Festival interceltique: le Bro Gozh avec les Tri Yann

Ouest-France, le 7 août 2017

par Léa Duperrin

Les Tri Yann avec le bagad de Saint-Nazaire au Festival interceltique de Lorient. | Thierry Creux

Le public invité à monter sur scène, des costumes baroques, un one-man-show de Jean-Louis Jossic. Devant des milliers de festivaliers, les Tri Yann ont fait du grand spectacle populaire au Festival interceltique de Lorient.

Les Tri Yann en concert au Festival interceltique de Lorient ? Jean-Louis Jossic surgit sur scène comme échappé d’un autre monde. Crinière blanche en bataille habituelle, il porte une armure dorée avec un énorme triskell gravé sur le plastron.

« Overdose de muscadet »

Les trois Jean, victimes d’une « overdose de muscadet », déambulent dans leur costume baroque sous le regard médusé du public. « Il vous suffit de nous rejoindre ! », lance le chanteur à la foule en délire. Immédiatement, c’est la cohue. Les plus chanceux assistent au concert à même la scène.

« Overdose de muscadet »

Les trois Jean, victimes d’une « overdose de muscadet », déambulent dans leur costume baroque sous le regard médusé du public. « Il vous suffit de nous rejoindre ! », lance le chanteur à la foule en délire. Immédiatement, c’est la cohue. Les plus chanceux assistent au concert à même la scène.

Une salle remplie de fans

Sous le chapiteau de l’Espace Marine, plein à craquer, des fans de la première heure. « J’avais 15 ans la dernière fois que je les ai vus sur scène, raconte Isabelle, une quinqua lilloise. Cette fois, je reviens avec ma fille. »

La foule reprend en chœur l’hymne breton

Les notes de Tri martolod retentissent et aussitôt, la foule se met à chanter. Sur scène, les trois copains et leurs musiciens s’en donnent à cœur joie. Dans le monde enchanté de Tri Yann, tout se prête à la chanson. Même la recette des crêpes bretonnes de l’an 1516, chantée a cappella !

Quand soudain résonne l’hymne breton Bro gozh ma zadoù. Dans le public, on chante la main sur le cœur.

A Cardiff, Coldplay interprète le Hen Wlad, le Bro Gozh du Pays de Galles.

Le 11 juillet dernier, dans le cadre de sa tournée mondiale, le célèbre groupe anglais Coldplay était présent à Cardiff au Principality Stadium (anciennement Millenium Stadium), le temple du rugby gallois, pour un concert mémorable à guichets fermés.

Comme le dit Chris Martin, le chanteur du groupe, pour terminer leur concert dans un tel lieu, Coldplay ne pouvait qu’interpréter l’hymne national gallois, Hen Wlad Fy Nadhau, le Bro Gozh du Pays de Galles. Une première pour Coldplay.

Un petit effort et on entendra peut-être des artistes français chanter le Bro Gozh aux Vieilles Charrues ? Qui sait ?

 

Après Singapour, le Bro Gozh en Bretagne avec Gwennyn

Alors voilà…

En revenant de Singapour, je me suis dit que les petits Bretons étaient tout aussi capables de chanter le Bro Gozh, aussi bien que les petits Singapouriens ! En voici de très belles versions enregistrées dans 3 écoles de Bretagne. Il est prévu de leur faire de beaux dessins sur la Bretagne pour les remercier d’avoir entonné notre Bro Gozh si loin de chez nous…

Thank you very much from Kids of Brittany !

Gwennyn

Jean-Louis Jossic : nous ferons chanter le Bro Gozh par 5000 personnes au Festival Interceltique

ABP, 9 juillet 2017

Jean-Louis Jossic des Tri Yann an Naoned 42 42578_1.png

 

 

Jean-Louis Jossic était à Quimper mercredi pour l’enregistrement de l’émission Copains d’abord. Il a pris quelques minutes pour nous expliquer le rôle qu’il a joué avec son groupe Tri Yann an Naoned pour faire connaître l’hymne national breton. L’ hymne « Bro Gozh ma Zadoù « ne parle de faire la guerre à personne » , « il rassemble Ni, Breizhiz a galon , les Bretons de coeur » réaffirme le chanteur du groupe mythique des trois Jean qui vient de fêter ses 45 ans de scène et qui a reçu le Prix Bro Gozh ma Zadoù par la même occasion.

« La culture et l’économie, c’est ce qui crée de l’emploi et c’est ce qui crée l’épanouissement et le bonheur des gens » Jean-Louis Jossic

La prochaine étape ? Lors de leur prochain concert (qui affiche complet) le dimanche 6 août dans le cadre du festival Interceltique de Lorient, ils vont prendre le temps d’apprendre le Bro Gozh aux 5000 spectateurs qui seront sous le chapiteau de l’espace marine ! Le flyer du Comité Bro Gozh avec les paroles sera distribué à l’entrée de la salle.

La version du Bro Gozh des Tri Yann sur youtube a été visionnée 1,7 million de fois

Le Bro Gozh, un lien avec le Pays de Galles

Ouest-France, 15 juillet 2017

Una Cutts, touriste fidèle au Trégor depuis 70 ans

Una Cutts et son fils Timothy coulent des jours heureux chaque été dans un gîte de Mezcreq.

