Les Zazous du Bro Gozh ……

Ouest-France, 27 février 2021

Midi Z’olympique

Le bihebdomadaire Midi Olympique, spécialisé dans le rugby, a publié une brève dans son édition de lundi, sur le RCV. Sous l’intitulé « Hymne breton envers et contre tout », on pouvait lire : « Depuis l’avènement du RCV dans le monde professionnel, chaque rencontre de Pro D2 à La Rabine est précédée de l’hymne breton, « le Bro Gozh ma Zazou » repris en chœur par le public » Ma doué ! Le Bro Gozh ma quoi ? Les Zadoù (pères) qui s’font traiter de Zazou. Drôles de zozos au Midi Z’olympique !

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Vannes. Les supporters du RCV retrouvent le Bro Gozh !

Ouest-France, 4 septembre 2020

La Rabine a retrouvé sa fièvre du vendredi soir avec la reprise du championnat de Pro D2 même si le Covid et l’avancée de l’heure des matchs à 19 h l’ont privé de faire le plein. L’ambiance y était !

Le penn soner du bagad de Vannes Étienne Chouzier a chauffé l’ambiance avant le Bro gozh repris par les supporters en tribune. | OUEST-FRANCE

« On va faire comme si nous étions 8 000 ! » S’ils n’étaient qu’un peu moins de 5 000 à retrouver les tribunes de la Rabine pour le premier match à domicile de la saison de Pro D2, les supporters du Rugby-club de Vannes ont réussi à se faire entendre malgré le filtre du masque obligatoire. « Enfin ! », souffle Gérard Dubreuil qui brandit son drapeau bleu et blanc depuis deux ans dans la tribune Nord.

« Ni Breizhiz a galon karomp hor gwir vro… » A 19 h, le Bro gozh ma zadoù raisonne enfin dans la Rabine. Les supporters cherchent sur la pelouse son chanteur Philippe Leray, mais il est resté en tribune. Une des nombreuses mesures imposées par le nouveau protocole « Covid ». Qu’importe, l’émotion est la même et à l’oreille, difficile de percevoir les 3 000 voix manquantes. C’est que les supporters n’ont pas vu jouer les hommes de Jean-Noël Spitzer depuis le 28 février dernier en compétition. « Nous étions 2 000 la semaine pour le match amical contre Angoulême, ça nous a permis de retrouver l’ambiance », apprécie un supporter.

Dans la tribune d’honneur, la direction note que cette première rencontre a aussi permis de mettre en musique ce premier match du championnat à domicile. Et comme les percussionnistes de l’Erming glas, le club des supporters du RCV, ou du penn sonneur Étienne Chouzier venu chauffer l’ambiance avec sa cornemuse, les supporters se sont mis au diapason. « Il y avait 5 000 personnes, mais en ressenti, on était bien à 8 000 ! », s’amuse un amateur de prévisions météo qui prévoit encore une belle saison pour le RCV. Les joueurs ont confirmé avec une première victoire à domicile.

Confinement : le Bro gozh ma zadoù jazzy de Philippe Leray

Le Télégramme, 22 avril 2020

L’hymne breton, version jazzy. C’est la dernière production de Philippe Leray, chanteur bien connu des spectateurs du stade de la Rabine, qui entonne le Bro Gozh Ma Zadoù, à chaque match du RCV. Il vient d’en produire une version très personnelle, pour répondre à l’appel du comité Bro Gozh Ma Zadou.

C’est l’opération « Bro Gozh ». Ça sonne comme un nom de code, mais ça ressemble plutôt à un ralliement. Bretons du monde entier, confinés à domicile, par la faute d’un vilain virus, ralliez-vous sous le panache de l’opération « Bro Gozh », lancée dans le cadre de la pandémie du coronavirus, par le comité éponyme, chargé de promouvoir, à travers la planète, l’hymne breton. Chaque Breton, du fond de son confinement, peut enregistrer sa version de l’hymne et poster le résultat sur le site du comité Bro Gozh Ma Zadoù. Un tel appel ne pouvait rester oreille morte, quand on s’appelle Philippe Leray, que l’on chante, depuis quatre ans, à chaque match à domicile du RCV, le Bro Gozh Ma Zadoù et surtout qu’on le fait chanter à tout un stade, à gorge déployée.

