Vannes. Le Bro gozh, version piano, de Philippe Leray, fait un carton

Ouest-France, 20 avril 2020

Le comité Bro gozh ma zadoù, qui promeut l’hymne breton, a lancé un appel à interprétation libre dans le cadre du confinement. La version de Philippe Leray, qui chante le Bro gozh ma zadoù lors des matchs du Rugby club de Vannes en Pro D2 est superbe.

L’hymne breton, Bro gozh ma zadoù (vieux pays de mes ancêtres) et le Hen Wlad Fy Nhadau, hymne national gallois ont les mêmes sonorités. Aussi, lorsque le Lorientais Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro gozh ma zadoù qui promeut notamment l’hymne breton, a découvert 70 à 80 000 Gallois chantant devant leur porte, en plein confinement, l’idée a vite germé d’en faire autant en Bretagne. « Bien sûr, c’est moins prégnant ici, donc on a invité les personnes à transmettre des vidéos publiées ensuite sur Youtube, Facebook, Twitter… ».

Des particuliers, artistes comme Nolwenn Korbell, Morwenn Le Normand… ont répondu présents. Des versions métal-rock, classique, regga… ont vu le jour. À Rennes, ce sont les habitants de la rue Saint-Hélier qui se sont mis à leurs fenêtres… Mais, cette initiative n’aurait pas été totale sans la participation de Philippe Leray, qui interprète le Bro gozh ma zadoù avant chaque rencontre du Rugby club de Vannes en Pro D2 de Rugby. Jacques-Yves Le Touze l’a donc sollicité jeudi dernier « avec la volonté de faire exister notre hymne dans une période compliquée. »

Le Vannetais Philippe Leray ne s’est pas fait prier, lui qui, depuis quatre ans emmène avec lui le public de La Rabine. « J’avais fait une version très classique, proche de celle du stade, note l’intéressé. Et puis, le week-end, je me suis mis au piano et c’est venu comme cela. Je me suis laissé à faire une version différente, plus moderne, en totale liberté, sans rajouter de fioriture. » Et sur les réseaux sociaux, « cette version moins solennelle » rencontre le succès. En totale adéquation avec la volonté de l’intéressé de démontrer « à travers une approche culturelle et non folklorique », comme il le fait depuis quatre ans avec le rugby, que la Bretagne est moderne, ouverte sur le monde.

Contact pour transmettre vos interprétations : 06 09 71 01 91 ou brogozh@mel.bzh

 

Le Comité Bro Gozh propose de chanter l’hymne de la Bretagne à la maison

Mai 2019, le Bro Gozh avec le Bagad Orvez, Clarisse Lavanant et Gilles Servat.

Ouest-France, 16 avril 2020

En cette période difficile de confinement, le Comité Bro Gozh propose de chanter l’hymne de la Bretagne à tous ceux qui le souhaitent, chez soi, tout en se filmant.

En cette période de confinement lié à l’épidémie de coronavirus Covid-19, le Comité Bro Gozh propose de chanter l’hymne de la Bretagne à tous ceux qui le souhaitent, petits et grands, amateurs et professionnels, seuls et en famille, chez soi, tout en se filmant.

Qu’on le chante de façon classique, rock, reggae ou autre, il s’agit tout simplement de le chanter et de partager ainsi un lien fort entre tous les habitants de la Bretagne mais aussi avec la diaspora et les amis de la Bretagne avance le comité.

Quel mode d’emploi ?

Pour réviser avant de le chanter, tout est disponible sur le site internet https://pbgmz.wordpress.com/apprendre-le-bro-gozh/

« Seul, en couple, avec vos enfants, vous vous lancez dans le genre que vous souhaitez, tout en vous filmant et vous nous transmettez la vidéo par la voie la plus appropriée selon le poids de la vidéo, SMS, WhatsApp, e-mail, WeTransfer, etc. Nous la publierons sur notre site et les réseaux sociaux », indiquent les organisateurs.

Et d’ajouter : Quand tout sera revenu à la vie normale, tous ceux qui auront participé recevront un petit cadeau !

Pour transmettre par e-mail : brogozh@mel.bzh ou tél. 06 09 71 01 91.

Nouveauté: le Bro Gozh par Jean-Charles Guichen et Claire Mocquart

Jean-Charles Guichen, photo Jean-Maurice Colombel

Ouest-France, 6 février 2020

De l’énergie. À l’image de Jimmy Page ou de Rory Gallagher, deux de ses légendaires modèles, le guitariste costarmoricain Jean-Charles Guichen en envoie sur scène… Il se présente seul avec sa « Martin » accordée en dadgad, une manière de jouer qui lui permet d’allier mélodie et rythmique simultanément.

