Carillon de l’Hôtel de Ville de Vannes : à quand le Bro Gozh ?

Hôtel de ville de Vannes

Le Télégramme, 26 février 2020

Il est midi. L’estomac gargouille et il va être l’heure d’aller déjeuner. Le carillon de l’Hôtel de ville me le rappelle sur un ton un tantinet… militaire : il suffirait de changer les cloches par un clairon pour se croire… dans la cour d’une caserne. Certes, la mélodie, limitée par le petit nombre de cloches (trois), ne permet pas une grande originalité. Et c’est bien dommage. Alors, on se prend à rêver… En rajoutant quelques cloches, si c’est possible, on pourrait entendre la « Madelon », ou « Tiens voilà du boudin »… pour rester dans le registre militaire. Ou encore « A la pêche aux moules », ou « Ah les petits pois » pour coller à l’horaire. Mais ma fibre bretonne se met à vibrer et les premières notes du Bro Gozh ma zadoù, me viennent à l’esprit. Ça aurait vraiment de l’allure ! N’est-ce pas, Patrick Mahé !

Le Bro Gozh aux premières loges ce week-end

Ce dernier week-end a été particulièrement intense pour le Comité Bro Gozh et la mise en valeur de l’hymne de la Bretagne.

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Vendredi, c’était l’AG de Produit en Bretagne qui fit chanter le Bro Gozh aux 1200 personnes présentes avec la participation de deux sonneurs du bagad Ar Melinerion et de la chanteuse Morwenn Le Normand, initiative remarquée et appréciée. Les contacts pris lors du salon B2B qui suivait l’AG sont prometteurs pour d’autres initiatives de promotion du Bro Gozh.

Samedi, ce fut le grand jeu des derbys bretons au stade du Roudourou à Guingamp pour la rencontre entre l’En Avant Guingamp et le FC Lorient puis au Roazhon Park pour la rencontre entre le Stade Rennais et le Stade Brestois. Au Roudourou, le bagad de Guingamp a animé l’avant-match et le Bro Gozh fut interprété par Yves Jacq; au Roazhon Park, ce fut avec le bagad Kadoudal de Vern-sur-Seiche et la chanteuse Enora de Parscau. Sans oublier le très grand drapeau breton de La Nuit des Etoiles et les milliers de Gwenn-ha-Du de la Région Bretagne .

A Guingamp

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A Rennes

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Un véritable feu d’artifice en appui à #emojibzh !

Que tous les partenaires soient remerciés pour leur implication et leur participation .

Vannes: quand Produit en Bretagne chante le Bro Gozh !

Un moment fort de l’assemblée générale de Produit en Bretagne. Les adhérents reprennent en chœur le « Bro Gozh Ma Zadoù » (Vieux pays de mes pères), l’hymne breton. | OUEST-FRANCE

Organisée cette année au parc des expositions de Vannes, le vendredi 7 février, l’assemblée générale de Produit en Bretagne a rassemblé près de 1200 personnes et une centaine de stands.

Réunion le matin de grande qualité de près de 3 heures, l’AG a été ponctuée de 2 moments particuliers, en interlude l’humoriste Simon Cojean et son désormais célèbre sketch sur la gavotte bretonne (hilarant), et en clôture, l’interprétation du Bro Gozh par l’assemblée emmenée   par deux sonneurs du Bagad Melinerion et la chanteuse Morwenn Le Normand . »Un moment fort » comme le dit l’article de Ouest-France de ce samedi en page Bretagne.

Le Comité Bro Gozh avait fourni à toutes les personnes présentes les paroles du Bro Gozh, flyer que l’on peut voir sur la photo de Ouest-France.

Une expérience très bien accueillie et à renouveler comme l’ont fait remarquer de nombreux contacts par la suite. Merci à Produit en Bretagne !

Rugby club de Vannes : quand le stade de La Rabine vibre au son du « Bro Gozh »

Actu.fr, 11 octobre 2019

Avant chaque rencontre à domicile du Rugby Club de Vannes (Morbihan) en Pro D2 au stade de La Rabine, Philippe Leray interprète le « Bro Gozh ».

