Le Bro Gozh pour Anne de Bretagne, Jean Fréour et la réunification !

Encadrée par Antoine Gabriele, maire de Locronan, et Yvon le Bihan, muséographe et expert de l’œuvre de Jean Fréour, la statue en bronze a officiellement été inaugurée, samedi au Musée d’art et d’histoire de la commune.

Encadrée par Antoine Gabriele, maire de Locronan, et Yvon le Bihan, muséographe et expert de l’œuvre de Jean Fréour, la statue en bronze a officiellement été inaugurée, samedi au Musée d’art et d’histoire de la commune.

Le Télégramme, 10 juin 2018

C’est devant un public venu nombreux que la statue d’Anne de Bretagne, réalisée en bronze par le sculpteur Jean Fréour (1919-2010), a été officiellement inaugurée, samedi, au Musée d’art et d’histoire de Locronan par Antoine Gabriele, maire de la commune. Sur un des côtés du piédestal de cette statue sont inscrits les 88 noms des donateurs qui ont permis son acquisition. La commune avait en effet sollicité la somme de 22 000 €, par le biais de la plateforme de financement participatif Kengo, afin que cette statue puisse venir à Locronan, ville chère au cœur de la duchesse de Bretagne et où elle était venue en pèlerinage, au XVIe siècle.

Au son de la cornemuse et de la bombarde, des paludiers, dont un couple vêtu du costume traditionnel du pays de Batz-sur-Mer, ont rappelé « le pays blanc », si cher à Jean Fréour, où il avait son atelier. Yvon Le Bihan, muséographe et commissaire de l’exposition « Ode à la femme », proposée dans ce même musée de mai à octobre 2017, a exprimé sa passion de l’œuvre de cet artiste, créateur d’une autre statue d’Anne de Bretagne, mesurant 2,50 m et siégeant devant le Château des ducs de Bretagne, à Nantes.

Parallèlement à cette inauguration, Bertrand Nicolas, président de l’association Breizh 5/5, est intervenu pour rappeler que 70 % des habitants de la Bretagne sont favorables à la réunification des cinq départements bretons. En conclusion de cette cérémonie, l’hymne national breton, le Bro gozh ma zadoù, a été chanté à l’unisson.

Le Bro Gozh en l’honneur du roi Nominoë qui triomphe au pays de Redon

Le Mémorial Nominoë qui commémore la bataille de Ballon en 845 et la victoire significative de Nominoë, à Bains-sur-Oust, a été inauguré ce samedi 26 mai 2018. Photo Ouest-France.

Ouest-France, 26 mai 2018

On en parle depuis des années. Le Mémorial Nominoë, qui commémore la bataille de Ballon en 845, a été inauguré ce samedi 26 mai 2018, en fin de matinée, à l’occasion de la Fête de la Bretagne, qui bat son plein.

Pour cette nouvelle édition de la Fête de la Bretagne, organisée par Redon et Bains-sur-Oust, avec le concours de nombreuses associations, le pays de Redon a invité Nominoë.

Inauguration du Mémorial Nominoë

Les festivités ont démarré dès vendredi soir avec le spectacle des Irlandais Avalon Celtic dances. Ce samedi matin, ils sont venus des quatre coins de la Bretagne pour célébrer le retour du roi Nominoë à Bains-sur-Oust. Depuis des années, la fédération d’associations Le Poellgor Gouel Ballon se mobilise pour rendre possible la construction d’un monument commémoratif, au lieu-dit La Bataille. En « réponse à une attente qui s’exprime depuis plus d’un siècle. » Il a été inauguré ce samedi matin.

Une œuvre contemporaine

C’est ici, en 845, que les troupes franques de Charles Le Chauve, petit-fils de Charlemagne, s’enlisèrent dans les marais, face à Nominoë et son armée.

