Australie: le Bro Gozh pour la Saint-Yves .

Glenn Innes Examiner, 18 mai 2016

AustralieBroGozh

Les Pierres Levées d’Australie, monument créé pour commémorer l’héritage celtique australien. La Bretagne y est reconnue comme l’une des 6 nations celtiques.

Flag lowering ceremony at the standing stones on Thursday afternoon

A flag lowering ceremony to mark Brittany’s National Day will be held on Thursday May 19 at the standing stones from 4.30 pm.

Brittany is one of the Celtic places acknowledged by the Australian Standing Stones.

The Australian Standing Stones Management Board and the Caledonian Society will host this event with Glen Innes’ own Fest Noz (evening dance).

Australian Standing Stones Management Board Chair Judi Toms said the afternoon will allow locals to learn more about Glen Innes’ array of Standing Stones.

“At 4.30 p.m. there will be a short guided tour of the Stones and the flag lowering ceremony is at 5 pm accompanied by the Breton National Anthem ‘Bro Gozh ma Zadoù’ and an informative short talk on St Yves – the Patron Saint of Brittany,’ she said.

“The we invite you to stay to enjoy the Caledonian Society’s Breton ‘Fest-Noz’ – where you will be able to sample traditional Breton food and drink with the opportunity to learn a simple dance ‘Hanter Dro’ and hear about some of the exploits of King Arthur himself. “

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Le Bro Gozh à Lafayette, USA .

A l’occasion de la Fête de la Bretagne – Gouel Breizh , Breizh America organise une tournée aux USA du 13 au 22 mai du « Breizh Amerika Collective 2016 » à Détroit, Saint-Louis, Chicago, La Nouvelle-Orléans, Lafayette, Scott et Arnaudville.

Le « Breizh Amerika Collective 2016 » est composé de 4 musiciens : Thomas Moisson, Lors Landat, Julien Le Mentec et Alex Asher.

Et c’est hier soir à Lafayette que le Bro Gozh a été entonné lors du concert au Jefferson street pub.

BroGozhLorsLandat

Lors Landat à droite et Bryan Theriot, Scott, Louisiane, à gauche.

 

Bryan Theriot de Scott, Louisiana

Bryan Theriot de Scott, Louisiana

Bryan Theriot de Scott, Louisiana

Vannes , pour la St Yves, le Bro Gozh avec Nolwenn Leroy

Les manifestations de la Saint Yves commençaient jeudi soir partout en Bretagne, elles s’étalent jusqu’au 28 mai. La municipalité de Vannes programmait dans ce cadre un concert de Nolwenn Leroy ; elle était particulièrement heureuse de faire une incursion dans le Morbihan pendant sa tournée. Les premiers spectateurs se massaient devant l’entrée du Chorus depuis 18 h, alors que le stand Diwan y faisait cuire les crêpes. Plus de 3.000 personnes présentes…, soit plus qu’à Rennes et Nantes. Beaucoup d’enfants, de parents et d’anciens parmi les spectateurs, soulignant la popularité intergénérationnelle de cette artiste.
(….)
Après un Bro gozh a cappella d’anthologie, qui lui-même faisait suite à deux rappels, « Les prisons de Nantes » et « La jument de Michao ». Les spectateurs lui ont fait un triomphe. Elle reviendra, après la sortie de son deuxième album.
(….)

 

La renaissance du Bro Gozh

Le Peuple Breton, juin 2011

Hymne national breton

La renaissance du Bro Gozh

A l’occasion de la Fête de la Bretagne, entre autres festivités, on a pu noter que le Comité Bro Gozh organisait, du 14 au 19 mai, une série de concerts à travers les cinq départements bretons (Rennes, Nantes, Batz-sur-Mer,Lorient,Concarneau et Tréguier) avec la participation de chorales bretonnes et galloise.

Lorsqu’en 2004 un petit groupe de bénévoles organise la Fête du Bro Gozh à Lesneven pour le centenaire de l’hymne breton, ils ne se doutent pas encore que quelques années plus tard, ils vont se constituer en Comité Bro Gozh ma zadoù.

