Football : quand un joueur gallois découvre que la Bretagne et le pays de Galles ont le même hymne

Nation Cymru, 3 août 2022

When Spurs player Joe Rodon signed on a season-long loan to Rennes, little did the Welsh international defender realise that every time he steps out at the French club’s home ground, Roazhon Park, he will hear a very familiar tune.

Rennes is the capital of Brittany in north west France and the Ligue 1 club’s anthem, which is also the national anthem of Brittany, is played at every home match.

During the first interview Rodon gave to his new club, it was explained to him that the anthem – Bro Gozh ma Zadoù – has the same tune as the Welsh national anthem, Hen Wlad Fy Nhadau.

Breton is the Celtic language of Brittany, and in Breton the anthem’s title is the same as the Welsh version – Old Land of My Fathers.

The Breton lyrics were the creation of François Jaffrennou in 1897, and the music was courtesy of James James, from Pontypridd – the composer of Hen Wlad Fy Nhadau.

The Breton national anthem is also often played during major sporting events in the French region – including at all Rennes home games.

It’s thought that the tune was chosen as the Breton national anthem to celebrate the friendship between the Welsh and Bretons at a Congress of the Union Régionaliste Bretonne held in Lesneven in 1903.

And it’s not just the anthem – there are also a number of other similarities between the two cultures.

Welsh and Breton are Brythonic languages and so are also linguistically similar.

There are many Welsh towns twinned with towns in Brittany:
Carmarthen with Lesneven.
Aberystwyth with Saint-Brieuc.
Towyn and Kinmel Bay with Guidel.
Dolgellau with Guérande.
Caernarfon with Landerneau.
Harlech with Riec-sur-Belon.
Pontardawe with Locminé.
Fishguard with Loctudy.
Newport, Pembrokeshire with& Plouguin, Finistère.
Crickhowell with Scaër.
Llanidloes with Derval.
Mumbles with Hennebont.
Rhuthun with Briec de l’Odet
St. Asaph with Begard.
Llanfairfechan with Pleumeulec.
Brecon with Gouesnou.
Cardiff with Nantes.

Wales and Brittany also form part of six Celtic nations, alongside Ireland, Scotland, the Isle of Man and Cornwall.

And for good measure, the Cornish anthem, Bro Goth Agan Tasow, is also sung to the same tune as Hen Wlad Fy Nhadau.

We reckon that should be plenty to make Joe Rodon feel right at home!

Le Bro Gozh, celte ou pas celte ?

C’est la question pour le moins bizarre et anachronique qui est posée, parmi d’autres, au cours de l’exposition « Celtique ? » proposée par le Musée de Bretagne à Rennes.

Le Quotidien (Luxembourg), 2 août 2022

L’une des pièces de l’exposition montre un rassemblement de druides à Saint-Brieuc, en 1906. «Adieu les mythes?», interroge pourtant le musée de Bretagne. (Photo : collection musée de bretagne)

Pour avoir questionné l’image d’une «Bretagne celtique», une exposition crée la polémique à Rennes, s’attirant les foudres du musicien Alan Stivell et d’un professeur d’université.

L’idée du musée était de répondre à la question : pourquoi la Bretagne est le territoire en France qui incarne le plus l’héritage celtique?», a expliqué Corinne Poulain, directrice générale des Champs Libres, le bâtiment qui abrite le musée de Bretagne, à Rennes, où se tient l’exposition «Celtique?» depuis le 18 mars. La culture celtique n’est en effet pas spécifique à la péninsule armoricaine. À l’âge de Fer, les populations appelées «Celtes» occupaient une large partie de l’Europe, au Ier millénaire avant notre ère.

Après une riche partie archéologique, avec pièces, statuettes et couteaux de l’âge de Fer, l’exposition explore l’évolution de la «construction d’un récit celtique», du Moyen Âge au XIXe siècle, puis les régionalismes et nationalismes du XXe siècle. En conclusion, un panneau intitulé «Alors, adieu les mythes?» évoque la «construction longue, non linéaire, mais particulièrement volontaire» de l’image d’une «Bretagne celtique» née d’un «besoin universel de se différencier», «quitte à créer de toutes pièces un héritage». «Il n’y a pas de filiation directe entre les faits culturels d’aujourd’hui et ceux des populations de l’Antiquité», assène alors la conclusion.

«Manipulation des esprits»

«C’est un peu la thèse que la Bretagne a été créée au XIXe siècle», regrette un membre du comité scientifique de l’exposition, sous couvert de l’anonymat, en se disant «un peu gêné» par certains panneaux découverts lors de l’inauguration.

Fin mai, le musicien et militant de la culture celtique Alan Stivell, parrain de l’exposition, a claqué la porte en vilipendant une «manipulation des esprits» et un traitement biaisé. «Beaucoup trop d’éléments sont montrés de façon sectaire et idéologique», a-t-il dénoncé sur Facebook.

