Quand le Prix Bro Gozh encourage les rencontres….

Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.
Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.

La langue bretonne évolue avec son époque et s’adapte aux nouvelles technologies. Même lorsqu’elles sont de pointe comme la cybersécurité. En proposant à l’occasion du Festival interceltique une plaquette de présentation en breton de sa start-up (Lorcyber), Pierre Lorcy y contribue indéniablement. Il ne lui a fallu qu’un mois pour faire réaliser avec le concours de l’office public de la langue bretonne cette plaquette intitulée « Savomp asambles ho Siber-sideroni » (*) . Sur six pages, la start-up explique en breton comment elle teste la vulnérabilité des entreprises pour les protéger des hackers avant qu’ils ne puissent sévir. « Il a fallu créer des mots composés, des assemblages de concepts en breton, par exemple pour l’expression « gestion de crise » traduite « merañ en enkadennoù », ou encore « plan de continuité d’activité » traduit « steuñv kernderc’hel an obererezh ».

Une étape


« Cela nous faisait plaisir de faire évoluer la langue bretonne avec de nouveaux mots. On a l’impression de faire quelque chose pour la Bretagne », dit Pierre Lorcy. Le président de Lorcyber a offert, samedi 4 août, la plaquette au Premier ministre du Pays de Galles Carwyn Jones à l’occasion de la remise du prix Bro Gozh au Festival interceltique de Lorient. « Il a trouvé ça sympa », dit-il. Cette plaquette en breton n’est qu’une étape. L’objectif de Lorcyber est, d’ici la fin de l’année, de proposer un site internet trilingue : français, breton, anglais.

(*) Construisons ensemble votre cyber -sérénité

Islande: Ponant baptise son 6ème navire au son du Bro Gozh

(© MER ET MARINE – VINCENT GROIZELEAU)

Mer et Marine, 13 juillet 2018

Bien que se déroulant dans le port islandais d’Hafnarfjörður, non loin de Reykjavik, c’est une cérémonie placée sous le signe de la Bretagne qui a marqué, mardi 10 juillet, l’inauguration du tout nouveau navire de Ponant. Livré le 15 juin par les chantiers norvégiens Vard, Le Lapérouse, tête de série des six « yachts d’expédition » du projet Explorer, a été baptisé à l’issue de trois premières croisières autour de l’Islande, la quatrième débutant le soir même de l’inauguration.

Le « Bro Gozh ma zadoù » à la place de la Marseillaise

Alors que le Gwenn ha Du, le drapeau breton noir et blanc frappé d’hermines, flottait fièrement à la proue du Lapérouse, comme c’est régulièrement le cas sur les navires de Ponant, la cérémonie s’est déroulée au son des binious (cornemuses), bombardes et tambours du Bagad de Lann-Bihoué, la célèbre formation de la Marine nationale ayant fait le déplacement, de même que la chanteuse Bleuwenn Mével. Celle-ci a magnifiquement interprété a capella l’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (« Vieux pays de mes pères »), qui s’est finalement substitué à la Marseillaise, le Lapérouse devenant sans doute l’un des rares, et peut-être même le premier navire sous pavillon tricolore à ne pas voir l’hymne national entonné lors de son lancement officiel.

Le Lapérouse mardi, dans le port d’Hafnarfjörður (© MER ET MARINE – VINCENT GROIZELEAU)

L’armateur français, qui souffle cette année sa trentième bougie, a ainsi souhaité mettre à l’honneur ses racines. « Nous sommes nés en 1988 à Nantes, en Bretagne », a rappelé Jean-Emmanuel Sauvée, président de Ponant. Mais dans le même temps la « Breizh touch » de cette inauguration était aussi sans nul doute un clin d’œil au nouveau propriétaire de la compagnie, le Breton François Pinault, que l’on sait très attaché à sa région natale. Si ce dernier a finalement été empêché d’assister à l’évènement, du fait d’une affaire urgente à régler à Paris, son épouse fut la personnalité du jour. Marraine du Lapérouse et cliente de longue date de Ponant, madame Pinault a coupé le ruban libérant la bouteille de champagne venue se briser sur la coque.

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Le Lapérouse (© PHILIP PLISSON)

 

Le Bro Gozh pour Océane ?

Les trois lauréates du concours entourées des responsables de la Georges Baptiste et de leurs professeurs de service respectifs. Au centre, de gauche à droite : de la troisième à la première place.

L’Hôtellerie, 31 janvier 2018

La coupe Georges Baptiste, la plus prestigieuse des compétitions de service pour les écoles hôtelières comme pour les professionnels, est de retour dans les filets de l’école hôtelière mévennaise. Le lycée hôtelier Notre-dame, l’une des deux écoles françaises les plus titrées pour cette compétition, s’est donc rendu le mardi 30 janvier au lycée Louis Guilloux de Rennes pour affronter 7 autres écoles pour cette finale régionale. Au total, 15 candidats se confrontant dans le cadre de 8 épreuves.

Le lycée mévennais avait envoyé deux élèves, Océane Campion-Cardinal et Elisabeth Desoulle, pour tenter de ravir le titre tant convoité. Les compétiteurs ont vu ainsi se succéder les 8 épreuves suivantes : écrit d’une heure, flambage d’une poire, découpage d’un poulet, filetage d’une truite, commercialisation d’un porto avec la décoration d’une table, analyse sensorielle d’un Brie de Meaux, prise de commande avec notion d’anglais et enfin réalisation d’un cocktail à base de whisky.

Les membres du jury ont eu à départir de brillants candidats ; aucune école n’a démérité dans cette compétition d’un haut niveau. Océane décroche ainsi la médaille d’or, Elisabeth, la médaille de bronze, une élève du lycée hôtelier de La Guerche s’intercalant entre elles deux, toutes trois composant ainsi un podium 100 % féminin.

C’est une victoire de toute une équipe, qui soutiendra à nouveau Océane, au moins jusqu’au 19 mars prochain à Paris à l’école hôtelière Médéric, où se déroulera la finale nationale et où, espérons-le, résonnera à la fin de l’épreuve, le « Bro gozh ma zadoù », le fameux hymne breton. Pour la Georges Baptiste, l’école peut peut-être également se plaire à rêver, à nouveau, de titres internationaux ; elle en a déjà remporté plusieurs par le passé !

Le Bro Gozh pour les 20 ans de l’Institut de Locarn

Ouest-France, 30 août 2014, page Bretagne

Article de Philippe Gaillard.

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A Locarn, les Bretons voient l’avenir « ensemble ».

Pour ses vingt ans, l’Institut de Locarn a réuni la fine fleur des décideurs régionaux. Objectif: mettre en avant l’envie d’une Bretagne innovante et solidaire.

Hier matin, à Locarn, l’immense barnum est plein à craquer. Plus de 400 personnes, entrepreneurs, étudiants, élus, enseignants… sont là pour fêter ensemble les 20 ans de l’institut.

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Une intervention conlue ( Jean-Michel Le Boulanger) comme les autres par une charge contre l’état-nation « aujourd’hui une singularité en Europe, devenue une maladie française: l’unité de la république certes, mais pas dans l’uniformité ».

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Matinée conclue par toute l’assistance chantant debout, le Bro Gozh, l’hymne breton.