Rugby: Vannes, le meilleur public de Pro D2 et du Top 14 avec le Bro Gozh !

Le public chantant le Bro Gozh à la Rabine.

20 minutes, 27 novembre 2018

BRETAGNE Si la star de la quinzième Nuit du rugby, organisée à l’Olympia, à Paris, et retransmise en direct sur Canal+, a été l’arrière d’Oyonnax, Benjamin Botica, élu meilleur joueur du Top 14 de la saison 2017-2018, le public du RC Vannes a été élu, pour la seconde fois consécutive, meilleur public de France, Top 14 et Pro D2 confondus…

C’est François Coville, l’un des dirigeants du club, qui a reçu le trophée des mains de son propre fils, Arthur Coville, joueur du Stade Français et capitaine de l’équipe de France espoirs, formé à Vannes. Pour apporter une touche supplémentaire à la Bretagne, c’est l’Alréenne Caroline Drouin, joueuse du Stade Rennais, qui a été élue meilleure joueuse du Top 8 féminin.

Le meilleur public est désigné par un vote Internet ouvert à tout le monde. L’enthousiasme dont font preuve les Vannetais lors des rencontres à la Rabine s’est là aussi matérialisé de façon spectaculaire, puisque le club breton devance l’ASM Clermont et le Stade Rochelais, deux grosses équipes du Top 14. Le RCV possède également, il est vrai, cette “celtic touch” (le Bro gozh chanté à tous les matches, la présence d’un bagad et même des systèmes de jeu annoncés en breton) que n’ont pas les autres, dans un univers qui demeure très lié à la culture britannique.

Il y a 30 ans, le Bro Gozh pour l’US Concarneau à Tahiti

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Ouest-France, le 16 novembre 2018

En février 1989, l’US Concarneau rendait visite à Papeete, pour le 7e tour de la Coupe de France. Un souvenir haut en couleurs pour bon nombre d’acteurs de l’époque. Récit d’une épopée très particulière.

Alors que les Concarnois sont en Guyane, où ils vont affronter l’ASE Matoury, pour le compte du 7e tour de la Coupe de France, leurs anciens se souviennent. C’était il y a presque trente ans, en 1989, et l’USC

se voyait offrir son tout premier voyage en Coupe. Et quel voyage ! Pour ce 8e tour, qui se déroulait à l’époque fin janvier, c’est à Tahiti que les Thoniers étaient conviés. « Le tirage n’avait rien à voir avec ce qui se passe actuellement, rappelle Georges Ollivier, alors coprésident avec Yann Larvol et Guy Piriou. Il fallait être dans les deux premiers de D3 et la décision était prise par la Fédération. »

De belles étrennes

Concarneau, qui venait d’inaugurer son nouveau terrain, celui sur lequel l’USC opère toujours, venait d’accéder à cette fameuse D3. De là à imaginer aller jouer un match à Papeete, il y avait quelques océans que personne ne s’imaginait pouvoir franchir. « On avait entamé des tractations avec la Fédération, mais on ne pouvait pas en parler, poursuit l’ancien président, et il fallait déjà se qualifier pour ce 8e tour. »

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

« Ça n’avait pas été simple, rajoute Thierry Raphalen, le goleador d’alors, puisqu’on n’avait arraché notre qualification qu’en toute fin de match 1-0, face à La Montagne. » La bonne nouvelle était tombée les tout premiers jours de janvier, évoquent de concert Philippe Dizay et Patrick Pustoch, deux acteurs importants de cette équipe. « On était chez Maryvonne, le siège du club, quand on avait appris que l’USC avait été choisi pour ce match. »

Les excellentes relations entre Guy Piriou et le Président Fournet-Faillard avaient sûrement pesé dans la balance, d’autant que le constructeur naval concarnois était en train de monter un nouveau chantier en Polynésie.« Partir à Tahiti, c’était absolument inimaginable, poursuit le solide capitaine des Thoniers. A l’époque, on était absolument tous de purs amateurs. Personne ne vivait du foot. On s’entraînait trois fois par semaine et tout le monde bossait, à commencer par le coach Daniel Guillou. Et surtout, on était une vraie bande de potes. La preuve : tous les vendredis après l’entraînement, on faisait de petits matchs et on mangeait ensemble. Inimaginable aujourd’hui. »

Quatorze joueurs avaient été retenus, mais de nombreux accompagnateurs en avaient profité pour s’offrir ce voyage de rêve. Les acteurs de l’époque en parleraient pendant des heures, des colliers de fleurs à la descente de l’avion, à l’accueil des Bretons de Tahiti, avec le Bro Gozh Ma Zadoù, joué officiellement avant le match, en passant par une réception de 800 invités au Consulat de France, la visite de la Jeanne ancrée dans le port polynésien, la visite dans des écoles primaires de Papeete et la découverte de Moréa.

Reste le match. Même pas peur ! Le Central s’était fait balayer 4-0 sur des buts de Perrot, Thomas, Raphalen et Salaun. « Ils ont mis quatre pions, vive les Bretons » avait titré le lendemain La Dépeche de Tahiti. « Daniel Guillou : Je suis comblé », soulignait-elle encore. Trente ans après, les acteurs ont le triomphe modeste. Reste juste quelques à-côté, mais pas un mot, il parait qu’il n’y a pas encore prescription !