En 2006, ils représentent la Bretagne au 150è anniversaire de l’hymne national gallois, à Pontypridd. Et en 2010, ils organisent la seconde fête du Bro Gozh à Lesneven. Enfin, en novembre dernier, ils se constituent en comité autour de membres de l’Institut Culturel de Bretagne, de la fédération des chorales Kanomp Breizh et de Bretagne-Pays de Galles. c’est l’aboutissement de la renaissance de l’hymne breton, un chant inspiré de l’hymne gallois.

Photo Philippe Cousin, tous droits réservés.

Cette année, pour la Fête de la Bretagne, le Comité avait invité un choeur gallois, Côr Meibion Blaenporth, au sud de Cardigan, pour participer à l’ensemble des concerts aux côtés des chorales d’expression bretonne présentes dans les six villes visitées. A Rennes, Alan Stivell, qui avait interprété le Bro gozh au stade de France lors de la finale de la Coupe de France de football entre Rennes et Guingamp en 2009, s’est prêté au jeu en accompagnant les chorales (notre photo). (1)

Mikael Baudu vient d’ailleurs de consacrer un documentaire à ce chant séculaire.Retraçant l’histoire de l’hymne breton, il insiste dans son propos sur l’identification d’un pays à; un hymne. Il présente ici les différentes facettes de chant connu des vallées galloises jusqu’aux sommets de l’himalaya, où le peuple khasi, au nord-est de l’Inde, en a également fait son hymne national.

Un chant , Hen Wlad Fy Nhadau, qui fut écrit par le tisserand et poète Evan James et son fils James James pour la musique, en 1856 à Pontypridd, dans le sud du pays. Puis le pasteur William Jenkyn Jones l’emporta dans ses bagages lorsqu’il s’installa en 1888 à Quimper; il en fit une adaptation en breton en 1895.

Un chant de nouveau adapté par le barde Taldir Jafrennou en 1897, interprété publiquement pour la première fois au congrès de l’Union Régionaliste Bretonne en 1903 et qui sera d’ailleurs également adapté en cornique en 1904 par Henry Jenner.

Philippe Cousin

Kan ar Galon, Bro Gozh ma Zadoù (Gwengolo Filmoù – France 3 Bretagne, Distribution Coop Breizh)

(1) note du Comité: à Rennes fut en fait remis le premier prix Bro Gozh à Alan Stivell, voir ce compte-rendu

Le prix « Bro Gozh » 2011 décerné à Alan Stivell .

Le Comité Bro Gozh a décidé de créer le prix « Bro Gozh » qui sera remis chaque année à la personne, l’artiste, l’association ou l’institution ayant le mieux promu l’hymne national breton l’année précédente.

En cette première année d’existence, le prix consistait en une œuvre de l’artiste gallois Ieuan Rees symbolisant ainsi les liens entre le Pays de Galles et la Bretagne.

C’est au cours du premier concert de la tournée « Bretagne – Pays de Galles, chantons ensemble ! » que fut remis le premier prix « Bro Gozh », le samedi 14 mai 2011, en l’église Saint-Melaine de Rennes.

Devant près de 500 spectateurs, le choeur gallois « Côr Meibion Blaenporth » et le chœur d’hommes de Bretagne « Mouezh Paotred Breizh » inaugurèrent cette série de 6 concerts prévus dans les 5 départements bretons à l’occasion de la Fête de la Bretagne.

Photo Philippe Cousin (tous droits réservés)

Photo Philippe Cousin (tous droits réservés)

Après deux chants en commun, Mor Fawr Witi (en breton Tridal a Ra va C’halon) et Cwm Rhonda (en breton Meulomp Doue)  , les deux chœurs laissèrent la place à Yann-Ber Thomin, président de la fédération des chorales d’expression bretonne Kanomp Breizh, qui s’exprima tout d’abord en gallois pour remercier « Côr Meibion Blaenporth », puis en breton au sujet du Bro Gozh et enfin pour féliciter Alan Stivell : « Fel llywydd corau llydaweg Kanomp Breizh, rydw i yn happus iawn yn croesawu heno Cor Meibion Blaenporth syn dod o Gymru. Mae nhw yn dod yn Llydaw i canu yr Hen Wlad fy Nhadau gyda ni. Diolch yn fawr i chi. Mae yr emyn ema y cyswllt cryf rhwng ein dwy wlad. Cymru a Llydaw am byth.

