Mikael Bodlore-Penlaez: Dihunet out bremañ, ma Breizh!

Mikael Bodlore-Penlaez au ventre. Photo Michel Thierry

Texte lu par Mikael Bodlore-Penlaez lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017 à la Cité des Congrès de Nantes.

Merci au comité Bro Gozh pour ce prix et à Tri Yann pour ce merveilleux moment que nous passons ensemble.

Des hymnes nationaux, on ne retient souvent que le refrain. Les accents guerriers occultent la poésie et l’âme des peuples qui les chantent.

Le Bro Gozh ma Zadoù n’échappent pas à la règle.

Pourtant il est à la fois un symbole de culture en perpétuelle mouvement, de lien entre les nations celtiques et des aspirations culturelles et politiques des Bretons.

Mais il est avant tout l’un des vecteurs de la poésie de la langue bretonne, il parle de montagnes et de vallées, de complaintes tristes et de chants plaisants. Son dernier couplet dit de la Bretagne que : « sa langue est restée vivante à jamais, son cœur ardent bat toujours en son sein. »

En 1898, l’auteur du texte de l’hymne breton, Taldir Jaffrenou concluait par « Tu es réveillée maintenant ma Bretagne ! ». Cela reste toujours vrai, mais c’est à nous Bretons de vivifier notre pays de Brest à Nantes, de semer notre langue pour qu’elle fasse encore germer sa poésie à travers le monde.

Trugarez da boellgor Bro Gozh eivt ar priz-mañ ha da strollad Tri Yann evit an abadenn dreist emaomp o vevañ holl asembles.

Gant ar c’hanoù-broadel e vez dalc’het soñj, peurliesañ eus an diskan nemetken. Kuzhet e vez barzhoniezh hag ene ar pobloù gant ar c’homzoù brezel.

Ar memes reolenn a zo gant ar Vro Gozh.

Kouskoude ez eo war un dro un arouez eus ar sevenadur bev, eus al liammoù etre ar broadoù keltiek, hag ivez eus klemmoù sevenadurel ha politikel ar Vretoned.

Met dreist pep tra eo ar Vro Gozh un doare da ziskouez pegen brav eo barzoniezh ar yezh. Kaoz ez eus ennañ eus ar menezioù hag an traoñiennoù, eus gwerzioù trist dudius o sonioù. Er fin ar c’han e vez lâret diwarbenn Breizh « he yezh a zo bepred ken bev ha biskoazh, he c’halon virvidik a liamm c’hoazh ‘n he c’hreiz. »

E 1898, aozer pozioù ar Vro Gozh, Taldir Jaffrenou e anv, a lâre « Dihunet out bremañ, ma Breizh! ». Chom a ra gwir atav. Met deomp eo Bretoned da reiñ buhez d’hor bro eus Brest betek Naoned, deomp da hadañ hor yezh evit ma tiwano he barzhoniezh dre ar bed a bezh.

Prix Bro Gozh 2017: retour en images

Merci aux photographes Michel Thiery, Serge Jacob et Caludie Poirier

Lena Louarn: Que le Bro Gozh résonne aux cinq coins de la Bretagne !

Lena Louarn, seconde en partant de la gauche, lors de la remise des prix le 12 mai à Nantes. Photo Michel Thierry.

Contribution de Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017, à la Cité des Congrès de Nantes.

« Bro gozh ma Zadoù » eo kan Breizh a-bezh ha kar eo da gan Kembre « Hen Wlad fy Nhadau » e-giz ma oar an holl : plijet bras on e vefe aozet al Lid amañ e Naoned evit roidigezh priz 2017, Naoned kêr-benn istorel Breizh ha kêr gevellet gant Kerdiz, kêr-benn Kembre.
Muioc’h-mui e vez kaset kan Breizh da vare lidoù ofisiel pe darvoudoù sport liesseurt. Kement-se zo deuet a-drugarez da lazoù-kanañ, strolladoù kar-o-yezh ha kanerezed ha kanerien ampart, evel Tri Yann an Naoned, enoret er bloaz-mañ, o deus brudet ar Vro Gozh abaoe pell hag a ra atav.

Ra vo ar Bro Gozh liamm an holl Vretoned ha ra dregerno e pemp korn ar Vro !

