Quand on parle du Bro Gozh à l’occasion du Tour de France….

Ouest-France, 15 juillet 2017

Douze ans. Cela faisait douze ans qu’un Français n’avait pas gagné une étape du Tour de France un 14 juillet. Warren Barguil a mis fin à cette ineptie de l’histoire du cyclisme tricolore. Pour pimenter un peu la chose, c’est un drapeau breton qui flotte sur le Tour en ce jour de Fête nationale et de Vieilles Charrues. Une première depuis 24 ans !

David Moncoutié était le dernier français à avoir remporté une étape du Tour de France un 14 juillet. C’était en 2005 à Dignes-les-Bains. Le genre d’étape qui marque un coureur et surtout le grand public. « Toutes les victoires d’étapes sont belles sur le Tour. Quitte à gagner, autant le faire ce jour-là, mais après, ce qui change, c’est que c’est plus médiatisé et qu’on la retient davantage. Cela marque, bien sûr. »

Alors pas de doute, cette victoire de Warren Barguil à Foix au terme d’une étape nerveuse de 101 kilomètres sur les routes de l’Ariège, va permettre au coureur de changer de dimension.

La Bretagne à l’honneur

Vainqueur de deux étapes sur la Vuelta, le surdoué d’Inzinzac-Lochrist était promis aux plus belles destinées. En 2012, il nous confiait « rêver de gagner une étape sur le Tour ». C’est désormais chose faite pour celui qui était attendu au plus haut niveau depuis plusieurs saisons.

En ce 14-Juillet, c’est la Bretagne qui est à l’honneur avec la victoire d’un Barguil, amoureux de sa région natale. Le gwen ha du, que l’on voit flotter tout au long des routes du Tour chaque année, est ainsi à la fête avec l’avènement du Morbihannais. En pleines Vieilles Charrues, cette victoire de wawa, dont le surnom sonne comme un air de guitare, c’est un peu la Fête « nationale » de la Bretagne.

Pascal Lino dernier Breton

Ainsi pendant que le plus grand festival de France bat de nouveaux records, la Bretagne est doublement à l’honneur avec cette victoire tout feu tout breizh sur le Tour. D’autant plus que le dernier Breton à avoir gagné est Pascal Lino. Cela remonte à 1993. Une éternité. C’était le 18 juillet à Perpignan.

Pas de Marseillaise à Foix, mais un joli Bro gozh ma zadou, l’hymne de la Bretagne. La Bretagne fière et insoumise se dresse un 14 juillet, comme Barguil sur les pédales, et fait un pied de nez à la venue de Trump sur les Champs Elysées qui n’aura eu droit qu’à une fanfare.

Le drapeau breton présent sur toutes les routes du Tour est à l'honneur en ce jour de Fête nationale.

Tri Yann, les rois de l’hymne breton

De gauche à droite en train de chanter le Bro Gozh, Jacques-Yves Le Touze pour le Comité Bro Gozh, Jean-Louis Jossic et Jena Chocun pour les Tri Yann, photo Ouest-France.

Ouest-France, 5 mai 2017

Le Prix Bro Gozh met à l’honneur les artistes qui honorent l’hymne national breton. Le groupe Tri Yann sera sacré le vendredi 12 mai.

Les membres du groupe breton ne peuvent compter toutes les fois où ils ont chanté le Bro Gozh ma Zadoù. Mais certaines reprises de l’hymne ont plus marqué les artistes: « La fois où on l’a joué avec l’Orchestre des Pays de Loire, c’était impressionnant. C’était prenant d’être suivi par une centaine de musiciens. » raconte enthousiaste Jean Chocun.

Pour les triples Disques d’or bretons, lorsqu’ils chantent le Bro Gozh en concert le public les suit avec émotion: « Ce n’est pas pareil lorsque nous chantons La Jument de Michao » reconnaît Jean Chocun.

