Rugby club de Vannes : quand le stade de La Rabine vibre au son du « Bro Gozh »

Actu.fr, 11 octobre 2019

Avant chaque rencontre à domicile du Rugby Club de Vannes (Morbihan) en Pro D2 au stade de La Rabine, Philippe Leray interprète le « Bro Gozh ».

Philippe Leray sur la pelouse du stade de La Rabine à Vannes (Morbihan). Quelques minutes avant qu’il interprète le « Bro Gozh ». (©Actu Morbihan)

Les voitures défilent lentement sur le port de Vannes (Morbihan) alors que des centaines de personnes marchent dans une et même direction, ce vendredi 4 octobre 2019.

Aucun doute, c’est un soir de match à La Rabine. Ce soir-là, le Rugby Club Vannes (RCV) accueille Aurillac (Cantal) pour le compte de la sixième journée de Pro D2. Le coup d’envoi sera donné à 20 heures. Et à une demi-heure de la rencontre, Philippe Leray se tient là, au pied de la tribune honneur.

Comme tous les soirs de match à domicile depuis maintenant quatre ans, il attend qu’on lui ouvre le portail pour accéder à la pelouse. Les tribunes se remplissent petit à petit alors que le bagad d’Auray fait un tour de stade pour réchauffer l’ambiance.

L’entrée sur la pelouse

Il est 19 h 45, Philippe Leray entre sur le bord de la pelouse. Il salue le staff, lève la main en direction des tribunes et patiente tranquillement, sereinement. Il attend son moment. Le speaker fait monter l’ambiance avant d’annoncer les compositions d’équipes. Il est 19 h 56, les joueurs ne vont pas tarder à entrer sur le terrain et le speaker indique : « Il est l’heure du Bro Gozh avec Philippe Leray. »

Sous les applaudissements, ce dernier se rend au milieu de la pelouse et récupère le micro. Après une bouffée de respiration, il entame le « Bro Gozh » et le stade fait silence.

Il finit sa prestation la main sur le cœur. Le stade applaudit chaleureusement, Philippe Leray salue à nouveau la foule et regagne les tribunes pour suivre la rencontre avec ses amis.

Supporter du RC Vannes depuis 26 ans, Philippe Leray, 58 ans, revient sur cette désormais tradition :

Quand le RCV est monté en Pro D2, le directeur général de l’époque m’a contacté moi et mon ami Stéphane Le Follic pour monter des animations autour du stade afin de mettre en avant la culture bretonne dans le monde professionnel du rugby. Et donc, dès le premier match à domicile, il fallait faire des essais micro. Et j’ai chanté le « Bro Gozh ». Il est venu me voir en me demandant si je me sentais capable de le chanter à tous les matchs devant le stade plein.

Des touches de la culture bretonne

Cette proposition, Philippe n’a pas hésité à l’accepter :

J’ai une formation de chanteur lyrique. J’ai été pendant quinze ans soliste baryton dans une compagnie amateur de Vannes.

Les deux amis ont également répandu la culture bretonne en diffusant des jingles lors des essais ou pour annoncer la mi-temps. « C’est l’extrait d’un CD du bagad de Lann Bihoué », sourit Philippe. « On a essayé de ramener des touches de la culture bretonne. » Et elle s’y ressent.

« On sent que ça monte, c’est extra »

Entouré du meilleur public de France — élu lors de la Nuit du Rugby par la Ligue Nationale en septembre 2018 — Philippe Leray, ressent une ambiance particulière lors de son interprétation : « Dès que le refrain arrive, on sent que ça monte, c’est extra. »

S’il doit ressortir un souvenir particulier, c’est le dernier match de la première saison : « Il nous fallait absolument une victoire pour se sauver. C’était face à Bourgoin-Jallieu. Avoir eu le privilège d’effectuer ce dernier chant de la saison où on a donc assuré le maintien pour notre première saison en professionnel, c’était une fierté. »

NPBGmZ: pour mémoire, le RCV a reçu en septembre 2017 le Prix Bro Gozh.

Rugby à Vannes, Jean-Noël Spitzer, la Bretagne au cœur

Arrivé à la tête de l'équipe première en 2005, Jean-Noël Spitzer porte haut les couleurs bretonnes.

Arrivé à la tête de l’équipe première en 2005, Jean-Noël Spitzer porte haut les couleurs bretonnes. | THIERRY CREUX

Ouest-France, 19 mai 2019

La réussite du Rugby club Vannes est aussi celle de son entraîneur principal, Jean-Noël Spitzer. Technicien reconnu qui a forgé son expérience à force d’heures passées sur le terrain, c’est un homme discret qui fédère autour des valeurs qu’il porte.

Jean-Noël Spitzer est un homme discret. Toujours prêt à parler rugby ou formation, l’entraîneur du RC Vannes est moins causant quand il s’agit de parler de lui.Pour en savoir plus sur le coach à l’immuable casquette rouge, mieux vaut se tourner vers ceux qui le côtoient au quotidien.

« C’est un entraîneur très précis techniquement », livre le centre Kévin Burgaud. « Il analyse tout, anticipe tout, rebondit le demi de mêlée Jules Le Bail. Et quand il a quelque chose à nous dire sur le rugby, il sait quand et comment le faire. »

« Une capacité de travail extraordinaire »

« Jean-Noël, certains le comparent à un gardien de phare, parce qu’il a ce côté taiseux, solitaire, fait valoir Goulven Le Garrec, ancien entraîneur du RCV avec Spitzer, désormais en charge des skills  et de la cellule recrutement. Je pense que c’est une force pour un entraîneur. Il s’est forgé une carapace car il a des décisions très compliquées à prendre chaque jour. »

(….)

