Le Bro Gozh pour Skol Gouren Plouzane

Outre le tournoi sur sciure, les animations seront nombreuses dans la magnifique enceinte du fort du Dellec.

Outre le tournoi sur sciure, les animations seront nombreuses dans la magnifique enceinte du fort du Dellec. | OUEST-FRANCE

Ouest-France, 5 juin 2019

De beaux moments d’émotion sont attendus pour les cinquante ans du Skol Gouren Plouzané (Finistère), anniversaire qui sera célébré le samedi 15 juin, au fort du Dellec.

De beaux moments d’émotion sont en perspective pour les cinquante ans du Skol Gouren Plouzané, anniversaire qui sera célébré le samedi 15 juin, au fort du Dellec.

Pour cet événement, le club et ses bénévoles sont sur le pont. Ce sera bien sûr l’occasion d’accueillir les lutteurs et lutteuses de toute la Bretagne. Des animations exceptionnelles gratuites viendront enrichir son tournoi annuel dans ce magnifique site toute la journée.

Le Bro Gozh Ma Zadou interprété par Clarisse Lavanant

Clarisse Lavanant lancera les festivités à midi sur la scène du Dellec, pour un concert d’une heure, accompagnée par Jean-Marc Amis au piano. Puis, à partir de 13 h 15, défilé des jeunes lutteurs et lutteuses sur le site. Le Bro Gozh Ma Zadou, l’hymne breton, interprété par Clarisse Lavanant, résonnera ensuite dans l’enceinte du fort… Frissons garantis pour les lutteurs et les spectateurs.

Après le serment des lutteurs, place à la compétition et aux combats à 13 h 30. Des initiations aux jeux bretons seront proposées ainsi qu’un espace restauration : crêpes, galettes, grillades.

En début de soirée, il sera possible de déguster une bonne paella autour d’une table (uniquement sur réservation), au son du concert de My Bones Cooking.

Fest-noz en soirée

Dès 20 h, en parallèle, place au fest-noz avec le Centre breton d’art populaire, Hent Dall et le duo Fagon et Kivager.

Les lutteurs plouzanéens présenteront en musique une démonstration de gouren, Gourenix et le secret de la Roche Magique, dans la soirée !

Coupe de France: où est passé le Bro Gozh ?

Bretagne actuelle, 2 mai 2019

Comme toutes les Bretonnes et Bretons, j’ai été très heureuse de la victoire du Stade rennais. Mais ce moment merveilleux, « magique » comme l’ont exprimé tant de supporters, a été pour moi, je l’avoue, troublé par l’absence de toute référence sensible à la Bretagne.

Aucun chant de Bretagne et surtout aucune reprise de notre hymne national le « Bro Gozh ma Zadoù » ni à Rennes ni à Paris comme l’avait  fait en 2009 Stivell* accompagné de tous les supporters lors de cette Coupe de France bretonne.

Sur les quais  de la gare de Rennes, aucun Bagad pour accueillir « les héros » pas plus que sur le Champ de Mars ou Place de la Mairie. Certes, une marée de drapeaux du Stade rennais,  normal mais …seulement  quelques petits Gwenn ha Du perdus dans cette marée rouge et noire alors qu’il flotte aux quatre coins du monde et que les Bretons l’arborent à la moindre occasion, ici ou ailleurs !

Une distribution de Gwenn ha Du papier brandi avec celui du Stade rennais, aurait été certainement  très  bien accueillie, à l’image de celle réalisée en 2009, par la Région Bretagne lors de cette Coupe de France mémorable. Quel souvenir et quelle union !

Que s’est-il passé ?

J’exprime une totale incompréhension de la situation qui efface  la Bretagne alors que c’était une superbe et exceptionnelle occasion au niveau national et international, de  montrer  sa singularité, sa culture affirmée et reconnue sur tout le territoire avec des retombées économiques certaines. C’est aussi une image forte de laBretagne réuniequi a été supprimée du regard de tous.

Danièle NOVELLO-FLOC’HLAY

Le Télégramme : le Bro Gozh porte malheur …. au Stade Rennais !

Comme quoi , certains journalistes semblent disjoncter dès qu’ils parlent foot …

Le Télégramme et le Mensuel de Rennes ont sorti un numéro spécial consacré au Stade Rennais à la veille de sa rencontre contre le PSG au Stade de France .

Et au détour de cette publication, on tombe sur ce petit pavé où l’on apprend que le Bro Gozh porterait malheur au Stade ….. Dans le genre ridicule et plein de sous-entendus quelque peu nauséabonds… On suppose que l’auteur de ces quelques lignes voulait faire de l’humour … en tout cas, c’est nul !

Quand on arrive au RCV, on apprend le Bro Gozh !

Maëlan Rabut rejoint Vannes pour trois saisons

Ouest-France, 3 avril 2019

C’était annoncé depuis quelques jours, c’est désormais officiel. Le jeune arrière de Massy (22 ans) Maëlan Rabut s’est engagé pour trois saisons avec le RC Vannes.

Il sera Vannetais jusqu’en 2022. Maëlan Rabut (22 ans, 1,94m pour 92 kg) rejoindra le RC Vannes à partir de la saison prochaine. L’Espoir de Massy, qui a disputé 22 rencontres avec son club cette saison au poste d’arrière, rejoindra donc le RCV pour trois saisons. Une bonne nouvelle pour le club breton, alors que son arrière et capitaine Anthony Bouthier rejoindra Montpellier et le Top 14 la saison prochaine.