Un professeur monte au créneau

Un mois plus tard, c’est un professeur de culture et langue bretonnes à l’Université de Rennes 2, Ronan Le Coadic, qui a pointé des «falsifications» dans un long article intitulé Manipulation idéologique au musée de Bretagne. «Comment peut-on dire qu’il n’y a pas de filiation culturelle quand il y a une filiation linguistique?», interroge le sociologue dans un entretien, en soulignant la filiation attestée entre le breton et les langues celtiques de l’Antiquité.

En outre, «il est faux d’affirmer que l’image de la Bretagne celtique serait simplement la construction de Bretons», estime-t-il. Car ce sont les auteurs français qui «ont collé l’étiquette « celtique » sur les Bretons afin de souligner leur sauvagerie et leur arriération», le mouvement breton ayant simplement cherché à «inverser le stigmate», selon lui.

Des corrections à venir

Le professeur regrette également que les travaux d’ethnologie de Donatien Laurent, montrant une filiation entre un rite celtique et une procession religieuse catholique, n’aient pas été pris en compte. «Il n’y a pas de jugement de valeur», tempère Corinne Poulain. «On part du principe que toute culture est issue d’une fiction et d’une réalité», assure-t-elle, tout en reconnaissant «quelques maladresses» et des «adjectifs un peu déplacés».

L’exposition sera corrigée durant l’été, promet la directrice. «Notre but n’est pas de nourrir la polémique. On en est désolé car ça nuit à l’objet de l’exposition qui est de transmettre des connaissances», explique-t-elle. La conclusion, «trop fermée» et en contradiction avec certaines parties de l’exposition, sera notamment «étoffée» et «mise en perspective», promet-elle.

Une définition très large du «celtisme»

Une série de questions-réponses, tout au long de la visite, sur le thème «Celte/pas Celte» devrait également être modifiée : le roi Arthur et l’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù («Vieux pays de mes pères»), y étaient qualifiés de «pas celtes» car pas issus de l’âge de Fer. Des réponses d’autant plus surprenantes que plusieurs scientifiques, interrogés en début d’exposition, donnaient une définition très large du «celtisme», en fonction de leur discipline. (….)

De Mordelles à Pleyber-Christ en passant par Baden, Quéven ou Rennes, on chante le Bro Gozh !

Quelques exemples de ces derniers jours ….

Ouest-France, le 10 mars 2022

Mordelles

L’association Orgue et musique accueillera la chorale Divertiflume le 20 mars. Ce moment musical sera l’occasion de marquer le 20e anniversaire de la chorale et la reprise de ses activités après plus d’un an d’interruption en raison de la situation sanitaire.

Les choristes, issus de différentes communes du territoire, se retrouvent à nouveau, tous les jeudis matin à L’Hermitage, pour préparer un programme concocté par leur chef, Pierre Gauthier.

Accompagnés par l’orchestre à cordes de la Flume dirigé par Marie Stanquic, les chanteurs interpréteront un répertoire éclectique, allant d’hymnes traditionnels comme Sakura ou le Bro Gozh ma zadoù à des airs classiques de Verdi. La chanson française ne sera pas oubliée avec des interprétations de Ferrat ou Aznavour.  Cet intermède musical est une invitation à se retrouver , indiquent les organisateurs.

20 minutes, le 17 mars 2022

Rennes

Le tifo sorti par les ultras du RCK lors du derby breton entre le Stade Rennais et le FC Nantes le 22 août 2021. – C. Allain / 20 Minutes

Stade Rennais-Leicester : Comment le glacial Roazhon Park est devenu chaud bouillant….

(….)

L’ambiance n’a pourtant pas toujours été aussi chaleureuse, route de Lorient. Le public rennais, réputé exigeant et spectateur, n’a pas toujours été enclin à se lever de son siège gris (ou bleu, ou vert). « Le public est à l’image de la Bretagne. Il est fidèle mais pas exubérant. Nous ne sommes pas les plus bruyants, mais nous avons toujours été là, même dans les moments difficiles », assume Gaël, supporter rennais depuis plus de quarante ans. Pour ce fidèle, le changement de nom et le remplacement des sièges en 2015 ont aidé à transformer le Roazhon Park. « C’est plus chaleureux. Avant, je trouvais l’ambiance froide. Maintenant, il a de la gueule, c’est devenu notre jardin ». Un exemple : les tifos extraordinaires du RCK. « Ça fait notre renommée dans le monde entier ! » Speaker du club depuis 2004, Alain Rousseau confirme. « Je pense que c’est une somme de petites choses. La couleur des sièges, le nom mais aussi la sonorisation ou les marqueurs comme le Bro Gozh. Je pense que le public rennais apprécie les joueurs qui s’identifient au club. On a eu Costil, Danzé, André. Aujourd’hui, il y a Bourigeaud, Laborde sans doute aussi ». Côté ambiance, le speaker apprécie particulièrement les jeudis soir, notamment depuis un match de qualification face à Astana. « L’affiche n’était pas folle mais tous ceux qui étaient là s’en souviennent. C’est ce match qui nous permet de voir Séville et Arsenal. Les émotions étaient fortes alors que par le passé, on en était un peu sevré ». (….)

