Cathédrale de Quimper: Le Bro Gozh repris en chœur

Les Choristes applaudissent le public qui les ovationne.

Les Choristes applaudissent le public qui les ovationne.

Le Télégramme, 8 septembre 2019

Le Chœur Mouezh Paotred Breizh et le Mousehole Male Voice Choir, venu des Cornouailles anglaises, ont chanté à guichets fermés, samedi soir, à la cathédrale Saint-Corentin. Les deux chœurs ont enthousiasmé le public qui, debout, a manifesté son enthousiasme le concert terminé.

Dirigé depuis 25 ans par Jean-Marie Ayrault, Mouezh Paotred Breizh rassemble 50 choristes. Samedi soir, le chef de chœur va doucement tirer sa révérence après toutes ces années de concerts souvent prestigieux. Cette fois, il dirige, magnifiquement Santel de Schubert et la création de Luskellerez, un chant aux couleurs flamboyantes. Auparavant, la formation a repris le répertoire qui lui est familier : O Keltia de Glenmor, qui célèbre la nation celte, « Kan Evid Santig Du » ou encore « Broiou Ar Mor » de Job An irien et R. Abjean. Uillean pipe, bombarde ou clavier accompagnent le chœur.

Bretons et Cornouaillais, d’une même voix.

Mousehole Male Voice Choir, venu de Mousehole, un port de Cornouailles, est impressionnant. Sans partition, une soixantaine de chanteurs, superbement dirigés par Stephen Lawry (et pour un chant par David Williams), vont littéralement éblouir les auditeurs, par leur sens de la musique, du phrasé. Nul n’oubliera la force, le rythme que le chœur imprime à « Royal Hudson », une dynamique chanson composée en l’honneur d’une locomotive qui traverse le Canada. Lui succède le poétique With Rose qui montre un chœur plein de douceur, de nuances et un brin romantique. On voudrait tout citer de ces chansons, tristes ou joyeuses qui donnent au chœur bien des couleurs et aussi saluer la présentation d’Allison Williams qui manie l’humour à la perfection !


Le Bro Goz repris en chœur


Parfois le temps d’un spiritual, le jazz fait rythmer des voix qui s’unissent, se répondent dans la plus belle des harmonies. Un beau quatuor vocal célèbre, virtuose « La Création du monde ». Et puis, comme ils sont en Bretagne, les Britanniques chantent « Kousk Breizh Izel », la si belle berceuse à laquelle ils restituent toute sa douceur. Pour varier, Maureen Nicholls à la flûte traversière solo, joue, le fameux « Moon River » (Breakfast at Tiffany’s) puis, « Le Cygne » tiré du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns.

Dernier bonheur de la soirée, les chanteurs se retrouvent le temps d’un solide Bro Gozh repris en chœur par une foule justement enthousiaste.

Quimper. Bretons et Cornouaillais rassemblés pour le Bro Gozh

Le Mousehole Male Voice Choir, venu de la Cornouailles britannique, se produira à la cathédrale le 7 septembre.

Le Mousehole Male Voice Choir, venu de la Cornouailles britannique, se produira à la cathédrale le 7 septembre. (Ray Sowden)

Le Télégramme, 15 août 2019

Au soir du samedi 7 septembre, les voûtes de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper résonneront des voix de deux chœurs d’hommes de réputation internationale.

Le moment va être puissant, à n’en pas douter. Et pour cette raison, mieux vaut anticiper et se munir d’ores et déjà de son billet de concert. À l’issue de leurs prestations du 7 septembre prochain, en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, les voix de cent hommes s’uniront pour interpréter le Bro Gozh Ma Zadoù. En effet, la Bretagne partage son hymne avec la Cornouailles britannique (Bro Goth Agan Tasow) mais aussi avec le pays de Galles (Hen Wlad Fy Nhadau). Les textes sont sensiblement les mêmes, en langue bretonne, cornique et galloise. Le samedi 7 septembre, le chœur des hommes de Mousehole, petit port situé à l’extrémité sud de l’Angleterre, donnera une représentation exceptionnelle. Dans une région qui compte près de trente chœurs d’hommes, le « Mousehole Male Voice Choir » représente sûrement ce qui se fait de mieux. Créé depuis 110 ans, le chœur rassemble, dans une belle dynamique, jeunes et plus anciens, pêcheurs, ouvriers, marins, professeurs, avec un seul objectif : entretenir la tradition du chant choral de haut niveau.

