Ploemeur: le Bro Gozh d’Enora de Parscau pour Morgan Marlet

Morgan Marlet et Ronan One Man Band réunis le temps d’un duo

Le Télégramme, 2 mars 2020

Samedi soir, grand moment à Océanis avec le concert de présentation du disque « LégendeS » de Morgan Marlet !

Près de 300 spectateurs étaient venus soutenir l’enfant du pays, Morgan Marlet, qui présentait son premier album sous son nom propre.

En ouverture, Ronan One Man Band, autre enfant du Pays, a emporté le public avec son blues traditionnel et authentique. Morgan Marlet lui a emboîté le pas pour près de deux heures de concert. Un concert énergique, subtil et généreux, à l’image de l’artiste qui a su s’entourer d’excellents et fidèles musiciens. Un bœuf avec le guitariste Yvan Guillevic en invité ; la venue de Charlie Cappelle, navigateur qui a inspiré la chanson « Charlie s’envole » à Alan Simon, auteur-compositeur du morceau ; le Bro Gozh chanté par Enora de Parscau qui a traduit les textes de certaines chansons en breton ; l’invitation à monter sur scène pour Kohann et Renaud Detressan afin de célébrer le Prix du disque Le Télégramme pour « Chouans » (Le Télégramme du 28 février) ont été des moments forts de la soirée. Une soirée honorée par la présence d’Alan Simon, auteur-compositeur de l’album à l’exception d’un titre de Ronan.

Les différentes versions du disque de Morgan Marlet sont disponibles ici.

Hennebont: le Bro Gozh pour les élèves de St Gilles

Vendredi soir dernier, à la salle des fêtes d’Inzinzac-Lochrist, le spectacle de l’école St Gilles d’Hennebont avait pour thème les langues du monde.

Les élèves des classes bilingues et monolingues ont commencé par la langue bretonne avec une danse formant le drapeau breton et se terminant par l’interprétation du Bro Gozh accompagnée par un couple de sonneurs. Puis les enfants ont continué avec d’autres langues, le tout étant commenté par deux enfants en breton et en français.

 

Nouveauté: le Bro Gozh par Jean-Charles Guichen et Claire Mocquart

Jean-Charles Guichen, photo Jean-Maurice Colombel

Ouest-France, 6 février 2020

De l’énergie. À l’image de Jimmy Page ou de Rory Gallagher, deux de ses légendaires modèles, le guitariste costarmoricain Jean-Charles Guichen en envoie sur scène… Il se présente seul avec sa « Martin » accordée en dadgad, une manière de jouer qui lui permet d’allier mélodie et rythmique simultanément.

Jean-Charles Guichen détonne dans l’univers de la musique à danser bretonne par sa manière très rock de l’aborder. À la simple écoute de son instrument, on croirait entendre plusieurs guitaristes à ses côtés.

Depuis ses débuts, en 1995, dans le groupe culte de fest-noz Ar Re Yaouank, en passant par ses collaborations avec Alan Stivell, Denez Prigent ou Dan ar Braz notamment, Jean-Charles Guichen s’est imposé comme un compositeur-guitariste majeur de sa génération.

Aucune retouche technique

Au Festival interceltique de Lorient, l’été dernier, debout face à 4 000 personnes, il a mis une incroyable ambiance dans le public. Une performance physique, mais aussi une prouesse technique. De là est né cet album, Braz live, qui sortira le 6 mars. Pas de fioritures technologiques ni de retouches alambiquées : ce disque retranscrit à l’état brut l’atmosphère de ce fest-noz. « On sent mon souffle, la réaction des danseurs quand je pars dans le public… C’est exactement ce que je vis sur scène », commente l’artiste.

On y entend huit compositions personnelles : scottish, andro, plinn, rond de Saint-Vincent… dans lesquelles le jeu rythmique de l’artiste tutoie des accents rock qui habillent sur mesure la musique traditionnelle bretonne.

Seul titre de cet album enregistré en studio, une version du fameux Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, distillé en version valse, avec voix et violon, avec Claire Mocquart.

5ème Derby breton de la saison 2019-2020: le choc entre Rennes et Nantes au Roazhon Park, le vendredi 31 janvier.