Le monument est une oeuvre contemporaine, signée Jean-Pierre Baudu. Il symbolise comment les Francs se sont enlisés dans les marais, face à Nominoë. | Ouest-France

C’est justement ce que l’artiste du pays de Redon, Jean-Pierre Baudu, a voulu donner à voir. Un grand bouclier, pièce maîtresse réalisée par la Nouvelle métallerie de Kerpont à Caudan, représentant le chevalier Nominoë est entouré de lances, symbolisant les javelots. Le tout se trouve dans un cercle avec tous les granits de Bretagne. « C’est un cercle magique », décrit le créateur. « En face, les Francs ont des formes plus cubiques. Il y a comme un effet domino. Ils tombent. » Charles Le Chauve est représenté par des macarons en cristal, insérés dans le schiste. « C’est une œuvre contemporaine et audacieuse », commente Patrick Renaud, le vice-président du Poellgor.

Un « flambeau de la mémoire »

L’association n’a pas manqué de remercier les nombreux acteurs qui ont permis de concrétiser le projet : les bénévoles, les associations, les élus locaux, départementaux et régionaux, les nombreux donateurs, les entreprises mobilisées…

Par chance, la cérémonie a eu lieu avant les orages. Ils sont venus des quatre coins de la Bretagne pour assister à cette inauguration, très attendue. | Ouest-France

Mention spéciale aux frères Guillemot. « Nous sommes très fiers d’avoir participé à la fin du processus, qui a été très long, à l’élaboration de ça magnifique monument et surtout d’avoir aidé cette association très résiliente, à mettre en avant un véritable trésor de l’Histoire de Bretagne, qui appartient à tous les Bretons et qui mérite vraiment beaucoup plus que ce qu’il n’avait précédemment », explique Christian Guillemot.

« Nous sommes heureux d’offrir ce Mémorial à la Bretagne, conclut Patrick Renaud. Qu’il soit le flambeau de la mémoire, un éveilleur des consciences pour les jeunes générations, dont les scolaires, mais aussi pour les visiteurs et les touristes, et en tout premier lieu, pour le pays de Redon, berceau de la Bretagne. »

Cette bataille figure parmi « les onze dates qui ont fait la Bretagne », rappelle Patrick Renaud. « C’est un moment fort, analyse Jean-François Mary, président de Redon agglomération. C’est un bien public, né de la volonté d’hommes et de femmes qui sont acteurs de leur territoire. C’est une belle œuvre, dans toutes ses dimensions, une œuvre de témoignage. C’est un acte et un démarrage pour la transmission de notre histoire et de notre culture. »

L’artiste du pays de Redon Jean-Pierre Baudu avait fait la première esquisse en 2011. En 2018, son oeuvre est inaugurée. | Ouest-France

Une ode à la Bretagne

La cérémonie, ponctuée de plusieurs prises de parole et d’un intermède musical, a donné lieu à une ode à la Bretagne. Tout particulièrement avec les mots de Jean-Michel Le Boulanger, premier vice-président chargé de la culture et de la démocratie régionale au conseil régional. « J’ai soutenu le projet immédiatement, rappelle-t-il. C’est un devoir. La question de l’Histoire est essentielle. Il ne faut pas oublier d’où nous venons. Ce combat-là est aussi celui de nos territoires. Il nous faut raconter la Bretagne, qui est la nôtre. »

Plus bref, le maire de Bains-sur-Oust, Marc Derval, qui n’a pas hésité à se costumer pour l’occasion, a souligné le « travail collectif » : « Nominoë n’a pas défendu qu’une terre, mais une identité bretonne, une langue, des valeurs. Merci de venir continuer à la défrendre » 

Un symbole de paix

« Notre souhait n’est pas de magnifier une victoire, rappelle Patrick Renaud, mais d’abord de réfléchir aux aléas de l’Histoire de ce pays, de valoriser le destin de nos ancêtres. Car nous préférons la paix et la coopération des peuples, surtout en cette année 2018, année de l’Armistice. »

Un appel à la paix qui est revenu souvent dans les discours.

Le Mémorial a été inauguré en musique, d’une seule voix. Dans les dernières minutes de la cérémonie, le public, nombreux, s’est associé à Clarisse Lavanant pour chanter Le Bro gozh ma zadoù.

Le Bro Gozh pour Nominoë !

Ce samedi 26 mai 2018, le site de la bataille de Ballon en Bains-sur-Oust, près de Redon, a vu affluer des centaines de personnes pour un évènement attendu depuis près d’un siècle, l’inauguration du mémorial en l’honneur de Nominoë, vainqueur à Ballon des troupes franques de l’empereur Charles le Chauve, marquant ainsi la naissance du Royaume de Bretagne.