Par le chant, Mouezh Paotred Breizh a la volonté de promouvoir la culture bretonne et de faire fructifier son héritage. (Mouezh Paotred Breizh)

Le cœur des hommes celtes


En mai dernier, lors du Festival de Truro, considéré souvent comme le championnat du monde des chœurs d’hommes, le Mousehole Male Voice Choir a obtenu une belle 3e place et le titre de meilleur chœur de Cornouailles. C’est avec 60 chanteurs, sous la direction de Stephen Lawry, que le chœur donnera un aperçu de son talent lors de son concert à Quimper. En première partie, « Mouezh Paotred Breizh », le chœur d’hommes de Bretagne, mobilisera toute son énergie pour inviter les spectateurs à un voyage singulier à travers la Bretagne et les pays celtes. Un voyage où l’on parle de la terre et de la mer, mais aussi d’histoire, de patrimoine, de croyances et de convictions. Dirigé depuis 26 ans par Jean-Marie Airault, le chœur est devenu, en juillet dernier, pour la sixième fois de son existence et pour la deuxième année consécutive, champion de Bretagne des chorales d’expression bretonne. Pour marquer ce qui rassemble et unit les nations celtes, les deux chœurs, près de 100 chanteurs, se rassembleront, au final, pour interpréter leur hymne commun.

Pratique
Voix Celtes, samedi 7 septembre, à 20 h 30, à la cathédrale de Quimper. Tarif unique (placement libre) : 15 €. Réservations et préventes : billenet.fr ; office de tourisme de Quimper ; Librairie Ravy Quimper ; Coop Breizh Quimper.

Pleyber-Christ: le Bro Gozh avec Canoryon Lowen de Cornouailles

Le Télégramme, 28 mai 2018

Les deux chorales ont chanté à l’unisson en fin de concert.

Grand spectacle avec le concert de chorales le dimanche 27 mai, à la salle des fêtes. La chorale Cantaree avait invité la prestigieuse chorale de Cornouailles « Canoryon Lowen » qui mettait ainsi un terme à sa tournée bretonne. Les 150 spectateurs présents n’ont pas boudé leur plaisir. Certains découvraient la chorale pleybérienne créée en 2000 par André Corbique et forte de 40 choristes dirigés par Jo Van Bouwel et accompagnés du guitariste Didier Dréo. Dimanche, la chorale a fait voyager l’auditoire de la Russie, en Corse en passant par l’Italie, l’Irlande, l’Ecosse et, bien sûr, la Bretagne. Que dire alors de «Canoryon Lowen», sinon que c’est du grand art. La chorale a été créée en 2002 dans le village de St Neot et sa notoriété a depuis longtemps dépassé les frontières de sa région de Cornouailles anglaises. Elle s’est ainsi produite à Prague, Venise, Florence ainsi qu’au festival de Lorient.

« The Rose » et « Kenavo » ont été repris par les 80 choristes et, en guise de clin d’œil à la Fête de la Bretagne, difficile de faire l’impasse sur le « Bro gozh ma zadou », hymne national breton.

© Le Télégramme http://www.letelegramme.fr/finistere/pleyber-christ/concert-de-chorales-un-grand-spectacle-28-05-2018-11973557.php#MceRQHtX4OmT8EEJ.99

1898-2018, l’éternelle jeunesse de l’hymne breton, Bro Gozh ma Zadoù

Ouest-France, 21 janvier 2018

par Bernez Rouz

C’est un tisserand gallois et son fils qui créèrent, en 1856, cet hymne à la terre natale. Cette mélodie Glan Rhondda (les rives de la rivière Rhondda) devint rapidement populaire dans le réseau des chorales galloises. Son titre trop local fut remplacé par la première strophe Hen Wlad fy Nhadau (le vieux pays de mes pères).

C’est le pasteur protestant gallois de Quimper, W.J. Jones, qui adapta le premier ce chant en breton sous la forme d’un cantique Doue ha va bro (Dieu et mon pays) publié en 1895. Pep breizhat tomm-galon a gar mat e vro, Bro Arvor ‘zo brudet dre’r bed tro war-dro; Er brezel kalonek, hon tadoù ervat A skuilhas eviti o gwad (Chaque Breton de cœur aime son pays.. L’Armor est connu de par le monde. Courageux dans les guerres, nos aïeux versèrent leur sang pour lui). Cette version religieuse protestante n’avait aucune chance d’être popularisée vu la prépondérance écrasante de l’Eglise catholique à l’époque.