Alan Stivell

Vendredi 31 janvier prochain, le Roazhon Park verra s’affronter les clubs de football des deux plus grandes villes bretonnes, le Stade Rennais et le FC Nantes, dans ce qui sera le 5ème derby breton de la saison 2019-2020.

Le Bagad de Cesson-Sévigné

Dans le cadre de la Charte des Derbys bretons, plusieurs animations seront proposées avant le début à 20h45 de ce match important pour les 2 clubs de Ligue 1: le Bagad de Cesson-Sévigné interviendra en avant-match,  des milliers de drapeaux bretons seront offerts par la Région Bretagne aux spectateurs, le très grand Gwenn-ha-Du sera déployé au centre de la pelouse pendant que le Bro Gozh sera interprété par le grand Alan Stivell en l’honneur des clubs des deux métropoles bretonnes.

Les Derbys bretons, une fête populaire, une fête du foot, une fête de la Bretagne !

Et n’oubliez pas d’utiliser #derbybreton  #derbibreizh  !

Plouzané: Redadeg et Bro Gozh

Beaucoup de plaisir et de rires, pour la veillée bretonne, au centre culturel, où plus une place n’était disponible.

Le Télégramme, 28 janvier 2020

180 personnes ont assisté à la veillée bretonne

Dimanche, au centre culturel, 180 spectateurs ont apprécié la traditionnelle veillée en langue bretonne, organisée par « Brezhoneg e Plouzane ». Les harpistes ont offert des interprétations musicales en préambule des deux parties. Dans la première, les élèves des classes bilingues de Plougonvelin et Plouzané ont présenté des chants et sketchs, et les collégiens de Kerallan, quatre petites pièces travaillées avec leur professeur, Tangui Prigent. Les chants de Jeannine Le Brusq ont émerveillé le public, et les sketchs d’Alfoñs Raguenes ont captivé l’auditoire. Les acteurs de la troupe Ar Vro Bagan ont proposé trois pièces comiques.

Après une présentation de la course-relais Redadeg au profit de la langue bretonne, qui passera par Plouzané en mai, le public a chanté le Bro Gozh ma Zadoù, hymne national breton, pour clôturer cette veillée.

Le Bro Gozh à Paris

C’est sous la bannière « Pour que vivent nos langues », du nom du collectif à l’origine de la manifestation, que les défenseurs des langues venus des quatre coins de la Métropole sont venus défiler à Paris – 30/11//2019 / © France Télévisions – Y. Denis

France 3 Bretagne, 30 novembre 2019

Près de 500 personnes défilent à Paris pour la défense des langues régionales

Les Bretons, près de 200, formaient une bonne partie du cortège qui a manifesté ce samedi dans les rues de Paris pour la défense des langues régionales. En ligne de mire, la réforme du lycée et du baccalauréat qui met à mal l’enseignement des langues régionales, conduisant « à accélérer leur déclin ».

C’est à bord de trois cars, que plus de 150 bretonnants se sont rendus à Paris pour manifester leur attachement à la langue bretonne. Sur le parvis de la basilique Sainte-Clothilde, ils ont été rejoints par une cinquantaine de sympathisants de la diaspora bretonne et par près de 300 autres défenseurs de langues régionales venus des quatre coins de la France représentant le corse, le basque, l’alsacien, l’occitan… Ils répondaient tous à l’appel du collectif « Pour que vivent nos langues », regroupant une quarantaine d’associations d’enseignement et de promotion des langues régionales en France.

Le cortège, revendicatif sans être vindicatif, s’est élancé vers 11h30, scandant « Pour que vivent nos langues ». La manifestation n’ayant pas été autorisée par la préfecture de Paris, le cortège s’est retrouvé bloqué par les forces de l’ordre à l’intersection de la rue de Grenelle où se situe le ministère de l’Éducation nationale.

Alors que des jeunes entonnaient le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, les manifestants bretons affichaient leurs slogans dont « Hep brezhoneg, Breizh ebet » (« Sans breton, pas de Bretagne »).

Une meilleure reconnaissance dans l’éducation

Le mouvement de ce 30 novembre pointait particulièrement l’enseignement des langues régionales en France et la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Malgré les efforts de nombreux militants, parents d’élèves et enseignants de l’enseignement public, de l’enseignement associatif et de l’enseignement catholique, pour certains présents dans le cortège, les langues régionales seraient « mises à mal » par la réforme.