Le comité Bro Gozh est présidé par Jacuqes-Yves Le Touze. Celui qui rêve de voir un jour tous les Bretons connaître par cœur l’hymne de la Bretagne remettra le vendredi 12 mai à la Cité des Congrès de Nantes le Prix Bro Gozh; « Ce sera à l’occasion du concert des 45 ans des Tri Yann« . Les trois artistes recevront un disque d’ardoise sculpté par l’artiste gallois Ieuan Rees.

Un honneur pour Jean-louis Jossic; « Les paroles ne sont pas débiles. Ce chant défend la beauté de la Bretagne, sans être nationaliste. Il y a beaucoup d’hymnes guerriers, celui-ci vante l’accueil. »

Concert du vendredi 12 mai.

Le Bro Gozh en single et en clip avec Stivell, Servat, Tri Yann, Capart, Soldat Louis, Gwennyn, Lavanant, etc…

Comme nous l’avions déjà indiqué , Sony va éditer en juin prochain un CD dédié à la Bretagne « Breizh eo ma Bro » avec la participation de nombreux artistes bretons et amis de la Bretagne, CD qui se clôture par le Bro Gozh avec la participation d’Alan Stivell, Tri Yann, Gwennyn, Rozenn Talec, Cécile Corbel, Gilles Servat, Soldat Louis, Louis Capart, Clarisse Lavanant, Renaud Detressan.

C’est cette version qui sort actuellement sous la forme d’un clip et d’un single. Bravo aux initiateurs et aux artistes pour cette belle version de l’hymne national breton.

Cliquer sur l’image pour accéder au clip video.

Disponible en téléchargement ici: iTunes, Spotify , Deezer , Google Play .

 

Ouest-France, 11 mars 2017

En juin prochain, sortira une compilation de chansons liées à la Bretagne, interprétée par des artistes bretons ou d’ailleurs. Un premier clip, que nous avons publié en exclusivité, vient de sortir. Il s’agit de l’hymne breton interprété par une dizaine d’artistes d’ici.

C’est le fameux ‘Bro gozh ma zadoù », l’hyme breton. C’est en collégiale qu’il a été repris par Alan Stivell, les Tri Yann, Cécile Corbel, Gwennyn, Gilles Servat, Soldat Louis, Louis Capart, Renaud Detressan, Clarisse Lavanant, Rozenn Talec.Le clip montre tous ces chanteurs réunis et de belles images de la Bretagne, de Saint-Malo au château de Suscinio.

Prévu en juin, l’album réunit ces mêmes artistes mais aussi Raphael, Laurent Vouzy, Miossec, Jane Birkin, Boulevard des airs, Renan Luce ou encore Dan Ar Braz. C’est le navigateur-explorateur Olivier de Kersauson qui a été appelé pour jouer le fil conducteur entre les chansons.

Le Télégramme, 10 mars 2017

Sony Music réunit un équipage transgénérationnel pour rendre hommage à la Bretagne à travers une petite quinzaine de chansons, mêlant traditionnels et reprises contemporaines. Baptisé « Breizh eo ma bro » (« La Bretagne est mon pays »), l’album, attendu fin juin,  sera interprété en duo, trio et plus. Jane Birkin et Christophe Miossec y offriront une nouvelle version de « Brest », Dan Ar Braz revisitera « Borders of Salt » accompagné d’un orchestre symphonique, Clarisse Lavanant et Renan Luce mêleront leurs voix sur « La mémoire et la mer » de Léo Ferré, Alan Stivell reprendra son « Brian Boru » avec des invités prestigieux…

Un premier titre est désormais disponible. Pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du « Bro gozh ma zadoù », considéré comme l’hymne breton. Pour libérer toute la puissance de son émotion, une dizaine de grandes voix de Bretagne se sont unies : Alan Stivell, Gilles Servat, Louis Capart, Tri Yann, Soldat Louis, Renaud Detressan, Cécile Corbel, Gwennyn, Clarisse Lavanant et Rozenn Talec.

L’extrait suivant verra Boulevard des Airs interpréter « Le bagad de Lann Bihoué » en compagnie des héros de la chanson de Souchon

De grands noms chantent la Bretagne et… le Bro Gozh !

Ouest-France, 26 janvier 2017

par Michel Troadec

Une compilation de chansons liées à la Bretagne sortira en juin, mélangeant artistes bretons et d’ailleurs.

