Réunification de la Bretagne: respecter la demande des citoyens

Plus de 100 000 habitants de Loire-Atlantique ont signé une pétition demandant l’organisation d’une consultation populaire portant sur la réunification de la Bretagne.

Le Conseil départemental de Loire-Atlantique est désormais dans l’obligation légale de répondre à cette demande; il semblerait cependant que M. Grosvalet, président du Conseil départemental, semble vouloir botter en touche en organisant le 17 décembre prochain un vote des seuls conseillers départementaux sur la réunification de la Bretagne et non pas sur l’organisation d’un référendum.

Le Comité Bro Gozh et ses membres fondateurs, l’Institut Culturel de Bretagne, la fédération des chœurs Kanomp Breizh, la fédération Bretagne – pays de Galles, apporte son soutien à la demande faite par plus de 100 000 signataires pour l’organisation en Loire-Atlantique d’un référendum portant sur la réunification de la Bretagne.

Ne pas le faire et régler la question en interne serait totalement incompréhensible. La démocratie, c’est aussi et d’abord respecter les citoyens et leur demande clairement exprimée.

Comité Bro Gozh

Moelan: le Bro Gozh pour la réunification avec Lors Landat

La commune de Moëlan sur mer  , en date du 30 mai a choisi d’adhérer à l’association Breizh 5/5 en faveur de la Bretagne à 5 départements.

Pour officialiser cette appartenance , la municipalité a organisé un cérémonial  pour l’occasion le samedi 15 septembre 2018.

Sur l’invitation de la mairie ,la chorale éphémère du comité de jumelage Brito/ Allemand  a chanté  le Bro Gozh ma Zadoù sous la direction de Jean-Pierre Coïc.

Lors Landat, musicien et chanteur bien connu était présent pour l’évènement et n’a pas hésité à entonner cet hymne avec les choristes.

L’occasion de lui demander ce que représente le Bro Gozh pour lui.

La chorale éphémère de Moelan ( qui ne se forme que pour certaine occasions ) interprétant le Bro Gozh devant la mairie de Moelan.

 

Vidéos de Jean-Pierre et Valérie Coïc

Islande: Ponant baptise son 6ème navire au son du Bro Gozh

(© MER ET MARINE – VINCENT GROIZELEAU)

Mer et Marine, 13 juillet 2018

Bien que se déroulant dans le port islandais d’Hafnarfjörður, non loin de Reykjavik, c’est une cérémonie placée sous le signe de la Bretagne qui a marqué, mardi 10 juillet, l’inauguration du tout nouveau navire de Ponant. Livré le 15 juin par les chantiers norvégiens Vard, Le Lapérouse, tête de série des six « yachts d’expédition » du projet Explorer, a été baptisé à l’issue de trois premières croisières autour de l’Islande, la quatrième débutant le soir même de l’inauguration.

Le « Bro Gozh ma zadoù » à la place de la Marseillaise

Alors que le Gwenn ha Du, le drapeau breton noir et blanc frappé d’hermines, flottait fièrement à la proue du Lapérouse, comme c’est régulièrement le cas sur les navires de Ponant, la cérémonie s’est déroulée au son des binious (cornemuses), bombardes et tambours du Bagad de Lann-Bihoué, la célèbre formation de la Marine nationale ayant fait le déplacement, de même que la chanteuse Bleuwenn Mével. Celle-ci a magnifiquement interprété a capella l’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (« Vieux pays de mes pères »), qui s’est finalement substitué à la Marseillaise, le Lapérouse devenant sans doute l’un des rares, et peut-être même le premier navire sous pavillon tricolore à ne pas voir l’hymne national entonné lors de son lancement officiel.

Le Lapérouse mardi, dans le port d’Hafnarfjörður (© MER ET MARINE – VINCENT GROIZELEAU)

L’armateur français, qui souffle cette année sa trentième bougie, a ainsi souhaité mettre à l’honneur ses racines. « Nous sommes nés en 1988 à Nantes, en Bretagne », a rappelé Jean-Emmanuel Sauvée, président de Ponant. Mais dans le même temps la « Breizh touch » de cette inauguration était aussi sans nul doute un clin d’œil au nouveau propriétaire de la compagnie, le Breton François Pinault, que l’on sait très attaché à sa région natale. Si ce dernier a finalement été empêché d’assister à l’évènement, du fait d’une affaire urgente à régler à Paris, son épouse fut la personnalité du jour. Marraine du Lapérouse et cliente de longue date de Ponant, madame Pinault a coupé le ruban libérant la bouteille de champagne venue se briser sur la coque.

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Le Lapérouse (© PHILIP PLISSON)

 

Un partenariat avec Breizh 5/5

 

Chanter le Bro Gozh, c’est chanter la Bretagne dans toutes ses dimensions y compris géographique sur les 5 départements bretons. C’est donc tout naturellement que le Comité Bro Gozh et l’association Breizh 5/5 ont signé un partenariat de coopération portant sur des actions communes notamment en terme de communication et d’interprétation du Bro Gozh .

Le Comité Bro Gozh réaffirme ainsi son engagement pour la réunification de la Bretagne.

« Bretagne », mot tabou pour Nantes métropole ?

Ouest-France, 25 juin 2018

Le château des Ducs de Bretagne, à Nantes, point de départ de la « Traversée moderne d’un vieux pays ».

Le château des Ducs de Bretagne, à Nantes, point de départ de la « Traversée moderne d’un vieux pays ». | Franck Dubray

La façon dont Nantes Métropole communique sur « La traversée moderne d’un vieux pays », la grande nouveauté touristique du Voyage à Nantes, « laisse songeur » Michel Beaupré, responsable fédéral de l’Union démocratique bretonne.

C’est la nouveauté de l’année. Le Voyage à Nantes (Van) propose un parcours culturel et touristique hors des frontières de la Loire-Atlantique, intitulé « La traversée moderne d’un vieux pays ». Ce circuit traverse la Bretagne. Mais dans la communication officielle nantaise, il n’est nullement question de ce mot. Michel Beaupré, instituteur nantais et responsable local de l’Union démocratique Bretagne réagit, via ce billet, à mi-chemin entre ironie et agacement…

« À la lecture du guide de l’été de Nantes métropole (page 7), l’article concernant « la traversée moderne d’un vieux pays » nous laisse songeurs. Ce vieux pays est sans doute une allusion subliminale au Bro gozh ma zadoù , le « vieux pays de mes pères » en breton, qui est aussi l’hymne national breton.

À aucun moment le mot Bretagne, même historique, n’apparaît, alors que citant les villes concernées par ce parcours touristique (Nantes, Saint-Nazaire, Rennes et Saint-Malo), on parle de dépasser les frontières administratives en les associant à un point cardinal, l’Ouest. L’ouest de quoi ? De Paris, sans doute.

Ce parcours touristique est une belle initiative du Voyage à Nantes. Nous souhaitons une belle réussite à ce projet mais l’omission du mot Bretagne dans cette communication de la Métropole apparaît comme hors-sol et ne peut qu’aller à l’encontre de la réussite de cette initiative. »