Bro Gozh: la vision de Padrig Morin

Le Bro Gozh avec les 7 saints fondateurs de la Bretagne, 100×80, tempera et feuille d’or 22 carats.

En dehors des musiciens et des chanteurs, il est assez rare qu’un artiste s’empare du Bro Gozh pour en donner son interprétation. C’est ce que vient de faire Padrig Morin.

Patrig Morin

Rencontre

PBGMZ: Padrig Morin, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

PM: Je suis né à Quimper en 1962 et je suis originaire de Cast. J’ai passé une partie de mon enfance à l’étranger et à 20 ans, j’ai quitté la Bretagne pour l’Angleterre puis pour le Sri Lanka où je me suis marié et où je vis actuellement.

PBGMZ: Comment décrire vos œuvres ?

PM: Je suis autodidacte, je n’ai jamais appris à peindre ou à dessiner, je m’y suis mis sur le tard alors que j’étudiais le bouddhisme et l’hindouisme. J’ai commencé à dessiner pour garder en mémoire les dieux hindous, leurs symboles, leurs couleurs, etc.. Ma peinture reste très marquée par cette influence.

PBGMZ: Que vous inspire le Bro Gozh ?

PM: C’est comme le Gwenn-ha-Du, c’est l’un des symboles modernes de la Bretagne; il traduit aussi un certain lien avec nos origines et nos cousins d’Outre-Manche. Il exprime notre âme, une âme qui reste forte malgré des siècles d’acculturation sous le contrôle de l’état français . Il est de plus en plus connu et les Bretons sont en train de se l’approprier comme ils l’ont fait avec le Gwenn-ha-Du.

PBGMZ: A quand une exposition en Bretagne ?

PM: Pas avant 2020, questions de temps, de temps et de financement ….

PBGMZ: Merci !

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Breizh a Gan de Ste Anne d’Auray, le Bro Gozh en final

Une partie des 300 choristes. Photo Kanomp Breizh.

Ce dimanche 3 décembre avait lieu le Breizh a Gan en la basilique de Ste Anne d’Auray, organisé par Kanomp Breizh, l’occasion notamment de rendre hommage à Yann-Ber Kalloc’h. C’est par un magnifique et énergique Bro Gozh avec l’église entière debout et chantant que se termina cette émouvante après-midi.

 

Le Bro Gozh hué par le FN . Pas très étonnant ……

ABP, 4 décembre 2017

Le Bro Gozh ma Zadoù, le Vieux Pays de mes Pères, a été hué pour la première fois de son histoire le dimanche 26 novembre, alors que se terminait le rassemblement devant la statue de Jean Paul II à Ploërmel.

La Cour Constitutionnelle a en effet demandé que la croix qui surplombe la statue soit démontée au nom de la laïcité. Une décision qui, certes, est conforme à la Constitution, mais qui est absurde en Bretagne vu l’étendue du patrimoine religieux constitué de milliers de calvaires un peu partout sur des lieux publics.

(….)

Les militants bretons étaient donc venus nombreux le 26 novembre. Ils brandissaient des gwenn-ha-du alors que des militants du Front National venus aussi en nombre, brandissaient des drapeaux tricolores. À la fin du rassemblement, les Bretons ont entonné le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne national breton. Ils ont alors été hués par des militants du FN, qui eux, ont entonné la Marseillaise. Encore une fois, comme nous l’avons rapporté sur ABP, le FN est un parti anti-Bretagne et anti-breton. (….)

Note du PBGMZ: difficile de savoir en fait si c’est la seule fois où le Bro Gozh a été hué depuis sa création.

Le Bro Gozh pour la rencontre Séné FC – FC Lorient

Photo Ouest-France

Petit évènement dans le monde du football breton, ce samedi 2 décembre 2017, au stade de la Rabine à Vannes: le Séné FC recevait le FC Lorient dans le cadre de la Coupe de France de football. Le club lorientais s’imposait logiquement 6 à 1 contre les Sinagots.

Devant plus de 6000 spectateurs, cette rencontre a commencé au son du pipe-band de Vannes, suivi, comme il se doit à La Rabine, par le Bro Gozh ma Zadoù interprété par Philippe Le Ray .

