France 3 : le Rugby Club de Vannes, lauréat du prix Bro Gozh 2018

Un chant repris en chœur dans les tribunes à chaque rencontre / © France 3 Bretagne

France 3 Bretagne, 16 octobre 2017

Depuis 2010, le Comité Bro Gozh ma zadoù remet un prix chaque année à une personne, un artiste, une association ou institution ayant le mieux promu l’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (Le vieux pays de mes pères). Cette année 2018 : C’est le Rugby Club de Vannes qui remporte le prix.

Supporters, drapeaux bretons  Pipe-band, distributions de flyers… de prime abord c’est un match breton comme les autres, à un air de musique prêt : Le Bro Gozh Ma Zadou. Depuis sa montée en Pro D2 l’année dernière, le Rugby club de Vannes fait interpréter l’hymne breton avant chaque rencontre à domicile. Une initiative saluée par le comité Bro Gozh, qui lui a décerné son prix 2018, pour la promotion de ce fameux Bro Gozh Ma Zadou. Un prix remis exceptionnellement en avance, pour concorder avec la saison de rugby.

Un chant repris à chaque rencontre par quelque 9000 supporters

Le chant a pris parmi les supporters A chaque match ce sont ainsi quelque 9 000 spectateurs debout qui chantent, à l’écoute des notes de Philippe Le Ray. Jamais un club de rugby n’était encore passé professionnels en Bretagne. L’ambiance en tout cas y est digne de celles de ses voisins celtes : les Irlandais, Écossais ou Gallois.

Des annonces avant les touches en breton

Et puis il faut ajouter aussi qu’entre eux, les joueurs n’hésitent pas à glisser quelques mots de breton, comme les annonces avant les touches notamment, à l’image de ce qui se pratique au pays basque par exemple. Une tactique prometteuse, même si Montauban s’est imposé 19-12 ce vendredi 13 octobre à la Rabine.

Les précédents lauréats de ce prix étaient Alan Stivell, Nolwenn Leroy, le Stade rennais, Kanomp Breizh et les Tri Yann.

Pour voir le reportage, cliquer sur l’image ci-dessous:

Le Prix Bro Gozh au Rugby Club de Vannes Le reportage à Vannes de Maïna Sivcard-Cras et Stéphane Soviller – Interviews : Yann Ber Rivalin, Membre du comité Bro Gozh – Olivier Cloarec, Président du RC Vannes – Etienne Delangle, joueur RCV, deuxième ligne

 

 

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A Cardiff, Coldplay interprète le Hen Wlad, le Bro Gozh du Pays de Galles.

Le 11 juillet dernier, dans le cadre de sa tournée mondiale, le célèbre groupe anglais Coldplay était présent à Cardiff au Principality Stadium (anciennement Millenium Stadium), le temple du rugby gallois, pour un concert mémorable à guichets fermés.

Comme le dit Chris Martin, le chanteur du groupe, pour terminer leur concert dans un tel lieu, Coldplay ne pouvait qu’interpréter l’hymne national gallois, Hen Wlad Fy Nadhau, le Bro Gozh du Pays de Galles. Une première pour Coldplay.

Un petit effort et on entendra peut-être des artistes français chanter le Bro Gozh aux Vieilles Charrues ? Qui sait ?

 

Le Bro Gozh, un lien avec le Pays de Galles

Ouest-France, 15 juillet 2017

Una Cutts, touriste fidèle au Trégor depuis 70 ans

Una Cutts et son fils Timothy coulent des jours heureux chaque été dans un gîte de Mezcreq.

Una Cutts et son fils Timothy coulent des jours heureux chaque été dans un gîte de Mezcreq.

Cette Anglaise de 94 ans a découvert le Trégor en 1947. Elle avait 24 ans. Depuis, Una et sa famille n’ont pas manqué un été dans le Trégor, et à Trédarzec en particulier.

À 94 ans, Una Cutts, native d’Exeter, au sud-ouest de l’Angleterre, mais résidant depuis plus de vingt ans à Cardiff, au Pays de Galles, vient tous les étés depuis 70 ans en villégiature dans le Trégor. « La première fois, c’était en 1947 », se souvient l’ancienne professeure de français qui n’a rien perdu de la maîtrise de notre langue.

Pionniers du jumelage avec Llandudoch

« Mes parents avaient des amis à Trébeurden. Nous logions dans un petit hôtel, chez Mme Le Corre. » Una Raymont (son père est Français, originaire de Normandie) et son époux John Cutts, professeur de mathématiques décédé il y a trois ans, tous les deux amoureux du Trégor, ont continué de séjourner outre-manche durant leurs vacances. Ils ont alors découvert Trédarzec, « chez Mme Bourdoulous au Cosquer, puis chez Michel Le Garsmeur », avant d’être séduits, il y a une dizaine d’années, par le gîte de Fernande et Yves Le Béver, à Mezcreq. Un véritable havre de paix : « Ici, on n’entend que les oiseaux et le vent », souffle Timothy, 49 ans, le fiston, responsable de la bibliothèque nationale du Pays de Galles, très attentionné auprès de sa maman. La proximité de l’église évangélique baptiste de Paimpol a été un facteur influant sur le choix de la commune pour cette famille pratiquante. « Nous aimons beaucoup la tranquillité, la beauté des paysages, les rochers en granit rose… Ici, c’est plus plat que chez nous ! »

