Le Bro Gozh au Stade Francis Le Blé le 7 avril prochain.

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME.  .

C’est Clarisse Lavanant qui interprètera le Bro Gozh en ouverture du match de football de ligue 2 entre le Stade Brestois et le Tours Football Club au Stade Francis Le Blé, le vendredi 7 avril prochain.

Une heureuse initiative brestoise après le Stade Rennais, le Rugby Club de Vannes, etc.

Lena Louarn : « Que le Bro Gozh devienne le chant de l’unité de tous les Bretons, un chant serein, empli de confiance en l’avenir. »

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Lena Louarn, à gauche, lors de la remise du Prix Bro Gozh 2017, à Kanomp Breizh, représenté par Yann-Ber Thomin.

Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, a remis le Prix Bro Gozh 2016 à Kanomp Breizh lors du Breizh a Gan du 4 décembre dernier.

Voici son discours:

Ken bev ha biskoazh !

Da-geñver kib ar bed ar vell-droad ez eus bet ur skipailh en deus sebezet an holl : hini Kembre. Douget eo bet gant e gan broadel, Hen Wlad fy Nhadau, en deus tregernet e stadoù Frañs. Gant berzh ar skipailh ez eo bet kadarnaet arouez ar c’han broadel. Kembraeger pe get, an holl a oar anezhañ, tra an holl eo. Hag ar c’hembraeg e-unan a zeu da vezañ yezh holl Gembreiz daoust ma n’eo ket yezh ar muianiver.

Dont a ra an degouezh-mañ da greñvaat youl Kembreiz da dizhout ur pal nevez : bezañ ur milion a gembraegerien a-benn 2050. Pa soñjer e oa muioc’h a vrezhonegerien eget a gembraegerien e deroù an XXvet e verzer pegen disheñvel eo bet an traoù en div vro. Ha gwall ziaes e vefe deomp embann ur pal evit a sell ouzh an niver a vrezhonegerien e 2050… N’emaomp ket c’hoazh tamm ebet an deiz a hiriv er par da lakaat niver ar vrezhonegerien da greskiñ. Lakaat anezhañ da chom hep diskenn muioc’h eo ar pal, hag a zo pell a vezañ tizhet c’hoazh.

Evit kaout fiziañs ha spi en dazont e rank ar brezhoneg bezañ tra an holl Vretoned, ha pa ne gomzfent ket ar yezh. Un arouez a bouez eo neuze Bro Gozh ma Zadoù a groger da glevet muioc’h-mui e lidoù a bep seurt, e lazoù-kanañ Breizh e dibenn an abadenn, hag abaoe nebeut en hor stadoù ivez. Ra zeuio da vezañ kan an holl Vretoned, ur c’han seder, leun a fiziañs en dazont. Ha ra chomo hor yezh bepred ken bev ha biskoazh !

A l’occasion de la coupe du monde de football une équipe a retenu l’attention de tous : l’équipe du Pays de Galles. Elle a été portée par son hymne national, Hen Wlad fy Nhadau, qui a résonné dans les stades de France. Le succès de l’équipe a encore renforcé le symbole de l’hymne national. Galloisant ou pas, chaque Gallois le connaît et le fait sien. Et par là même c’est ce sont tous les Gallois qui s’approprient la langue bien qu’elle ne soit pas la langue de la majorité d’entre eux

Cet événement vient renforcer la volonté des Gallois d’atteindre un nouvel objectif : être 1 million de locuteurs en 2050. Quand on pense qu’il y avait plus de personnes à parler breton que gallois au début du XXème siècle on mesure mieux combien le destin des deux pays a été différent. Et nous serions bien en peine d’afficher un objectif quant au nombre de brittophones en 2050… Nous n’en sommes pas encore à envisager l’augmentation du nombre de locuteurs. L’objectif est de faire en sorte qu’il cesse de décroître le plus vite possible, et il reste du chemin à faire.