Espérons que le Bro Gozh aura enfin toute sa place au stade du Moustoir de Lorient suite à cette expérience vannetaise. Le Comité Bro Gozh a écrit en ce sens à la direction du FCL .

Rugby. Quand la Rabine chante le Bro Gozh sous la pluie

Jamais sans mon drapeau : les gwenn ha du fleurissent partout dans le stade. Peu importe le format, seules comptent les couleurs.

C’était « Chantons sus la pluie », hier soir, au stade de la Rabine juste avant le coup d’envoi du match opposant le RCV à Dax. Stoïques, les sonneurs du bagadig ont chauffé les tribunes juste avant le Bro gozh entonné d’une seule voix par plus de 8.000 personnes. Le décor en place, les acteurs sont alors entrés sur la pelouse pour entamer un match qui s’annonçait costaud. Quand les Bleu et Blanc du RCV ont ouvert la marque, le chaudron a commencé à bouillir malgré le taux d’humidité encore très élevé. En fait qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse beau, Vannes est toujours derrière son équipe. Avec un coeur en forme de ballon ovale.

Le Télégramme, 4 novembre 2017

Encore mieux que le parapluie pour se protéger de la pluie : le poncho aux couleurs de la Bretagne, bien sûr. En plus, on a les mains libres pour applaudir

 

France 3 : le Rugby Club de Vannes, lauréat du prix Bro Gozh 2018

Un chant repris en chœur dans les tribunes à chaque rencontre / © France 3 Bretagne

France 3 Bretagne, 16 octobre 2017

Depuis 2010, le Comité Bro Gozh ma zadoù remet un prix chaque année à une personne, un artiste, une association ou institution ayant le mieux promu l’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (Le vieux pays de mes pères). Cette année 2018 : C’est le Rugby Club de Vannes qui remporte le prix.

Supporters, drapeaux bretons  Pipe-band, distributions de flyers… de prime abord c’est un match breton comme les autres, à un air de musique prêt : Le Bro Gozh Ma Zadou. Depuis sa montée en Pro D2 l’année dernière, le Rugby club de Vannes fait interpréter l’hymne breton avant chaque rencontre à domicile. Une initiative saluée par le comité Bro Gozh, qui lui a décerné son prix 2018, pour la promotion de ce fameux Bro Gozh Ma Zadou. Un prix remis exceptionnellement en avance, pour concorder avec la saison de rugby.

Un chant repris à chaque rencontre par quelque 9000 supporters

Le chant a pris parmi les supporters A chaque match ce sont ainsi quelque 9 000 spectateurs debout qui chantent, à l’écoute des notes de Philippe Le Ray. Jamais un club de rugby n’était encore passé professionnels en Bretagne. L’ambiance en tout cas y est digne de celles de ses voisins celtes : les Irlandais, Écossais ou Gallois.

Des annonces avant les touches en breton

Et puis il faut ajouter aussi qu’entre eux, les joueurs n’hésitent pas à glisser quelques mots de breton, comme les annonces avant les touches notamment, à l’image de ce qui se pratique au pays basque par exemple. Une tactique prometteuse, même si Montauban s’est imposé 19-12 ce vendredi 13 octobre à la Rabine.

Les précédents lauréats de ce prix étaient Alan Stivell, Nolwenn Leroy, le Stade rennais, Kanomp Breizh et les Tri Yann.

Pour voir le reportage, cliquer sur l’image ci-dessous:

Le Prix Bro Gozh au Rugby Club de Vannes Le reportage à Vannes de Maïna Sivcard-Cras et Stéphane Soviller – Interviews : Yann Ber Rivalin, Membre du comité Bro Gozh – Olivier Cloarec, Président du RC Vannes – Etienne Delangle, joueur RCV, deuxième ligne

 

 

Bro Gozh: reportage de France 3 Bretagne au stade de la Rabine à Vannes

Ce vendredi, une équipe de France 3 Bretagne est venue au stade de la Rabine à Vannes pour tourner un reportage sur le Rugby Club de Vannes et le Bro Gozh. A voir à partir de 9mn35 en cliquant sur l’image ci-dessous. (JT12/13 du 14 octobre 2017)