi et reprendre mes activités et ainsi retrouver mes amis de la chorale », sourit Amandine.

Le Roazhon Park sans le Bro Gozh, c’est comme le beurre sans sel …..

Le Roazhon Park…… Ouest-France

Ouest-France, 8 janvier 2021

Depuis 2004, Alain Rousseau est le speaker du Stade Rennais. Avec la crise sanitaire, il doit animer un stade vide. Il raconte cette drôle de nouvelle en vie en attendant le retour du public au Roazhon Park.

C’est une vie de rituels. Il y a d’abord le Bro gozh ma zadoù – l’hymne breton – qui est repris en chœur par tout le stade. Puis les lumières se tamisent. La musique d’AC-DC commence à saturer les enceintes du Roazhon Park. Au bord de la pelouse, Alain Rousseau – speaker du Stade Rennais depuis 2004 – prend le micro pour annoncer la composition de l’équipe. Il lance les prénoms, le public scande les noms en retour. La sono embraye avec un morceau de musique électronique du groupe Justice, la pyrotechnie fait des étincelles, puis les joueurs entrent sur la pelouse. Le déroulé est le même pour chaque match au Roazhon Park. Une vie de rituels.

Mais, depuis le début de la crise sanitaire, tout est chamboulé. Les stades se sont vidés de leur public. Seuls restent les joueurs, les staffs, les journalistes, les jardiniers… et Alain Rousseau, même s’il a dû quitter le bord de la pelouse pour s’exiler en tribune. « Forcément on a dû s’adapter, raconte-t-il. On ne fait plus l’hymne breton et je n’annonce plus les compositions des équipes. En tribune, les journalistes ont déjà la feuille de match sous les yeux de toute manière. On a aussi éliminé la 35e minute. Tout cela donne parfois le sentiment d’assister à des matches amicaux de pré-saison. »

Alain Rousseau, le speaker du Roazhon Park – Ouest-France

« Sans saveur »

Depuis le début de la crise, certains clubs de Ligue 2 ou de rugby ont fait le choix de ne plus faire appel à leur speaker. Ce n’est pas le cas à Rennes. Alain Rousseau reste le gardien de l’ambiance, même si le stade sonne creux. « On ne va pas se mentir, c’est un peu feutré. Je parle avec une voix plus posée, sourit-il. Mais quand l’équipe marque un but je garde la même spontanéité. C’est la passion qui ressort. »

Des joueurs l’ont d’ailleurs remercié pour ça : « Ma voix est un repère familier pour eux. Quand l’équipe marque et que j’annonce le but, ça leur rappelle qu’ils sont bien à la maison, même si le public n’est pas là. » D’un point de vue purement protocolaire, sa présence est aussi impérative pour annoncer les minutes de silence ou les hommages d’avant match.

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Jean-Charles Guichen: « transformer le Bro Gozh en valse celtique »

Ouest-France, 10 décembre 2020

Ça sonnait fort, ça sonnait rock, mercredi 9 décembre 2020 matin, au théâtre Max-Jacob de Quimper (Finistère) mis à la disposition de la nouvelle « bande Braz » de Jean-Charles Guichen pour trois jours de résidence. « C’est une aubaine, un luxe de se retrouver dans ce théâtre magique, à l’acoustique feutrée. Nous retrouver après un an sans jouer ensemble, c’est du pur bonheur ! » déclare le Guitar Hero de la gavotte, Jean-Charles Guichen.

Juste avant le premier confinement, avec quatre musiciens professionnels de renom – Claire Mocquard (Violon-chant), Stéphane Rama (Basse), Thomas Kerbrat (Batterie) et Malo Carvou (Flûtes) – il a entrepris de revisiter les titres de son dernier album Braz Live, enregistré au Festival Interceltique de Lorient (FIL) en 2019 et paru le 6 mars 2020. La tournée aurait dû démarrer au printemps 2020 et se poursuivre jusqu’en 2021.

 

« J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique »

Guitariste hors pair, Jean-Charles Guichen, 50 ans, est né à Quimper et vit dans les Côtes-d’Armor. « J’ai commencé, à l’âge de 6 ans a joué de la guitare classique, puis je suis tombé dans le bouillon de la culture bretonne, plus particulièrement de la musique à danser dans les festoù-noz » explique l’artiste, qui, dans un style bien à lui, conjugue les musiques envoûtantes et les rythmes entraînants où s’invite le rock.