Una et John Cutts sont à l’origine du jumelage de Llandudoch, au Pays de Galles, avec Trédarzec. Le comité de jumelage est depuis en sommeil. Les Trédarzécois se souviennent de l’inauguration en grande pompe avec une importante délégation d’amis Gallois. Les plus anciens de la commune ont alors découvert, surpris, que les Bretons et les Gallois se comprennent dans leurs langues respectives. Phonétiquement, beaucoup de mots sont identiques. Autre similitude, et pas des moindres, entre l’hymne gallois et le Bro Gozh ma zadou, l’hymne breton : il n’y a que les paroles qui différent.

Pierre-Emmanuel Marais: « Nantes a une place prépondérante dans l’histoire et la culture de la Bretagne »

Pierre-Emmanuel Marais

Lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017, Pierre-Emmanuel Marais, élu de Nantes, a accueilli les participants et les spectateurs par ces mots:

Laouen on da vezañ amañ e anv Johanna Rolland evit lidañ ar « Vro gozh » hag al liammoù etre Bro-Gembre ha Breizh. Sevendadur Breizh hag ar brezhoneg a zo ul lodenn deus identelezh Naoned hag an dra-se a zo bet lavaret meur a wech gant itron Maerez Naoned, neuze, reiñ priz Bro-Gozh ma zadoù amañ e Naoned a zo un arouez ouzhpenn deus plas Naoned – ha dre vras Bro-Naoned – e sevenadur hag istor Breizh. Naoned a glask adperc’hennañ he flas en istor-se. 

Da skouer, dibaoe un nebeut mizioù e krog karter istorel Naoned da vezañ goloet gant plakennoù straed divyezhek ha kendalc’h a ra da greskiñ niver an dud hag ar vugale a zesk brezhoneg.

Un arouez ivez ‘blam eo gevellet Naoned gant Kerdiz abaoe muioc’h hag hanter-kant vloaz. Naoned ha Kerdiz o deus un istor heñvel a-walc’h, en o zouez, memor micherourien chanterioù bigi hag eveljust, yezhoù minorel da zifenn. Neuze, lorc’h zo ennomp da gaout ur c’han etrevroadel ken brav hag entanus, ur c’han a lak ac’hanomp da soñjal e chom Europa hag al liammoù etre Breizh ha Bro-Gembre un dazont evit hon tiriadoù.

Je suis heureux de représenter Johanna Rolland et la Ville de Nantes pour la célébrer le Bro-Gozh ma zadoù et les liens entre la Bretagne et le Pays-de-Galles. Comme l’a dernièrement rappelé Madame le Maire de Nantes, la langue et la culture bretonnes sont des éléments à part entière de l’identité nantaise. Remettre le prix du vieux pays de mes ancêtres, ici à Nantes, est donc -bien évidemment- tout un symbole. Cela illustre la place prépondérante de Nantes – et du Pays nantais – dans l’histoire et la culture de la Bretagne.

Ainsi, la Ville de Nantes cherche à conforter sa place dans cette histoire. A titre d’exemple, des plaques de rue bilingues commencent à être posées dans le quartier historique de la Ville, le nombre d’apprenants en breton ne cesse aussi de croitre dans notre agglomération.

Remettre ce prix à Nantes est aussi l’occasion de rappeler que Nantes et Cardiff sont jumelées depuis plus de 50 ans et que ces deux villes ont une histoire commune marquée par la mémoire des chantiers navals ou la défense de langues minorisées.  Ainsi, nous pouvons être fiers de ce chant international, si beau et enthousiasmant, un chant qui nous oblige aussi à penser que l’avenir de nos territoires passe par l’Europe et les liens entre la Bretagne et le Pays de Galles.

Pierre-Emmanuel MARAIS

Conseiller Municipal / Kuzulier-kêr

Délégué à la diversité linguistique, pédagogique et culturelle et aux activités périscolaires

Dileuriet evit al liesseurted yezhel, pedagogel ha sevenadurel hag evit an obererezhioù troskol

Conseiller Communautaire / Kuzulier-kumuniezh

Lorient: Grant Llewellyn chante le Bro Gozh au Grand Théâtre

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Grant Llewellyn, directeur musical gallois de l’Orchestre Symphonique de Bretagne.

Lors du concert donné par l’Orchestre Symphonique de Bretagne au Grand Théâtre de Lorient, son directeur musical gallois, Grant Llywellyn a pris la parole pour indiquer qu’en ce mercredi 1er mars, jour de la Saint David, fête nationale galloise, il souhaitait chanter le Hen Wlad, l’hymne national gallois et que le Bro Gozh ayant la même mélodie, il proposait au public de le chanter avec lui. Ce que fit une partie du public.

Bravo à M. Llywellyn et aux chanteurs du public.