Grâce au Poellgor Gouel Ballon, avec l’aide de près de 300 donateurs, d’un mécène, de la famille Guillemot, du Conseil régional de Bretagne, ce mémorial, œuvre de Jean-Pierre Baudu, a pu prendre forme et finalement être inauguré ce samedi 26 mai .

Le reportage de Ouest-France:

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En clôture de cette inauguration durant laquelle on a pu entendre de magnifiques discours, Clarisse Lavanant interpréta après le Kan Bale Nevenoe de Glenmor, le Bro Gozh ma Zadoù repris par les centaines de personnes présentes.

Le Bro Bozh pour les 40 ans de la catastrophe de l’Amoco Cadiz

Photo Yannig Bigouin

Ce dimanche 11 mars, à Ploudalmezeau, les spectateurs chantent le Bro Gozh avant le spectacle de Strollad Ar Vro Bagan, Ar Bonedoù Ruz, en hommage à la mobilisation des Bretons suite au naufrage de l’Amoco Cadiz sur leur côte, il y a 40 ans.

Euro 2016. Ces dragons Gallois, nos cousins germains.

Ouest-France, 6 juillet 2016

Ils ne pouvaient pas aller ailleurs qu’en Bretagne pour cet Euro 2016. Les Gallois (ici, Gareth Bale) résident à Dinard (Côtes-d'Armor).

Par Christian GOUEROU.

Ce mercredi soir, le match Portugal – Pays de Galles met en lumière la nation celtique. Gallois et Bretons ont des racines communes en partage. Depuis plus de quinze siècles.

Le parcours des Gallois dans l’Euro 2016 trouve un écho très particulier en Bretagne. Pour beaucoup de Bretons, le Pays de Galles, Bro Gembre en Breton (Cymru en Gallois, à prononcer avec un K au début du mot), est un pays de cousins germains.

Qu’ont-ils en commun ? La langue d’abord. Elles sont sœurs. Avec le cornique de Cornouailles, on les appelle langues brittoniques et cousines des langues gaéliques (l’irlandais, l’écossais et le mannois).

Au moment des migrations celtiques, vers le IVe et Ve de notre ère, des locuteurs brittoniques ont quitté l’île de Bretagne sous la pression des Jutes, des Angles et des Saxons pour rejoindre l’Armorique.

Un vocabulaire commun

Les deux langues partagent un vocabulaire commun. Quelques exemples : er-maez en breton / i maes en gallois pour dehors, gwenanenn / gwenynen pour l’abeille, dimerc’her et dydd Mercher pour mercredi… Et bien sûr un mot indispensable dans toutes les contrées, gwin pour dire le vin et qui se dit et s’écrit de la même façon dans les deux langues. La toponymie des deux pays celtiques comporte aussi quelques traits communs : juste un exemple entre la commune de Langolen près de Quimper et Llangollen au Pays de Galles.

Des jumelages

L’histoire récente et le développement des jumelages des deux côtés de la Manche ont favorisé des échanges. Nantes et Cardiff sont jumelées depuis 1964, Saint-Brieuc et Aberystwyth depuis 1973, Lesneven et Carmarthen, Briec et Ruthin, Plomelin et Crymych, plus récemment Pleumeleuc (35) et Llanfairfechaan. La Région Bretagne dénombre 46 jumelages Bretagne/Pays de Galles.

Au-delà d’une histoire qui au cours des siècles a façonné différemment les deux nations, le romantisme celtique du XIXe les a réunies à nouveau. Le Pays de Galles a trouvé son hymne national Hen Wlad fy Nhadau (vieux pays de mes ancêtres) écrit par Evan James et son fils James en 1856. C’est en 1898 que Taldir Jaffrennou traduit les paroles en breton pour créer le Bro gozh ma zadoù. Quand l’hymne gallois résonne dans un stade, pour beaucoup de Bretons cela évoque comme un air connu…

Gwenn ha du

Ce mercredi soir, lors du match Portugal – Pays de Galles, le premier qui réussit à compter le nombre de drapeaux bretons (le Gwenn ha du) dispersés dans la foule des spectateurs a gagné ! Mais des drapeaux bretons, on en voit partout. Il y en avait même un, remarquable, au milieu d’une foule immense, en Islande lors du retour de l’équipe nationale au pays lundi soir. Pourtant, l’Islande et la Bretagne, on vous jure, ne sont pas cousines.