Philippe Leray sur la pelouse du stade de La Rabine à Vannes (Morbihan). Quelques minutes avant qu’il interprète le « Bro Gozh ». (©Actu Morbihan)

Les voitures défilent lentement sur le port de Vannes (Morbihan) alors que des centaines de personnes marchent dans une et même direction, ce vendredi 4 octobre 2019.

Aucun doute, c’est un soir de match à La Rabine. Ce soir-là, le Rugby Club Vannes (RCV) accueille Aurillac (Cantal) pour le compte de la sixième journée de Pro D2. Le coup d’envoi sera donné à 20 heures. Et à une demi-heure de la rencontre, Philippe Leray se tient là, au pied de la tribune honneur.

Comme tous les soirs de match à domicile depuis maintenant quatre ans, il attend qu’on lui ouvre le portail pour accéder à la pelouse. Les tribunes se remplissent petit à petit alors que le bagad d’Auray fait un tour de stade pour réchauffer l’ambiance.

L’entrée sur la pelouse

Il est 19 h 45, Philippe Leray entre sur le bord de la pelouse. Il salue le staff, lève la main en direction des tribunes et patiente tranquillement, sereinement. Il attend son moment. Le speaker fait monter l’ambiance avant d’annoncer les compositions d’équipes. Il est 19 h 56, les joueurs ne vont pas tarder à entrer sur le terrain et le speaker indique : « Il est l’heure du Bro Gozh avec Philippe Leray. »

Sous les applaudissements, ce dernier se rend au milieu de la pelouse et récupère le micro. Après une bouffée de respiration, il entame le « Bro Gozh » et le stade fait silence.

Il finit sa prestation la main sur le cœur. Le stade applaudit chaleureusement, Philippe Leray salue à nouveau la foule et regagne les tribunes pour suivre la rencontre avec ses amis.

Supporter du RC Vannes depuis 26 ans, Philippe Leray, 58 ans, revient sur cette désormais tradition :

Quand le RCV est monté en Pro D2, le directeur général de l’époque m’a contacté moi et mon ami Stéphane Le Follic pour monter des animations autour du stade afin de mettre en avant la culture bretonne dans le monde professionnel du rugby. Et donc, dès le premier match à domicile, il fallait faire des essais micro. Et j’ai chanté le « Bro Gozh ». Il est venu me voir en me demandant si je me sentais capable de le chanter à tous les matchs devant le stade plein.

Des touches de la culture bretonne

Cette proposition, Philippe n’a pas hésité à l’accepter :

J’ai une formation de chanteur lyrique. J’ai été pendant quinze ans soliste baryton dans une compagnie amateur de Vannes.

Les deux amis ont également répandu la culture bretonne en diffusant des jingles lors des essais ou pour annoncer la mi-temps. « C’est l’extrait d’un CD du bagad de Lann Bihoué », sourit Philippe. « On a essayé de ramener des touches de la culture bretonne. » Et elle s’y ressent.

« On sent que ça monte, c’est extra »

Entouré du meilleur public de France — élu lors de la Nuit du Rugby par la Ligue Nationale en septembre 2018 — Philippe Leray, ressent une ambiance particulière lors de son interprétation : « Dès que le refrain arrive, on sent que ça monte, c’est extra. »

S’il doit ressortir un souvenir particulier, c’est le dernier match de la première saison : « Il nous fallait absolument une victoire pour se sauver. C’était face à Bourgoin-Jallieu. Avoir eu le privilège d’effectuer ce dernier chant de la saison où on a donc assuré le maintien pour notre première saison en professionnel, c’était une fierté. »

NPBGmZ: pour mémoire, le RCV a reçu en septembre 2017 le Prix Bro Gozh.

