Patrick Mahé: « Le Bro Gozh s’est fait hymne universel pour les Bretons »

Patrick Mahé

De tous les bardes du rugby, l’écrivain Antoine Blondin avait la plume buissonnière. Il  aimait contempler les eaux de la Liffey, à Dublin, rivière de mer qu’il comparait au manteau noir de la Guinness. Quand il traversait la mer celtique pour poser son sac au pays de Galles, il s’abandonnait à l’ivresse fraternelle de l’Arms Park, stade mythique, à Cardiff, où nos cousins d’Outre-Manche s’époumonaient dans le solennel « Hen Wlad Fy Nhadau ». Un barde d’Armorique adapta ce « Vieux pays de nos pères » en 1898. Comme au pays de Galles, pionnier et modèle du genre, le « Bro Gozh Ma Zadoù » s’est fait hymne universel pour les Bretons. On l’entonne dans les manifestations culturelles et sportives ; à La Rabine, par exemple, avant chaque partie de rugby. D’où la distinction qui honore, ce soir, le Rugby Club de Vannes.

Derrière les sonneurs du Bagad Melinerion, autre fierté artistique de Vannes et sous les étendards des neuf pays de Bretagne, il vibrera, plus que jamais, à l’heure où le RCV se verra décerner le « Prix Bro Gozh »… Juste avant d’affronter le Biarritz Olympique, superbe défi Breizh-Euskadi (Bretagne-Pays basque).

Patrick Mahé

Conseiller municipal à Vannes, Délégué à la Culture bretonne.

Kuzul-Kêr Gwened, e karg eus ar Sevenadur Breizh.

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