Australie: le Bro Gozh pour la Saint-Yves .

Glenn Innes Examiner, 18 mai 2016

AustralieBroGozh

Les Pierres Levées d’Australie, monument créé pour commémorer l’héritage celtique australien. La Bretagne y est reconnue comme l’une des 6 nations celtiques.

Flag lowering ceremony at the standing stones on Thursday afternoon

A flag lowering ceremony to mark Brittany’s National Day will be held on Thursday May 19 at the standing stones from 4.30 pm.

Brittany is one of the Celtic places acknowledged by the Australian Standing Stones.

The Australian Standing Stones Management Board and the Caledonian Society will host this event with Glen Innes’ own Fest Noz (evening dance).

Australian Standing Stones Management Board Chair Judi Toms said the afternoon will allow locals to learn more about Glen Innes’ array of Standing Stones.

“At 4.30 p.m. there will be a short guided tour of the Stones and the flag lowering ceremony is at 5 pm accompanied by the Breton National Anthem ‘Bro Gozh ma Zadoù’ and an informative short talk on St Yves – the Patron Saint of Brittany,’ she said.

“The we invite you to stay to enjoy the Caledonian Society’s Breton ‘Fest-Noz’ – where you will be able to sample traditional Breton food and drink with the opportunity to learn a simple dance ‘Hanter Dro’ and hear about some of the exploits of King Arthur himself. “

Blessy: le Bro Gozh pour rendre un hommage singulier à un soldat breton mort dans le village.

La Voix du Nord, 7 mai 2016

soldatbreton

Dimanche, toutes les villes du pays rendent hommage aux soldats morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. À Blessy, près de Norrent-Fontes, la cérémonie sera particulière puisqu’une famille bretonne viendra rencontrer celle qui a fleuri la tombe de son aïeul, tombé à Blessy en 1940.

D’une façon ou d’une autre, le Breton Xavier Gentric voulait commémorer le centenaire de la naissance de son oncle, Jean-Pierre Gentric, soldat mort à Blessy en 1940. Il ne se doutait pas que tout le village allait y être associé. Car l’Histoire lie les deux territoires, à travers deux familles.

Jean-Pierre Gentric a grandi en Bretagne dans la ferme familiale, avec ses frères et sœurs. Dès les premières heures de la déclaration de la guerre, en 1939, le jeune homme est mobilisé. Il intègre la 10e compagnie du 48e Régiment d’Infanterie de Guingamp. Trois jours plus tard, il est déjà en Lorraine, d’où il écrit à ses parents : « Jusqu’ici tout est calme, nous n’avons pas encore entendu des coups de canon. (…) Nous sommes partis de Guingamp samedi (…).  »

En mai 1940, Jean-Pierre a bougé. Il est désormais sous les ordres d’un officier, dans le Pas-de-Calais. Coincé au front, le 23, ce dernier lui fait brandir un drapeau blanc : le soldat Gentric est missionné, il doit aller parlementer avec les Allemands pour une reddition. Mais il trouve la mort, avec soixante-dix-sept de ses camarades.

Les soldats sont inhumés dans le cimetière de Blessy. À vingt ans à peine, Paulette Hermand et d’autres jeunes filles décident d’aller fleurir les tombes nues de ces malheureux qu’elles n’ont pas connus. Paulette entretiendra, elle, la tombe de Jean-Pierre jusqu’au rapatriement de sa dépouille dans le Finistère, en 1948.

Ensemble, ce dimanche matin

Ce dimanche matin, les familles Gentric et Hermand-Bonnel se recueilleront ensemble sur la tombe de Paulette. Puis tout le monde se rendra à l’église Saint-Omer, au pied de la plaque commémorative gravée pour rendre hommage à la mémoire du soldat Gentric et des autres combattants. « Si l’émotion n’est pas trop forte », Xavier et son cousin Clet, grâce à qui l’hommage est possible, entonneront le Bro Gozh, l’hymne régional (sic) breton.

(….)