Coupe du Monde de Rugby: 15000 Japonais chantent l’hymne national gallois

'I've never experienced anything like it' - 15,000 Japanese fans sing up for Wales

Alors que Vannes et son club de rugby se positionnent pour héberger en 2023 l’équipe nationale galloise pour la Coupe du Monde de Rugby, retour sur un évènement qui a marqué les joueurs gallois et les Gallois du monde entier, 15000 Japonais chantant le Hen Wlad, le Bro Gozh gallois. De quoi inspirer les organisateurs vannetais qui savent déjà « faire », et même très bien, avec le Bro Gozh.

Ce qui est vrai pour le Pays de Galles l’est aussi pour l’ensemble des autres équipes nationales présentes au Japon pour la Coupe du Monde de Rugby: chaque ville accueillant une équipe a mis en place le nécessaire pour faire apprendre l’hymne du pays accueilli, tuto sur le web, répétitions, etc…

Ce qui a donné lieu à certaines piques galloises du genre « Quand les Anglais nous disent que notre langue est imprononçable et que des Japonais chantent en gallois … » On pourrait d’ailleurs dire la même chose de ceux qui reprochent au Bro Gozh d’être en breton et d’en prendre prétexte pour ne pas le chanter ……

World Rugby, 16 septembre 2019

‘I’ve never experienced anything like it’ – 15,000 Japanese fans sing up for Wales

‘It’s astonishing,’ says former Wales captain Ryan Jones, as Kitakyushu Stadium becomes a sea of red for open training session.

KITAKYUSHU, 16 Sep – Wales turned the « city without a game » into a sea of red as their Rugby World Cup preparations were given a remarkable lift-off on Monday.

About 15,000 locals filled the Kitakyushu Stadium to watch the players complete a rigorous workout, having greeted their appearance with a rousing rendition of the Welsh national anthem, Mae Hen Wlad Fy Nhadau (Land Of My Fathers).

The crowd, with huge numbers wearing Wales rugby jerseys and waving red dragon banners, also sang Calon Lan, the hymn closely associated with the sport in Wales, from lyric sheets with Japanese lettering.

« I’ve never experienced anything like this in my career. It’s astonishing and really emotional, » said former Wales captain Ryan Jones, who is now performance director at the Welsh Rugby Union (WRU).

« The dream when we started this was to turn the city red and we’ve done that. They weren’t a host city and we wanted to bring the Rugby World Cup to them.

« Let’s put it into context. This isn’t a game, it’s a training session. It’s a Monday afternoon and there are around 15,000 people here. It has exceeded all our expectations.

« It’s been like hosting a party. We got up this morning and we were saying ‘oh, I hope it goes well and people will turn up’. Then to see the queues and the players’ faces when they came out, it was just magic. »

Jones, who won three Six Nations grand slams, has led coaching trips to Kitakyushu after the city missed out on staging a game, and approached the WRU with the offer of hosting the squad.

The city has embraced the team, with the Welsh dragon painted on buses, ‘Go Go Wales’ banners everywhere and locals walking around in Wales kit.

Queues, at times almost 1km long, formed outside the stadium on Monday, forcing Wales to delay the start of the training session.

« Seeing the players’ faces here, they didn’t comprehend it, » said Jones. « They have never seen anything like that and will remember it forever. »

 

L’identité bretonne mise à l’honneur pendant les derbys

So Foot, 26 juillet 2019

Cinq équipes professionnelles issues des cinq départements de la Bretagne historique (oui la Loire-Atlantique est inclue dans le projet) ont signé ce jeudi 25 juillet une « charte des derbys bretons » afin de diffuser « davantage de culture bretonne » et de « renforcer l’animation et l’image de ces rencontres entre les clubs professionnels » .

Le Stade brestois, l’En Avant de Guingamp, le FC Lorient, le FC Nantes ainsi que le Stade rennais prévoient pendant les derbys de Ligue 1 et Ligue 2 de mettre en place plusieurs animations pour promouvoir leur région. Cela prévoit, entre autres, la présence sur la pelouse du plus grand drapeau breton du monde, d’un bagad local ou encore l’interprétation du Bro Gozh, reconnu implicitement comme l’hymne breton, avant la rencontre. Les entreprises locales seront également associées aux manifestations via le réseau « Produit en Bretagne » .

