Le Bro Gozh pour la redadeg

Héloïse a amené sur terre, cale de Rossulien à Plomelin (Finistère) le bâton relais de la Redadeg 2018, ce vendredi 4 mai.

Héloïse a amené sur terre, cale de Rossulien à Plomelin (Finistère) le bâton relais de la Redadeg 2018, ce vendredi 4 mai.. Ouest-France.

Ouest-France, le 4 mai 2018

Le bâton relais de la Redadeg, la course relais en faveur de la langue bretonne, vient de quitter Plomelin ce vendredi 4 mai, dans l’après-midi. Transporté par yole, il arrivera sur les quais de Quimper vers 17 h 30, d’où le départ officiel de la sixième Redadeg sera donné officiellement.

Le témoin de la Redadeg, c’est le symbole de la langue bretonne qui passe de main en main.

Ce vendredi 4 mai, en début d’après-midi, il est arrivé par la mer à Plomelin (Finistère), à la cale de Rossulien.

Brandi par Héloïse, une collégienne bretonnante, il a fait une halte dans ce joli coin du Finistère, avant d’être embarqué dans une yole. Direction : Quimper d’où sera donné le départ officiel de la sixième édition de la Redadeg, à 21 h, place Saint-Corentin.

Les Kanerien sant Meryn ont interprété, entre autres, le Bro Gozh sur la cale de Rossulien à Plomelin (Finistère). | Ouest-France

Les Kanerien Sant Meryn ont interprété, entre autres, le Bro Gozh sur la cale de Rossulien à Plomelin.

Des coureurs se chargeront ensuite de l’acheminer jusqu’à Plouguerneau (Finistère), commune d’arrivée, après un circuit de 1 800 km à travers les cinq départements bretons.

1898-2018, l’éternelle jeunesse de l’hymne breton, Bro Gozh ma Zadoù

Ouest-France, 21 janvier 2018

par Bernez Rouz

C’est un tisserand gallois et son fils qui créèrent, en 1856, cet hymne à la terre natale. Cette mélodie Glan Rhondda (les rives de la rivière Rhondda) devint rapidement populaire dans le réseau des chorales galloises. Son titre trop local fut remplacé par la première strophe Hen Wlad fy Nhadau (le vieux pays de mes pères).

C’est le pasteur protestant gallois de Quimper, W.J. Jones, qui adapta le premier ce chant en breton sous la forme d’un cantique Doue ha va bro (Dieu et mon pays) publié en 1895. Pep breizhat tomm-galon a gar mat e vro, Bro Arvor ‘zo brudet dre’r bed tro war-dro; Er brezel kalonek, hon tadoù ervat A skuilhas eviti o gwad (Chaque Breton de cœur aime son pays.. L’Armor est connu de par le monde. Courageux dans les guerres, nos aïeux versèrent leur sang pour lui). Cette version religieuse protestante n’avait aucune chance d’être popularisée vu la prépondérance écrasante de l’Eglise catholique à l’époque.

Chant national breton

Une autre version écrite par François Taldir Jafrennou fut publiée dans un journal catholique de Morlaix en 1898: Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed, N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed. Pep menez, pep traoñienn, d’am c’halon ‘zo ker, Eno kousk meur a Vreizhad taer (Bretagne, terre des vieux saints, des bardes, il n’est d’autres pays du monde que j’aime autant. Chaque montagne, chaque vallée sont chères à mon coeur. Là dorment plus d’un Breton héroïque).

Le Bro Gozh, symbole des relations interceltiques, est adopté comme « chant national breton » par l’union Régionaliste Bretonne en 1903. Le refrain rappelle que la mer n’est pas un obstacle mais un lien entre les peuples: O Breizh, ma bro, me gar ma bro. Tra ma ‘vel mur ‘n he zro, Ra vezo digabestr ma bro ! (O Bretagne, mon pays, j’aime mon pays. Tant que la mer sera comme une frontière autour d’elle, Que mon pays s’en affranchisse).

Dépassant rapidement les cercles militants, il devient très populaire entre les deux guerres. Le maréchal Foch en 1920 à Morlaix, puis plusieurs présidents de la République, sont accueillis aux accents du Bro Gozh.

Il a été consacré récemment à Rennes par l’émouvante interprétation de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons et le peuple Khasi en Inde peuvent être fiers de leur hymne commun à l’accent humaniste et international.

Dimanche à Melgven: le Bro Gozh de Lyz’An et Thierry K

Lyz’An, photo Ouest-France

Ouest-France, 18 janvier 2018

La chanteuse Lyz’An… une voix puissante pour défendre sa chanson française. Avec Thierry K, le duo se produit depuis quatorze ans.

