Le Bro Gozh à Paris

C’est sous la bannière « Pour que vivent nos langues », du nom du collectif à l’origine de la manifestation, que les défenseurs des langues venus des quatre coins de la Métropole sont venus défiler à Paris – 30/11//2019 / © France Télévisions – Y. Denis

France 3 Bretagne, 30 novembre 2019

Près de 500 personnes défilent à Paris pour la défense des langues régionales

Les Bretons, près de 200, formaient une bonne partie du cortège qui a manifesté ce samedi dans les rues de Paris pour la défense des langues régionales. En ligne de mire, la réforme du lycée et du baccalauréat qui met à mal l’enseignement des langues régionales, conduisant « à accélérer leur déclin ».

C’est à bord de trois cars, que plus de 150 bretonnants se sont rendus à Paris pour manifester leur attachement à la langue bretonne. Sur le parvis de la basilique Sainte-Clothilde, ils ont été rejoints par une cinquantaine de sympathisants de la diaspora bretonne et par près de 300 autres défenseurs de langues régionales venus des quatre coins de la France représentant le corse, le basque, l’alsacien, l’occitan… Ils répondaient tous à l’appel du collectif « Pour que vivent nos langues », regroupant une quarantaine d’associations d’enseignement et de promotion des langues régionales en France.

Le cortège, revendicatif sans être vindicatif, s’est élancé vers 11h30, scandant « Pour que vivent nos langues ». La manifestation n’ayant pas été autorisée par la préfecture de Paris, le cortège s’est retrouvé bloqué par les forces de l’ordre à l’intersection de la rue de Grenelle où se situe le ministère de l’Éducation nationale.

Alors que des jeunes entonnaient le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, les manifestants bretons affichaient leurs slogans dont « Hep brezhoneg, Breizh ebet » (« Sans breton, pas de Bretagne »).

Une meilleure reconnaissance dans l’éducation

Le mouvement de ce 30 novembre pointait particulièrement l’enseignement des langues régionales en France et la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Malgré les efforts de nombreux militants, parents d’élèves et enseignants de l’enseignement public, de l’enseignement associatif et de l’enseignement catholique, pour certains présents dans le cortège, les langues régionales seraient « mises à mal » par la réforme.

Par exemple, les manifestants dénoncent dans cette réforme le coefficient de 1 attribué à ces langues, alors que les associations demandent un coefficient de 3. Ce jeu de coefficient défavorable met ces langues régionales en concurrence avec d’autres langues. Ainsi, en Bretagne, le latin, une langue morte, a un plus haut coefficient que le breton. Tout cela entraîne un risque de désaffection vis-à-vis de ces enseignements, et une dévalorisation.

Une délégation de cinq représentants a été reçue par le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation. À leur sortie, ils ont expliqué avoir été « écoutés mais pas entendus ».

Carhaix: le Bro Gozh pour le 11 novembre

Ouest-France, 23 novembre 2019

Pierre Le Guen, l’humble musicien des cérémonies patriotiques à Carhaix

Musicien passionné depuis des décennies, Pierre Le Guen donne de son temps lors de chaque cérémonie patriotique qui se déroule à Carhaix

Son visage est bien familier à ceux qui côtoient les cérémonies patriotiques à Carhaix  : Pierre Le Guen est l’un de ceux qui leur impriment un rythme, au son de sa trompette. Sa passion pour la musique remonte à bien des années. Déjà, enfant, quand il allait fermer une église carhaisienne à la place de sa grand-mère, il aimait s’installer, en cachette, à l’harmonium pour y jouer quelques notes, à l’oreille.

« J’ai vraiment commencé la musique en 1960, quand mon patron m’a poussé à aller vers la Lyre carhaisienne », se souvient Pierre Le Guen, aujourd’hui âgé de 76 ans. Il apprendra auprès d’un professeur dont il garde toujours un souvenir ému : Albert Locquet, « il était tambour majeur dans la Garde républicaine », précise Pierre Le Guen, avec respect.

Du bugle à la trompette

En 1962, le jeune Pierre Le Guen part faire son service militaire. Le premier jour de son retour, au travail à la pharmacie, Albert Locquet vient le trouver et lui offre un bugle en lui demandant : « Tu viens répéter ce soir ? » Pierre Le Guen en garde un souvenir très ému et possède toujours l’instrument.

Avec les autres de la Lyre, à l’époque, il participe régulièrement aux cérémonies patriotiques, après s’être mis à la trompette, dans les années 1980. Les marches et les sonneries des cérémonies, comme beaucoup d’autres musiques, il les a apprises à l’oreille, petit à petit.

