Vannes: quand Produit en Bretagne chante le Bro Gozh !

Un moment fort de l’assemblée générale de Produit en Bretagne. Les adhérents reprennent en chœur le « Bro Gozh Ma Zadoù » (Vieux pays de mes pères), l’hymne breton. | OUEST-FRANCE

Organisée cette année au parc des expositions de Vannes, le vendredi 7 février, l’assemblée générale de Produit en Bretagne a rassemblé près de 1200 personnes et une centaine de stands.

Réunion le matin de grande qualité de près de 3 heures, l’AG a été ponctuée de 2 moments particuliers, en interlude l’humoriste Simon Cojean et son désormais célèbre sketch sur la gavotte bretonne (hilarant), et en clôture, l’interprétation du Bro Gozh par l’assemblée emmenée   par deux sonneurs du Bagad Melinerion et la chanteuse Morwenn Le Normand . »Un moment fort » comme le dit l’article de Ouest-France de ce samedi en page Bretagne.

Le Comité Bro Gozh avait fourni à toutes les personnes présentes les paroles du Bro Gozh, flyer que l’on peut voir sur la photo de Ouest-France.

Une expérience très bien accueillie et à renouveler comme l’ont fait remarquer de nombreux contacts par la suite. Merci à Produit en Bretagne !

Le Bro Gozh à Paris

C’est sous la bannière « Pour que vivent nos langues », du nom du collectif à l’origine de la manifestation, que les défenseurs des langues venus des quatre coins de la Métropole sont venus défiler à Paris – 30/11//2019 / © France Télévisions – Y. Denis

France 3 Bretagne, 30 novembre 2019

Près de 500 personnes défilent à Paris pour la défense des langues régionales

Les Bretons, près de 200, formaient une bonne partie du cortège qui a manifesté ce samedi dans les rues de Paris pour la défense des langues régionales. En ligne de mire, la réforme du lycée et du baccalauréat qui met à mal l’enseignement des langues régionales, conduisant « à accélérer leur déclin ».

C’est à bord de trois cars, que plus de 150 bretonnants se sont rendus à Paris pour manifester leur attachement à la langue bretonne. Sur le parvis de la basilique Sainte-Clothilde, ils ont été rejoints par une cinquantaine de sympathisants de la diaspora bretonne et par près de 300 autres défenseurs de langues régionales venus des quatre coins de la France représentant le corse, le basque, l’alsacien, l’occitan… Ils répondaient tous à l’appel du collectif « Pour que vivent nos langues », regroupant une quarantaine d’associations d’enseignement et de promotion des langues régionales en France.

Le cortège, revendicatif sans être vindicatif, s’est élancé vers 11h30, scandant « Pour que vivent nos langues ». La manifestation n’ayant pas été autorisée par la préfecture de Paris, le cortège s’est retrouvé bloqué par les forces de l’ordre à l’intersection de la rue de Grenelle où se situe le ministère de l’Éducation nationale.

Alors que des jeunes entonnaient le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, les manifestants bretons affichaient leurs slogans dont « Hep brezhoneg, Breizh ebet » (« Sans breton, pas de Bretagne »).

Une meilleure reconnaissance dans l’éducation

Le mouvement de ce 30 novembre pointait particulièrement l’enseignement des langues régionales en France et la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Malgré les efforts de nombreux militants, parents d’élèves et enseignants de l’enseignement public, de l’enseignement associatif et de l’enseignement catholique, pour certains présents dans le cortège, les langues régionales seraient « mises à mal » par la réforme.

Par exemple, les manifestants dénoncent dans cette réforme le coefficient de 1 attribué à ces langues, alors que les associations demandent un coefficient de 3. Ce jeu de coefficient défavorable met ces langues régionales en concurrence avec d’autres langues. Ainsi, en Bretagne, le latin, une langue morte, a un plus haut coefficient que le breton. Tout cela entraîne un risque de désaffection vis-à-vis de ces enseignements, et une dévalorisation.

Une délégation de cinq représentants a été reçue par le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation. À leur sortie, ils ont expliqué avoir été « écoutés mais pas entendus ».