 

Depuis des années, avec le groupe avec Ar Re Yaouank, dont il est le cofondateur, en duo avec son frère Fred, ou en solo, il enflamme les scènes bretonnes, nationales et internationales (Kazakhstan, Tahiti, Pologne). « Notre vie, c’est la scène ! » Il a son actif, plus de 2 000 concerts et a enregistré 5 albums en solo et de nombreux autres avec le groupe Ar Re Yaouank. Braz Live, son dernier album, enregistré au FIL est un album solo sauf pour un titre, le Bro Gozh ma zadoù, où Claire Moquard chante. « J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique que je souhaite intégrer au répertoire de fest-noz. » ajoute Jean-Charles Guichen. Heureux de se retrouver, les cinq musiciens préparaient, hier, avec beaucoup de « startijenn » le cyber fest-noz qui sera enregistré, sans public, au Pavillon de Penvillers et retransmis dans le monde entier, le 19 décembre 2020.

Pour les cadeaux de Noël et du Nouvel An, 2 nouveaux CDs avec le Bro Gozh

Dans cette période difficile pour tous et notamment le monde de la culture bretonne, 2 nouveaux CDs viennent de sortir et qui retiendront l’attention des amateurs de musique et de culture bretonnes. A noter que les 2 proposent chacun une version du Bro Gozh dans un registre différent.

Le premier édité fin novembre est le CD du spectacle donné par l’Ensemble choral de Bretagne etl’Orchestre et le bagad des Pompiers du Morbihan pour célébrer les
relations ancestrales entre la Bretagne et le Pays de Galles sur une idée du Comité Bro Gozh . L’orchestre, très proche des harmonies du Pays de Galles, présente avec le chœur des chorals gallois sur des paroles en breton, qui sont bien connus en Bretagne. Ces mélodies collectées Outre-Manche ont trouvé leur juste place dans le patrimoine chanté de Bretagne. Le CD comprend également la cantate An Aval hag ar C’haliz et le Bro GozhMa Zadoù.

Ce CD exceptionnel est proposé au tarif de 15€ + 3€ de frais de port auprès de Kanomp Breizh (06 32 29 79 29 et kanompbreizh@kanompbreizh.bzh ou sur la boutique du site
www.kanompbreizh.bzh )

Le second coproduit par le Festival Interceltique et Sonerion vient de sortit. Temps fort de l’année 2020 pour la scène interceltique et bretonne, la Fête des Cornemuses a été un moment culturel marquant de l’été en raison de la pandémie. Il a eu lieu le 8 août 2020 au stade du Moustoir à Lorient devant plus de 3500 spectateurs.Un concert inédit chargé d’émotions pour lequel le Festival Interceltique de Lorient, Sonerion -la fédération des bagadoù- et 4 bagads ont conjugués leurs forces. Le résultat artistique a été à la hauteur tant par la qualité musicale du spectacle que par l’engouement des spectateurs, présents au stade.
Malgré les contraintes, les cornemuses ne seront pas restées silencieuses en août 2020 à Lorient, où devait se tenir la 50 è édition du FIL, année de la Bretagne. Le potentiel créatif de la scène bretonne, notamment des bagadoù, et sa réelle détermination à propager joie et convivialité méritaient une valorisation sous la forme d’un double album.
C’est dans cette dynamique que le Festival Interceltique de Lorient et Sonerion ont décidé de proposer, au public, la restitution d’un événement culturel hors normes dans ce coffret en co-production, édité en série limitée. Aussi, l’intégralité des prestations des bagads de Quimper, Cap Caval de Plomeur, Roñsed-Mor de Locoal Mendon et de Sonerien an Oriant de Lorient sont présents sur les CD, ainsi que le Bro Gozh Ma Zadoù, interprété par Morwenn Le Normand et Ronan Pinc.

Disponible au prix de 15 € sur les sites de Sonerion et du Festival interceltique.

 

 

À Vannes, il chante le Bro Gozh dans un stade vide

Comme à chaque match du RCV à domicile, Philippe Le Ray a entonné l’hymne breton avant le coup d’envoi, ce vendredi soir.

Ouest-France, 4 décembre 2020

Comme à chaque match du RCV à domicile, Philippe Le Ray a entonné l’hymne breton avant le coup d’envoi, ce vendredi soir. Mais pour le chanteur, le plaisir n’est plus le même dans un stade vide de supporters, à cause des restrictions sanitaires. « C’est un manque terrible. D’habitude, le public reprend avec moi le refrain. Ça fait très bizarre », explique celui qui supporte le RCV depuis 28 ans, à l’époque en Fédérale 3, et qui a donc connu trois montées. Pour autant, Martin Michel, le directeur général du club, tient à ce que cette tradition d’avant-match soit respectée… De quoi donner des forces aux Vannetais qui affrontaient Montauban !