Si Lyz’An se définit comme une chanteuse effrontée, pétillante, Thierry K est la discrétion, presque surjouée. Le duo sillonne les routes, depuis bientôt quatorze ans, avec un répertoire de reprises de 850 titres.
Mais cette année, Lyz’An veut mettre l’accent sur leur créativité. La Fille de Concarneau (dernier E.P) veut surfer sur la vague à contre-courant. « En ce moment, tout le monde sort des disques de reprises et nous, nous allons faire le contraire, en défendant nos propres compositions. »

Le cœur sur la main

Dimanche prochain, à l’église, l’artiste va se permettre quelques reprises pour rendre un petit hommage à France Gall, avant de dévoiler son nouveau programme, de la chanson française sans étiquette, dans une ambiance rétro, électro-pop. Et comme les Bretons tiennent à leur terre, tout comme Lyz’An à ses racines franco-québécoises, elle a envie de faire un clin d’œil à la Bretagne, en interprétant le célèbre Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères).
C’est dans sa vocation d’artiste de tendre la main et c’est bien pour cela qu’elle a invité, pour le concert, l’association melgvinoise, Je Ted Maël, à tenir un stand pour soutenir l’action de Christine, mère d’un enfant autiste.« Je crois que c’est pour cela qu’on m’a donné cette voix, dit la chanteuse. Il faut bien que ça serve à quelque chose. Je ne suis pas là pour faire la révolution, mais si je peux faire un peu bouger les consciences. »
« On a un chouette parcours mais parfois pas assez relayé sur les ondes », souligne Lyz’An. Pourtant, il se passe de belles choses près de chez soi. Le duo a écumé toutes sortes de scènes, les petites jauges en passant par la fête de l’Humanité, à Paris, et plus de 1 000 dates au compteur et quelques télévisions.

Du nouveau dans les bacs

Après cette première date melgvinoise, Lyz’An et Thierry K vont rejoindre le reste du groupe, un bassiste, un batteur et un guitariste pour promouvoir le CD, La Fille de Concarneau, tout en préparant un nouvel album, qui sortira en janvier 2019.
Pour faire patienter son public, c’est le clip du titre, Bienvenue en Finistère, dans sa version acoustique, qui verra le jour au printemps prochain.

Dimanche 21 janvier, 17 h, à l’église. L’entrée se fait au chapeau, vous donnez ce que vous voulez.

UJAP Quimper: le Bro Gozh a fait vibrer les 1890 spectateurs présents.

Avec l’aide de Bart Simpson et son style si… particulier, Le Kop Ty Glazik a donné de la voix et du drapeau pour encourager les siens et perturber les Nantais. | Ouest-France

Ouest-France, 24 décembre 2017

Samedi soir, les Quimpérois se sont déplacés en masse pour assister au derby face au voisin nantais. La défaite a quelque peu gâché la belle soirée de fête.

Le Père Noël n’est pas passé en avance ce samedi à la salle Michel-Gloaguen, à Quimper (Finistère). Et ce malgré des préparatifs d’apparat. Le club de basket quimpérois, avant dernier de Pro B, avait pourtant mis les petits plats dans les grands pour attirer ses supporters au chaud derby qui les opposait à Nantes.

Même les pères noëls verts du Secours populaire se sont laissé séduire, avec la clé plusieurs caddies remplis de dons de jouets. Un Bro gozh ma zadoù, entonné par la chorale kanerien Sant Meryn de Plomelin, a fait vibrer la corde régionale des 1890 spectateurs présents, soit la meilleure affluence depuis le début de la saison.

NB PBGMZ: le Comité Bro Gozh avait fourni pour cette occasion à l’UJAP 1800 flyers avec les paroles et l’historique du Bro Gozh; de plus les paroles du Bro Gozh étaient reprises dans la feuiile de match.

 

Le Bro Gozh à Tout Rennes court .

Ouest-France, 9 octobre 2017

Une équipe de Bretagne défiait diverses sélections nationales (France, Italie, Portugal), dimanche après-midi dans les rues de Rennes.© Ouest-France

Match international jeunes. Invités à participer à la fête, les athlètes seniors bretons ont tenu leur rang face aux champions de demain. Ils sont unanimes : l’exercice a été réussi et ils reviendront.

15 h 45, hier après-midi. Charles Delys, entouré de ses sept camarades bretons s’avance vers la ligne de départ, drapeau breton en étendard, sourire non dissimulé. L’instant est protocolaire, mais émouvant, et apporte une dimension étourdissante au moment du Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton. « Pour nous, Bretons amateurs, c’est une super-valorisation, étaye l’athlète licencié à l’EAPB. Le moment était émouvant et ils m’ont donné le drapeau car je suis le doyen de l’équipe. Par contre, aucun ne connaissait l’hymne. On déconnait entre nous sur l’indépendance de la Catalogne, si on veut celle de la Bretagne, il va falloir commencer par connaître l’hymne breton (rires) ! »

À ce moment précis, les Bretons étaient en tête, devant leurs jeunes concurrents portugais, italiens et français. Et puis, la course a pris le dessus. Face aux meilleurs jeunes de chaque pays, ils n’ont pu suivre le rythme imposé par les leaders : « Je n’ai pas eu le temps de les voir », se marre Delys. L’essentiel était ailleurs. « J’ai adoré, lâche Béatrice Osty, licenciée à Quimper. C’est un privilège de participer à ce genre d’événements. Et puis, il y a eu une belle émulation entre nous. » Avec Anna-Aël Le Guern (HBA) et Elodie Wanherdrick (Saint-Avé), elles se croisent régulièrement sur les courses, sans se connaître personnellement. « On s’est entraidées », soufflent-elles en choeur.