Peu à peu la Lyre carhaisienne se perd et devient, notamment sous l’impulsion de Pierre Le Guen, l’Harmonie. De ce groupe, ils sont encore quatre ou cinq membres et musiciens chevronnés, disséminés en Bretagne.

Mais Pierre Le Guen, lui, est toujours Carhaisien et ne loupe jamais une cérémonie. 11 novembre, 19 mars, 8 mai, cérémonies de Lamprat, de la Tour d’Auvergne… Il est toujours là, accompagné de sa trompette. Et il y a une chose qui ne change pas chez ce musicien très humble : « J’ai toujours la trouille, les mains qui tremblent », confie-t-il. Et ce fut encore le cas, le 11 novembre dernier, lorsqu’il a joué, « très impressionné par la présence de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale ».

Bro Gozh et Amazing Grace

Pourquoi il continue, bénévolement, d’assurer la musique de ces événements ? « Je pense aux copains de mon père qui sont morts pendant la guerre. Il y en avait un qui faisait partie des pendus de La Pie ». Lors de ces cérémonies, il aime aussi jouer le Bro Gozh, l’hymne breton, « un hommage à tous les Bretons qui ont été massacrés à la Guerre de 14 ». L’an passé, il avait aussi joué l’Amazing Grace, pour « rendre hommage aux pompiers, notamment ceux qui ont éteint, au péril de leur vie, l’incendie de Notre-Dame de Paris. »

Bien souvent, Pierre Le Guen joue seul, parfois, un autre musicien, jeune ou moins jeune, vient lui donner un coup de main. Celui que ses amis appellent affectueusement « Pierrot » espère trouver, un de ces jours « une relève »

Coupe du Monde de Rugby: 15000 Japonais chantent l’hymne national gallois

'I've never experienced anything like it' - 15,000 Japanese fans sing up for Wales

Alors que Vannes et son club de rugby se positionnent pour héberger en 2023 l’équipe nationale galloise pour la Coupe du Monde de Rugby, retour sur un évènement qui a marqué les joueurs gallois et les Gallois du monde entier, 15000 Japonais chantant le Hen Wlad, le Bro Gozh gallois. De quoi inspirer les organisateurs vannetais qui savent déjà « faire », et même très bien, avec le Bro Gozh.

Ce qui est vrai pour le Pays de Galles l’est aussi pour l’ensemble des autres équipes nationales présentes au Japon pour la Coupe du Monde de Rugby: chaque ville accueillant une équipe a mis en place le nécessaire pour faire apprendre l’hymne du pays accueilli, tuto sur le web, répétitions, etc…

Ce qui a donné lieu à certaines piques galloises du genre « Quand les Anglais nous disent que notre langue est imprononçable et que des Japonais chantent en gallois … » On pourrait d’ailleurs dire la même chose de ceux qui reprochent au Bro Gozh d’être en breton et d’en prendre prétexte pour ne pas le chanter ……

World Rugby, 16 septembre 2019

‘I’ve never experienced anything like it’ – 15,000 Japanese fans sing up for Wales

‘It’s astonishing,’ says former Wales captain Ryan Jones, as Kitakyushu Stadium becomes a sea of red for open training session.

KITAKYUSHU, 16 Sep – Wales turned the « city without a game » into a sea of red as their Rugby World Cup preparations were given a remarkable lift-off on Monday.

About 15,000 locals filled the Kitakyushu Stadium to watch the players complete a rigorous workout, having greeted their appearance with a rousing rendition of the Welsh national anthem, Mae Hen Wlad Fy Nhadau (Land Of My Fathers).

The crowd, with huge numbers wearing Wales rugby jerseys and waving red dragon banners, also sang Calon Lan, the hymn closely associated with the sport in Wales, from lyric sheets with Japanese lettering.

« I’ve never experienced anything like this in my career. It’s astonishing and really emotional, » said former Wales captain Ryan Jones, who is now performance director at the Welsh Rugby Union (WRU).

« The dream when we started this was to turn the city red and we’ve done that. They weren’t a host city and we wanted to bring the Rugby World Cup to them.

« Let’s put it into context. This isn’t a game, it’s a training session. It’s a Monday afternoon and there are around 15,000 people here. It has exceeded all our expectations.

« It’s been like hosting a party. We got up this morning and we were saying ‘oh, I hope it goes well and people will turn up’. Then to see the queues and the players’ faces when they came out, it was just magic. »

Jones, who won three Six Nations grand slams, has led coaching trips to Kitakyushu after the city missed out on staging a game, and approached the WRU with the offer of hosting the squad.