Galette-saucisse je t’aime, j’en mangerais des kilos.

VLA

Une charte des derbys bretons !

Hitwest, 25 juillet 2019

La « Charte des derbys bretons » a été signée aujourd’hui à Vannes par les 5 clubs de la Bretagne historique (Brest, Guingamp, Lorient, Nantes et Rennes).

Injecter plus de Bretagne dans les derbys de football : c’est l’objectif de la « Charte des derbys bretons » signée aujourd’hui.

Mais pourquoi cette charte, et que va-t-elle changer concrètement lors des matches ? La réponse de Jacques -Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh, qui cherche à promouvoir le chant du même nom comme hymne breton :

« On a voulu proposer un cadre commun aux 5 clubs, avec un protocole qui puisse se caler avec l’ambiance foot : un drapeau géant breton sur le stade, des milliers de petits drapeaux bretons, le Bro Gozh interprété d’une manière ou d’une autre, des animations avant le match et pendant la mi-temps avec le bagad du coin, et la promotion des produits bretons, avec Produit en Bretagne.. »

Des manifestations de « bretonnitude » existaient déjà lors des derbys, alors pourquoi renforcer cet aspect ? :

 » C’est de la communication vers le grand public pour faire passer un certain nombre de choses sur la dimension culturelle et économique de la Bretagne.. On souhaite apporter un air de festival à l’intérieur des stades, lors des fêtes du football : les derbys bretons.. »

La Région Bretagne est associée à la démarche, et va fournir des milliers de drapeaux bretons.. Mais pour le président de Région, Loïg Chesnais-Girard, il ne faut pas y voir une crispation régionaliste ou identitaire :

« Assumons notre bretonnitude, notre culture, notre identité, et faisons le avec ce qui nous caractérise : une ouverture au monde, et une capacité à nous sentir à l’aise partout.. Les pieds en Bretagne, la tête partout dans le monde… »

Pour Grégory Pelleau, attaché événementiel du Stade Brestois et speaker du club, cette charte n’est pas anecdotique :

« On est fiers de notre Bretagne, et il faut le montrer… Et montrer qu’il y a une union : on a chacun notre caractère propre, notre identité de club, mais on a aussi envie d’être unis, et véhiculer cette image était important… »

Une charte qui pour le Stade Rennais, vient prolonger et amplifier une démarche déjà largement entamée par le club. Le Bro Gozh, l’hymne breton, résonne déjà régulièrement au Roazhon Park, comme le souligne Didier Boudet, directeur général adjoint du Stade Rennais :

« Nous avons depuis quelques temps pris l’habitude de le diffuser à chaque rencontre.. Ce sont des valeurs que nous relayons fortement notamment pour les nouvelles recrues et surtout pour le centre de formation…Cette charte peut nous aider à relever encore cette nécessité d’appartenir à une ville, à une région : il y a des valeurs fortes et y adhérer est une nécessité je pense… »

Le FC Lorient sera le premier club a mettre en place ce que prévoit la charte, lors du premier derby de la saison, le 30 août, face à Guingamp. Qu’est-ce qui va changer au Moustoir, maitenant que la charte est signée ? La réponse de Fabrice Bocquet, directeur général du FC Lorient :

« Plusieurs choses : il va y avoir 5000 drapeaux bretons, fournis par le Conseil régional, on va aussi avoir le drapeau breton géant, et l’hymne breton chanté en avant match… Cela montre que nous sommes unis par les mêmes valeurs, des valeurs de persévérance, de solidarité, de travail, et qu’au-delà de la compétition sportive, nous nous retrouvons sur ces valeurs et cela fait notre fierté.. »

Les premiers derbys bretons au programme des saisons de Ligue 1 et de Ligue 2 :

– Lorient-Guingamp le 30 août
– Brest-Rennes le 14 septembre
– Nantes-Rennes le 25 septembre

Reportage de Yann Launay.