Le Bro Gozh à la une des médias !

C’est une conséquence imprévue du vote par l’Assemblée nationale de la loi « Molac » sur les langues régionales jeudi dernier…. de nombreux médias ont parlé du … Bro Gozh ! Quelques extraits ….

Ouest-France, 9 avril 2021

(….) Ce texte, dont le chemin parlementaire n’aura pas été un long fleuve tranquille, est sans doute l’œuvre de sa vie. Paul Molac, 58 ans, est, de tous les élus bretons, celui qui a fait de cette cause – l’idée que la France jacobine ne reconnaît pas assez les autres langues de son territoire – son principal cheval de bataille. « Il a une conviction hors pair sur ce sujet et il sait la défendre », lui reconnaît Nicole Le Peih, députée LREM du Morbihan. Devant l’Assemblée nationale, jeudi, pour fêter la victoire, c’est bien lui qui entonnait avec le plus de conviction les paroles du Bro Gozh, l’hymne breton, entouré de parlementaires moins affûtés et pas mécontents de porter le masque en la circonstance. (….)

France Inter, 9 avril 2021

Le Parlement a validé jeudi une proposition de loi pour protéger les langues régionales, contre l’avis du gouvernement. Elle reconnait notamment l’enseignement immersif. Paul Molac député du Morbihan et rapporteur de la proposition de loi est notre invité du 6h20.

France Info, 8 avril 2021

(….) Picard, breton, corse, alsacien, flamand, basque, occitan, créole, etc. Sur tous les bancs, des députés ont clamé leur attachement aux langues régionales avec, à la clé, anecdotes intimes ou dictons. Comme le Bro gozh ma zadoù (« Vieux pays de mes ancêtres »), entonné à pleins poumons par les députés bretons sur les marches du Palais Bourbon peu après. (….)

Les Infos du Pays Gallo, 10 avril 2021

(…..) Donc, le travail entamé par Paul Molac depuis des années, continue. Mais aujourd’hui, il savoure encore le goût de cette journée historique que fut le 8 avril 2021 avec en toile de fond un pied de nez à cette administration dominatrice qu’il brocarde souvent. “Ce 8 avril ce sont les représentants du peuple qui ont fait la loi…”, s’enflamme-t-il. Il flottait d’ailleurs comme un air d’émancipation dans l’hémicycle. Après le vote, les députés qui soutenait cette loi ont multiplié les photos de groupe et naturellement ils se sont tournés vers Paul Molac pour l’inviter à fêter la victoire en chantant. Et c’est aux accents du Bro Gozh que s’est achevée cet épisode mémorable… (….)

France 3 Régions, 9 avril 2021

(….) L’occitan a de beaux jours devant lui. C’est ce que pensent certains défenseurs de la langue depuis l’adoption hier, jeudi 8 avril, de la loi Molac, à l’Assemblée Nationale. Malgré l’appel du groupe LREM à repousser le texte, celui-ci a été largement adopté par 247 voix pour, 76 contre et 19 abstentions. Une victoire pour les députés bretons qui ont entonné le Bro gozh ma zadoù (« Vieux pays de mes ancêtres »), à la sortie, sur les marches du Palais Bourbon. (….)

France Bleu, 8 avril 2021

(….) Ils ont chanté l’hymne breton sur les marches de l’Assemblée nationale. Et en Bretagne, de très nombreux bretons sablent le champagne.  » C’est un jour historique, car jusqu’ici, nous n’avions pas grand-chose dans la loi française qui puisse protéger le breton » se réjouit Paul Molac, député du Morbihan, tout en restant dans la retenue. « Mais nous sommes en retard. Au Canada, la première loi qui protège le français a été adoptée dans les années 1970. Nous avons du retard, mais c’est important car c’est la première fois que la République reconnait nos langues avec une loi. Et elle est passée très largement à l’Assemblée ». (….)

Le Télégramme, 9 avril 2021

(….) Derrière l’hymne breton entonné sur les marches de l’Assemblée nationale, jeudi 8 avril 2021, c’est Paul Molac qui a pris la lumière. Une première pour le député de Ploërmel, qui trace discrètement, mais obstinément, son sillon en faveur des langues régionales, depuis quarante ans. (….)

Nation Cymru, 9 avril 2021

Breton campaigners have celebrated a “historic breakthrough” in efforts to save their language after the French parliament passed a law on the protection and promotion of minority languages. The law will make it possible for children to receive immersive education in languages like Breton – as well as Catalan, Occitan, Basque, Corsican or Alsatian – boost funding for schools teaching them and recognise the languages as part of France’s national heritage.

