Le Bro Gozh pour les députés bretons

Les supporters du RCV chantant le Bro Gozh

Ouest-France, 29 avril 2021

Paroles et musique de l’hymne breton ! C’est ce que contient le DVD adressé par l’association Poellgor Bro Gozh ma Zadou aux élus. Deux questions à Jacques-Yves Le Touze, président de l’association.

L’Assemblée nationale a adopté, jeudi 8 avril 2021, la proposition de loi portée par le député du Morbihan Paul Molac, loi qui vise à protéger les langues régionales, comme le breton. Ce jour-là, on a vu les députés bretons chanter le Bro Gozh, l’hymne breton, avec difficulté. Vous leur avez écrit : quelle est donc la teneur de ce courrier ?

Le Bro Gozh, l’hymne de la Bretagne, est un symbole qui appartient aux habitants des cinq départements bretons et à tous les amis de la Bretagne. Que les députés bretons, à l’initiative de Paul Molac, interprètent le Bro Gozh sur les marches du Palais Bourbon est un acte important. Pour encourager les 37 députés bretons à s’emparer encore mieux de ce chant, le Comité Bro Gozh a adressé cette semaine à chacun d’entre eux une sorte de « package » avec les paroles et la musique ainsi que le DVD racontant l’histoire de cet hymne.

Votre action passe aussi par le monde sportif : tous les clubs de foot bretons mettent-ils le Bro Gozh en ouverture de derbys bretons ?

En juillet 2019, nous avons proposé sous l’égide de la Région Bretagne une charte des derbys bretons aux cinq clubs de football professionnels de Bretagne. Dès la fin août, le protocole a été mis en place jusqu’au déclenchement de la pandémie en mars 2020. Nous espérons le remettre en place pour la saison 2021-2022. En dehors des derbys bretons, le Stade Rennais et le FC Lorient diffusent systématiquement le Bro Gozh pour leurs matchs à domicile. C’est aussi le cas pour d’autres sports comme le rugby avec le RC Vannes.

Les Zazous du Bro Gozh ……

Ouest-France, 27 février 2021

Midi Z’olympique

Le bihebdomadaire Midi Olympique, spécialisé dans le rugby, a publié une brève dans son édition de lundi, sur le RCV. Sous l’intitulé « Hymne breton envers et contre tout », on pouvait lire : « Depuis l’avènement du RCV dans le monde professionnel, chaque rencontre de Pro D2 à La Rabine est précédée de l’hymne breton, « le Bro Gozh ma Zazou » repris en chœur par le public » Ma doué ! Le Bro Gozh ma quoi ? Les Zadoù (pères) qui s’font traiter de Zazou. Drôles de zozos au Midi Z’olympique !

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Plumeliau, le Bro Gozh pour les 97 ans d’Amandine

Photo Ouest-France

Ouest-France, 15 janvier 2021

À 97 ans, Amandine Duclos ne paraît pas son âge. Elle est dynamique, coquette et s’intéresse à tout. Elle aime la musique et aime chanter. Avec l’association Pluméloisirs, elle participe à la chorale Chœur de Plum et à l’atelier de peinture sur porcelaine. Des activités qui ont été réduites en 2020 à cause du Covid-19.

En septembre, après des problèmes de santé, Amandine a dû être hospitalisée et, après une convalescence chez sa fille Annick, le 14 décembre, elle arrivait à l’Ehpad de Pluméliau pour un séjour temporaire. Elle récupère et va de mieux en mieux.

Mercredi dernier, Amandine y fêtait ses 97 ans. Elle a eu la surprise de voir arriver des choristes de Chœur de Plum. Un grand moment plein d’émotion, mais très vite elle les a rejoints pour interpréter ses chants préférés comme : l’Hallelujah de Leonard Cohen, le Bro gozh ma zadou, Mon Amant de Saint-Jean, la Ballade nord-irlandaise

« On ne peut même pas partager un café à cause du virus, mais en mars, je pense rentrer chez moi et reprendre mes activités et ainsi retrouver mes amis de la chorale », sourit Amandine.

Le Roazhon Park sans le Bro Gozh, c’est comme le beurre sans sel …..

Le Roazhon Park…… Ouest-France

Ouest-France, 8 janvier 2021

Depuis 2004, Alain Rousseau est le speaker du Stade Rennais. Avec la crise sanitaire, il doit animer un stade vide. Il raconte cette drôle de nouvelle en vie en attendant le retour du public au Roazhon Park.

