Derbys bretons: le calendrier de la saison 2020-2021

Après une période très complexe due à la pandémie et malgré les incertitudes sanitaires, la saison 2020-2021 de football en Ligue 1 et en Ligue 2 va début dans moins d’un mois.

Le calendrier des derbys est désormais défini avec 4 équipes en Ligue 1, Brest, Lorient, Nantes et Rennes, Guingamp se retrouvant esseulée en Ligue 2.

Dans la continuité de ce qui avait commencé à être réalisé avant le confinement, le protocole Derby breton est de retour avec le Bro Gozh, les bagadoù, les drapeaux bretons, diverses animations en partenariat avec le Conseil régional, Sonerion, La Nuit des Etoiles, Produit en Bretagne.

Le calendrier :

Brest – Lorient, 20/09/2020
Nantes – Brest, 18/10/20
Rennes-Brest, 01/11/2020
Lorient – Nantes, 08/11/20
Lorient – Rennes, 20/12/20
Nantes – Rennes, 06/01/20
Brest – Rennes, 20/01/21
Rennes – Lorient, 03/02/21
Nantes – Lorient, 21/03/21
Lorient – Brest, 04/04/21
Rennes – Nantes, 11/04/21
Brest – Nantes, 02/05/21

Et n’oubliez pas d’utiliser #DerbyBreton #DerbiBreizh

Vannes. Le Bro gozh, version piano, de Philippe Leray, fait un carton

Ouest-France, 20 avril 2020

Le comité Bro gozh ma zadoù, qui promeut l’hymne breton, a lancé un appel à interprétation libre dans le cadre du confinement. La version de Philippe Leray, qui chante le Bro gozh ma zadoù lors des matchs du Rugby club de Vannes en Pro D2 est superbe.

L’hymne breton, Bro gozh ma zadoù (vieux pays de mes ancêtres) et le Hen Wlad Fy Nhadau, hymne national gallois ont les mêmes sonorités. Aussi, lorsque le Lorientais Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro gozh ma zadoù qui promeut notamment l’hymne breton, a découvert 70 à 80 000 Gallois chantant devant leur porte, en plein confinement, l’idée a vite germé d’en faire autant en Bretagne. « Bien sûr, c’est moins prégnant ici, donc on a invité les personnes à transmettre des vidéos publiées ensuite sur Youtube, Facebook, Twitter… ».

Des particuliers, artistes comme Nolwenn Korbell, Morwenn Le Normand… ont répondu présents. Des versions métal-rock, classique, regga… ont vu le jour. À Rennes, ce sont les habitants de la rue Saint-Hélier qui se sont mis à leurs fenêtres… Mais, cette initiative n’aurait pas été totale sans la participation de Philippe Leray, qui interprète le Bro gozh ma zadoù avant chaque rencontre du Rugby club de Vannes en Pro D2 de Rugby. Jacques-Yves Le Touze l’a donc sollicité jeudi dernier « avec la volonté de faire exister notre hymne dans une période compliquée. »

Le Vannetais Philippe Leray ne s’est pas fait prier, lui qui, depuis quatre ans emmène avec lui le public de La Rabine. « J’avais fait une version très classique, proche de celle du stade, note l’intéressé. Et puis, le week-end, je me suis mis au piano et c’est venu comme cela. Je me suis laissé à faire une version différente, plus moderne, en totale liberté, sans rajouter de fioriture. » Et sur les réseaux sociaux, « cette version moins solennelle » rencontre le succès. En totale adéquation avec la volonté de l’intéressé de démontrer « à travers une approche culturelle et non folklorique », comme il le fait depuis quatre ans avec le rugby, que la Bretagne est moderne, ouverte sur le monde.

Contact pour transmettre vos interprétations : 06 09 71 01 91 ou brogozh@mel.bzh

 

Coupe du monde de rugby: quand Bryn Terfel donne des leçons de chant à l’équipe nationale galloise

Comme tout le monde a pu le constater, au pays de Galles, le chant et le rugby sont indissociables . Afin de renforcer ce lien ancestral, Warenn Gatland, l’entraîneur néo-zélandais de l’équipe de Galles, a demandé au célèbre Bryn Terfel, baryton gallois de renommée mondiale , de donner quelques leçons de chant aux joueurs gallois, notamment avec l’hymne national, le Hen Wlad ( le Bro Gozh galllois ) mais pas que .