En 2015, un album de reprises de chansons corses, initié par Patrick Fiori sous le nom de Corsu Mezu Mezu, a connu un large succès avec 250 000 albums vendus. Une surprise… Il réunissait des artistes corses et d’ailleurs.

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C’est sur ce principe que le même label (Sony) a décidé d’enregistrer un album de reprises de chansons de Bretagne ou celtes. Avec l’idée d’en faire un succès commercial…

La dernière fois qu’un(e) artiste a repris des grands titres du répertoire breton, son disque s’est vendu à 1 million d’exemplaires. C’était Nolwenn Leroy avec Bretonne, fin 2010.

Avec les grands vétérans

Pour ce nouveau projet, le navigateur-explorateur brestois Olivier de Kersauson a été appelé afin d’être le fil rouge de l’aventure, par la lecture de courts textes. On l’entend ainsi égrener quelques commentaires entre les chansons : « Port Coton, c’est une complainte faite pour voix éraillée, corps cassés, fatigue de l’aube, désespoir du soir, nuit sans lune », raconte-t-il afin de présenter la chanson du même nom, interprétée de belle manière sur cet album, et en breton, par… Raphael et Gwennyn. Port Coton, comme ce lieu de Belle-Ile, a été écrite par Raphael pour le premier album de Zaz, en version française.

Les grands vétérans bretons sont au rendez-vous. Alan Stivell interprète son Brian Boru avec Laurent Voulzy. Dan Ar Braz chante Borders of Salt, accompagné par l’Orchestre de Bretagne. Les Tri Yann sont en duo avec Louis Capart sur Sein 1940, et avec Gwennyn pour Son ar Chistr. Et Gilles Servat apparaît dans Ar Soudarded zo Gwisket e Ruz, avec Rozenn Talec.

Miossec s’offre son Brest, en duo avec Jane Birkin. « Le tonnerre de Brest, c’est pas seulement le juron du Capitaine Haddock, mais ce canon que l’on tirait lorsqu’un bagnard s’était évadé […]. Tous les chasseurs de primes se mettaient alors en route », rappelle Olivier de Kersauson.

Cécile Corbel reprend le Marie-Jeanne Gabrielle de Louis Capart. C’est une jolie interprétation de La mémoire et la mer que se partagent Renan Luce et Clarisse Lavanant au chant très aérien. La surprise, c’est Boulevard des Airs, impeccables dans Le bagad de Lann Bihoué avec… le bagad de Lann Bihoué.

C’est en « collégiale bretonne » qu’est repris le Bro Gozh ma Zadoù, titre qui devrait clôturer un album appelé Breizh eo ma Bro, soit « La Bretagne est mon pays ».

D’ici à la sortie de ce disque, en juin, d’autres chansons et interprètes pourraient s’ajouter aux quatorze titres et aux dix-neuf artistes et groupes déjà embarqués.

Le Bro Gozh pour Martial Ménard

Ouest-France, 12 septembre 2016

Un dernier « Kenavo » à Martial Ménard, figure de la langue bretonne

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Martial Ménard

Le linguiste, lexicographe, éditeur et journaliste breton, chroniqueur dans le Dimanche Ouest-France, a été inhumé, ce lundi, à Lanrelas, d’où il était originaire.
Proches, collègues de travail, confrères, personnalités politiques… L’église de la petite commune de Lanrelas n’était pas assez grande pour accueillir tous les amis de Martial Ménard, ce lundi, venus lui dire un ultime « Kenavo ».

Décédé jeudi dernier, à l’âge de 65 ans, à l’hôpital de Quimper, il incarnait une figure de la langue bretonne, militant d’une Bretagne réunifiée, éminent linguiste, lexicographe… Mais également chroniqueur dans le Dimanche Ouest-France. (….)