L’entraîneur est également salué quand on évoque son rôle de meneur d’hommes. S’il réussit à fédérer un groupe composé aussi bien de Bretons que d’étrangers, c’est qu’il les unit autour d’une terre et d’un drapeau commun, la Bretagne. Esteban Devich, entraîneur de Beauvais (Fédérale 2), raconte: « Quand on arrive à Vannes, on ressent l’amour de Jean-Noël pour sa terre et sa région. C’est quelque chose qui m’avait touché profondément. » « Cette notion, elle est aussi importante pour les joueurs qui ne sont pas Bretons, défend l’entraîneur vannetais. Quand ils voient les gens chanter le Bro Gozh , ou agiter des drapeaux bretons, ça leur parle. » Devich va plus loin: « Tous les joueurs savent qu’ils ont un drapeau commun à défendre. Jean-Noël est l’étendard. »

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Le Bro Gozh avec ferveur pour le RC Vannes

L'arrivée des joueurs du RCV avant le match face à Mont-de-Marsan.

L’arrivée des joueurs du RCV avant le match face à Mont-de-Marsan. | DAVID ADEMAS

Ouest-France, 5 mai 2019

Cinquième de Pro D2, le RC Vannes est la sensation de la saison en championnat. Avec un total de 16 victoires, les Bretons se rapprochent des playoffs. À la Rabine, devant ses fervents supporters, le RCV va tenter de prendre un nouveau succès face à un concurrent direct, Mont-de-Marsan.

(….)

« Une victoire signifie un barrage à domicile, une défaite et on sera soit 6e, soit éliminé », résume l’ouvreur allemand Christopher Hilsenbeck. Mais avec la possibilité d’un premier match de phase finale de son histoire, nul doute que le « Bro Gozh ma Zadou », le chant national breton largement inspiré de l’hymne gallois, sera entonné avec une ferveur toute particulière avant le coup d’envoi.

 

Rugby: Vannes, le meilleur public de Pro D2 et du Top 14 avec le Bro Gozh !

Le public chantant le Bro Gozh à la Rabine.

20 minutes, 27 novembre 2018

BRETAGNE Si la star de la quinzième Nuit du rugby, organisée à l’Olympia, à Paris, et retransmise en direct sur Canal+, a été l’arrière d’Oyonnax, Benjamin Botica, élu meilleur joueur du Top 14 de la saison 2017-2018, le public du RC Vannes a été élu, pour la seconde fois consécutive, meilleur public de France, Top 14 et Pro D2 confondus…

C’est François Coville, l’un des dirigeants du club, qui a reçu le trophée des mains de son propre fils, Arthur Coville, joueur du Stade Français et capitaine de l’équipe de France espoirs, formé à Vannes. Pour apporter une touche supplémentaire à la Bretagne, c’est l’Alréenne Caroline Drouin, joueuse du Stade Rennais, qui a été élue meilleure joueuse du Top 8 féminin.

Le meilleur public est désigné par un vote Internet ouvert à tout le monde. L’enthousiasme dont font preuve les Vannetais lors des rencontres à la Rabine s’est là aussi matérialisé de façon spectaculaire, puisque le club breton devance l’ASM Clermont et le Stade Rochelais, deux grosses équipes du Top 14. Le RCV possède également, il est vrai, cette “celtic touch” (le Bro gozh chanté à tous les matches, la présence d’un bagad et même des systèmes de jeu annoncés en breton) que n’ont pas les autres, dans un univers qui demeure très lié à la culture britannique.

Vannes. 27 écoliers vont chanter le Bro Gozh à La Rabine ce vendredi

photo Le Télégramme

Le Télégramme, 5 avril 2018

Ils se préparent depuis des mois. 27 élèves vont de CE2, CM1 et CM2 de la filière bilingue français-breton de l’école Saint-Guen vont chanter le « Bro Gozh », ce vendredi, au stade de La Rabine, juste avant le coup d’envoi du dernier match de la saison à domicile pour le Rugby-club de Vannes (RCV), à 20 h, contre Narbonne. »Le projet existe depuis longtemps, mais il a mis un peu de temps à se concrétiser », explique, soulagé, le directeur de l’école Saint-Guen Jérôme Larcher-Rouland.Les 27 élèves et leurs parents avaient rendez-vous ce jeudi au stade de La Rabine, pour une ultime répétition en situation réelle, avec Philippe Le Ray, le chanteur attitré du club.

Cliquer sur la photo ci-dessous pour voir le reportage.

(Photo Mathieu Pélicart)

Lauréat du Prix Bro Gozh 2018, le RCV est à nouveau récompensé par les Prizioù ar Brezhoneg

Le Rugby Club de Vannes, seul club professionnel breton présent en Pro D2, accumule les récompenses.

Après le Prix Bro Gozh 2018 remis en septembre dernier dans une ambiance mémorable, le voici récompensé dans le cadre des Prizioù ar Brezhoneg remis le 16 février dernier à la salle Glenmor de Carhaix. Ces Prizioù sont remis par France 3 Breizh et l’Office public de la Langue Bretonne aux personnes et organismes ayant œuvré pour la langue bretonne.

Le Rugby Club de Vannes reçoit ainsi le 1er Prix dans la catégorie Entreprises pour la façon dont le club utilise la langue bretonne dans sa communication et sur le terrain à la Rabine, sans oublier bien évidemment le Bro Gozh qui ouvre chaque match à domicile.