Pour nourrir la confiance en l’avenir il est primordial que tous les Bretons fassent leur la langue bretonne, quand bien même ils ne parlent pas. Bro Gozh ma Zadoù est un symbole important que l’on entend de plus en plus fréquemment dans les cérémonies, les chorales en fin de représentation, et depuis quelques années dans les stades. Que BRO GOZH MA ZADOU devienne le chant de l’unité de tous les Bretons, un chant serein, empli de confiance en l’avenir. Que notre langue reste toujours aussi vivante à jamais  !

Plouguerneau : le trophée Bro Gozh ma Zadoù remis au Cocelic .

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Trophée Bro Gozh 2016 réalisé en bronze par les Ateliers Toulhoat (Quimper)

7seizh, 7 décembre 2016

Plouguerneau, dimanche 4 décembre 2016, c’est à l’occasion du 35è Breizh a Gan que le comité Bro Gozh a remis le trophée Bro Gozh ma Zadou 2016 à  Jacques Guermont , président du Comité d’organisation du Championnat européen des Luttes Celtiques :  Une récompense pour la magnifique interprétation de l’hymne breton par Clarisse Lavanant lors des cérémonies d’ouverture à la mairie de Brest puis de clôture à la Brest Arena ( les 20 et 23 avril 2016).

Devant le succès rencontré par ce premier championnat, une édition 2018  serait à l’étude, à suivre donc…

Le prix Bro Gozh ma Zadou a, quant à lui, été décerné à Kanomp Breizh,  fédération des chorales d’expression bretonne, membre de la confédération Kendalc’h.

Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro Gozh ma Zadou concluait cette journée :

 

“C’est dans une église de Plouguerneau pleine et devant des centaines de personnes que les Prix Bro Gozh 2016 ont été décernés au cours du Breizh a Gan ce dimanche 4 décembre.

Lors de cette après-midi dédiée au chant choral de langue bretonne, 5 chœurs ont présenté un répertoire très divers, traditionnel et contemporain, dans des styles différents reflétant la richesse actuelle de l’expression chorale brittophone.

L’occasion aussi en interprétant la cantate Ar Marc’h Dall de rendre hommage à René Abjean, originaire de Plouguerneau, compositeur, musicien, ancien président de Kanomp Breizh, hommage salué par une « standing ovation » des 700 personnes présentes.

Après une introduction du président du Comité Bro Gozh, le maire de Plouguerneau, Yannig Robin, a salué le travail des chœurs d’expression bretonne, l’importance de la symbolique du Bro Gozh et les réalisations du COCELIC en remettant le Trophée Bro Gozh 2016 à Jacques Guermont , président du Comité d’organisation du Championnat européen des Luttes Celtiques. Dans sa réponse, M. Guermont a souligné la nécessité des liens entre culture et sport et a annoncé l’organisation en septembre 2018 d’un nouveau rendez-vous autour des luttes celtiques.

Ce fut ensuite au tour de Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, de prendre la parole et d’insister sur la richesse des liens entre la Bretagne et le Pays de Galles,   la langue bretonne qui nécessite un engagement global de tous les acteurs à travers la Bretagne pour assurer son avenir et enfin le travail réalisé par Kanomp Breizh, lauréat 2016 du Prix Bro Gozh. Dans sa réponse, Yann Ber Thomin, président de Kanomp Breizh, a souligné l’importance du symbole du Bro Gozh pour la renaissance culturelle bretonne et la place centrale du chant choral d’expression bretonne dans ce renouveau depuis un siècle.”

Le Bro Gozh au stade du Moustoir à Lorient

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Non, le Bro Gozh n’a pas été chanté au stade du Moustoir à Lorient hier, samedi 15 octobre, lors du derby breton opposant les Merlus lorientais aux Canaris nantais mais notre hymne y était bien présent de façon « géante » avec un vers extrait du second couplet, « N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed » (1), au pied du gwenn-ha-du de 1000 m² déployé par les Ultras lorientais. Bravo !

Espérons que l’on entendra bientôt résonner le Bro Gozh  au Moustoir lors des derbys bretons par exemple.