Jean-Charles Guichen détonne dans l’univers de la musique à danser bretonne par sa manière très rock de l’aborder. À la simple écoute de son instrument, on croirait entendre plusieurs guitaristes à ses côtés.

Depuis ses débuts, en 1995, dans le groupe culte de fest-noz Ar Re Yaouank, en passant par ses collaborations avec Alan Stivell, Denez Prigent ou Dan ar Braz notamment, Jean-Charles Guichen s’est imposé comme un compositeur-guitariste majeur de sa génération.

Aucune retouche technique

Au Festival interceltique de Lorient, l’été dernier, debout face à 4 000 personnes, il a mis une incroyable ambiance dans le public. Une performance physique, mais aussi une prouesse technique. De là est né cet album, Braz live, qui sortira le 6 mars. Pas de fioritures technologiques ni de retouches alambiquées : ce disque retranscrit à l’état brut l’atmosphère de ce fest-noz. « On sent mon souffle, la réaction des danseurs quand je pars dans le public… C’est exactement ce que je vis sur scène », commente l’artiste.

On y entend huit compositions personnelles : scottish, andro, plinn, rond de Saint-Vincent… dans lesquelles le jeu rythmique de l’artiste tutoie des accents rock qui habillent sur mesure la musique traditionnelle bretonne.

Seul titre de cet album enregistré en studio, une version du fameux Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, distillé en version valse, avec voix et violon, avec Claire Mocquart.

Vannes: quand Produit en Bretagne chante le Bro Gozh !

Un moment fort de l’assemblée générale de Produit en Bretagne. Les adhérents reprennent en chœur le « Bro Gozh Ma Zadoù » (Vieux pays de mes pères), l’hymne breton. | OUEST-FRANCE

Organisée cette année au parc des expositions de Vannes, le vendredi 7 février, l’assemblée générale de Produit en Bretagne a rassemblé près de 1200 personnes et une centaine de stands.

Réunion le matin de grande qualité de près de 3 heures, l’AG a été ponctuée de 2 moments particuliers, en interlude l’humoriste Simon Cojean et son désormais célèbre sketch sur la gavotte bretonne (hilarant), et en clôture, l’interprétation du Bro Gozh par l’assemblée emmenée   par deux sonneurs du Bagad Melinerion et la chanteuse Morwenn Le Normand . »Un moment fort » comme le dit l’article de Ouest-France de ce samedi en page Bretagne.

Le Comité Bro Gozh avait fourni à toutes les personnes présentes les paroles du Bro Gozh, flyer que l’on peut voir sur la photo de Ouest-France.

Une expérience très bien accueillie et à renouveler comme l’ont fait remarquer de nombreux contacts par la suite. Merci à Produit en Bretagne !

Le Bro Gozh à l’origine d’un court métrage sur les relations entre la Bretagne et le pays de Galles

Ouest-France, 15 janvier 2020

Plogonnec. Silence, on tourne un court-métrage à Lopéo !

Fioles, chaudrons, vieux livres… Six comités de jumelage du Sud-Finistère se sont mobilisés pour un projet de film sur les échanges avec le Pays de Galles.

L’histoire

Il y a quelques années, des comités de jumelage du Sud-Finistère (Briec, Plonévez-Porzay, Plogonnec, Pluguffan, Plomelin et Loctudy) se sont regroupés pour mener des projets, dont la Gouel Divy. Un autre projet est sur le point d’aboutir : la réalisation d’un court-métrage sur les échanges entre la Bretagne et le Pays de Galles.

Les bénévoles des six comités ont imaginé un scénario retravaillé par Mikael Baudu, producteur de Gwengolo filmoù.

« Il y a huit ans, j’ai fait un film sur le Bro Gozh ma zadoù. À cette occasion, j’ai rencontré des responsables de comités de jumelage, explique-t-il. Yann-Ber Rivalin, le président du comité de jumelage de Plogoneg-Llandysul, m’a contacté l’année dernière et j’ai accepté de réaliser ce film à petit budget. »

« Un travail extraordinaire sur les décors »

Le film relate la rencontre entre deux enfants et Merlin. Ce dernier leur apprend que nos ancêtres étaient Gallois et que le breton et le gallois ont des similitudes.