Bryn Terfel

Radio Classique, 4 octobre 2019

Si le XV de France se qualifie pour les ¼ de finale de la Coupe du monde de rugby qui se déroule au Japon, il y a de grande chances qu’il affronte le 20 octobre l’équipe du Pays de Galles. Et s’il est difficile de savoir qui va gagner sur la pelouse, il est un domaine dans lequel les Gallois sont certains de s’imposer c’est dans l’interprétation des hymnes grâce notamment à la séance de coaching dont ils ont pu bénéficier avec Sir Bryn Terfel, le célèbre baryton-basse britannique d’origine galloise.

Le chœur gallois de Bryn Terfel

Voir la vidéo en cliquant sur l’image ci-dessous.

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Avec son 1,93 m et ses larges épaules, Bryn Terfel, natif de Pant Glas dans le nord du Pays de Galles et qui a joué n°8 au collège, a le gabarit et l’expérience du rugby qui auraient pu lui permettre de porter le maillot marqué du poireau des dragons rouges mais à 53 ans, c’est sur les scènes des opéras du monde entier qu’il a acquis sa notoriété grâce, notamment, à sa puissante voix de baryron-basse et sa présence « imposante ». On se rappelle son duo avec Roberto Alagna dans « Les pêcheurs de perles » de Bizet. Mais quand on est Gallois, le rugby et le chant ne sont jamais loin. Bryn Terfel avait d’ailleurs chanté avec Shirley Bassey, elle aussi Galloise (comme Tom Jones, John Cale et Bonnie Tyler !), en ouverture de la Coupe du Monde 1999 à Cardiff. C’est donc sans hésitation qu’il a accepté la proposition de l’encadrement de l’équipe de rugby du pays de Galles qui lui a demandé de venir préparer et motiver les joueurs afin qu’ils soient aussi les meilleurs pour interpréter leur hymne et les chants traditionnels entonnés lors de la Coupe du Monde de rugby au Japon.

Bryn Terfel demande aux rugbymen gallois de chanter pour leur pays

Le chanteur s’est donc rendu début septembre au camp d’entrainement de l’équipe galloise à Hensol près de Cardiff où il a pu rencontrer les joueurs et leur faire travailler l’interprétation de l’hymne gallois, le fameux « Land of my father » (Hen Wlad fy Nhadau en Gaélique) mais également les chants traditionnels « Calon Lan » et « Lawr ar Lan y Môr » qui sont chantés lors des cérémonies officielles. Au cours de cette répétition, Sir Bryn Terfel, qui était accompagné au piano par le 1/2 d’ouverture Rhys Patchell, a donné des conseils purement techniques au joueurs emmenés par leur capitaine Alun Wyn Jones, désigné chef de chorale pour l’occasion, mais le chanteur leur a surtout demandé de chanter avec plaisir, d’être « happy », et de chanter à l’unisson pour leur pays.

(….)

 

Coupe du Monde de Rugby: 15000 Japonais chantent l’hymne national gallois

'I've never experienced anything like it' - 15,000 Japanese fans sing up for Wales

Alors que Vannes et son club de rugby se positionnent pour héberger en 2023 l’équipe nationale galloise pour la Coupe du Monde de Rugby, retour sur un évènement qui a marqué les joueurs gallois et les Gallois du monde entier, 15000 Japonais chantant le Hen Wlad, le Bro Gozh gallois. De quoi inspirer les organisateurs vannetais qui savent déjà « faire », et même très bien, avec le Bro Gozh.

Ce qui est vrai pour le Pays de Galles l’est aussi pour l’ensemble des autres équipes nationales présentes au Japon pour la Coupe du Monde de Rugby: chaque ville accueillant une équipe a mis en place le nécessaire pour faire apprendre l’hymne du pays accueilli, tuto sur le web, répétitions, etc…

Ce qui a donné lieu à certaines piques galloises du genre « Quand les Anglais nous disent que notre langue est imprononçable et que des Japonais chantent en gallois … » On pourrait d’ailleurs dire la même chose de ceux qui reprochent au Bro Gozh d’être en breton et d’en prendre prétexte pour ne pas le chanter ……

World Rugby, 16 septembre 2019

‘I’ve never experienced anything like it’ – 15,000 Japanese fans sing up for Wales

‘It’s astonishing,’ says former Wales captain Ryan Jones, as Kitakyushu Stadium becomes a sea of red for open training session.