Ouest-France, le 10 mars 2022

Quéven

Aux Arcs, mardi soir, Gérard Le Breton, Pierre Le Gal et Michel Le Coz ont conquis le public. | OUEST-FRANCE

Mardi, devant environ 150 personnes, réunies à la salle des Arcs de Quéven, le conférencier quévenois, Michel Le Coz, a retracé l’histoire de la langue bretonne depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours.

Le public attentif a été conquis par cet exposé intéressant et très séduisant. À la fin de la conférence, le public s’est levé pour chanter en chœur Bro Gozh ma Zadoù.

Il est resté debout par solidarité pour écouter et pour découvrir la vidéo d’un artiste ukrainien qui jouait l’hymne national d’Ukraine pour ses concitoyens réfugiés dans les couloirs du métro pour se protéger des bombes.

Ouest-France, le 23 mars 2022

Baden

L’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù, a été interprété par les choristes du Chœur de Baden et joué par le bagad. | OUEST-FRANCE

Dimanche, la municipalité et huit associations ont piloté une fête avec scénographies, chants et danses dans un lieu unique à Pen-Mern : le lavoir et la fontaine Maria, dénommée ainsi sur un aveu de 1644 dans des écrits sur la seigneurie de Bois-Bas.

« Retrouvé grâce à des témoignages d’anciens du secteur, ce site a demandé 170 heures de travail à une équipe de bénévoles de l’association pour le nettoyer », a expliqué Joël Bignon, président du Panier badennois.

Il a, effectivement, fallu de longues fouilles et de difficiles travaux pour dégager le lavoir des pierres et de la terre qui le remplissait ; la fontaine a été plus facile à dégager.

La journée, qui a attiré plus d’une centaine de personnes, a débuté par l’hymne breton, le Bro Gozh ma Zadoù, chanté par les choristes du Chœur de Baden et joué par le bagad. L’après-midi, se sont succédé différentes animations.

Le Télégramme, le 24 mars 2022

Pleyber-Christ

Plus de masque, les choristes ont retrouvé le sourire ici avec la cheffe de choeur Yo Van Bouwel (à gauche)

Après deux mois d’interruption, la chorale Cantaree a repris de façon « normale » les répétitions le mercredi à partir de 19 h 45, sous la direction de Jo Van Bouwel, cheffe de chœur, assistée de Didier Dréau à la guitare. Une trentaine de choristes y sont inscrits. Ils résident pour la majorité à Pleyber-Christ et quelques-uns viennent de l’extérieur (Botmeur, Berrien, Plourin-les-Morlaix, Saint-Thégonnec-Loc-Eguiner, Plounéour-Ménez, Sainte-Sève, Saint-Martin-des-Champs et Morlaix).

Les quatre pupitres sont bien représentés (cinq ténors, cinq basses, sept altos et sept sopranos). Les apprentissages sur les voix et la respiration sont appréciés des participants.

Les choristes travaillent sur une nouvelle version de l’hymne national breton « Bro Gozh ma Zadoù » qui sera chanté à l’occasion de la Fête de la musique. Outre la participation à cet événement, la chorale envisage de se produire à la maison de retraite. Le déplacement à Lostwithiel, en lien avec le comité de jumelage, est toujours d’actualité.

Les personnes intéressées par le chant peuvent intégrer le groupe.

Pratique

Contact : tél. 06 26 92 08 90.

Rennes: le Bro Gozh sifflé par les supporters du PSG

Ouest-France, 3 octobre 2021

La joie et la rage de Meling et Laborde | THOMAS BRÉGARDIS / OUEST-FRANCE

On s’attendait à un jeu de massacre dans un stade sans ambiance en raison de l’absence du RCK et de ses meneurs, décidée après le vol de leur bâche totem et de l’agression de leur membre. On a vécu un exploit majuscule du Stade Rennais dans un Roazhon Park bouillant, qui a poussé fort durant toute la deuxième mi-temps, certes bien aidé par le scénario d’un match fou.

Les tribunes debout ont tremblé lors du « Qui ne saute pas n’est pas Rennais ». Et quand le but de Mbappé a été refusé, c’est une explosion de joie qui a accompagné la décision de la VAR. À noter aussi la magnifique ovation pour Flavien Tait quand il est sorti.

(….)

Aucun incident n’a été à déplorer dans le stade malgré les provocations des Ultras parisiens, en première mi-temps, chantant « Elle est où ta bâche, RCK », en référence au vol de la bâche totem du groupe de supporters rennais la semaine passée. Regrettable aussi, les sifflets durant le Bro Gozh, l’hymne breton chanté avant le coup d’envoi.

(….)