Les acteurs ont été trouvés assez facilement. « Pour le rôle de Merlin, j’ai tout de suite pensé à Jakez André. Pour les enfants, nous avons organisé un casting avec l’association Plogonnec sur Scène. Et ils s’en sortent très bien ! »

Le tournage s’est déroulé à Lopéo, une ferme prêtée par des amis gallois au comité de jumelage de Plogoneg. « L’association a fait un travail extraordinaire sur la recherche des décors. »

Fioles, vieux livres et chaudrons ont ainsi pris place dans le salon. « On a l’impression de filmer l’univers d’Harry Potter ! »

Il reste une dernière journée de tournage pour les scènes extérieures, à Kerlaz. Le montage devrait être terminé en février et le son sera mixé à l’association Dizale, à Quimper.

La suite ? Présenter le film dans les écoles primaires ou les collèges, voire à la télévision. Et, bien sûr, le groupe d’adolescents de Plogonnec et de Pluguffan, qui séjournera à Llandysul en avril, présentera le film à ses correspondants gallois.

Les comités de jumelage espèrent pouvoir réaliser une mallette pédagogique destinée à être utilisée par les enfants, après le visionnage du film. Mais il reste 2 000 € à trouver.

Contact : jumelageplogonegllandysul@gmail.com.

Carhaix: le Bro Gozh pour le 11 novembre

Ouest-France, 23 novembre 2019

Pierre Le Guen, l’humble musicien des cérémonies patriotiques à Carhaix

Musicien passionné depuis des décennies, Pierre Le Guen donne de son temps lors de chaque cérémonie patriotique qui se déroule à Carhaix

Son visage est bien familier à ceux qui côtoient les cérémonies patriotiques à Carhaix  : Pierre Le Guen est l’un de ceux qui leur impriment un rythme, au son de sa trompette. Sa passion pour la musique remonte à bien des années. Déjà, enfant, quand il allait fermer une église carhaisienne à la place de sa grand-mère, il aimait s’installer, en cachette, à l’harmonium pour y jouer quelques notes, à l’oreille.

« J’ai vraiment commencé la musique en 1960, quand mon patron m’a poussé à aller vers la Lyre carhaisienne », se souvient Pierre Le Guen, aujourd’hui âgé de 76 ans. Il apprendra auprès d’un professeur dont il garde toujours un souvenir ému : Albert Locquet, « il était tambour majeur dans la Garde républicaine », précise Pierre Le Guen, avec respect.

Du bugle à la trompette

En 1962, le jeune Pierre Le Guen part faire son service militaire. Le premier jour de son retour, au travail à la pharmacie, Albert Locquet vient le trouver et lui offre un bugle en lui demandant : « Tu viens répéter ce soir ? » Pierre Le Guen en garde un souvenir très ému et possède toujours l’instrument.

Avec les autres de la Lyre, à l’époque, il participe régulièrement aux cérémonies patriotiques, après s’être mis à la trompette, dans les années 1980. Les marches et les sonneries des cérémonies, comme beaucoup d’autres musiques, il les a apprises à l’oreille, petit à petit.

Peu à peu la Lyre carhaisienne se perd et devient, notamment sous l’impulsion de Pierre Le Guen, l’Harmonie. De ce groupe, ils sont encore quatre ou cinq membres et musiciens chevronnés, disséminés en Bretagne.

Mais Pierre Le Guen, lui, est toujours Carhaisien et ne loupe jamais une cérémonie. 11 novembre, 19 mars, 8 mai, cérémonies de Lamprat, de la Tour d’Auvergne… Il est toujours là, accompagné de sa trompette. Et il y a une chose qui ne change pas chez ce musicien très humble : « J’ai toujours la trouille, les mains qui tremblent », confie-t-il. Et ce fut encore le cas, le 11 novembre dernier, lorsqu’il a joué, « très impressionné par la présence de Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale ».

