Carnoët: le Bro Gozh pour Saint Dewi

Sébastien Minguy, directeur de la Vallée des Saints, à Carnoët, devant la statue de Komgall, l’un des saints installés cette année.

Sébastien Minguy, directeur de la Vallée des Saints, à Carnoët, devant la statue de Komgall, l’un des saints installés cette année. | OUEST-FRANCE

Ouest-France, 7 août 2019

Le Kan Ar Vein, chant des pierres, aura lieu ce dimanche sur le site de Carnoët (Côtes-d’Armor). Le temps fort de l’année, marqué par l’inauguration de la statue de saint David, venue par bateau du pays de Galles.

La Vallée des saints de Carnoët (Côtes-d’Armor) poursuit son ascension parmi les destinations incontournables de Bretagne. En 2018, 430 000 visiteurs ont découvert l’ambiance si particulière du site, où plus d’une centaine de statues toisent un horizon où se dessinent les monts d’Arrée et la forêt du Fréau.

L’an dernier, à la même époque, une centième statue, celle de Saint-Piran, était inaugurée en grande pompe à l’arrivée de son périple, depuis les Cornouailles. Une aventure, « La traversée des Géants », qui consiste à faire sculpter un saint dans un pays celtique, puis à l’amener par bateau vers la Bretagne. Ce dimanche, 18 nouvelles statues seront célébrées, dont celle de Saint David (Dewi), en provenance du Pays de Galles. Une date qui coïncide avec celle du Kan Ar Vein, le chant des pierres, temps fort de l’année pour la Vallée.

Dès 10 h, un marché d’artisans (14 exposants : sabotiers, métiers anciens, bijoux, produits de la ferme) sera installé. De 10 h 30 à 19 h, un fest deiz animera la journée, avec notamment la chanteuse galloise Ffran May et le breton Joël Guena. Ils livreront leurs mélanges pop, jazz et celtiques, en compagnie de nombreux autres artistes… Tandis que le cercle celtique de Morlaix initiera les spectateurs à la danse. À 14 h 15 et 16 h 30, deux conférences d’une heure (sur les princesses bretonnes et sur Saint Dewi), seront présentées.

À 15 h 15, le Bagad de Bourbriac emmènera l’assemblée vers Saint Dewi : Le sculpteur Paul Kincaid présentera puis dévoilera son œuvre. Après des lectures de poèmes et cérémonies druidiques, l’hymne national du Pays de Galles, puis le Bro gozh ma zadou (hymne breton), seront chantés. Vers 16 h 30, chacun pourra assister à différentes cérémonies organisées par les mécènes, devant la statue qu’ils ont financée. Enfin, à 18 h, un concert de harpe et de chant sacré celtique sera donné à la chapelle.

La Vallée pourrait également connaître une annonce étonnante : le site projette un jumelage avec l’île de Pâques, et ses gigantesques statues moaï. Un attaché culturel de l’ambassade du Chili sera présent : des sculpteurs de moaï participeront peut-être, bientôt, à l’extension de la Vallée des Saints.

Le Dragon et l’Hermine, célébration des liens entre Bretagne et pays de Galles

Ouest-France, 21 mai 2019

L’image du jour

Le Dragon et l’Hermine a été interprété à Océanis.

Dans le cadre de la Fête de la Bretagne, du 17 au 24 mai, un concert avec l’Ensemble choral de Bretagne et l’Orchestre des pompiers du Morbihan s’est déroulé à Océanis. Ils ont interprété Le Dragon et l’Hermine.

Le discours d’ouverture en gallois célébrait les liens ancestraux entre la Bretagne et le pays de Galles.

L’ensemble choral composé de 90 chanteurs et chanteuses issus de 18 chorales a débuté la première partie par la cantate An Aval hag ar C’haliz.