Prix Bro Gozh 2016: Kanomp Breizh et le COCELIC récompensés lors du Breizh a Gan

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Lena Louarn, Yann-Ber Thomin et Jacques-Yves Le Touze, lors de la remise du Prix Bro Gozh 2016 à Kanomp Breizh. Photo Ouest-France.

C’est dans une église de Plouguerneau pleine et devant des centaines de personnes que les Prix Bro Gozh 2016 ont été décernés au cours du Breizh a Gan ce dimanche 4 décembre.

Lors de cette après-midi dédiée au chant choral de langue bretonne, 5 chœurs ont présenté un répertoire très divers, traditionnel et contemporain, dans des styles différents reflétant la richesse actuelle de l’expression chorale brittophone.

L’occasion aussi en interprétant la cantate Ar Marc’h Dall de rendre hommage à René Abjean, originaire de Plouguerneau, compositeur, musicien, ancien président de Kanomp Breizh, hommage salué par une « standing ovation » des 700 personnes présentes.

Après une introduction du président du Comité Bro Gozh, le maire de Plouguerneau, Yannig Robin, a salué le travail des chœurs d’expression bretonne, l’importance de la symbolique du Bro Gozh et les réalisations du COCELIC en remettant le Trophée Bro Gozh 2016 à Jacques Guermont , président du Comité d’organisation du Championnat européen des Luttes Celtiques. Dans sa réponse, M. Guermont a souligné la nécessité des liens entre culture et sport et a annoncé l’organisation en septembre 2018 d’un nouveau rendez-vous autour des luttes celtiques.

Ce fut ensuite au tour de Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, de prendre la parole et d’insister sur la richesse des liens entre la Bretagne et le Pays de Galles,   la langue bretonne qui nécessite un engagement global de tous les acteurs à travers la Bretagne pour assurer son avenir et enfin le travail réalisé par Kanomp Breizh, lauréat 2016 du Prix Bro Gozh. Dans sa réponse, Yann Ber Thomin, président de Kanomp Breizh, a souligné l’importance du symbole du Bro Gozh pour la renaissance culturelle bretonne et la place centrale du chant choral d’expression bretonne dans ce renouveau depuis un siècle.

Et c’est sur un Bro Gozh lancé par les 200 choristes présents et repris par la foule que cette édition 2016 prit fin.

Les Prix Bro Gozh remis le 4 décembre à Plouguerneau

kanompbreizh

Ouest-France, le 25 novembre 2016

Le prix Bro Gozh récompense ceux qui œuvrent pour transmettre l’hymne breton. Il sera remis à Kanomp Breizh, à Plouguerneau, le 4 décembre.

« Après Alan Stivell, Nolwenn Leroy et le Stade Rennais, le prix Bro Gozh ira à Kanomp Breizh, fédération des chorales bretonnes sur les 5 départements bretons, annonce Jacques-Yves Le Touze, président du comité Bro Gozh ma Zàdou. C’est une récompense pour l’ensemble de leur travail et leur rôle dans la transmission du Bro Gozh en tant qu’hymne national de notre pays depuis un siècle. »

Reconnu comme le Gwenn ha Du

Après le centenaire de l’hymne breton Bro Gozh ma Zàdou, célébré à Lesneven, en 2004, le comité a décidé de créer une distinction pour l’artiste, la personne, l’association ou l’institution qui a le mieux promu l’hymne pendant l’année.

« C’est une manière de populariser ce chant connu depuis plus d’un siècle, et que les Bretons se l’approprient, poursuit Jacques-Yves Le Touze. C’est en chantant le Bro Gozh à toutes les occasions que nous ferons vivre ces liens précieux et exprimerons tout à la fois notre singularité et notre universalité. »

Le prix 2016 sera remis par Léna Louarn, vice-présidente de la région et présidente de l’Office public de la langue bretonne, lors du 35e festival Breizh a Gan, à Plouguerneau, dimanche 4 décembre. Cet événement rassemble plus de 250 choristes. Cinq chœurs seront présents, ainsi que l’ensemble choral Kanomp Breizh qui rendra hommage à René Abjean, compositeur reconnu et soutien de la fédération.

Le premier trophée Bro Gozh sera remis au Comité d’organisation des championnats de luttes celtiques (Cocelic). « Ils ont organisé le Championnat européen de luttes celtiques début 2016 à la Brest Arena. Cette organisation a intégré le Bro Gozh à son protocole en tant qu’hymne national de la Bretagne », justifie Jacques-Yves Le Touze.

Une initiative que le comité voudrait voir se développer dans le monde sportif et lors des grandes manifestations bretonnes, afin que l’hymne breton soit reconnu comme le drapeau breton, le Gwenn ha Du. « Symbole de notre pays, de Brest à Fougères et de Saint-Malo à Nantes, le Bro Gozh est un lien entre tous les habitants de la Bretagne mais aussi un lien unique entre quatre peuples qui le partagent, les Bretons bien entendu, les Gallois, les Cornouaillais britanniques et les Khasis, peuple de l’Inde orientale… »

Dimanche 4 décembre, à 15 h, concert en l’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Plouguerneau. Tarifs : de 10 à 12 €. Renseignements au 06 32 29 79 29 ou sur kanompbreizh.org