Evel Prezidant Kanomp Breizh e fell din trugarekaad a greiz kalon tud Cor Meibion Blaenporth hag a zo deuet amañ e Breiz da lida ganeom ar Bro Goz, koulz hag or yez. Trugarez ivez da Boellgor ar Bro Goz da veza aozet an tro-Breiz-se da ober gouel d’or han hag a zo ivez hini Bro-Gembre. Eul liamm kreñv etre on diou vro eo ar Bro Goz hag a ziskouez ez om en em gavet endro ouspenn kant vloaz ‘zo hag e chomo stard on darempredou hiviziken.

Amañ e Breiz, e vez kanet ar Bro Goz gand ol lazou-kana e fin an abadennou ha plijet om o lakaad an dud da gana ganeom. Spi am-eus o-po c’hoant kana asamblez ganeom ivez bremaig.

 Da echui e fell din rei va gourhemennou da Alan Stivell a vo roet dezañ kenta priz ar Bro Goz, abalamour d’ar brud e-neus roet n’eus ket pell d’or han, med ivez abalamour d’ar pez e-neus greet  evid yez ha sevenadur or bro. Trugarez Alan.”

 C’est en tant que tout nouveau président de l’Institut Culturel de Bretagne que Patrick Malrieu prit à son tour la parole : “Ur gwir plijadur eo bevan an abadenn-man ganeoc’h, lec’h e vo enoret war an dro Ar bro gozh hag Alan Stivell. C’est effectivement un plaisir que de partager ce moment de remise du prix Bro gozh à Alan Stivell.

Photo Philippe Cousin (tous droits réservés)

Et ce à plus d’un titre.

Le Bro gozh  contient une charge symbolique forte et les symboles sont essentiels à tout peuple.

Non pas dans une espèce de vénération confite des signes extérieurs d’un nationalisme étroit

Mais comme expression sereine d’une identité affirmée,

Comme expression d’un symbole, image d’une communauté humaine, culturelle, historique,

Comme emblème d’une volonté d’avenir commun et maîtrisé.

Comme emblème d’une société qui le reconnaît comme tel.

 Et ceci ne prend que plus de sens  quand il s’agit d’une minorité sans état, et qui plus est d’une minorité dans un état qui se refuse à reconnaître l’existence de minorités

(…)

 Et il faut reconnaître que nous pouvons être fiers de notre hymne. Bien qu’écrit  il y a plus de 100 ans, en plein paroxysme des nationalismes d’état – qui nous ont valu les pires hécatombes, – son auteur, Taldir, a su nous épargner les tirades xénophobes, sanguinaires ou racistes.

De plus, du fait de sa parenté avec l’hymne gallois, il rappelle également cette autre facette de notre identité: notre appartenance aux nations celtiques. Et on sait combien cette communauté (communion) pan-celtique a été essentielle dans notre évolution au XIX et XXème siècle.

Alan Stivell n’en est-il pas un symbole vivant et reconnu ?

(…)

 Ceci dit, il nous appartient aussi d’être vigilant, pugnaces et réactifs car l’identité n’est pas un bien inaltérable et demande à être sans arrêt transmise, renouvelée, réinterprétée, enrichie. Et nous ne savons que trop combien longue est la liste des  droits, pourtant reconnus internationalement, mais qu’il nous reste encore à acquérir : en particulier dans le domaine de la langue,  et de l’intégrité territoriale de la Bretagne dans ses 5 départements.