Par exemple, les manifestants dénoncent dans cette réforme le coefficient de 1 attribué à ces langues, alors que les associations demandent un coefficient de 3. Ce jeu de coefficient défavorable met ces langues régionales en concurrence avec d’autres langues. Ainsi, en Bretagne, le latin, une langue morte, a un plus haut coefficient que le breton. Tout cela entraîne un risque de désaffection vis-à-vis de ces enseignements, et une dévalorisation.

Une délégation de cinq représentants a été reçue par le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation. À leur sortie, ils ont expliqué avoir été « écoutés mais pas entendus ».

Carhaix: le Bro Gozh pour le 11 novembre

Ouest-France, 23 novembre 2019

Pierre Le Guen, l’humble musicien des cérémonies patriotiques à Carhaix

Musicien passionné depuis des décennies, Pierre Le Guen donne de son temps lors de chaque cérémonie patriotique qui se déroule à Carhaix

Son visage est bien familier à ceux qui côtoient les cérémonies patriotiques à Carhaix  : Pierre Le Guen est l’un de ceux qui leur impriment un rythme, au son de sa trompette. Sa passion pour la musique remonte à bien des années. Déjà, enfant, quand il allait fermer une église carhaisienne à la place de sa grand-mère, il aimait s’installer, en cachette, à l’harmonium pour y jouer quelques notes, à l’oreille.

« J’ai vraiment commencé la musique en 1960, quand mon patron m’a poussé à aller vers la Lyre carhaisienne », se souvient Pierre Le Guen, aujourd’hui âgé de 76 ans. Il apprendra auprès d’un professeur dont il garde toujours un souvenir ému : Albert Locquet, « il était tambour majeur dans la Garde républicaine », précise Pierre Le Guen, avec respect.

Du bugle à la trompette

En 1962, le jeune Pierre Le Guen part faire son service militaire. Le premier jour de son retour, au travail à la pharmacie, Albert Locquet vient le trouver et lui offre un bugle en lui demandant : « Tu viens répéter ce soir ? » Pierre Le Guen en garde un souvenir très ému et possède toujours l’instrument.

Avec les autres de la Lyre, à l’époque, il participe régulièrement aux cérémonies patriotiques, après s’être mis à la trompette, dans les années 1980. Les marches et les sonneries des cérémonies, comme beaucoup d’autres musiques, il les a apprises à l’oreille, petit à petit.

Peu à peu la Lyre carhaisienne se perd et devient, notamment sous l’impulsion de Pierre Le Guen, l’Harmonie. De ce groupe, ils sont encore quatre ou cinq membres et musiciens chevronnés, disséminés en Bretagne.

Mais Pierre Le Guen, lui, est toujours Carhaisien et ne loupe jamais une cérémonie. 11 novembre, 19 mars, 8 mai, cérémonies de Lamprat, de la Tour d’Auvergne… Il est toujours là, accompagné de sa trompette. Et il y a une chose qui ne change pas chez ce musicien très humble : « J’ai toujours la trouille, les mains qui tremblent », confie-t-il. Et ce fut encore le cas, le 11 novembre dernier, lorsqu’il a joué, « très impressionné par la présence de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale ».

Bro Gozh et Amazing Grace

Pourquoi il continue, bénévolement, d’assurer la musique de ces événements ? « Je pense aux copains de mon père qui sont morts pendant la guerre. Il y en avait un qui faisait partie des pendus de La Pie ». Lors de ces cérémonies, il aime aussi jouer le Bro Gozh, l’hymne breton, « un hommage à tous les Bretons qui ont été massacrés à la Guerre de 14 ». L’an passé, il avait aussi joué l’Amazing Grace, pour « rendre hommage aux pompiers, notamment ceux qui ont éteint, au péril de leur vie, l’incendie de Notre-Dame de Paris. »

Bien souvent, Pierre Le Guen joue seul, parfois, un autre musicien, jeune ou moins jeune, vient lui donner un coup de main. Celui que ses amis appellent affectueusement « Pierrot » espère trouver, un de ces jours « une relève »