C’est une vie de rituels. Il y a d’abord le Bro gozh ma zadoù – l’hymne breton – qui est repris en chœur par tout le stade. Puis les lumières se tamisent. La musique d’AC-DC commence à saturer les enceintes du Roazhon Park. Au bord de la pelouse, Alain Rousseau – speaker du Stade Rennais depuis 2004 – prend le micro pour annoncer la composition de l’équipe. Il lance les prénoms, le public scande les noms en retour. La sono embraye avec un morceau de musique électronique du groupe Justice, la pyrotechnie fait des étincelles, puis les joueurs entrent sur la pelouse. Le déroulé est le même pour chaque match au Roazhon Park. Une vie de rituels.

Mais, depuis le début de la crise sanitaire, tout est chamboulé. Les stades se sont vidés de leur public. Seuls restent les joueurs, les staffs, les journalistes, les jardiniers… et Alain Rousseau, même s’il a dû quitter le bord de la pelouse pour s’exiler en tribune. « Forcément on a dû s’adapter, raconte-t-il. On ne fait plus l’hymne breton et je n’annonce plus les compositions des équipes. En tribune, les journalistes ont déjà la feuille de match sous les yeux de toute manière. On a aussi éliminé la 35e minute. Tout cela donne parfois le sentiment d’assister à des matches amicaux de pré-saison. »

Alain Rousseau, le speaker du Roazhon Park – Ouest-France

« Sans saveur »

Depuis le début de la crise, certains clubs de Ligue 2 ou de rugby ont fait le choix de ne plus faire appel à leur speaker. Ce n’est pas le cas à Rennes. Alain Rousseau reste le gardien de l’ambiance, même si le stade sonne creux. « On ne va pas se mentir, c’est un peu feutré. Je parle avec une voix plus posée, sourit-il. Mais quand l’équipe marque un but je garde la même spontanéité. C’est la passion qui ressort. »

Des joueurs l’ont d’ailleurs remercié pour ça : « Ma voix est un repère familier pour eux. Quand l’équipe marque et que j’annonce le but, ça leur rappelle qu’ils sont bien à la maison, même si le public n’est pas là. » D’un point de vue purement protocolaire, sa présence est aussi impérative pour annoncer les minutes de silence ou les hommages d’avant match.

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Jean-Charles Guichen: « transformer le Bro Gozh en valse celtique »

Ouest-France, 10 décembre 2020

Ça sonnait fort, ça sonnait rock, mercredi 9 décembre 2020 matin, au théâtre Max-Jacob de Quimper (Finistère) mis à la disposition de la nouvelle « bande Braz » de Jean-Charles Guichen pour trois jours de résidence. « C’est une aubaine, un luxe de se retrouver dans ce théâtre magique, à l’acoustique feutrée. Nous retrouver après un an sans jouer ensemble, c’est du pur bonheur ! » déclare le Guitar Hero de la gavotte, Jean-Charles Guichen.

Juste avant le premier confinement, avec quatre musiciens professionnels de renom – Claire Mocquard (Violon-chant), Stéphane Rama (Basse), Thomas Kerbrat (Batterie) et Malo Carvou (Flûtes) – il a entrepris de revisiter les titres de son dernier album Braz Live, enregistré au Festival Interceltique de Lorient (FIL) en 2019 et paru le 6 mars 2020. La tournée aurait dû démarrer au printemps 2020 et se poursuivre jusqu’en 2021.

 

« J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique »

Guitariste hors pair, Jean-Charles Guichen, 50 ans, est né à Quimper et vit dans les Côtes-d’Armor. « J’ai commencé, à l’âge de 6 ans a joué de la guitare classique, puis je suis tombé dans le bouillon de la culture bretonne, plus particulièrement de la musique à danser dans les festoù-noz » explique l’artiste, qui, dans un style bien à lui, conjugue les musiques envoûtantes et les rythmes entraînants où s’invite le rock.

 

Depuis des années, avec le groupe avec Ar Re Yaouank, dont il est le cofondateur, en duo avec son frère Fred, ou en solo, il enflamme les scènes bretonnes, nationales et internationales (Kazakhstan, Tahiti, Pologne). « Notre vie, c’est la scène ! » Il a son actif, plus de 2 000 concerts et a enregistré 5 albums en solo et de nombreux autres avec le groupe Ar Re Yaouank. Braz Live, son dernier album, enregistré au FIL est un album solo sauf pour un titre, le Bro Gozh ma zadoù, où Claire Moquard chante. « J’ai transformé l’hymne solennel breton en une valse celtique que je souhaite intégrer au répertoire de fest-noz. » ajoute Jean-Charles Guichen. Heureux de se retrouver, les cinq musiciens préparaient, hier, avec beaucoup de « startijenn » le cyber fest-noz qui sera enregistré, sans public, au Pavillon de Penvillers et retransmis dans le monde entier, le 19 décembre 2020.