 Un vers du Bro gozh nous dit : Dihunet out breman, ma Breizh. Faisons en sorte que cette affirmation soit renouvelée chaque nouveau matin ! Ra vo gwir ar frazenn –man… bemdeiz!“

 Et enfin, juste avant de remettre le prix à Alan Stivell, Lena Louarn , Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, est revenue sur les liens officiels qui existent désormais entre les deux pays et dont l’hymne national commun est le symbole le plus fort : «(…)Diskouez a ra splann sonadeg Côr Meibion Blaenporth ha Mouezh Paotred Breizh ar youl arouezius- se pa’z eus kaoz amañ eus Kembre ha Breizh… klevit ’ta : pet bro er bed emañ ganto ar memes kan broadel tost 107 vloaz zo bremañ ? (…)

Ce concert de Côr Meibion Blaenporth et Mouezh Paotred Breizh est une démonstration éclatante de cette dynamique qui, dans le cas du Pays de Galles et de la Bretagne, prend un sens particulier… combien de pays dans le Monde partagent-ils en effet le même hymne national depuis maintenant 107 ans ? (…)

Stad zo enni ivez o kemer perzh el lañs a zo adarre gant hor Bro Gozh muiañ karet. Ur c’han a beoc’h, ur c’han a frankiz, ur c’han barzhoniel… gant ar c’han-se ec’h embann Kembreiz ha Bretoned, er memes doare ha gant ar memes birvilh, pegen tomm int ouzh o bro, o istor hag o yezh. Er c’han broadel-se emañ ar pezh a ra d’hor pobloù bezañ stag ouzh o douar hag o identelezh, gant-se ne goshay biken. Ar pezh a welomp splann bremañ, pa vez klevet adarre, evel en tachennoù sport da skouer. Gallout a ra an holl bezañ tomm outañ, kompren anezhañ, peogwir eo ur c’han hag en deus fiziañs en amzer-da-zont, ur c’han digor, troet war-zu ar frankiz hag an doujañs. Kement-se zo kaoz ez eo ur gwir ganaouenn hollvedel.

Elle est fière aussi de participer ainsi au renouveau de notre cher Bro Gozh. Hymne de paix, hymne de liberté, hymne poétique… ce chant est une déclaration d’amour que les Gallois et les Bretons envoient, de la même manière et avec la même ferveur, à leurs pays, à leurs histoires et à leurs langues. Faisant appel à ce qui est au cœur des relations de ces deux peuples à leurs terres et à leurs identités, il ne peut vieillir. Son retour bien actuel, dans nos stades par exemple, en est une démonstration ô combien éclatante ! Chant optimiste, ouvert, n’en appelant qu’à la liberté et au respect, chacun peut s’y reconnaître et le comprendre. En ce sens, il s’agit bien d’un hymne universel.

Roet e vez nerzh deomp gant ar Vro Gozh. Degas a ra da soñj deomp n’eus abadenn ebet hag a vefe echu da viken. Degas a ra da soñj deomp e c’hallomp hag e rankomp, ni Bretoned ha Kembreiz, delc’her da stourm, da chom unanet, da glask bezañ kreñvoc’h, abalamour d’hor yezhoù da vevañ, d’hor sevenadurioù da gaout lañs, deomp da vezañ anavezet da vat gant an holl. E berr gomzoù, deomp da zelc’her bepred da adsevel hor pennoù, evel o deus an holl bobloù ar gwir d’ober.

Le Bro gozh nous donne de la force. Il nous rappelle à quel point rien n’est jamais perdu. Il nous rappelle que nous pouvons et devons, Bretons comme Gallois, continuer à nous battre, à nous unir, à nous renforcer, pour que nos langues vivent, pour que nos cultures se développent, pour que nous soyons pleinement reconnus. Bref, que nous nous continuions à participer à ce mouvement de Renaissance auquel tous les peuples ont droit.

Chañs vras hon eus hiziv pa’z eus ganeomp unan eus ar re brudetañ, pe an hini brudetañ zoken mar kredan lavaret, e-mesk ar re o doa roet lañs d’an adsevel-se !