En deuxième partie, l’Orchestre et le Bagad des pompiers du Morbihan ( harmonie de cuivres et percussions) ont interprété des airs émouvants, Green Land, Highland Cathedral et d’autres pour finir sur Amazing Grace. En commun, ils ont continué sur un répertoire composé de chants gallois sur des paroles en breton.

Pour le final, le public s’est levé lors de l’interprétation du Bro Gozh ma Zadoù et a obtenu un rappel grâce aux applaudissements nourris.

300 spectateurs ont assisté, dimanche, à la première du spectacle « Le Dragon et l’Hermine », à Océanis, à Ploemeur.

Le Télégramme, 22 mai 2019

Dimanche après-midi, Océanis a accueilli la première du spectacle « Le Dragon et l’Hermine », avec l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan, sous la baguette d’Alain Sanchez. En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz, de Patrick Corlay, a été interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan ont joué de grands classiques bretons et gallois.

L’orchestre d’harmonie et le chœur ont proposé ensuite un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Le spectacle s’est terminé sur le Bro Gozh ma Zad devant un parterre de 400 spectateurs debout pour chanter cet hymne avec les ensembles.

Le Bro Gozh en final du concert Le Dragon et l’Hermine, le 19 mai à Ploemeur.

C’est le jour de la St Yves, le patron de la Bretagne, dimanche 19 mai dernier, qu’était présenté en avant-première le spectacle Le Dragon et l’Hermine proposé par l’Ensemble Choral de Bretagne (Kanomp Breizh) sous la direction de Jean-Marie Airault ainsi que l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan sous la direction d’Alain Sanchez .

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Accueilli par l’Océanis avec le soutien de la ville de Ploemeur dans le cadre de la Fête de la Bretagne, le spectacle a été suivi par près de 400 spectateurs ravis de ce voyage musical entre pays de Galles et Bretagne, présenté par le poète brito-gallois Aneirin Karadog et qui s’est clôturé par l’hymne national breton et gallois accompagné par l’ensemble des spectateurs debouts.

Les organisateurs, Kanomp Breizh, l’orchestre des pompiers du Morbihan, le Comité Bro Gozh comptent représenter ce spectacle dans les mois à venir dans différentes villes de Bretagne.

Fête de la Bretagne. Le Dragon et l’Hermine, dimanche à Océanis

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Dragon et l’Hermine, un spectacle tout en rythmes et en couleurs pour la Fête de la Bretagne.

Le Télégramme, 17 mai 2019

Dimanche 19 mai à 17 h, l’Océanis de Ploemeur présente, dans le cadre de la Fête de la Bretagne, « Le Dragon et l’Hermine ». Ce spectacle mettra en scène l’ensemble choral Kanomp Breizh, dirigé par Jean-Marie Airault, et l’orchestre des pompiers du Morbihan sous la houlette d’Alain Sanchez.

En ouverture, la cantate An Aval ar C’haliz sera interprétée par les 90 choristes de l’ensemble choral de Bretagne. La cantate, écrite par Patrick Corlay, retrace la période de basculement de l’ancienne religion des Celtes à la nouvelle religion chrétienne au Ve siècle, au moment où elle a envahi la Bretagne et l’Armorique. En seconde partie, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan joueront de grands classiques.

Au final, l’orchestre d’harmonie et le chœur se rejoindront pour un répertoire composé de chorals gallois sur des paroles en breton. Ces mélodies bien connues des Bretons et souvent assimilées à des airs traditionnels ont été collectées outre-manche et ont trouvé leur juste place dans le patrimoine chanté de Bretagne. Le spectacle se terminera sur le Bro Gozh ma Zadoù.

Pratique
Dimanche 19 mai à 17 h, à Océanis. Tarifs : de 6 à 13 euros. Réservations France Billet (Fnac, Carrefour…), Ticketnet (Leclerc), Océanis et Sillage.