« De façon très spontanée »

« J’ai enregistré cette version dimanche matin », explique Philippe Leray. « De façon très spontanée. Je trouvais plutôt sympathique l’idée du comité de faire participer les gens et de les inciter à produire leur version de l’hymne breton. J’ai d’abord chanté la version classique, celle que je chante à la Rabine, et puis je me suis mis au piano, afin de produire une version plus jazzy. J’ai fait ça en dilettante, de façon très spontanée ».

La version de Philippe Leray va rejoindre celles de Nolwennn Korbell, JC Guichen, celle, venue de Lyon d’une jeune chanteuse confinée, ou d’un chanteur quimperlois. Ça permet aussi de patienter jusqu’au prochain match à domicile du RCV, qui finira bien par arriver un jour. Car comme le reconnaît volontiers Philippe Leray, « ce qui manque, c’est l’ambiance de la rabine et le spectacle qu’offrent les joueurs ».

Vannes. Le Bro gozh, version piano, de Philippe Leray, fait un carton

Ouest-France, 20 avril 2020

Le comité Bro gozh ma zadoù, qui promeut l’hymne breton, a lancé un appel à interprétation libre dans le cadre du confinement. La version de Philippe Leray, qui chante le Bro gozh ma zadoù lors des matchs du Rugby club de Vannes en Pro D2 est superbe.

L’hymne breton, Bro gozh ma zadoù (vieux pays de mes ancêtres) et le Hen Wlad Fy Nhadau, hymne national gallois ont les mêmes sonorités. Aussi, lorsque le Lorientais Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro gozh ma zadoù qui promeut notamment l’hymne breton, a découvert 70 à 80 000 Gallois chantant devant leur porte, en plein confinement, l’idée a vite germé d’en faire autant en Bretagne. « Bien sûr, c’est moins prégnant ici, donc on a invité les personnes à transmettre des vidéos publiées ensuite sur Youtube, Facebook, Twitter… ».

Des particuliers, artistes comme Nolwenn Korbell, Morwenn Le Normand… ont répondu présents. Des versions métal-rock, classique, regga… ont vu le jour. À Rennes, ce sont les habitants de la rue Saint-Hélier qui se sont mis à leurs fenêtres… Mais, cette initiative n’aurait pas été totale sans la participation de Philippe Leray, qui interprète le Bro gozh ma zadoù avant chaque rencontre du Rugby club de Vannes en Pro D2 de Rugby. Jacques-Yves Le Touze l’a donc sollicité jeudi dernier « avec la volonté de faire exister notre hymne dans une période compliquée. »

Le Vannetais Philippe Leray ne s’est pas fait prier, lui qui, depuis quatre ans emmène avec lui le public de La Rabine. « J’avais fait une version très classique, proche de celle du stade, note l’intéressé. Et puis, le week-end, je me suis mis au piano et c’est venu comme cela. Je me suis laissé à faire une version différente, plus moderne, en totale liberté, sans rajouter de fioriture. » Et sur les réseaux sociaux, « cette version moins solennelle » rencontre le succès. En totale adéquation avec la volonté de l’intéressé de démontrer « à travers une approche culturelle et non folklorique », comme il le fait depuis quatre ans avec le rugby, que la Bretagne est moderne, ouverte sur le monde.

Contact pour transmettre vos interprétations : 06 09 71 01 91 ou brogozh@mel.bzh

 

Rugby club de Vannes : quand le stade de La Rabine vibre au son du « Bro Gozh »

Actu.fr, 11 octobre 2019

Avant chaque rencontre à domicile du Rugby Club de Vannes (Morbihan) en Pro D2 au stade de La Rabine, Philippe Leray interprète le « Bro Gozh ».