Lavaret ez eus bet kemend-all gant prezidant Skol-Uhel ar Vro, met c’hoant am eus da bouezañ me ivez : e peseurt stad e vefe hor sonerezh, hor sevenadur, paneve ar pezh a zo bet degaset dezho gant Alan Stivell ? Pet a Vretoned o dije adkavet o fouge, o c’hoant da c’houzout, o dije komprenet e oa gouest Breizh da grouiñ adarre ? Hag evit echuiñ, ar pezh a zegas ar muiañ a from em c’halon, pet a dud a vefe troet en-dro war-zu hor yezh, pet a dud a vefe en em lakaet da stourm eviti ha da reiñ lusk dezhi ?

Quelle chance aujourd’hui d’avoir à nos côtés l’un des acteurs les plus connus, sinon le plus connu, de ce mouvement ! Le Président de l’Institut culturel nous l’a dit, mais je ne peux qu’insister : quelles seraient aujourd’hui notre musique, notre culture, sans ce qu’Alan Stivell leur a apporté ? Combien de Bretonnes et de Bretons auraient-ils retrouvé une fierté, un appétit de connaître, une conscience que la Bretagne peut à nouveau créer ? Et enfin, et cela me touche particulièrement, combien auraient redécouvert notre langue, combien en seraient devenus les défenseurs puis les promoteurs ?

Trugarez dit, Alan, trugarez vras dit evit ar pezh az peus graet. Fier-ruz ha plijet-kaer on o reiñ ar Priz « Bro Gozh » dit.

Merci donc, encore merci Alan pour ce que tu as accompli. C’est avec une immense fierté et un très grand plaisir que je te remets le Prix « Bro gozh ». »

Photo Philippe Cousin (tous droits réservés)

C’est sous des applaudissements nourris que Lena Louarn remit au nom du Comité Bro Gozh à Alan Stivell ce premier prix en reconnaissance de son engagement pour la Bretagne et de la promotion du « Bro Gozh » tout au long de sa tournée 2010.

Photo Philippe Cousin (tous droits réservés)

Après avoir remercié vivement l’ensemble des intervenants, Alan Stivell interpréta a cappella le poème de Yann-Ber Kalloc’h, « Buhez ar Voraerion » avant de lancer le « Bro Gozh » avec les 2 chœurs et l’ensemble du public.

Photo Philippe Cousin (tous droits réservés)

Fortissimo, le concert de la Saint-Yves – Tréguier

Ouest-France, le 23 mai 2011

Plus de 500 pèlerins mélomanes ont pris place dans la cathédrale, jeudi soir, pour assister au concert de la Saint-Yves, proposé par le comité Bro Gozh ma Zadou. L’ensemble Awel Dreger, dirigé par Gérard Leclerc, et le choeur gallois Cor Meibion Blaenporth ont séduit le public.

Soixante-dix choristes accompagnés de cornemuses, bombardes, flûtistes et percussions, avec une mise en scène sublimée dans le cadre exceptionnel de la cathédrale, ont offert la cerise sur le gâteau, lors d’un final toujours émouvant : quand le public, debout, reprend en choeur l’hymne breton et gallois, le célèbre Bro gozh.

Saint-Yves. Un spectacle qui restera dans les annales

Le Télégramme, 21 mai 2011

Jeudi soir, dans la cathédrale, le public a répondu présent au spectacle choral proposé par le comité Bro gozh ma zadou. Probablement plus de 500mélomanes sont venus prolonger la Saint-Yves. Avec Awel Dreger, de Gérard Leclerc, et le choeur d’hommes gallois, Cor Meibion Blaenporth, l’affiche était certes alléchante, mais le spectacle encore plus. Les 70 choristes et l’ensemble instrumental, composé de binious, bombarde, flûte et percussion, dirigés par le géomètre lannionnais, ont chanté avec justesse et talent la Bretagne et les pays celtiques. La mise en scène et le répertoire du chef de choeur ont été valorisés par la solennité de la cathédrale. En deuxième partie, le choeur gallois a interprêté des airs traditionnels d’outre-Manche et des hymnes religieux. Cette soirée internationale s’est terminée par un émouvant «Bro gozh ma zadou», chanté par les deux ensembles vocaux, qui a été suivi d’un tonnerre d’applaudissements.