KITAKYUSHU, 16 Sep – Wales turned the « city without a game » into a sea of red as their Rugby World Cup preparations were given a remarkable lift-off on Monday.

About 15,000 locals filled the Kitakyushu Stadium to watch the players complete a rigorous workout, having greeted their appearance with a rousing rendition of the Welsh national anthem, Mae Hen Wlad Fy Nhadau (Land Of My Fathers).

The crowd, with huge numbers wearing Wales rugby jerseys and waving red dragon banners, also sang Calon Lan, the hymn closely associated with the sport in Wales, from lyric sheets with Japanese lettering.

« I’ve never experienced anything like this in my career. It’s astonishing and really emotional, » said former Wales captain Ryan Jones, who is now performance director at the Welsh Rugby Union (WRU).

« The dream when we started this was to turn the city red and we’ve done that. They weren’t a host city and we wanted to bring the Rugby World Cup to them.

« Let’s put it into context. This isn’t a game, it’s a training session. It’s a Monday afternoon and there are around 15,000 people here. It has exceeded all our expectations.

« It’s been like hosting a party. We got up this morning and we were saying ‘oh, I hope it goes well and people will turn up’. Then to see the queues and the players’ faces when they came out, it was just magic. »

Jones, who won three Six Nations grand slams, has led coaching trips to Kitakyushu after the city missed out on staging a game, and approached the WRU with the offer of hosting the squad.

The city has embraced the team, with the Welsh dragon painted on buses, ‘Go Go Wales’ banners everywhere and locals walking around in Wales kit.

Queues, at times almost 1km long, formed outside the stadium on Monday, forcing Wales to delay the start of the training session.

« Seeing the players’ faces here, they didn’t comprehend it, » said Jones. « They have never seen anything like that and will remember it forever. »

 

Derby breton: un superbe Bro Gozh

Le bagad de Lorient présent sur le derby, sous la baguette du penn-soner, Christophe Le Govic, qui passera la main à la fin du mois de septembre. | THIERRY CREUX

Ouest-France, 1er septembre 2019

13 753 spectateurs ont fait le déplacement samedi, pour le match tant attendu contre Guingamp. Une rencontre qui se solde hélas par une défaite et trois interpellations dans le rang des Ultras.

Deux ans que ces deux Bretonnes, à l’histoire au long cours, ne s’étaient pas rencontrées. Samedi, 13 753 spectateurs ont fait le déplacement pour voir le match entre les équipes du FC Lorient et d’En avant Guingamp. Et peu importe si les deux formations évoluent désormais en Ligue 2. Un derby a ce goût si particulier… Comme le dit bien le speaker Alain Bossard : « Un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne. »

Cela commençait bien, sous le soleil exactement. Sur l’aire d’animations, la Bretagne est sur les drapeaux, les Gwenn ha du flottent lors de l’arrivée des Merlus. On sent de la sérénité, visiblement apportée par le nouvel entraîneur, Christophe Pélissier. Le bagad Sonerien an Oriant, qui évolue pour le coup dans l’élite, a accompagné le mouvement, sous la baguette de son penn-soner, Christophe Le Govic, en « poste » jusqu’en fin septembre.

Autour d’un jeu, Patrice et Bertrand, supporters de Guingamp, sont confiants. « La victoire », bien sûr, même si… L’ambiance est bon enfant.

Avec l’orchestre des sapeurs-pompiers du Morbihan, Morwenn Le Normand a interprété un superbe Bro Gozh, le premier d’une série de huit, lors des derbys bretons. | THIERRY CREUX

Sur la pelouse, avant l’entame du match, Morwenn Le Normand a chanté un superbe Bro Gozh, l’hymne breton, commun à nos cousins gallois, en compagnie de l’orchestre des sapeurs-pompiers du Morbihan.

(….)

Belle prestation de l’orchestre des pompiers du Morbihan pour le Bro Gozh, l’hymne breton qui accompagnera chaque derby. | THIERRY CREUX