The city has embraced the team, with the Welsh dragon painted on buses, ‘Go Go Wales’ banners everywhere and locals walking around in Wales kit.

Queues, at times almost 1km long, formed outside the stadium on Monday, forcing Wales to delay the start of the training session.

« Seeing the players’ faces here, they didn’t comprehend it, » said Jones. « They have never seen anything like that and will remember it forever. »

 

Cathédrale de Quimper: Le Bro Gozh repris en chœur

Les Choristes applaudissent le public qui les ovationne.

Les Choristes applaudissent le public qui les ovationne.

Le Télégramme, 8 septembre 2019

Le Chœur Mouezh Paotred Breizh et le Mousehole Male Voice Choir, venu des Cornouailles anglaises, ont chanté à guichets fermés, samedi soir, à la cathédrale Saint-Corentin. Les deux chœurs ont enthousiasmé le public qui, debout, a manifesté son enthousiasme le concert terminé.

Dirigé depuis 25 ans par Jean-Marie Ayrault, Mouezh Paotred Breizh rassemble 50 choristes. Samedi soir, le chef de chœur va doucement tirer sa révérence après toutes ces années de concerts souvent prestigieux. Cette fois, il dirige, magnifiquement Santel de Schubert et la création de Luskellerez, un chant aux couleurs flamboyantes. Auparavant, la formation a repris le répertoire qui lui est familier : O Keltia de Glenmor, qui célèbre la nation celte, « Kan Evid Santig Du » ou encore « Broiou Ar Mor » de Job An irien et R. Abjean. Uillean pipe, bombarde ou clavier accompagnent le chœur.

Bretons et Cornouaillais, d’une même voix.

Mousehole Male Voice Choir, venu de Mousehole, un port de Cornouailles, est impressionnant. Sans partition, une soixantaine de chanteurs, superbement dirigés par Stephen Lawry (et pour un chant par David Williams), vont littéralement éblouir les auditeurs, par leur sens de la musique, du phrasé. Nul n’oubliera la force, le rythme que le chœur imprime à « Royal Hudson », une dynamique chanson composée en l’honneur d’une locomotive qui traverse le Canada. Lui succède le poétique With Rose qui montre un chœur plein de douceur, de nuances et un brin romantique. On voudrait tout citer de ces chansons, tristes ou joyeuses qui donnent au chœur bien des couleurs et aussi saluer la présentation d’Allison Williams qui manie l’humour à la perfection !


Le Bro Goz repris en chœur


Parfois le temps d’un spiritual, le jazz fait rythmer des voix qui s’unissent, se répondent dans la plus belle des harmonies. Un beau quatuor vocal célèbre, virtuose « La Création du monde ». Et puis, comme ils sont en Bretagne, les Britanniques chantent « Kousk Breizh Izel », la si belle berceuse à laquelle ils restituent toute sa douceur. Pour varier, Maureen Nicholls à la flûte traversière solo, joue, le fameux « Moon River » (Breakfast at Tiffany’s) puis, « Le Cygne » tiré du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns.

Dernier bonheur de la soirée, les chanteurs se retrouvent le temps d’un solide Bro Gozh repris en chœur par une foule justement enthousiaste.

Quimper. Bretons et Cornouaillais rassemblés pour le Bro Gozh

Le Mousehole Male Voice Choir, venu de la Cornouailles britannique, se produira à la cathédrale le 7 septembre.

Le Mousehole Male Voice Choir, venu de la Cornouailles britannique, se produira à la cathédrale le 7 septembre. (Ray Sowden)

Le Télégramme, 15 août 2019

Au soir du samedi 7 septembre, les voûtes de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper résonneront des voix de deux chœurs d’hommes de réputation internationale.

Le moment va être puissant, à n’en pas douter. Et pour cette raison, mieux vaut anticiper et se munir d’ores et déjà de son billet de concert. À l’issue de leurs prestations du 7 septembre prochain, en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, les voix de cent hommes s’uniront pour interpréter le Bro Gozh Ma Zadoù. En effet, la Bretagne partage son hymne avec la Cornouailles britannique (Bro Goth Agan Tasow) mais aussi avec le pays de Galles (Hen Wlad Fy Nhadau). Les textes sont sensiblement les mêmes, en langue bretonne, cornique et galloise. Le samedi 7 septembre, le chœur des hommes de Mousehole, petit port situé à l’extrémité sud de l’Angleterre, donnera une représentation exceptionnelle. Dans une région qui compte près de trente chœurs d’hommes, le « Mousehole Male Voice Choir » représente sûrement ce qui se fait de mieux. Créé depuis 110 ans, le chœur rassemble, dans une belle dynamique, jeunes et plus anciens, pêcheurs, ouvriers, marins, professeurs, avec un seul objectif : entretenir la tradition du chant choral de haut niveau.