Una Cutts et son fils Timothy coulent des jours heureux chaque été dans un gîte de Mezcreq.

Cette Anglaise de 94 ans a découvert le Trégor en 1947. Elle avait 24 ans. Depuis, Una et sa famille n’ont pas manqué un été dans le Trégor, et à Trédarzec en particulier.

À 94 ans, Una Cutts, native d’Exeter, au sud-ouest de l’Angleterre, mais résidant depuis plus de vingt ans à Cardiff, au Pays de Galles, vient tous les étés depuis 70 ans en villégiature dans le Trégor. « La première fois, c’était en 1947 », se souvient l’ancienne professeure de français qui n’a rien perdu de la maîtrise de notre langue.

Pionniers du jumelage avec Llandudoch

« Mes parents avaient des amis à Trébeurden. Nous logions dans un petit hôtel, chez Mme Le Corre. » Una Raymont (son père est Français, originaire de Normandie) et son époux John Cutts, professeur de mathématiques décédé il y a trois ans, tous les deux amoureux du Trégor, ont continué de séjourner outre-manche durant leurs vacances. Ils ont alors découvert Trédarzec, « chez Mme Bourdoulous au Cosquer, puis chez Michel Le Garsmeur », avant d’être séduits, il y a une dizaine d’années, par le gîte de Fernande et Yves Le Béver, à Mezcreq. Un véritable havre de paix : « Ici, on n’entend que les oiseaux et le vent », souffle Timothy, 49 ans, le fiston, responsable de la bibliothèque nationale du Pays de Galles, très attentionné auprès de sa maman. La proximité de l’église évangélique baptiste de Paimpol a été un facteur influant sur le choix de la commune pour cette famille pratiquante. « Nous aimons beaucoup la tranquillité, la beauté des paysages, les rochers en granit rose… Ici, c’est plus plat que chez nous ! »

Una et John Cutts sont à l’origine du jumelage de Llandudoch, au Pays de Galles, avec Trédarzec. Le comité de jumelage est depuis en sommeil. Les Trédarzécois se souviennent de l’inauguration en grande pompe avec une importante délégation d’amis Gallois. Les plus anciens de la commune ont alors découvert, surpris, que les Bretons et les Gallois se comprennent dans leurs langues respectives. Phonétiquement, beaucoup de mots sont identiques. Autre similitude, et pas des moindres, entre l’hymne gallois et le Bro Gozh ma zadou, l’hymne breton : il n’y a que les paroles qui différent.

Quand on parle du Bro Gozh à l’occasion du Tour de France….

Ouest-France, 15 juillet 2017

Douze ans. Cela faisait douze ans qu’un Français n’avait pas gagné une étape du Tour de France un 14 juillet. Warren Barguil a mis fin à cette ineptie de l’histoire du cyclisme tricolore. Pour pimenter un peu la chose, c’est un drapeau breton qui flotte sur le Tour en ce jour de Fête nationale et de Vieilles Charrues. Une première depuis 24 ans !

David Moncoutié était le dernier français à avoir remporté une étape du Tour de France un 14 juillet. C’était en 2005 à Dignes-les-Bains. Le genre d’étape qui marque un coureur et surtout le grand public. « Toutes les victoires d’étapes sont belles sur le Tour. Quitte à gagner, autant le faire ce jour-là, mais après, ce qui change, c’est que c’est plus médiatisé et qu’on la retient davantage. Cela marque, bien sûr. »

Alors pas de doute, cette victoire de Warren Barguil à Foix au terme d’une étape nerveuse de 101 kilomètres sur les routes de l’Ariège, va permettre au coureur de changer de dimension.

La Bretagne à l’honneur

Vainqueur de deux étapes sur la Vuelta, le surdoué d’Inzinzac-Lochrist était promis aux plus belles destinées. En 2012, il nous confiait « rêver de gagner une étape sur le Tour ». C’est désormais chose faite pour celui qui était attendu au plus haut niveau depuis plusieurs saisons.

En ce 14-Juillet, c’est la Bretagne qui est à l’honneur avec la victoire d’un Barguil, amoureux de sa région natale. Le gwen ha du, que l’on voit flotter tout au long des routes du Tour chaque année, est ainsi à la fête avec l’avènement du Morbihannais. En pleines Vieilles Charrues, cette victoire de wawa, dont le surnom sonne comme un air de guitare, c’est un peu la Fête « nationale » de la Bretagne.

Pascal Lino dernier Breton

Ainsi pendant que le plus grand festival de France bat de nouveaux records, la Bretagne est doublement à l’honneur avec cette victoire tout feu tout breizh sur le Tour. D’autant plus que le dernier Breton à avoir gagné est Pascal Lino. Cela remonte à 1993. Une éternité. C’était le 18 juillet à Perpignan.

Pas de Marseillaise à Foix, mais un joli Bro gozh ma zadou, l’hymne de la Bretagne. La Bretagne fière et insoumise se dresse un 14 juillet, comme Barguil sur les pédales, et fait un pied de nez à la venue de Trump sur les Champs Elysées qui n’aura eu droit qu’à une fanfare.

Le drapeau breton présent sur toutes les routes du Tour est à l'honneur en ce jour de Fête nationale.