Le Bro Gozh mis à l’honneur au Festival Interceltique 2018

Ce mardi 3 avril au soir, le Grand Théâtre de Lorient accueillait des centaines d’invités pour la présentation de la programmation de l’édition 2018 du Festival Interceltique qui se tiendra du 3 au 12 août.

Consacré cette année au pays de Galles, le directeur du FIL, Lisardo Lombardia, a annoncé que l’hymne national commun aux Gallois et aux Bretons, le Hen Wlad ou Bro Gozh, serait mis en valeur tout au long du festival notamment lors des 5 nuits interceltiques qui se dérouleront au stade du Moustoir: à chaque soirée, le chœur gallois présent interprètera la version en gallois et la version en breton de notre hymne national commun.

D’autres soirées comprendront très certainement l’interprétation du Hen Wlad / Bro Gozh notamment  la soirée d’ouverture et celles avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne.

A noter dans vos agendas !

Un Bro Gozh sri-lankais pour l’Interceltique 2018

Ce n’est pas tous les jours que ça arrive : le Comité Bro Gozh a reçu ce jour un envoi en provenance du Sri-Lanka, une peinture réalisée par Padrig Morin que nous avions présenté ici en décembre dernier.

Une œuvre en l’honneur du Bro Gozh fusionnant les traditions celtiques et hindouistes.

Celle-ci participera à un évènement organisé par le Comité Bro Gozh le lundi 6 août 2018 lors du Festival Interceltique et qui mettra à l’honneur les relations entre le Pays de Galles et la Bretagne, nos hymnes nationaux respectifs et plusieurs acteurs de ces liens séculaires entre nos deux pays. Nous y reviendrons dans quelques semaines mais d’ores et déjà, notez-le dans vos agendas .

1898-2018, l’éternelle jeunesse de l’hymne breton, Bro Gozh ma Zadoù

Ouest-France, 21 janvier 2018

par Bernez Rouz

C’est un tisserand gallois et son fils qui créèrent, en 1856, cet hymne à la terre natale. Cette mélodie Glan Rhondda (les rives de la rivière Rhondda) devint rapidement populaire dans le réseau des chorales galloises. Son titre trop local fut remplacé par la première strophe Hen Wlad fy Nhadau (le vieux pays de mes pères).

C’est le pasteur protestant gallois de Quimper, W.J. Jones, qui adapta le premier ce chant en breton sous la forme d’un cantique Doue ha va bro (Dieu et mon pays) publié en 1895. Pep breizhat tomm-galon a gar mat e vro, Bro Arvor ‘zo brudet dre’r bed tro war-dro; Er brezel kalonek, hon tadoù ervat A skuilhas eviti o gwad (Chaque Breton de cœur aime son pays.. L’Armor est connu de par le monde. Courageux dans les guerres, nos aïeux versèrent leur sang pour lui). Cette version religieuse protestante n’avait aucune chance d’être popularisée vu la prépondérance écrasante de l’Eglise catholique à l’époque.

Chant national breton

Une autre version écrite par François Taldir Jafrennou fut publiée dans un journal catholique de Morlaix en 1898: Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed, N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed. Pep menez, pep traoñienn, d’am c’halon ‘zo ker, Eno kousk meur a Vreizhad taer (Bretagne, terre des vieux saints, des bardes, il n’est d’autres pays du monde que j’aime autant. Chaque montagne, chaque vallée sont chères à mon coeur. Là dorment plus d’un Breton héroïque).

Le Bro Gozh, symbole des relations interceltiques, est adopté comme « chant national breton » par l’union Régionaliste Bretonne en 1903. Le refrain rappelle que la mer n’est pas un obstacle mais un lien entre les peuples: O Breizh, ma bro, me gar ma bro. Tra ma ‘vel mur ‘n he zro, Ra vezo digabestr ma bro ! (O Bretagne, mon pays, j’aime mon pays. Tant que la mer sera comme une frontière autour d’elle, Que mon pays s’en affranchisse).

Dépassant rapidement les cercles militants, il devient très populaire entre les deux guerres. Le maréchal Foch en 1920 à Morlaix, puis plusieurs présidents de la République, sont accueillis aux accents du Bro Gozh.

Il a été consacré récemment à Rennes par l’émouvante interprétation de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons et le peuple Khasi en Inde peuvent être fiers de leur hymne commun à l’accent humaniste et international.

Le Bro Gozh au Festival Interceltique 2018

 

Le Festival interceltique aura lieu à Lorient du 3 au 12 août et sera consacré au Pays de Galles. L’occasion très certainement de chanter le Bro Gozh en compagnie de nos cousins gallois . A noter dans vos agendas ! Nous reviendrons sur le sujet dans quelques semaines.

Le Bro Gozh inaugure la nouvelle salle de l’Orchestre de Bretagne

osb couvent jacobins

Unidivers, 15 janvier 2018

L’Orchestre symphonique de Bretagne (OSB) a investi sa nouvelle salle de concert au Couvent des Jacobins. Il nous aura fallu faire preuve de patience avant que les travaux qui rendaient impossible toute circulation dans cette partie historique du centre-ville de Rennes s’achèvent. C’est fait : les mélomanes rennais ont pu accéder mercredi 10 et jeudi 11 janvier à la salle de concert qui accueille désormais l’OSB dans ses œuvres. Présentation.

Nous voilà dans la nouvelle salle de concert de l’OSB sise au Couvent des Jacobins. Tout n’est pas terminé, quelques détails restent à régler, mais avec le temps et l’addition d’un peu de vie, l’impression de froideur de ces grands espaces blancs très éclairés s’estompe au profit d’une foisonnante et chaleureuse activité.

La soirée commence avec l’hymne gallois Hen Wlad Fy Nhadau immédiatement suivi de l’hymne breton Bro Gozh ma Zadou dont il serait difficile de nier qu’ils sont à peu de choses près copie conforme (NB PBGMZ: en fait c’est l’inverse, l’hymne breton a été suivi de l’hymne gallois). On ne peut s’empêcher de les relier musicalement à des œuvres comme celle que propose Sir Edward Elgar dans ses Pomp and circumstances, notamment Land of hope and glory.

C’est ensuite avec une œuvre du peu connu musicien anglais Ralph Vaughan Williams Serenade to music que se poursuivait ce programme inaugural. Ce sont de bien belles mélodies, pleines de douceur et d’intériorité, qui permettent au premier violon, Fabien Boudot, récemment recruté, de s’exprimer face à son nouveau public. Il n’est pas seul, car plus de 150 choristes donneront de la voix et dessineront dans ce nouvel auditorium un paysage musical apaisé et lyrique.

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