Bro Gozh et Amazing Grace

Pourquoi il continue, bénévolement, d’assurer la musique de ces événements ? « Je pense aux copains de mon père qui sont morts pendant la guerre. Il y en avait un qui faisait partie des pendus de La Pie ». Lors de ces cérémonies, il aime aussi jouer le Bro Gozh, l’hymne breton, « un hommage à tous les Bretons qui ont été massacrés à la Guerre de 14 ». L’an passé, il avait aussi joué l’Amazing Grace, pour « rendre hommage aux pompiers, notamment ceux qui ont éteint, au péril de leur vie, l’incendie de Notre-Dame de Paris. »

Bien souvent, Pierre Le Guen joue seul, parfois, un autre musicien, jeune ou moins jeune, vient lui donner un coup de main. Celui que ses amis appellent affectueusement « Pierrot » espère trouver, un de ces jours « une relève »

Le Bro Gozh au ….. crématorium de Plescop et aussi à celui de Lorient

Ouest-France, 31 octobre 2019

et ici aussi

Pas de cérémonie de recueillement sans musique. Au crématorium de Plescop (Morbihan), les familles sont priées de venir avec leur play-list : Sur clef USB, sur CD et en format MP3, explique le directeur du crématorium, Michel Degardin. De même que l’on prend aussi des photos du défunt oude ses passions pour réaliser un diaporama pendant la cérémonie. Nous avons aussi la possibilité d’exposer des toiles d’artistes par exemple ou encore d’accueillir des musiciens qui peuvent jouer en live.

Comme dans la vie, la mort a aussi ses originaux et ses classiques. Ici en Bretagne, nous avons beaucoup de demandes de musiques traditionnelles et notamment le fameux hymne breton le Bro Gozh ma Zadoù.

(….)

Kerletu, Lorient

En images et en musique

Au centre funéraire de Kerlétu, à Lorient, des écrans sont installés dans les salles de cérémonie et, depuis peu, des tablettes dans les salons funéraires (où reposent les corps des défunts). Les familles apportent images et chansons sur une clé USB. Le centre funéraire se charge de monter des diaporamas mêlant les deux. « Cela évite aux familles des heures devant l’ordinateur et les problèmes techniques. Quand je suis arrivé, il y a dix ans, j’avais demandé une télé et un ordinateur pour une salle, on m’avait regardé avec des grands yeux, se souvient le responsable Pascal Poussain. Aujourd’hui, c’est la génération téléphone portable, on prend des photos tout le temps. Une cérémonie est faite de paroles, d’images et de plusieurs pauses musicales, qui adoucissent, entre rires et larmes. Elles servent à se recueillir, à rendre hommage, à raconter l’histoire d’une vie.  »

Du classique et des chansons à texte

Impossible d’avoir un top 5 ou même un top 50 des chansons les plus jouées lors des cérémonies au crématorium de Kerlétu. « C’est fonction des générations. » Mais quelques titres reviennent tout de même. Musique classique : l’Adagio, Air de Bach, des concertos pour piano… Classiques de chanson française : Aimer à perdre la raison ou Que serais-je sans toi de Jean Ferrat, La Vie en rose ou l’Hymne à l’amour d’Édith Piaf, Quand on n’a que l’amour de Brel, Les copains d’abord de Brassens, La Mamma ou Emmenez-moi d’Aznavour, Puisque tu pars de Jean-Jacques Goldman, Mon vieux de Daniel Guichard. « Des chanteurs ou chanteuses connus qui ont bercé une vie. » Plus récent : Une mère de Linda Lemay, Parle à mon père de Céline Dion. Enfin, breton : Kenavo, Bro Gozh ma Zadoù, Me Zo Ganet, Je vous emporte dans mon cœur de Gilles Servat, ou encore Amazing Grace, hymne chrétien joué à la cornemuse.

« Les musiques sont adaptées aux mots qui vont être dits, doux, jolis. Souvent des messages d’amour, d’amitié. »

L’arrivée du rap

Les chansons anglo-saxonnes restent rares. « Ça arrive, pour des gens nés dans les années 60, avec les Rolling Stones par exemple. Ça reste mesuré. » Le rap commence à faire son apparition, pour de jeunes disparus, avec Maître Gims par exemple.

Les conseils du responsable

La famille peut choisir plus librement une musique pour une cérémonie civile qu’à l’église. « On va tout de même conseiller d’éviter certaines choses…, indique Pascal Poussain. On peut dire : « Attention, c’est peut-être la chanson qu’il chantait tout le temps en fin de repas, ou celle de son mariage, mais peut-être pas la bonne musique pour ce jour-là… » On interroge : Est-ce que 100 personnes sont prêtes à recevoir cette musique ce jour-là ? »

Il déconseille les chansons trop enjouées. « A-t-on envie d’une chanson rythmée ce jour-là ? Les gens ont besoin de quiétude, de douceur. »

Et puis, comme « tout le monde n’est pas mélomane », le crématorium propose des bruits de mer, des chants d’oiseaux… « Dans ce moment-là, intense, unique, les gens reviennent à des choses très naturelles. »