Le Bro Gozh pour la rencontre VOC – PSG ce lundi à Vannes

France 3 Bretagne, 3 janvier 2022

Situé au cœur de Vannes, le stade de la Rabine s’est fait un nom dans le monde du rugby Ce lundi, il accueillera les stars du PSG pour un 16e de finale de Coupe de France de gala.

« La Rabine, c’est un écrin, un stade en plein centre-ville, un peu à l’anglaise », explique à l’AFP Daniel Boraud, président délégué du Vannes Olympique Club (VOC). Un stade à taille humaine, aux tribunes resserrées, dans une ambiance très bretonne, entre les bâtiments aux toits d’ardoise autour du stade et les mâts des bateaux mouillant dans le port tout proche.

Actuellement en milieu de classement de National 2 (4e division), le VOC y a connu ses meilleures années, avec trois saisons en Ligue 2 (2008-2011) et une finale de Coupe de la Ligue perdue contre Bordeaux en 2009.

Depuis, c’est le rugby qui fait vibrer la Rabine, avec les succès du RC Vannes, monté en Pro D2 en 2016 et passé tout près de la finale pour la montée dans l’élite la saison dernière. Ici, le son des binious règne en maître et le RC Vannes peut compter sur le soutien de 7.000 supporters en moyenne par match, la deuxième affluence de Pro D2 derrière Bayonne. Un public très fair-play, qui impose un silence de cathédrale à chaque fois qu’un joueur, y compris un adversaire, se prépare à buter.

« Cohabitation très intelligente »

Les instances nationales ont d’ailleurs bien repéré l’écrin: en novembre, l’équipe de France féminine de rugby est venue à la Rabine balayer l’Afrique du Sud 46-3 en test match et celle de football y a étrillé le Kazakhstan 6-0 en éliminatoires
du Mondial-2023.

Pour le maire David Robo, en poste depuis 2011, pas question de choisir. Vannes est-elle une ville de foot ou de rugby ? « Les deux mon capitaine », se réjouit-il. A la Rabine, les deux s’entendent bien : « Le vendredi soir, les équipes du RCV utilisent la friterie, le samedi soir ce sont les gens du VOC ! Il y a une cohabitation très intelligente », assure-t-il.

Certains supporters du VOC, ainsi que quelques sponsors, sont passés au RCV à mesure que le foot perdait de sa superbe et que le rugby montait, mais « tout se passe bien », confirme Daniel Boraud.

« Ils nous ont même aidés pour l’organisation ces derniers jours. Par exemple, on a besoin de 200 kg de glace pour les joueurs lundi. C’est avec eux que je les récupère. Parce que nous en N2, on n’a pas ça à disposition », raconte-t-il. Et le chanteur qui entonne l’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes ancêtres, sur la même mélodie que l’hymne gallois que connaissent bien les amateurs de rugby), avant chaque match du RCV, viendra aussi le lancer lundi.

Philippe Leray, le chanteur du Bro Gozh du RCV et ce lundi du VOC


Pour favoriser cette cohabitation, la ville a doté le stade d’une pelouse hybride, où l’herbe s’enroule autour de fibres plastiques, qui garde la souplesse d’une pelouse naturelle mais résiste mieux aux plaquages et mêlées à répétition. Bichonnée par les jardiniers municipaux, elle est en parfait état, assure M. Boraud, alors que lors des 32es de finale fin décembre, plusieurs équipes professionnelles avaient déploré l’état des terrains où elles étaient reçues.

Vannes, Brest, Rennes…le Bro Gozh à travers la Bretagne

Ce week-end, le Bro Gozh a été chanté tant à Vannes qu’à Brest et demain à Rennes.

Pour la rencontre du Stade Brestois contre le PSG, c’est Clarisse Lavanant qui a ouvert la rencontre vendredi par le Bro Gozh . Le Stade Brestois va-t-il suivre les exemples du Stade Rennais et du FC Lorient en ouvrant chacun de ses matches à domicile par le Bro Gozh ? Ce serait une excellent initiative.

Pendant ce temps-là, du côté du stade de la Rabine, le Rugby Club de Vannes rencontrait ses homologues de Jersey et retrouvait un stade plein avec Philippe Leray pour ouvrir la rencontre avec le Bro Gozh .

Enfin, ce dimanche , derby breton au Roazhon Park avec la rencontre entre le Stade Rennais et le FC Nantes avec en ouverture le Bro Gozh .

Le sport breton s’est emparé du Bro Gozh !