« Prenez soin de la Bretagne, c’est le plus beau sceau d’amour que vous rendrez à Martial. »

Après avoir chanté, à la fin de la cérémonie religieuse, « Sainte-Anne, ô bonne mère », qui bénit « ses Bretons », les centaines de personnes présentes devant l’église ont entonné le Bro Gozh Ma Zadoù (Vieux pays de mes pères). Un hymne de la Bretagne qu’emporte avec lui Martial Ménard, dans son cercueil drapé du Gwenn ha Du.

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Cliquer sur la photo pour voir la vidéo.

Euro 2016. Ces dragons Gallois, nos cousins germains.

Ouest-France, 6 juillet 2016

Ils ne pouvaient pas aller ailleurs qu’en Bretagne pour cet Euro 2016. Les Gallois (ici, Gareth Bale) résident à Dinard (Côtes-d'Armor).

Par Christian GOUEROU.

Ce mercredi soir, le match Portugal – Pays de Galles met en lumière la nation celtique. Gallois et Bretons ont des racines communes en partage. Depuis plus de quinze siècles.

Le parcours des Gallois dans l’Euro 2016 trouve un écho très particulier en Bretagne. Pour beaucoup de Bretons, le Pays de Galles, Bro Gembre en Breton (Cymru en Gallois, à prononcer avec un K au début du mot), est un pays de cousins germains.

Qu’ont-ils en commun ? La langue d’abord. Elles sont sœurs. Avec le cornique de Cornouailles, on les appelle langues brittoniques et cousines des langues gaéliques (l’irlandais, l’écossais et le mannois).

Au moment des migrations celtiques, vers le IVe et Ve de notre ère, des locuteurs brittoniques ont quitté l’île de Bretagne sous la pression des Jutes, des Angles et des Saxons pour rejoindre l’Armorique.

Un vocabulaire commun

Les deux langues partagent un vocabulaire commun. Quelques exemples : er-maez en breton / i maes en gallois pour dehors, gwenanenn / gwenynen pour l’abeille, dimerc’her et dydd Mercher pour mercredi… Et bien sûr un mot indispensable dans toutes les contrées, gwin pour dire le vin et qui se dit et s’écrit de la même façon dans les deux langues. La toponymie des deux pays celtiques comporte aussi quelques traits communs : juste un exemple entre la commune de Langolen près de Quimper et Llangollen au Pays de Galles.

Des jumelages

L’histoire récente et le développement des jumelages des deux côtés de la Manche ont favorisé des échanges. Nantes et Cardiff sont jumelées depuis 1964, Saint-Brieuc et Aberystwyth depuis 1973, Lesneven et Carmarthen, Briec et Ruthin, Plomelin et Crymych, plus récemment Pleumeleuc (35) et Llanfairfechaan. La Région Bretagne dénombre 46 jumelages Bretagne/Pays de Galles.

Au-delà d’une histoire qui au cours des siècles a façonné différemment les deux nations, le romantisme celtique du XIXe les a réunies à nouveau. Le Pays de Galles a trouvé son hymne national Hen Wlad fy Nhadau (vieux pays de mes ancêtres) écrit par Evan James et son fils James en 1856. C’est en 1898 que Taldir Jaffrennou traduit les paroles en breton pour créer le Bro gozh ma zadoù. Quand l’hymne gallois résonne dans un stade, pour beaucoup de Bretons cela évoque comme un air connu…

Gwenn ha du

Ce mercredi soir, lors du match Portugal – Pays de Galles, le premier qui réussit à compter le nombre de drapeaux bretons (le Gwenn ha du) dispersés dans la foule des spectateurs a gagné ! Mais des drapeaux bretons, on en voit partout. Il y en avait même un, remarquable, au milieu d’une foule immense, en Islande lors du retour de l’équipe nationale au pays lundi soir. Pourtant, l’Islande et la Bretagne, on vous jure, ne sont pas cousines.

Coupe de France. Nolwenn Leroy chante le Bro gozh ma zadou

Ouest-France, 3 mai 2014Nolwenn Leroy a chanté le Bro gozh ma zadou.

 

Dans un stade 100 % breton, la chanteuse Nolwenn Leroy a chanté le Bro gozh ma zadou. L’hymne de la Bretagne a été repris par une bonne partie du Stade de France.