Sur le site du club, Maëlan Rabut a livré ses premières impressions : « Je suis très content de m’inscrire dans le projet d’un club ambitieux qui compte sur moi. Le RCV dispose d’infrastructures, d’un staff et d’un cadre de vie propices à mon épanouissement rugbystique et humain. »

Le jeune homme a également débuté son opération séduction, annonçant vouloir apprendre le Bro Gozh, l’hymne du club, avant son arrivée : « Je suis impatient de découvrir la Bretagne, Vannes et ses supporters. J’espère pouvoir apporter ma contribution afin que le club continue de grandir et puisse atteindre ses objectifs. Je vais tenter d’apprendre le Bro Gozh d’ici là… ! »

Roazhon Park: le Bro Gozh pour Rennes – Arsenal

Ouest-France, 7 mars 2019

Vidéo Jean-Pierre Prioul

Stade Rennais – Arsenal. Un truc dingue, un truc complètement dingue

Le Stade Rennais, mené dès la 3e minute de jeu, a surclassé Arsenal et s’offre désormais, avec deux buts d’avance, le droit de rêver à une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa. C’est inédit. C’était inouï.

Sans doute on retiendra, à vie, l’arrivée de ce bus rouge et noir dans la fournaise, la fumée des fumigènes craqués, le port de tête de Benjamin Bourigeaud, altier, à sa sortie du bus, Hatem Ben Arfa souriant, portant son sac à dos à la main comme un pupille son baluchon, il est déconcertant, les écharpes tendues pendant le Bro gozh ma zadoù, ces salariés du SRFC qui disaient, émus en vrai, avoir attendu ce moment toute leur vie, ce soleil qui prend congé là-bas derrière, les drapeaux se lever partout, le rouge, le noir, le blanc à 360 degrés. Ça avait de la gueule, vraiment. Ce Roazhon Park, quand il se hisse au niveau européen, a une élégance folle.

19 h 37, Bourigeaud fait s’embraser le Roazhon Park

Alors, forcément, quand Iwobi a enroulé sa frappe, délesté d’un marquage douteux du capitaine rennais Benjamin André, qu’il a déposé le ballon avec un toucher magnifique dans le petit filet de Koubek (0-1, 4e), le rappel à une forme de réalité a été brutal. On jouait depuis 182 secondes. 182 secondes. On a repensé à ces files d’attente à la billetterie, ce qui est un peu vachard.

On avait déjà bien compris la problématique, à vrai dire, qui se posait à Julien Stéphan : elle était double. Athlétique, d’abord. Et cette fois, la tactique n’y pourrait rien. La tonicité des Anglais, l’explosivité dont ils ont fait preuve à la récupération du ballon puis dans les phases de transition, leur supériorité dans l’impact, ont fait vaciller le SRFC presque à chaque fois. Et quand vous avez un Özil, même en marchant, qui distille les ballons, tout devient très compliqué. Pour ne pas sombrer, le Stade Rennais avait Koubek, auteur de deux parades devant Torreira (12e) et Iwobi (23e), quand Mustafi ne manquait pas le cadre d’un rien (30e)Autre problématique, surtout : l’inhibition des Rennais. Et là, il fallait donc au SRFC, mené, un autre ingrédient : le coeur, l’âme, le public, ses supporters, encore plus d’électricité, de fronde. Des coups de pied arrêtés. Le pied chaud d’un Grenier sur coup franc (comme à la 14e, de 35 mètres, juste au-dessus), d’un Ben Arfa obligeant Cech, cher Petr, à se détendre (34e). Qu’il est grand ce bonhomme. Il fallait jouer, jouer, encore jouer. C’est aussi l’incroyable culot de Julien Stéphan, qui a sans cesse demandé à ses joueurs de remonter le bloc.

Le but de Bourigeaud a lancé les festivités au Roazhon Park. | THOMAS BRéGARDIS/OUEST-FRANCE

Il fallait la folie d’Hatem Ben Arfa. Cette percée à la 42e pour lancer Sarr, enfin, fauché par Sokratis qui héritera d’un second carton jaune, donc d’un rouge. Et dans la foulée, donc, ce coup franc de Bourigeaud, repoussé, qu’il a suivi pour mettre la frappe de sa vie en pleine lucarne (42e). Il était 19 h 37. Le Roazhon Park s’est embrasé. Une folie absolue. Et Rennes a alors joué les yeux dans les yeux avec Arsenal. Zeffane (47e), Bourigeaud (49e, 50e, 56e, 59e), après autant d’accélérations prodigieuses de Sarr côté droit, auraient pu doubler la mise face à des Londoniens réduits à dix, rappelons-le. L’international sénégalais aurait pu aussi, d’ailleurs, à l’heure de jeu, mais Cech est Cech. Ben Arfa sur coup franc (62e). Mais Cech est Cech.

Tournoi des 6 nations: quand l’hymne national gallois s’imposa à Arms Park, Cardiff

En cette période de Tournoi des 6 nations, l’occasion de rappeler que l’hymne national gallois, Hen Wlad fy Nhadau, dont s’inspire l’hymne national breton, Bro Gozh ma Zadoù,, s’imposa contre le God save the Queen anglais, le 23 mars 1968, lors de la rencontre Pays de Galles – France, à Arms Park, à Cardiff. Un moment historique qui devait aboutir après diverses péripéties à son interprétation généralisée au Pays de Galles en lieu et place du God save the Queen désormais interprété uniquement dans des conditions particulières, notamment lors des visites de la famille royale.