Chant national breton

Une autre version écrite par François Taldir Jafrennou fut publiée dans un journal catholique de Morlaix en 1898: Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed, N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed. Pep menez, pep traoñienn, d’am c’halon ‘zo ker, Eno kousk meur a Vreizhad taer (Bretagne, terre des vieux saints, des bardes, il n’est d’autres pays du monde que j’aime autant. Chaque montagne, chaque vallée sont chères à mon coeur. Là dorment plus d’un Breton héroïque).

Le Bro Gozh, symbole des relations interceltiques, est adopté comme « chant national breton » par l’union Régionaliste Bretonne en 1903. Le refrain rappelle que la mer n’est pas un obstacle mais un lien entre les peuples: O Breizh, ma bro, me gar ma bro. Tra ma ‘vel mur ‘n he zro, Ra vezo digabestr ma bro ! (O Bretagne, mon pays, j’aime mon pays. Tant que la mer sera comme une frontière autour d’elle, Que mon pays s’en affranchisse).

Dépassant rapidement les cercles militants, il devient très populaire entre les deux guerres. Le maréchal Foch en 1920 à Morlaix, puis plusieurs présidents de la République, sont accueillis aux accents du Bro Gozh.

Il a été consacré récemment à Rennes par l’émouvante interprétation de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons et le peuple Khasi en Inde peuvent être fiers de leur hymne commun à l’accent humaniste et international.

Prix Bro Gozh 2016: Kanomp Breizh et le COCELIC récompensés lors du Breizh a Gan

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Lena Louarn, Yann-Ber Thomin et Jacques-Yves Le Touze, lors de la remise du Prix Bro Gozh 2016 à Kanomp Breizh. Photo Ouest-France.

C’est dans une église de Plouguerneau pleine et devant des centaines de personnes que les Prix Bro Gozh 2016 ont été décernés au cours du Breizh a Gan ce dimanche 4 décembre.

Lors de cette après-midi dédiée au chant choral de langue bretonne, 5 chœurs ont présenté un répertoire très divers, traditionnel et contemporain, dans des styles différents reflétant la richesse actuelle de l’expression chorale brittophone.

L’occasion aussi en interprétant la cantate Ar Marc’h Dall de rendre hommage à René Abjean, originaire de Plouguerneau, compositeur, musicien, ancien président de Kanomp Breizh, hommage salué par une « standing ovation » des 700 personnes présentes.

Après une introduction du président du Comité Bro Gozh, le maire de Plouguerneau, Yannig Robin, a salué le travail des chœurs d’expression bretonne, l’importance de la symbolique du Bro Gozh et les réalisations du COCELIC en remettant le Trophée Bro Gozh 2016 à Jacques Guermont , président du Comité d’organisation du Championnat européen des Luttes Celtiques. Dans sa réponse, M. Guermont a souligné la nécessité des liens entre culture et sport et a annoncé l’organisation en septembre 2018 d’un nouveau rendez-vous autour des luttes celtiques.

Ce fut ensuite au tour de Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, de prendre la parole et d’insister sur la richesse des liens entre la Bretagne et le Pays de Galles,   la langue bretonne qui nécessite un engagement global de tous les acteurs à travers la Bretagne pour assurer son avenir et enfin le travail réalisé par Kanomp Breizh, lauréat 2016 du Prix Bro Gozh. Dans sa réponse, Yann Ber Thomin, président de Kanomp Breizh, a souligné l’importance du symbole du Bro Gozh pour la renaissance culturelle bretonne et la place centrale du chant choral d’expression bretonne dans ce renouveau depuis un siècle.

Et c’est sur un Bro Gozh lancé par les 200 choristes présents et repris par la foule que cette édition 2016 prit fin.

Les Prix Bro Gozh remis le 4 décembre à Plouguerneau

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Ouest-France, le 25 novembre 2016

Le prix Bro Gozh récompense ceux qui œuvrent pour transmettre l’hymne breton. Il sera remis à Kanomp Breizh, à Plouguerneau, le 4 décembre.

« Après Alan Stivell, Nolwenn Leroy et le Stade Rennais, le prix Bro Gozh ira à Kanomp Breizh, fédération des chorales bretonnes sur les 5 départements bretons, annonce Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro Gozh ma Zàdou. C’est une récompense pour l’ensemble de leur travail et leur rôle dans la transmission du Bro Gozh en tant qu’hymne national de notre pays depuis un siècle. »

Reconnu comme le Gwenn ha Du

Après le centenaire de l’hymne breton Bro Gozh ma Zàdou, célébré à Lesneven, en 2004, le comité a décidé de créer une distinction pour l’artiste, la personne, l’association ou l’institution qui a le mieux promu l’hymne pendant l’année.

