Rugby à Vannes, Jean-Noël Spitzer, la Bretagne au cœur

Arrivé à la tête de l'équipe première en 2005, Jean-Noël Spitzer porte haut les couleurs bretonnes.

Arrivé à la tête de l’équipe première en 2005, Jean-Noël Spitzer porte haut les couleurs bretonnes. | THIERRY CREUX

Ouest-France, 19 mai 2019

La réussite du Rugby club Vannes est aussi celle de son entraîneur principal, Jean-Noël Spitzer. Technicien reconnu qui a forgé son expérience à force d’heures passées sur le terrain, c’est un homme discret qui fédère autour des valeurs qu’il porte.

Jean-Noël Spitzer est un homme discret. Toujours prêt à parler rugby ou formation, l’entraîneur du RC Vannes est moins causant quand il s’agit de parler de lui.Pour en savoir plus sur le coach à l’immuable casquette rouge, mieux vaut se tourner vers ceux qui le côtoient au quotidien.

« C’est un entraîneur très précis techniquement », livre le centre Kévin Burgaud. « Il analyse tout, anticipe tout, rebondit le demi de mêlée Jules Le Bail. Et quand il a quelque chose à nous dire sur le rugby, il sait quand et comment le faire. »

« Une capacité de travail extraordinaire »

« Jean-Noël, certains le comparent à un gardien de phare, parce qu’il a ce côté taiseux, solitaire, fait valoir Goulven Le Garrec, ancien entraîneur du RCV avec Spitzer, désormais en charge des skills  et de la cellule recrutement. Je pense que c’est une force pour un entraîneur. Il s’est forgé une carapace car il a des décisions très compliquées à prendre chaque jour. »

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L’entraîneur est également salué quand on évoque son rôle de meneur d’hommes. S’il réussit à fédérer un groupe composé aussi bien de Bretons que d’étrangers, c’est qu’il les unit autour d’une terre et d’un drapeau commun, la Bretagne. Esteban Devich, entraîneur de Beauvais (Fédérale 2), raconte: « Quand on arrive à Vannes, on ressent l’amour de Jean-Noël pour sa terre et sa région. C’est quelque chose qui m’avait touché profondément. » « Cette notion, elle est aussi importante pour les joueurs qui ne sont pas Bretons, défend l’entraîneur vannetais. Quand ils voient les gens chanter le Bro Gozh , ou agiter des drapeaux bretons, ça leur parle. » Devich va plus loin: « Tous les joueurs savent qu’ils ont un drapeau commun à défendre. Jean-Noël est l’étendard. »

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Le Bro Gozh avec les enfants bilingues de Vannes

Les enfants de toutes les filières bretonnantes de Vannes se sont retrouvés sur la grande scène du Palais des arts ce vendredi pour lancer la Fête de la Bretagne.

Le Télégramme, 18 mai 2019

C’est parti pour une nouvelle édition de la fête de la Bretagne à Vannes. Le top départ a été donné en chanson, ce vendredi soir, sur la scène du Palais des arts par les jeunes bretonnants de la ville.

C’était une première. Une belle, sympathique et enfantinement indisciplinée première. Une performance aussi pour les chanteurs Jean-Luc Roudaut, Ffran May et le musicien Phil Gouret : tenir des dizaines, sans doute même pas loin de 200 enfants, de la petite section au collège pour une heure de concert ! Chapeau.

« L’idée est née un soir de victoire du RC Vannes. Dans l’euphorie du Bro Gozh, le maire m’a dit : et pourquoi pas tous les enfants lors d’une fête de la Bretagne ? », a expliqué en préambule Patrick Mahé, conseiller délégué à la culture bretonne. C’est donc fait avec toutes les filières bretonnantes dans un même chœur : les écoles de Cliscouët et de Rohan de la filière publique Div Yzeh, les écoles Saint-Guen et Françoise d’Amboise de la filière privée Dihun et bien sûr l’école Diwan, sans oublier les collégiens de Jules-Simon, Notre-Dame Le Ménimur et Diwan. Soit, au total, quelque 400 enfants qui se sont préparés ensemble, sur le temps scolaire, pour ce rendez-vous.

De « Demat » à « Kenavo », Jean-Luc Roudaut a proposé une plongée dans l’univers des comptines en breton, avec des histoires de pluie et de coccinelles, mais aussi des voyages vers la Corse ou même l’Afrique du Sud avec « Asimbonanga », en zoulou, de Johnny Clegg. Et bien sûr un Bro Gozh… à l’avant-veille d’un important rendez-vous du RCV.