It was France’s first law in support of regional languages since the fifth republic began in 1958 and was passed by 247 votes to 76 in the French national assembly yesterday despite being opposed by the French education minister.

After the vote, the Breton politician behind the law, Paul Molac, led a rendition of Brittany’s anthem on the steps of the national assembly. The anthem shares the tune and lyrics of Hen Wlad Fy Nhadau. (….)

The Connexion, 9 avril 2021

(….) After the vote, Mr Molac and his colleagues from Brittany gathered on the steps of Palais Bourbon, where the Assemblée nationale gathers, to sing a rendition of Brittany’s anthem Bro Gozh ma Zadoù (old country of my ancestors). (….)

Le Bro Gozh à Paris

C’est sous la bannière « Pour que vivent nos langues », du nom du collectif à l’origine de la manifestation, que les défenseurs des langues venus des quatre coins de la Métropole sont venus défiler à Paris – 30/11//2019 / © France Télévisions – Y. Denis

France 3 Bretagne, 30 novembre 2019

Près de 500 personnes défilent à Paris pour la défense des langues régionales

Les Bretons, près de 200, formaient une bonne partie du cortège qui a manifesté ce samedi dans les rues de Paris pour la défense des langues régionales. En ligne de mire, la réforme du lycée et du baccalauréat qui met à mal l’enseignement des langues régionales, conduisant « à accélérer leur déclin ».

C’est à bord de trois cars, que plus de 150 bretonnants se sont rendus à Paris pour manifester leur attachement à la langue bretonne. Sur le parvis de la basilique Sainte-Clothilde, ils ont été rejoints par une cinquantaine de sympathisants de la diaspora bretonne et par près de 300 autres défenseurs de langues régionales venus des quatre coins de la France représentant le corse, le basque, l’alsacien, l’occitan… Ils répondaient tous à l’appel du collectif « Pour que vivent nos langues », regroupant une quarantaine d’associations d’enseignement et de promotion des langues régionales en France.

Le cortège, revendicatif sans être vindicatif, s’est élancé vers 11h30, scandant « Pour que vivent nos langues ». La manifestation n’ayant pas été autorisée par la préfecture de Paris, le cortège s’est retrouvé bloqué par les forces de l’ordre à l’intersection de la rue de Grenelle où se situe le ministère de l’Éducation nationale.

Alors que des jeunes entonnaient le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, les manifestants bretons affichaient leurs slogans dont « Hep brezhoneg, Breizh ebet » (« Sans breton, pas de Bretagne »).

Une meilleure reconnaissance dans l’éducation

Le mouvement de ce 30 novembre pointait particulièrement l’enseignement des langues régionales en France et la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Malgré les efforts de nombreux militants, parents d’élèves et enseignants de l’enseignement public, de l’enseignement associatif et de l’enseignement catholique, pour certains présents dans le cortège, les langues régionales seraient « mises à mal » par la réforme.

Par exemple, les manifestants dénoncent dans cette réforme le coefficient de 1 attribué à ces langues, alors que les associations demandent un coefficient de 3. Ce jeu de coefficient défavorable met ces langues régionales en concurrence avec d’autres langues. Ainsi, en Bretagne, le latin, une langue morte, a un plus haut coefficient que le breton. Tout cela entraîne un risque de désaffection vis-à-vis de ces enseignements, et une dévalorisation.

Une délégation de cinq représentants a été reçue par le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation. À leur sortie, ils ont expliqué avoir été « écoutés mais pas entendus ».

Jean-Yves Le Drian chante le Bro Gozh aux Dîners Celtiques.

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Le Télégramme, 17 avril 2016

Visite surprise en début de semaine du ministre de la Défense en Irak. Jean-Yves Le Drian y a rencontré les plus hautes autorités pour parler évidemment de Daesh.

Jeudi, c’est à Paris avec sa casquette de Président de région qu’il a fait la surprise de débarquer au dixième anniversaire des Dîners Celtiques. Au menu, des langoustines certes mais surtout la Bretagne: attractivité, périphécité et cybersécurité ont nourri son discours, rapporte l’un des invités de ces nocturnales agapes celtes.

Les sonneurs du Bagad de Vannes ont fait danser la salle sur un andro endiablé. Alan Stivell était là pour donner de la voix. A capella, il a attaqué sur un très bel air en gaélique. Il a conclu sur le Bro Gozh. Toute l’assistance a repris en chœur, Jean-Yves Le Drian en tête ! Cela n’était jamais arrivé sous les lambris du  sélect Cercle interallié.