Le « Bro Gozh ma Zadoù » est l’hymne de toute la Bretagne et comme tout le monde le sait, c’est aussi l’hymne de nos cousins du Pays de Galles : la remise du prix 2017 à Nantes a tout son sens dans cette ville capitale de la Bretagne historique et, je le souligne, jumelée à la capitale du Pays de Galles, Cardiff.
Notre hymne est de plus en plus utilisé dans les cérémonies officielles et dans divers évènements sportifs. Cet engouement doit beaucoup aux interprétations de grande qualité délivrées par des chorales,  des groupes musicaux brittophones, ou non, mais amoureux de la langue bretonne, des chanteuses et chanteurs célèbres tel que le groupe « Tri Yann an Naoned » honoré cette année. Ils ont contribué à répandre l’hymne au-delà de nos frontières et à faire connaître une Bretagne belle et engageante.

Que le Bro Gozh ma Zadoù soit le lien de tous les Bretons et résonne aux cinq coins de la Bretagne !

Lena Louarn

Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne en charge des langues de Bretagne
Bez Prezidantez Kuzul rannvro Breizh e karg ar yezhoù Breizh

 

Jean-Michel Le Boulanger: le Bro Gozh, un hymne au respect de toutes les diversités

Sur la scène de la Cité des Congrès de Nantes, allocution de Jean-Michel Le Boulanger. Photo Michel Thierry.

Texte de Jean-Michel Le Boulanger, vice-président en charge de la culture au Conseil régional de Bretagne, publié lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017 le vendredi 12 mai 2017 à la Cité des Congrès à Nantes. A noter son intervention en faveur d’une rapide réunification de la Bretagne très applaudie par les 2000 spectateurs.

Bro Gozh ma Zadoù
 
Chacun, sur la terre, peut avoir au cœur et à l’esprit,le vieux pays de ses pères. Lui, enfant du Sénégal,comme elle, fille de la Chine ou du Japon.
Lui encore, qui respire le soleil d’Australie, comme elle, qui vibre des Amériques. Chacun porte en lui l’amour des siens et comme une nostalgie de racines.
 
Bro Gozh ma Zadoù
 
Un chant, si simple et si beau, s’est élevé un jour au pays de Galles. La petite Bretagne le fait sien, comme les Cornouaillais d’outre-Manche et le peuple Khasi, niché en Indes au pied de l’Himalaya. Ce chant, ce chant si simple et si beau, le vieux pays de nos pères, peut être chanté par toutes les couleurs de peau. Hymne au respect de toutes les racines, de toutes les diversités, de toutes les dignités.
 
Bro Gozh ma Zadoù
 
Et si ce chant si simple et si beau qui nous parle de Bretagne, de Galles ou d’ailleurs, nous parlait aussi de la terre, de cette vieille terre qui est nôtre ? Au-delà des patries, et les respectant toutes, une patrie commune, pour construire ensemble une humanité nouvelle.
 
Bro Gozh ma Zadoù
 
La Bretagne peut être fière de ce chant, oui, un chant si simple et si beau qui peut être chanté par toutes les couleurs de peau. Au nom de tous ces vieux pays de nos pères, innombrables et toujours singuliers, sur tous les continents de la création. Au nom de leurs présences au monde. Au nom de leurs mains ouvertes.
Jean-Michel LE BOULANGER
Vice-Président du Conseil régional de Bretagne chargé de la Culture
Bez Prezidant Kuzul rannvro Breizh e karg ar Sevenadur

Pierre-Emmanuel Marais: « Nantes a une place prépondérante dans l’histoire et la culture de la Bretagne »

Pierre-Emmanuel Marais

Lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017, Pierre-Emmanuel Marais, élu de Nantes, a accueilli les participants et les spectateurs par ces mots:

Laouen on da vezañ amañ e anv Johanna Rolland evit lidañ ar « Vro gozh » hag al liammoù etre Bro-Gembre ha Breizh. Sevendadur Breizh hag ar brezhoneg a zo ul lodenn deus identelezh Naoned hag an dra-se a zo bet lavaret meur a wech gant itron Maerez Naoned, neuze, reiñ priz Bro-Gozh ma zadoù amañ e Naoned a zo un arouez ouzhpenn deus plas Naoned – ha dre vras Bro-Naoned – e sevenadur hag istor Breizh. Naoned a glask adperc’hennañ he flas en istor-se. 

Da skouer, dibaoe un nebeut mizioù e krog karter istorel Naoned da vezañ goloet gant plakennoù straed divyezhek ha kendalc’h a ra da greskiñ niver an dud hag ar vugale a zesk brezhoneg.

Un arouez ivez ‘blam eo gevellet Naoned gant Kerdiz abaoe muioc’h hag hanter-kant vloaz. Naoned ha Kerdiz o deus un istor heñvel a-walc’h, en o zouez, memor micherourien chanterioù bigi hag eveljust, yezhoù minorel da zifenn. Neuze, lorc’h zo ennomp da gaout ur c’han etrevroadel ken brav hag entanus, ur c’han a lak ac’hanomp da soñjal e chom Europa hag al liammoù etre Breizh ha Bro-Gembre un dazont evit hon tiriadoù.