Philippe Leray sur la pelouse du stade de La Rabine à Vannes (Morbihan). Quelques minutes avant qu’il interprète le « Bro Gozh ». (©Actu Morbihan)

Les voitures défilent lentement sur le port de Vannes (Morbihan) alors que des centaines de personnes marchent dans une et même direction, ce vendredi 4 octobre 2019.

Aucun doute, c’est un soir de match à La Rabine. Ce soir-là, le Rugby Club Vannes (RCV) accueille Aurillac (Cantal) pour le compte de la sixième journée de Pro D2. Le coup d’envoi sera donné à 20 heures. Et à une demi-heure de la rencontre, Philippe Leray se tient là, au pied de la tribune honneur.

Comme tous les soirs de match à domicile depuis maintenant quatre ans, il attend qu’on lui ouvre le portail pour accéder à la pelouse. Les tribunes se remplissent petit à petit alors que le bagad d’Auray fait un tour de stade pour réchauffer l’ambiance.

L’entrée sur la pelouse

Il est 19 h 45, Philippe Leray entre sur le bord de la pelouse. Il salue le staff, lève la main en direction des tribunes et patiente tranquillement, sereinement. Il attend son moment. Le speaker fait monter l’ambiance avant d’annoncer les compositions d’équipes. Il est 19 h 56, les joueurs ne vont pas tarder à entrer sur le terrain et le speaker indique : « Il est l’heure du Bro Gozh avec Philippe Leray. »

Sous les applaudissements, ce dernier se rend au milieu de la pelouse et récupère le micro. Après une bouffée de respiration, il entame le « Bro Gozh » et le stade fait silence.

Il finit sa prestation la main sur le cœur. Le stade applaudit chaleureusement, Philippe Leray salue à nouveau la foule et regagne les tribunes pour suivre la rencontre avec ses amis.

Supporter du RC Vannes depuis 26 ans, Philippe Leray, 58 ans, revient sur cette désormais tradition :

Quand le RCV est monté en Pro D2, le directeur général de l’époque m’a contacté moi et mon ami Stéphane Le Follic pour monter des animations autour du stade afin de mettre en avant la culture bretonne dans le monde professionnel du rugby. Et donc, dès le premier match à domicile, il fallait faire des essais micro. Et j’ai chanté le « Bro Gozh ». Il est venu me voir en me demandant si je me sentais capable de le chanter à tous les matchs devant le stade plein.

Des touches de la culture bretonne

Cette proposition, Philippe n’a pas hésité à l’accepter :

J’ai une formation de chanteur lyrique. J’ai été pendant quinze ans soliste baryton dans une compagnie amateur de Vannes.

Les deux amis ont également répandu la culture bretonne en diffusant des jingles lors des essais ou pour annoncer la mi-temps. « C’est l’extrait d’un CD du bagad de Lann Bihoué », sourit Philippe. « On a essayé de ramener des touches de la culture bretonne. » Et elle s’y ressent.

« On sent que ça monte, c’est extra »

Entouré du meilleur public de France — élu lors de la Nuit du Rugby par la Ligue Nationale en septembre 2018 — Philippe Leray, ressent une ambiance particulière lors de son interprétation : « Dès que le refrain arrive, on sent que ça monte, c’est extra. »

S’il doit ressortir un souvenir particulier, c’est le dernier match de la première saison : « Il nous fallait absolument une victoire pour se sauver. C’était face à Bourgoin-Jallieu. Avoir eu le privilège d’effectuer ce dernier chant de la saison où on a donc assuré le maintien pour notre première saison en professionnel, c’était une fierté. »

NPBGmZ: pour mémoire, le RCV a reçu en septembre 2017 le Prix Bro Gozh.