« Si on me repropose, je reviens »

(….) suite de l’article ici.

Hymne breton. Le prix Bro Gozh remis au RCV au stade de la Rabine

De gauche à droite: Philippe Leray (qui chante le Bro Gozh pour le RCV), Patrick Mahé, conseiller municipal de Vannes chargé de la langue et la culture bretonnes, David Robo, maire de Vannes, Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, Olivier Cloarec, président du RCV, Jacques-Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh, et 3 joueuses bretonnes de l’équipe de France féminine de rugby. Photo Ouest-France.

Ouest-France, le 22 septembre 2017  

Qui a le mieux promu l’hymne breton cette année ? Le… Rugby-club de Vannes. C’est ce qui lui vaut de décrocher le prix Bro gozh 2018. La distinction lui a été remise ce vendredi soir, juste avant la rencontre avec Biarritz.

Avant chaque rencontre, le Bro gozh ma zadoù (Le vieux pays de mes pères) est chanté au stade de la Rabine.

C’est ce qui vaut au RCV d’obtenir le prix Bro Gozh 2018. Un prix qui, depuis 2010 et la finale de Coupe de France de football Rennes-Guingamp, distingue chaque année ceux qui ont œuvré pour la diffusion et la promotion de l’hymne breton.

La remise officielle du trophée s’est déroulée hier soir au milieu du terrain, juste avant la rencontre opposant les Vannetais aux joueurs de Biarritz.

Le bagad Melinerion de Vannes avec les drapeaux de Bretagne. Photo Ouest-France.

Quand on parle du Bro Gozh à l’occasion du Tour de France….

Ouest-France, 15 juillet 2017

Douze ans. Cela faisait douze ans qu’un Français n’avait pas gagné une étape du Tour de France un 14 juillet. Warren Barguil a mis fin à cette ineptie de l’histoire du cyclisme tricolore. Pour pimenter un peu la chose, c’est un drapeau breton qui flotte sur le Tour en ce jour de Fête nationale et de Vieilles Charrues. Une première depuis 24 ans !

David Moncoutié était le dernier français à avoir remporté une étape du Tour de France un 14 juillet. C’était en 2005 à Dignes-les-Bains. Le genre d’étape qui marque un coureur et surtout le grand public. « Toutes les victoires d’étapes sont belles sur le Tour. Quitte à gagner, autant le faire ce jour-là, mais après, ce qui change, c’est que c’est plus médiatisé et qu’on la retient davantage. Cela marque, bien sûr. »

Alors pas de doute, cette victoire de Warren Barguil à Foix au terme d’une étape nerveuse de 101 kilomètres sur les routes de l’Ariège, va permettre au coureur de changer de dimension.

La Bretagne à l’honneur

Vainqueur de deux étapes sur la Vuelta, le surdoué d’Inzinzac-Lochrist était promis aux plus belles destinées. En 2012, il nous confiait « rêver de gagner une étape sur le Tour ». C’est désormais chose faite pour celui qui était attendu au plus haut niveau depuis plusieurs saisons.

En ce 14-Juillet, c’est la Bretagne qui est à l’honneur avec la victoire d’un Barguil, amoureux de sa région natale. Le gwen ha du, que l’on voit flotter tout au long des routes du Tour chaque année, est ainsi à la fête avec l’avènement du Morbihannais. En pleines Vieilles Charrues, cette victoire de wawa, dont le surnom sonne comme un air de guitare, c’est un peu la Fête « nationale » de la Bretagne.

Pascal Lino dernier Breton

Ainsi pendant que le plus grand festival de France bat de nouveaux records, la Bretagne est doublement à l’honneur avec cette victoire tout feu tout breizh sur le Tour. D’autant plus que le dernier Breton à avoir gagné est Pascal Lino. Cela remonte à 1993. Une éternité. C’était le 18 juillet à Perpignan.

Pas de Marseillaise à Foix, mais un joli Bro gozh ma zadou, l’hymne de la Bretagne. La Bretagne fière et insoumise se dresse un 14 juillet, comme Barguil sur les pédales, et fait un pied de nez à la venue de Trump sur les Champs Elysées qui n’aura eu droit qu’à une fanfare.

Le drapeau breton présent sur toutes les routes du Tour est à l'honneur en ce jour de Fête nationale.