Video Michel Thierry

Fête de la Bretagne à Vannes: 450 enfants pour le Bro Gozh

Ouest-France, 10 mai 2019

Le sens de la fête, cela s’entretient. La Fête de la Bretagne, du 17 au 26 mai, va en donner un bel aperçu. Pour cette 11e édition, 9 000 bénévoles seront sur le pont pour proposer quelque 300 rendez-vous. À l’image des Irlandais qui célèbrent la Saint-Patrick chez eux et partout dans le monde.

Repères

Pour tout le monde et dans le monde

De Penvénan (Côtes-d’Armor) en passant par Douarnenez, au bout du Finistère, Saint-Thurial (Ille-et-Vilaine), Lorient, Nantes ou Paris, la Fête de la Bretagne va diffuser large. Dans les grandes villes et les petites, et même très loin de la Bretagne, là où il y a des Bretons qui veulent faire partager leur culture et leurs singularités. Il y aura donc aussi une Fête de la Bretagne au Brésil (Sao-Paulo), en Irlande (Dublin), Singapour, au Togo ou au Vietnam. Autant d’occasions de mettre en avant ce qui fait l’originalité de la Bretagne dans le vaste monde : sa culture, son histoire, son patrimoine, sa nature, son sens du partage… « Autant de moments pour tous les amoureux de la Bretagne de faire la fête », a résumé hier à Quimper, lors de la présentation du programme, Karim Ghachem, conseiller municipal et aussi conseiller régional.

Les trois coups de la Fête de la Bretagne ont été donnés vendredi à Quimper en présence d’élus et de quelques organisateurs. | OUEST-FRANCE

Une large palette de rendez-vous

De la culture sous toutes ses facettes, celles d’hier et celles d’aujourd’hui, des activités en pleine nature, la redécouverte du patrimoine et de l’histoire, les jeux traditionnels de Bretagne, la gastronomie, des expositions et des spectacles… La Fête de la Bretagne, mise en musique par le conseil régional, multiplie les découvertes. Il est vrai que chaque année, un tiers des organisateurs sont des nouveaux venus dans ce carrousel.

Pour autant, au fil de la programmation, des préoccupations communes émergent. « Dans les rendez-vous proposés apparaissent les préoccupations autour du développement durable, de l’environnement, des circuits courts de distribution des produits agricoles ou encore la mise en valeur du patrimoine », constate Claudie Poirier qui coordonne l’ensemble du programme. Il n’empêche, cette diversité n’empêche pas des critères communs aux quelque 300 rendez-vous : un caractère populaire, des tarifs modérés ou pas de tarifs du tout, et la mobilisation de bénévoles.

Les relais des petites et grandes villes

Si la Région bat la mesure pour la Fête de la Bretagne (elle apporte 700 000 €), elle entend aussi s’appuyer de plus en plus sur les villes, grandes ou petites, qui veulent entrer dans la danse, et enrichir les animations de la Fête de la Bretagne. C’est l’opération territoires en fête. Il y en a sept maintenant : Bruz près de Rennes, la communauté de communes de Ploërmel (Morbihan), Pont-de-Buis lès Quimerc’h et Roscoff (Finistère), la Turballe (Loire-Atlantique) et aussi Quimper et Vannes. Pour les préfectures du Finistère et du Morbihan, c’est une première, accompagnée d’un joli programme. Avec, par exemple, une nouvelle édition à Quimper du Trans Breizh express avec 600 danseurs dans les rues (le 18 mai) et à Vannes un concert des élèves des écoles bilingues de la ville. Ils seront un demi-millier à interpréter le Bro gozh ma Zadoù, l’hymne breton.

Didier GOURIN.

Quand on arrive au RCV, on apprend le Bro Gozh !

Maëlan Rabut rejoint Vannes pour trois saisons

Ouest-France, 3 avril 2019

C’était annoncé depuis quelques jours, c’est désormais officiel. Le jeune arrière de Massy (22 ans) Maëlan Rabut s’est engagé pour trois saisons avec le RC Vannes.

Il sera Vannetais jusqu’en 2022. Maëlan Rabut (22 ans, 1,94m pour 92 kg) rejoindra le RC Vannes à partir de la saison prochaine. L’Espoir de Massy, qui a disputé 22 rencontres avec son club cette saison au poste d’arrière, rejoindra donc le RCV pour trois saisons. Une bonne nouvelle pour le club breton, alors que son arrière et capitaine Anthony Bouthier rejoindra Montpellier et le Top 14 la saison prochaine.