Superbe interprétation du Hen Wlad pour Pays de Galles Danemark

Superbe interprétation de l’hymne national gallois hier au Cardiff City Stadium pour la rencontre de foot Pays de Galles – Danemark.

Vidéo de Yoann Riou, journaliste sportif à L’Équipe.

Le Bro Gozh au Stade du Moustoir avec le FC Lorient.

Mickaël Landreau, l'entraîneur du FC Lorient

Mickaël Landreau, l’entraîneur du FC Lorient © Radio France – Thomas Lavaud

France Bleu Breizh Izel, 27 octobre 2018

Lors du derby entre Brest et Lorient, le club des merlus avait surpris par un live tweet en breton. Le club compte récidiver pour le match retour mais pas pour les autres rencontres du championnat.

Une trentaine de tweets en breton pour vivre le choc entre Brest et Lorient. Une première mondiale pour un club de Ligue 1. Les internautes ont été bien surpris en les lisant à l’image de Jacques-Yves Le Touze, fervent militant de la culture bretonne à Lorient. « Et voilà que le @FCLorient twitte aussi en breton ! Bravo !« .

Le FC Lorient explique qu’un des membres de l’équipe chargée des réseaux sociaux est bretonnant. Il s’est chargé de créer les visuels et de commenter le match en breton. L’opération avait lieu évidemment à l’occasion du derby. « Il y a eu de bons retours alors on va sans doute le refaire pour le match retour » explique t-on au club. Mais pas pour les autres matchs du championnat.

Cultiver sa « bretonnité »

En plus de ces tweets, le club souligne que depuis le début de l’année, le Bro Gozh Ma Zadoù résonne dans l’enceinte du Moustoir. Le Stade Rennais joue également l’hymne national breton depuis plusieurs années avant chaque match au Roazhon Park, tout comme le Rugby Club de Vannes.

Tudi Crequer

Le Bro Gozh pour la Coupe du Monde de Rugby en 2023

 

March 17, 2018. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP) / Use in books subject to Welsh Rugby Union (WRU) approval.

Ouest-France , 17 octobre 2018

A l’occasion de sa visite de deux jours en Bretagne, Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, a assuré que la Bretagne accueillerait au moins le camp d’une équipe. Dans le cadre des relations privilégiées de la Ligue avec les pays celtes, il y a de fortes chances pour que ce soit le pays de Galles.

« La Bretagne accueillera, c’est une évidence, le camp de base d’une équipe durant la Coupe du monde 2023 », martèle Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, en visite à Pontivy pour une rencontre avec les dirigeants de clubs.

Un booster

Il y a de grandes chances pour que ce soit les Diables rouges du pays de Galles qui vienne séjourner dans une ville bretonne qui reste à définir. « Ils sont demandeurs », ajoute le président de la FFR.

La Ligue de Bretagne également. En effet, elle a noué des liens particuliers avec les pays celtes. « Sur le plan du rugby, on voudrait être à la France ce que l’Écosse, l’Irlande ou le pays de Galles sont à l’Angleterre. C’est un axe de développement pour nous », déclare Yvon Colléaux, le président de la Ligue de Bretagne.

La venue pendant six semaines des joueurs gallois serait un booster énorme pour le rugby breton et renforcerait ce lien avec les nations celtes.

Hymne commun

Cet attachement à ces racines et à l’identité bretonne est déjà très fortement exprimé par le Rugby Club Vannes et le REC Rugby Rennes, les deux clubs de haut niveau en Bretagne.

Recevoir des Gallois en Bretagne durant France 2023 serait enfin un juste retour de l’histoire. Le pays de Galles n’est-il pas la terre des ancêtres bretons. « The land of my father », dit l’hymne gallois, « Bro Gozh ma Zadoù », reprend son pendant breton qui est interprété à la Rabine, à Vannes, avant chaque match du RC Vannes.

Laurent Frétigné

Vannes. 27 écoliers vont chanter le Bro Gozh à La Rabine ce vendredi

photo Le Télégramme

Le Télégramme, 5 avril 2018

Ils se préparent depuis des mois. 27 élèves vont de CE2, CM1 et CM2 de la filière bilingue français-breton de l’école Saint-Guen vont chanter le « Bro Gozh », ce vendredi, au stade de La Rabine, juste avant le coup d’envoi du dernier match de la saison à domicile pour le Rugby-club de Vannes (RCV), à 20 h, contre Narbonne. »Le projet existe depuis longtemps, mais il a mis un peu de temps à se concrétiser », explique, soulagé, le directeur de l’école Saint-Guen Jérôme Larcher-Rouland.Les 27 élèves et leurs parents avaient rendez-vous ce jeudi au stade de La Rabine, pour une ultime répétition en situation réelle, avec Philippe Le Ray, le chanteur attitré du club.

Cliquer sur la photo ci-dessous pour voir le reportage.

(Photo Mathieu Pélicart)

Rugby Club de Vannes, Bro Gozh, Priz ar Brezhoneg, quelques images ..

Le Prix Bro Gozh 2018 et le Priz ar Brezhoneg en bonne place dans la vitrine des trophées du RCV

Prix Bro Gozh, Priz ar Brezhoneg, année faste en récompenses pour le Rugby Club de Vannes.

Quelques images prises lors de la conférence de presse du lundi 26 février au siège du club.

Les deux prix au premier plan devant M. Berthe, ancien président du RCV durant la conférence de presse.

 

Le Prix Bro Gozh  dans l’album 2017-2018 du Rugby Club de Vannes.