Le Dragon et l’Hermine, célébration des liens entre Bretagne et pays de Galles

Ouest-France, 21 mai 2019

L’image du jour

Le Dragon et l’Hermine a été interprété à Océanis.

Dans le cadre de la Fête de la Bretagne, du 17 au 24 mai, un concert avec l’Ensemble choral de Bretagne et l’Orchestre des pompiers du Morbihan s’est déroulé à Océanis. Ils ont interprété Le Dragon et l’Hermine.

Le discours d’ouverture en gallois célébrait les liens ancestraux entre la Bretagne et le pays de Galles.

L’ensemble choral composé de 90 chanteurs et chanteuses issus de 18 chorales a débuté la première partie par la cantate An Aval hag ar C’haliz.

En deuxième partie, l’Orchestre et le Bagad des pompiers du Morbihan ( harmonie de cuivres et percussions) ont interprété des airs émouvants, Green Land, Highland Cathedral et d’autres pour finir sur Amazing Grace. En commun, ils ont continué sur un répertoire composé de chants gallois sur des paroles en breton.

Pour le final, le public s’est levé lors de l’interprétation du Bro Gozh ma Zadoù et a obtenu un rappel grâce aux applaudissements nourris.

300 spectateurs ont assisté, dimanche, à la première du spectacle « Le Dragon et l’Hermine », à Océanis, à Ploemeur.

Le Télégramme, 22 mai 2019

Dimanche après-midi, Océanis a accueilli la première du spectacle « Le Dragon et l’Hermine », avec l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan, sous la baguette d’Alain Sanchez. En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz, de Patrick Corlay, a été interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan ont joué de grands classiques bretons et gallois.

L’orchestre d’harmonie et le chœur ont proposé ensuite un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Le spectacle s’est terminé sur le Bro Gozh ma Zad devant un parterre de 400 spectateurs debout pour chanter cet hymne avec les ensembles.

Le Bro Gozh en final du concert Le Dragon et l’Hermine, le 19 mai à Ploemeur.

C’est le jour de la St Yves, le patron de la Bretagne, dimanche 19 mai dernier, qu’était présenté en avant-première le spectacle Le Dragon et l’Hermine proposé par l’Ensemble Choral de Bretagne (Kanomp Breizh) sous la direction de Jean-Marie Airault ainsi que l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan sous la direction d’Alain Sanchez .

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Accueilli par l’Océanis avec le soutien de la ville de Ploemeur dans le cadre de la Fête de la Bretagne, le spectacle a été suivi par près de 400 spectateurs ravis de ce voyage musical entre pays de Galles et Bretagne, présenté par le poète brito-gallois Aneirin Karadog et qui s’est clôturé par l’hymne national breton et gallois accompagné par l’ensemble des spectateurs debouts.

Les organisateurs, Kanomp Breizh, l’orchestre des pompiers du Morbihan, le Comité Bro Gozh comptent représenter ce spectacle dans les mois à venir dans différentes villes de Bretagne.

Fête de la Bretagne. Le Dragon et l’Hermine, dimanche à Océanis

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Télégramme, 17 mai 2019

Dimanche 19 mai à 17 h, l’Océanis de Ploemeur présente, dans le cadre de la Fête de la Bretagne, « Le Dragon et l’Hermine ». Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan sous la houlette d’Alain Sanchez.

En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz sera interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. La cantate, écrite par Patrick Corlay, retrace la période de basculement de l’ancienne religion des Celtes à la nouvelle religion chrétienne au Ve siècle, au moment où elle a envahi la Bretagne et l’Armorique. En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan joueront de grands classiques.

Au final, l’orchestre d’harmonie et le chœur se rejoindront pour un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Ces mélodies bien connues des Bretons et souvent assimilées à des airs traditionnels ont été collectées outre-manche et ont trouvé leur juste place dans le patrimoine chanté de Bretagne. Le spectacle se terminera sur le Bro Gozh ma Zadoù.

Pratique
Dimanche 19 mai à 17 h, à Océanis. Tarifs : de 6 à 13 euros. Réservations France Billet (Fnac, Carrefour…), Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.

Tournoi des 6 nations: quand l’hymne national gallois s’imposa à Arms Park, Cardiff

En cette période de Tournoi des 6 nations, l’occasion de rappeler que l’hymne national gallois, Hen Wlad fy Nhadau, dont s’inspire l’hymne national breton, Bro Gozh ma Zadoù,, s’imposa contre le God save the Queen anglais, le 23 mars 1968, lors de la rencontre Pays de Galles – France, à Arms Park, à Cardiff. Un moment historique qui devait aboutir après diverses péripéties à son interprétation généralisée au Pays de Galles en lieu et place du God save the Queen désormais interprété uniquement dans des conditions particulières, notamment lors des visites de la famille royale.

Tournoi des 6 nations: où l’on parle des hymnes nationaux gallois et breton

Le pays de Galles n’est pas en Angleterre. En 1968, le public gallois siffle copieusement le « God Save the Queen », avant d’entonner de manière tonitruante le « Land of my fathers ». Histoire de pousser derrière leurs Diables rouges. Peine perdue cette fois. Les Français s’imposeront 14-9 grâce notamment aux frères Cambé, et remporteront surtout le premier Grand Chelem de l’histoire du rugby français.