Confinement : le Bro gozh ma zadoù jazzy de Philippe Leray

Le Télégramme, 22 avril 2020

L’hymne breton, version jazzy. C’est la dernière production de Philippe Leray, chanteur bien connu des spectateurs du stade de la Rabine, qui entonne le Bro Gozh Ma Zadoù, à chaque match du RCV. Il vient d’en produire une version très personnelle, pour répondre à l’appel du comité Bro Gozh Ma Zadou.

C’est l’opération « Bro Gozh ». Ça sonne comme un nom de code, mais ça ressemble plutôt à un ralliement. Bretons du monde entier, confinés à domicile, par la faute d’un vilain virus, ralliez-vous sous le panache de l’opération « Bro Gozh », lancée dans le cadre de la pandémie du coronavirus, par le comité éponyme, chargé de promouvoir, à travers la planète, l’hymne breton. Chaque Breton, du fond de son confinement, peut enregistrer sa version de l’hymne et poster le résultat sur le site du comité Bro Gozh Ma Zadoù. Un tel appel ne pouvait rester oreille morte, quand on s’appelle Philippe Leray, que l’on chante, depuis quatre ans, à chaque match à domicile du RCV, le Bro Gozh Ma Zadoù et surtout qu’on le fait chanter à tout un stade, à gorge déployée.

« De façon très spontanée »

« J’ai enregistré cette version dimanche matin », explique Philippe Leray. « De façon très spontanée. Je trouvais plutôt sympathique l’idée du comité de faire participer les gens et de les inciter à produire leur version de l’hymne breton. J’ai d’abord chanté la version classique, celle que je chante à la Rabine, et puis je me suis mis au piano, afin de produire une version plus jazzy. J’ai fait ça en dilettante, de façon très spontanée ».

La version de Philippe Leray va rejoindre celles de Nolwennn Korbell, JC Guichen, celle, venue de Lyon d’une jeune chanteuse confinée, ou d’un chanteur quimperlois. Ça permet aussi de patienter jusqu’au prochain match à domicile du RCV, qui finira bien par arriver un jour. Car comme le reconnaît volontiers Philippe Leray, « ce qui manque, c’est l’ambiance de la rabine et le spectacle qu’offrent les joueurs ».

Vannes. Le Bro gozh, version piano, de Philippe Leray, fait un carton

Ouest-France, 20 avril 2020

Le comité Bro gozh ma zadoù, qui promeut l’hymne breton, a lancé un appel à interprétation libre dans le cadre du confinement. La version de Philippe Leray, qui chante le Bro gozh ma zadoù lors des matchs du Rugby club de Vannes en Pro D2 est superbe.

L’hymne breton, Bro gozh ma zadoù (vieux pays de mes ancêtres) et le Hen Wlad Fy Nhadau, hymne national gallois ont les mêmes sonorités. Aussi, lorsque le Lorientais Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro gozh ma zadoù qui promeut notamment l’hymne breton, a découvert 70 à 80 000 Gallois chantant devant leur porte, en plein confinement, l’idée a vite germé d’en faire autant en Bretagne. « Bien sûr, c’est moins prégnant ici, donc on a invité les personnes à transmettre des vidéos publiées ensuite sur Youtube, Facebook, Twitter… ».

Des particuliers, artistes comme Nolwenn Korbell, Morwenn Le Normand… ont répondu présents. Des versions métal-rock, classique, regga… ont vu le jour. À Rennes, ce sont les habitants de la rue Saint-Hélier qui se sont mis à leurs fenêtres… Mais, cette initiative n’aurait pas été totale sans la participation de Philippe Leray, qui interprète le Bro gozh ma zadoù avant chaque rencontre du Rugby club de Vannes en Pro D2 de Rugby. Jacques-Yves Le Touze l’a donc sollicité jeudi dernier « avec la volonté de faire exister notre hymne dans une période compliquée. »

Le Vannetais Philippe Leray ne s’est pas fait prier, lui qui, depuis quatre ans emmène avec lui le public de La Rabine. « J’avais fait une version très classique, proche de celle du stade, note l’intéressé. Et puis, le week-end, je me suis mis au piano et c’est venu comme cela. Je me suis laissé à faire une version différente, plus moderne, en totale liberté, sans rajouter de fioriture. » Et sur les réseaux sociaux, « cette version moins solennelle » rencontre le succès. En totale adéquation avec la volonté de l’intéressé de démontrer « à travers une approche culturelle et non folklorique », comme il le fait depuis quatre ans avec le rugby, que la Bretagne est moderne, ouverte sur le monde.

Contact pour transmettre vos interprétations : 06 09 71 01 91 ou brogozh@mel.bzh