Sur le site du club, Maëlan Rabut a livré ses premières impressions : « Je suis très content de m’inscrire dans le projet d’un club ambitieux qui compte sur moi. Le RCV dispose d’infrastructures, d’un staff et d’un cadre de vie propices à mon épanouissement rugbystique et humain. »

Le jeune homme a également débuté son opération séduction, annonçant vouloir apprendre le Bro Gozh, l’hymne du club, avant son arrivée : « Je suis impatient de découvrir la Bretagne, Vannes et ses supporters. J’espère pouvoir apporter ma contribution afin que le club continue de grandir et puisse atteindre ses objectifs. Je vais tenter d’apprendre le Bro Gozh d’ici là… ! »

Une fois n’est pas coutume, le Bro Gozh version galloise à la Rabine !

Le stade de la Rabine à Vannes fait résonner le Bro Gozh à chaque rencontre à domicile du RCV, le rugby club de Vannes et c’est à chaque fois un moment inoubliable. Ce dimanche, c’est le Hen Wlad fy Nhadau, l’hymne national gallois dont s’inspire directement le Bro Gozh, que l’on entendra pour le match entre les équipes de rugby galloise et française (- de 20 ans).

Ouest-France Dimanche, Sports.

Rugby: Vannes, le meilleur public de Pro D2 et du Top 14 avec le Bro Gozh !

Le public chantant le Bro Gozh à la Rabine.

20 minutes, 27 novembre 2018

BRETAGNE Si la star de la quinzième Nuit du rugby, organisée à l’Olympia, à Paris, et retransmise en direct sur Canal+, a été l’arrière d’Oyonnax, Benjamin Botica, élu meilleur joueur du Top 14 de la saison 2017-2018, le public du RC Vannes a été élu, pour la seconde fois consécutive, meilleur public de France, Top 14 et Pro D2 confondus…

C’est François Coville, l’un des dirigeants du club, qui a reçu le trophée des mains de son propre fils, Arthur Coville, joueur du Stade Français et capitaine de l’équipe de France espoirs, formé à Vannes. Pour apporter une touche supplémentaire à la Bretagne, c’est l’Alréenne Caroline Drouin, joueuse du Stade Rennais, qui a été élue meilleure joueuse du Top 8 féminin.

Le meilleur public est désigné par un vote Internet ouvert à tout le monde. L’enthousiasme dont font preuve les Vannetais lors des rencontres à la Rabine s’est là aussi matérialisé de façon spectaculaire, puisque le club breton devance l’ASM Clermont et le Stade Rochelais, deux grosses équipes du Top 14. Le RCV possède également, il est vrai, cette “celtic touch” (le Bro gozh chanté à tous les matches, la présence d’un bagad et même des systèmes de jeu annoncés en breton) que n’ont pas les autres, dans un univers qui demeure très lié à la culture britannique.

Le Bro Gozh pour la Coupe du Monde de Rugby en 2023

 

March 17, 2018. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP) / Use in books subject to Welsh Rugby Union (WRU) approval.

Ouest-France , 17 octobre 2018

A l’occasion de sa visite de deux jours en Bretagne, Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, a assuré que la Bretagne accueillerait au moins le camp d’une équipe. Dans le cadre des relations privilégiées de la Ligue avec les pays celtes, il y a de fortes chances pour que ce soit le pays de Galles.

« La Bretagne accueillera, c’est une évidence, le camp de base d’une équipe durant la Coupe du monde 2023 », martèle Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, en visite à Pontivy pour une rencontre avec les dirigeants de clubs.

Un booster

Il y a de grandes chances pour que ce soit les Diables rouges du pays de Galles qui vienne séjourner dans une ville bretonne qui reste à définir. « Ils sont demandeurs », ajoute le président de la FFR.

La Ligue de Bretagne également. En effet, elle a noué des liens particuliers avec les pays celtes. « Sur le plan du rugby, on voudrait être à la France ce que l’Écosse, l’Irlande ou le pays de Galles sont à l’Angleterre. C’est un axe de développement pour nous », déclare Yvon Colléaux, le président de la Ligue de Bretagne.

La venue pendant six semaines des joueurs gallois serait un booster énorme pour le rugby breton et renforcerait ce lien avec les nations celtes.

Hymne commun

Cet attachement à ces racines et à l’identité bretonne est déjà très fortement exprimé par le Rugby Club Vannes et le REC Rugby Rennes, les deux clubs de haut niveau en Bretagne.

Recevoir des Gallois en Bretagne durant France 2023 serait enfin un juste retour de l’histoire. Le pays de Galles n’est-il pas la terre des ancêtres bretons. « The land of my father », dit l’hymne gallois, « Bro Gozh ma Zadoù », reprend son pendant breton qui est interprété à la Rabine, à Vannes, avant chaque match du RC Vannes.

Laurent Frétigné