Le Dauphiné, 1er février 2019

Tournoi des VI Nations : hymne à l’amour de l’ovale

Le Tournoi des V, puis des VI Nations, a de tout temps poussé les supporters à donner de la voix. De Murrayfield au Stade de France, du Millennium Stadium à Twickenham, de l’Aviva Stadium au Stadio Olimpico, chaque année des milliers poitrines se gonflent d’un même air pour déclamer un soutien indéfectible à leurs favoris. Entonnant des hymnes, plus ou moins officiels, pour pousser derrière leurs joueurs. À l’occasion de l’édition 2019, nous vous convions à un petit tour d’Europe, au fil des adversaires des Bleus. Petite histoire de ces chants qui transpirent le rugby avec, ce vendredi, le « Land of my father » des Gallois.

LAND OF MY FATHERS : LE GRAIN DE CELTE

En préambule à l’explication sur le pré, s’il y a bien un chant qui vous “fout les poils”, qui vous prend aux tripes de la première à l’ultime note, c’est bien « Land of my fathers ». Ou plus exactement… « Hen Wlad fy Nhadau ».

Du gallois dans le texte. Ce vieux pays de mes ancêtres, les fans des Diables rouges l’attaquent dans les graves, les larmes aux yeux et une pinte de bière à la main. Un chant qui fait trembler le Millennium Stadium (note PBGMZ: Principality Stadium désormais)  autant que l’adversaire du jour venu s’égarer dans cette terre hostile. Des paroles sorties de l’imagination d’Evan James et mises en musique par son fils James James. Ça ne s’invente pas. Du welsh pur jus on vous dit !

Cela parle de la patrie défendue par les mers, de guerriers nobles et vaillants, de poètes, mais par-dessus tout de cette langue ancienne que l’on veut éternelle dans ce pays de Galles. C’est d’ailleurs le seul hymne du rugby britannique qui n’est pas entonné en anglais !

Cela parle de la patrie défendue par les mers, de guerriers nobles et vaillants, de poètes, mais par-dessus tout de cette langue ancienne que l’on veut éternelle dans ce pays de Galles. C’est d’ailleurs le seul hymne du rugby britannique qui n’est pas entonné en anglais ! Presque du breton. Hasard ? Pas tout à fait car on retrouve dans le « Bro gozh ma zadoù », considéré comme l’hymne officieux de la Bretagne, les mêmes thèmes déclamés sur… le même air.

Une fois n’est pas coutume, le Bro Gozh version galloise à la Rabine !

Le stade de la Rabine à Vannes fait résonner le Bro Gozh à chaque rencontre à domicile du RCV, le rugby club de Vannes et c’est à chaque fois un moment inoubliable. Ce dimanche, c’est le Hen Wlad fy Nhadau, l’hymne national gallois dont s’inspire directement le Bro Gozh, que l’on entendra pour le match entre les équipes de rugby galloise et française (- de 20 ans).

Ouest-France Dimanche, Sports.

Le Bro Gozh pour la Coupe du Monde de Rugby en 2023

 

March 17, 2018. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP) / Use in books subject to Welsh Rugby Union (WRU) approval.

Ouest-France , 17 octobre 2018

A l’occasion de sa visite de deux jours en Bretagne, Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, a assuré que la Bretagne accueillerait au moins le camp d’une équipe. Dans le cadre des relations privilégiées de la Ligue avec les pays celtes, il y a de fortes chances pour que ce soit le pays de Galles.

« La Bretagne accueillera, c’est une évidence, le camp de base d’une équipe durant la Coupe du monde 2023 », martèle Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, en visite à Pontivy pour une rencontre avec les dirigeants de clubs.

Un booster

Il y a de grandes chances pour que ce soit les Diables rouges du pays de Galles qui vienne séjourner dans une ville bretonne qui reste à définir. « Ils sont demandeurs », ajoute le président de la FFR.

La Ligue de Bretagne également. En effet, elle a noué des liens particuliers avec les pays celtes. « Sur le plan du rugby, on voudrait être à la France ce que l’Écosse, l’Irlande ou le pays de Galles sont à l’Angleterre. C’est un axe de développement pour nous », déclare Yvon Colléaux, le président de la Ligue de Bretagne.

La venue pendant six semaines des joueurs gallois serait un booster énorme pour le rugby breton et renforcerait ce lien avec les nations celtes.

Hymne commun

Cet attachement à ces racines et à l’identité bretonne est déjà très fortement exprimé par le Rugby Club Vannes et le REC Rugby Rennes, les deux clubs de haut niveau en Bretagne.

Recevoir des Gallois en Bretagne durant France 2023 serait enfin un juste retour de l’histoire. Le pays de Galles n’est-il pas la terre des ancêtres bretons. « The land of my father », dit l’hymne gallois, « Bro Gozh ma Zadoù », reprend son pendant breton qui est interprété à la Rabine, à Vannes, avant chaque match du RC Vannes.

Laurent Frétigné