(1) « Il n’y a pas de pays que j’aime plus au monde ».

Le Bro Gozh au Roazhon Park; et à La Beaujoire ?

7seizh, 23 septembre 2016

Le championnat de première ligue de football bat son plein, et le Roazhon Park résonne à nouveau, dans tous matchs à domicile, du Bro Gozh Ma Zadoù, l’hymne national breton, que les fans du Stade Rennais connaissent maintenant par coeur.

L’idée, qui germait tranquillement dans les têtes des supporters bretons, avait connu une naissance aussi inattendue qu’émouvante, lors de la finale de coupe de France qui opposait à Paris l’En-avant Guingamp et le Stade Rennais le 9 mai 2009.

Ce soir-là, Alan Stivell avait chanté, a capella, et dans un stade de France très très breton, notre hymne national, dans une nuée de Gwenn-ha-Du, au milieu des fanions rouge et noir (les couleurs de chacunes des deux équipes). Cet événement était totalement hors protocole, mais avait réchauffé le coeur de millions de Bretons.

Le 3 mai 2014, les mêmes deux clubs bretons se retrouvant à nouveau en finale de la même coupe, le Bro Gozh était à nouveau à l’honneur au Stade de France, mais, cette fois-ci dans le protocole. Nolwenn Leroy était cette fois au micro, devant les 80 000 spectateurs.
Depuis plusieurs saisons déjà, tous les matchs qui se jouent au Roazhon Park (nouveau du stade de la route de Lorient) commencent par le Bro Gozh.

On se demande juste un peu pourquoi cette excellente initiative, qui n’est pas une marque déposée, n’est pas reprise en choeur, c’est le cas de le dire, par tous les autres clubs bretons, grands comme petits, foot, rugby, comme basket ou ping-pong.

Le Bro Gozh à chaque match de foot à Nantes, par exemple, ça serait bien venu ; avec l’agitage de l’immense et somptueux “Gwenn-ha-Du” jaune et vert, ça aurait belle allure.

Chiche !

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La Beaujoire lors d’un match du FC Nantes

Stade Rennais. L’hymne breton fait son retour au Roazhon Park .

Ouest-France, 21 septembre 2016

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Lors des deux premiers matchs à domicile cette saison, le Bro gozh n’a pas retenti avant l’entrée des joueurs. Il refera son apparition ce mercredi, pour la venue de Marseille, à Rennes (21 h).

Le public du Roazhon Park n’a pas eu droit au Bro gozh ma zadoù avant Rennes – Nancy, en août, et Rennes – Caen, en septembre.

La raison de cette absence ? Un simple retard dans la préparation des avant-matchs selon Sébastien Guéguen, le directeur de la communication du Stade Rennais.

« Le service de programmation musicale a été pris de court en ce début de saison et n’a pas pu caler l’hymne. Car ce n’est pas une simple musique d’ambiance, il faut trouver le bon moment pour la diffuser. »

De retour avant Rennes – OM

Un manque de préparation qu’excuseront sûrement les fervents supporters de la culture bretonne qui s’étaient insurgés sur internet depuis le début de la saison.

« Pas d’inquiétude » donc, selon la direction, qui assure que l’hymne, dont le titre signifie « vieux pays de mes pères », résonnera à nouveau ce mercredi soir, pour la venue de l’Olympique de Marseille, à 21 h.

Un « Celtico » le 30 septembre
Après l’adoption du nom « Roazhon Park » en 2015, c’est au tour du derby contre Guingamp de se bretonniser. La semaine dernière, les présidents des deux clubs ont en effet décidé de renommer cette rencontre le « Celtico ».

« Au vu de l’historique récent entre les deux clubs (deux finales de Coupe de rance remportées par Guingamp en 2009 et 2014), et des matchs souvent haletants, les présidents des deux clubs ont donner un nom à ce derby, au même titre que le Classico entre le PSG et Marseille ou l’Olympico entre Lyon et Marseille » a justifié Sébastien Guéguen.