Par le chant, Mouezh Paotred Breizh a la volonté de promouvoir la culture bretonne et de faire fructifier son héritage. (Mouezh Paotred Breizh)

Le cœur des hommes celtes


En mai dernier, lors du Festival de Truro, considéré souvent comme le championnat du monde des chœurs d’hommes, le Mousehole Male Voice Choir a obtenu une belle 3e place et le titre de meilleur chœur de Cornouailles. C’est avec 60 chanteurs, sous la direction de Stephen Lawry, que le chœur donnera un aperçu de son talent lors de son concert à Quimper. En première partie, « Mouezh Paotred Breizh », le chœur d’hommes de Bretagne, mobilisera toute son énergie pour inviter les spectateurs à un voyage singulier à travers la Bretagne et les pays celtes. Un voyage où l’on parle de la terre et de la mer, mais aussi d’histoire, de patrimoine, de croyances et de convictions. Dirigé depuis 26 ans par Jean-Marie Airault, le chœur est devenu, en juillet dernier, pour la sixième fois de son existence et pour la deuxième année consécutive, champion de Bretagne des chorales d’expression bretonne. Pour marquer ce qui rassemble et unit les nations celtes, les deux chœurs, près de 100 chanteurs, se rassembleront, au final, pour interpréter leur hymne commun.

Pratique
Voix Celtes, samedi 7 septembre, à 20 h 30, à la cathédrale de Quimper. Tarif unique (placement libre) : 15 €. Réservations et préventes : billenet.fr ; office de tourisme de Quimper ; Librairie Ravy Quimper ; Coop Breizh Quimper.

Vidéo: le Bro Gozh de Morwenn Le Normand et de l’Orchestre des Pompiers du Morbihan lors du Derby breton de Lorient

Avec l’orchestre des sapeurs-pompiers du Morbihan, Morwenn Le Normand a interprété un superbe Bro Gozh, le premier d’une série de huit, lors des derbys bretons. | THIERRY CREUX – Ouest-France

Plusieurs moments forts ont marqué l’avant match de ce samedi au stade du Moustoir mis en place dans le cadre de la Charte des Derbys bretons signée le 25 juillet dernier à Vannes entre les clubs professionnels de football de Bretagne et différents partenaires dont le Comité Bro Gozh et le Conseil régional de Bretagne.

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Photo Michel Thierry

Le Bro Gozh par Morwenn Le Normand et l’Orchestre des Pompiers du Morbihan a lancé le match entre le FC Lorient et l’En Avant de Guigamp, interprétation saluée par le public et la presse.

Derby breton. Bro Gozh, bagad et Gwenn-ha-Du

14 000 spectateurs étaient réunis, au stade du Moustoir, à l’occasion du derby… (Le Télégramme/Bruno Pérel)

Près de 14 000 spectateurs au Moustoir

Hier après-midi, le stade du Moustoir accueillait le premier et très attendu derby breton de la saison. Une rencontre FCL-EAG qui se jouait presque à guichets fermés. Il aura fallu attendre les dernières minutes de cet unique derby breton de Ligue 2 pour voir les Costarmoricains s’imposer. Après six journées de championnat, Lorient connaît donc sa première défaite de la saison, qui plus est sur des terres et devant 13 753 spectateurs. À l’issue du match, Christophe Pelissier, le coach lorientais se disait déçu : « On n’a pas joué avec nos qualités et notre prestation n’est pas à l’image de ce qu’on doit faire. Il nous a manqué trop de choses sur ce match ».

Côté animations, le déploiement du plus grand drapeau breton du monde sur la pelouse du Moustoir a fait sensation. Tout comme l’hymne breton le Bro Gozh chanté en avant-match, par Morwenn Le Normand

Le déploiement du plus grand drapeau breton du monde sur la pelouse du Moustoir...

Le déploiement du plus grand drapeau breton du monde sur la pelouse du Moustoir a fait sensation. (Le Télégramme/Bruno Pérel)

Prochain rendez-vous au Moustoir lundi 23 septembre contre Rodez. Quant au match retour contre Guingamp il faudra attendre février au stade du Roudourou.

14 000 spectateurs étaient réunis, au stade du Moustoir, à l’occasion du derby...