Je suis heureux de représenter Johanna Rolland et la Ville de Nantes pour la célébrer le Bro-Gozh ma zadoù et les liens entre la Bretagne et le Pays-de-Galles. Comme l’a dernièrement rappelé Madame le Maire de Nantes, la langue et la culture bretonnes sont des éléments à part entière de l’identité nantaise. Remettre le prix du vieux pays de mes ancêtres, ici à Nantes, est donc -bien évidemment- tout un symbole. Cela illustre la place prépondérante de Nantes – et du Pays nantais – dans l’histoire et la culture de la Bretagne.

Ainsi, la Ville de Nantes cherche à conforter sa place dans cette histoire. A titre d’exemple, des plaques de rue bilingues commencent à être posées dans le quartier historique de la Ville, le nombre d’apprenants en breton ne cesse aussi de croitre dans notre agglomération.

Remettre ce prix à Nantes est aussi l’occasion de rappeler que Nantes et Cardiff sont jumelées depuis plus de 50 ans et que ces deux villes ont une histoire commune marquée par la mémoire des chantiers navals ou la défense de langues minorisées.  Ainsi, nous pouvons être fiers de ce chant international, si beau et enthousiasmant, un chant qui nous oblige aussi à penser que l’avenir de nos territoires passe par l’Europe et les liens entre la Bretagne et le Pays de Galles.

Pierre-Emmanuel MARAIS

Conseiller Municipal / Kuzulier-kêr

Délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires

Dileuriet evit al liesseurted yezhel, pedagogel ha sevenadurel hag evit an obererezhioù troskol

Conseiller Communautaire / Kuzulier-kumuniezh

Le12 mai 2017, le Bro Gozh à la Cité des Congrès de Nantes

La remise des prix, photo Serge Jacob

Et le Bro Gozh chanté par tous les participants et les spectateurs après la remise des prix.

Le Prix Bro Gozh 2017 remis aux Tri Yann à Nantes à l’occasion leur 45e anniversaire

ABP, 13 mai 2017

Le Prix Bro Gozh 2017

Les Prix Bro Gozh 2017 ont été remis hier soir, vendredi 12 mai, à la Cité des Congrès de Nantes, à l’occasion du concert des 45 ans du groupe des Tri Yann an Naoned, les trois Jean de Nantes… Une belle ambiance pour les 2 000 spectateurs venus assister à la fois à la remise du prix et au concert du légendaire trio breton.
Le Comité Bro Gozh a décidé de remettre le Prix Bro Gozh 2017 aux Tri Yann, groupe mythique originaire du Pays nantais, pour mettre en valeur le travail réalisé par ce groupe depuis 45 ans et le rôle qu’ils jouent dans la diffusion du Bro Gozh vers leur très large public.
Le Trophée Bro Gozh 2017
Le Trophée est remis à Mikael Bodlore-Penlaez qui a contribué à mieux faire connaître l’hymne national breton en publiant un livre sur son histoire et son actualité chez Coop Breizh et en réalisant une exposition itinérante sur le Bro Gozh en lien avec l’Institut culturel de Bretagne.
Les prix ont été remis par Lena Louarn et Jean-Michel Le Boulanger, vice-présidents du Conseil régional de Bretagne, en présence de représentants de la Ville de Nantes et de Jacques-Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh. Un concert exceptionnel s’en est suivi.(photos et vidéos à venir).
« Je félicite Tri Yann chaleureusement » a écrit le ministre Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de la région administrative Bretagne. « Ils n’ont cessé de l’interpréter depuis leurs premiers concerts dans les années 1970 ».
Le Bro Gozh ma zadoù , l’hymne national breton, est inspiré de l’hymne national gallois (voir ABP 16131). Ce sont les artistes qui l’ont popularisé depuis une cinquantaine d’années mais les sportifs commencent à s’en emparer avant les matchs ! On se souviendra d’Alan Stivell l’entonnant lors de la coupe de France Guingamp-Rennes (voir ABP 15058). De Nolwenn Leroy qui en fit une version bien rythmée dans Bretonne. Une nouvelle version va sortir en juin dans un album collectif, il sera chanté en choeur par Alan Stivell, les Tri Yann, Cécile Corbel, Gwennyn, Gilles Servat, Soldat Louis, Louis Capart, Renaud Detressan, Clarisse Lavanant, et Rozenn Talec.