« C’est une manière de populariser ce chant connu depuis plus d’un siècle, et que les Bretons se l’approprient, poursuit Jacques-Yves Le Touze. C’est en chantant le Bro Gozh à toutes les occasions que nous ferons vivre ces liens précieux et exprimerons tout à la fois notre singularité et notre universalité. »

Le prix 2016 sera remis par Léna Louarn, vice-présidente de la région et présidente de l’Office public de la langue bretonne, lors du 35e festival Breizh a Gan, à Plouguerneau, dimanche 4 décembre. Cet événement rassemble plus de 250 choristes. Cinq chœurs seront présents, ainsi que l’ensemble choral Kanomp Breizh qui rendra hommage à René Abjean, compositeur reconnu et soutien de la fédération.

Le premier trophée Bro Gozh sera remis au Comité d’organisation des championnats de luttes celtiques (Cocelic). « Ils ont organisé le Championnat européen de luttes celtiques début 2016 à la Brest Arena. Cette organisation a intégré le Bro Gozh à son protocole en tant qu’hymne national de la Bretagne », justifie Jacques-Yves Le Touze.

Une initiative que le comité voudrait voir se développer dans le monde sportif et lors des grandes manifestations bretonnes, afin que l’hymne breton soit reconnu comme le drapeau breton, le Gwenn ha Du. « Symbole de notre pays, de Brest à Fougères et de Saint-Malo à Nantes, le Bro Gozh est un lien entre tous les habitants de la Bretagne mais aussi un lien unique entre quatre peuples qui le partagent, les Bretons bien entendu, les Gallois, les Cornouaillais britanniques et les Khasis, peuple de l’Inde orientale… »

Dimanche 4 décembre, à 15 h, concert en l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Plouguerneau. Tarifs : de 10 à 12 €. Renseignements au 06 32 29 79 29 ou sur kanompbreizh.org

Prix Bro Gozh 2016, le dimanche 4 décembre à Plouguerneau.

Le Télégramme, 24 novembre 2016

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Le Prix 2016 Bro Gozh, l’hymne national breton, revient à la fédération Kanomp Breizh qui regroupe les chorales d’expression bretonne et organise le dimanche 4 décembre, à Plouguerneau, la 35e édition du Festival Breizh a Gan.

Alan Stivell, Nolwenn Leroy ou le Stade Rennais ont été les précédents lauréats du prix Bro Gozh. Cette récompense, créée en 2010, distingue la personne, l’artiste, l’association ou l’institution ayant assuré la meilleure promotion de l’hymne national breton au cours de l’année précédente. Une initiative soutenue par le conseil régional. Le prix 2016 sera décerné par Lena Louarn, vice-présidente du conseil régional chargée des langues de Bretagne, à la fédération Kanomp Breizh, mettant ainsi en valeur le travail réalisé par les chorales d’expression bretonne depuis des décennies et leur rôle dans la transmission du Bro Gozh. La remise des prix aura lieu lors de la 35e édition du festival de chant choral breton Breizh a Gan, qui aura lieu le dimanche 4 décembre en l’église de Plouguerneau. Il réunira cinq chorales du Léon et l’ensemble choral Kanomp Breizh, qui rendra hommage à René Abjean pour ses 80 ans en interprétant la cantate « Ar Marh dall » (« Le cheval aveugle »).

 

Un trophée met en valeur un événement


Cette année, outre le prix Bro Gozh matérialisé par une œuvre de l’artiste gallois Ieuan Rees, un trophée Bro Gozh réalisé par les ateliers Toulhoat a été créé pour mettre en valeur un événement. C’est le Comité d’organisation des championnats de luttes celtiques (Cocelic), organisateur des rencontres internationales de lutte à l’Arena de Brest, qui l’obtient pour avoir intégré dans son protocole le Bro Gozh. « On essaye de promouvoir le Bro Gozh dans tous les milieux y compris le sport. Au pays de Galles, lors des matches, tout le monde chante l’hymne national gallois. Plusieurs clubs s’y mettent. C’est le cas du club de rugby de Vannes », souligne le président du comité, Jacques-Yves Le Touze. Le « Bro Gozh ma Zadoù », l’hymne breton qui signifie « Vieux pays de mes pères » et dont la mélodie est inspirée de l’hymne national gallois, est également joué en Cornouaille Britannique et par le peuple Khasi dans le nord-est de l’Inde.

Dimanche 4 décembre à 15h, Église Saint Pierre et Saint Paul, Plouguerneau .