Tournoi des 6 nations: quand l’hymne national gallois s’imposa à Arms Park, Cardiff

En cette période de Tournoi des 6 nations, l’occasion de rappeler que l’hymne national gallois, Hen Wlad fy Nhadau, dont s’inspire l’hymne national breton, Bro Gozh ma Zadoù,, s’imposa contre le God save the Queen anglais, le 23 mars 1968, lors de la rencontre Pays de Galles – France, à Arms Park, à Cardiff. Un moment historique qui devait aboutir après diverses péripéties à son interprétation généralisée au Pays de Galles en lieu et place du God save the Queen désormais interprété uniquement dans des conditions particulières, notamment lors des visites de la famille royale.

Tournoi des 6 nations: où l’on parle des hymnes nationaux gallois et breton

Le pays de Galles n’est pas en Angleterre. En 1968, le public gallois siffle copieusement le « God Save the Queen », avant d’entonner de manière tonitruante le « Land of my fathers ». Histoire de pousser derrière leurs Diables rouges. Peine perdue cette fois. Les Français s’imposeront 14-9 grâce notamment aux frères Cambé, et remporteront surtout le premier Grand Chelem de l’histoire du rugby français.

Le Dauphiné, 1er février 2019

Tournoi des VI Nations : hymne à l’amour de l’ovale

Le Tournoi des V, puis des VI Nations, a de tout temps poussé les supporters à donner de la voix. De Murrayfield au Stade de France, du Millennium Stadium à Twickenham, de l’Aviva Stadium au Stadio Olimpico, chaque année des milliers poitrines se gonflent d’un même air pour déclamer un soutien indéfectible à leurs favoris. Entonnant des hymnes, plus ou moins officiels, pour pousser derrière leurs joueurs. À l’occasion de l’édition 2019, nous vous convions à un petit tour d’Europe, au fil des adversaires des Bleus. Petite histoire de ces chants qui transpirent le rugby avec, ce vendredi, le « Land of my father » des Gallois.

LAND OF MY FATHERS : LE GRAIN DE CELTE

En préambule à l’explication sur le pré, s’il y a bien un chant qui vous “fout les poils”, qui vous prend aux tripes de la première à l’ultime note, c’est bien « Land of my fathers ». Ou plus exactement… « Hen Wlad fy Nhadau ».

Du gallois dans le texte. Ce vieux pays de mes ancêtres, les fans des Diables rouges l’attaquent dans les graves, les larmes aux yeux et une pinte de bière à la main. Un chant qui fait trembler le Millennium Stadium (note PBGMZ: Principality Stadium désormais)  autant que l’adversaire du jour venu s’égarer dans cette terre hostile. Des paroles sorties de l’imagination d’Evan James et mises en musique par son fils James James. Ça ne s’invente pas. Du welsh pur jus on vous dit !

Cela parle de la patrie défendue par les mers, de guerriers nobles et vaillants, de poètes, mais par-dessus tout de cette langue ancienne que l’on veut éternelle dans ce pays de Galles. C’est d’ailleurs le seul hymne du rugby britannique qui n’est pas entonné en anglais !

Cela parle de la patrie défendue par les mers, de guerriers nobles et vaillants, de poètes, mais par-dessus tout de cette langue ancienne que l’on veut éternelle dans ce pays de Galles. C’est d’ailleurs le seul hymne du rugby britannique qui n’est pas entonné en anglais ! Presque du breton. Hasard ? Pas tout à fait car on retrouve dans le « Bro gozh ma zadoù », considéré comme l’hymne officieux de la Bretagne, les mêmes thèmes déclamés sur… le même air.

Une fois n’est pas coutume, le Bro Gozh version galloise à la Rabine !

Le stade de la Rabine à Vannes fait résonner le Bro Gozh à chaque rencontre à domicile du RCV, le rugby club de Vannes et c’est à chaque fois un moment inoubliable. Ce dimanche, c’est le Hen Wlad fy Nhadau, l’hymne national gallois dont s’inspire directement le Bro Gozh, que l’on entendra pour le match entre les équipes de rugby galloise et française (- de 20 ans).

Ouest-France Dimanche, Sports.