FIL 2018: le Comité Bro Gozh met en valeur les liens entre Gallois et Bretons

ABP, 7 août 2018

Lisardo Lombardía, directeur du FIL, remet au Premier ministre du Pays de Galles Carwyn Jones, un mandala confectionné par Padrig Morin, un Breton vivant au Sri Lanka. La peinture représente les liens historiques entre le Pays de Galles et la Bretagne et reprend les paroles du Bro Gozh.

Des prix Bro Gozh, qui récompensent les initiatives mettant en valeur l’hymne national breton, le Bro gozh ma Zadoù, ont été décernés lundi après-midi, dans le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville de Lorient.

L’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (en français le Vieux pays de nos pères), qui reprend la mélodie de l’hymne gallois, Hen Wlad Fy Nhadau, est le symbole des liens forts entre les deux pays. On sait qu’une grande partie des Bretons actuels descendent d’immigrants venus du Pays de Galles et du sud-ouest de l’Angleterre aux Ve et VIe siècles. Le projet de la Vallée des Saints, à Carnoët, intègre d’ailleurs plus d’une douzaine de saints venus à cette époque du Pays de Galles.

Le Festival Interceltique de Lorient avait déjà participé aux campagnes précédentes de popularisation du Bro gozh. Cette année, le pays invité d’honneur du festival étant le pays de Galles, le FIL a décidé de donner une plus grande visibilité à cet hymne commun.

Un prix Bro gozh avait déjà été remis en septembre 2017 au Rugby Club deVannes pour marquer le début de sa saison sportive 2017-2018 pour récompenser le chant du Bro gozh avant les matchs.

Ne pouvant venir lundi, Jean-Yves Le Drian avait déjà reçu samedi dernier le prix 2 Vro – 1 Ene au nom du Conseil régional pour son travail de rapprochement avec le Pays de Galles alors qu’il était président du Conseil régional et pour son soutien au Comité Bro Gozh. Le prix en ardoise est une réalisation de l’artiste Ieuan Rees d’Ammanford au pays de Galles.

La chanteuse Nolwenn Korbell, Norbert Métairie, maire de Lorient, Lisardo Lombardia, directeur du FIL, Lena Louarn, vice présidente du Conseil régional, Carwyn Jones, Premier ministre du Pays de Galles, Jacques-Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh, l’équipe du Comité Bro Gozh, des représentants de lma ville de Trignac.

Hier, trois autres récipiendaires ont reçu le prix. Il s’agit de l’Orchestre symphonique de Bretagne dirigé par le Gallois Grant Llewellyn qui s’est vu décerner le prix en relation avec son étonnante prestation du Bro gozh lors de l’inauguration du Centre des Congrès de Rennes. Puis, le Premier ministre du pays de Galles se trouvant à Lorient pour le Festival interceltique où son pays est l’invité d’honneur cette année a reçu un prix Bro gozh original. Un tableau de Padrig Morin, un Breton installé au Sri Lanka,qui, au nom de ces Bretons dispersés sur tous les continents, a voulu offrir au Premier ministre du pays de Galles, Carwyn Jones, une de ses oeuvres inspirées des cultures celtiques et bouddhiques. Inutile de rappeler que la ville de Lorient, comme son nom l’indique, était la porte et le port vers les Indes.

Le Gouvernement gallois ainsi que le Conseil régional de Bretagne ont aussi été récompensés. On leur a remis à chacun, la moitié d’une oeuvre  réalisée par le verrier Didier Le Hen de Lorient, d’après un bouclier breton du IIe siècle avant J.-C. retrouvé à Battersea en Grande Bretagne.

Pour finir, Nolwenn Korbell a interprété une chanson en breton et lu un texte émouvant de remerciements à Carwyn Jones, en gallois puis en breton. Son message qui s’est terminé par «gardez bien la route et montrez-nous le chemin» a bien résumé la journée cloturé par l’interprétation du Hen Wlad par Nolwenn Korbell puis du Bro Gozh par Kanerien an Oriant et l’ensemble des 300 participants à cette cérémonie mémorable.

Interceltique: ce vendredi, le Bro Gozh avec Alan Stivell et l’Orchestre Symphonique de Bretagne

7seizh, 8 août 2018

Lorient, vendredi 10 août 2018, Nous évoquons régulièrement avec vous le nouvel album d’Alan Stivell. Ce dernier sera invité de l’Orchestre Symphonique de Bretagne, Catrin Finch et Seckou Keita ce vendredi 10 août à l’espace Marine, dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, pour une co-production OSB / FIL.

« La Reine des harpes » est le surnom donné à Catrin Finch, harpiste de renommée internationale pour ses performances au Royaume-Uni et dans le monde entier. Seckou Keita est un artiste sénégalais multi-instrumentiste qui joue aussi bien de la kora, du djembé que de la harpe à 22 cordes. Ces deux artistes remarquables se rencontrent en 2012 et sortent un album commun en 2013 qui a été présenté à Lorient lors d’un concert mémorable. En 2014, Songlines Magazine (référent anglais de la world music) leur décerne le prix de la meilleure collaboration culturelle. Véritable coup de foudre artistique, ils reviennent ensemble avec leur nouvel album SOAR où la migration et les voyages en sont les thèmes principaux. L’intrépide duo continue l’exploration et surtout la célébration des différences et des parallèles possibles entre leurs instruments et leurs cultures. Ils partagent cette fois la scène avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne dans un échange culturel et musical qui vaut tous les voyages.

Un invité d’exception sera sur scène pour les accompagner sur quelques chansons : Alan Stivell. Il y interprétera deux ou trois titres, dont le fameux A-hed an noz et bien évidemment le Bro Gozh.

L’Orchestre symphonique de Bretagne a reçu lundi dernier le prix Bro Gozh ma zadoù lors d’une cérémonie qui a eu lieu lundi à l’hôtel de Ville de Lorient.

Festival interceltique. Pays de Galles et Bretagne à l’unisson autour du Bro Gozh

Trophée offert par Léna Louarn, vice-présidente du Conseil régional, au Premier ministre gallois, cette œuvre de verre inspirée d’un bouclier britton du second siècle avant J.-C. | PIERRE WADOUX

Ouest-France, 6 août 2018

Les deux pays ont célébré, ensemble, leur langue, leur tradition orale et culturelle à l’occasion des trophées Bro Gozh ce lundi au 48e festival interceltique de Lorient.

Pays de Galles et Bretagne… Une vieille histoire d’amour, des liens séculaires, qui se perpétuent plus que jamais aujourd’hui. Invité d’honneur de la 48e édition du festival interceltique qui se joue jusqu’au 12 août à Lorient, le Pays de Galles, via Carwyn Jones, son Premier ministre, a été honoré hier soir du trophée Bro Gozh.

Autre trophée en bronze, facture de l’atelier Toulhouat de Quimper, ofert au patron de l’orchestre symphonique de Bretagne (l’OSB), Grant Llewellyn. Un Gallois. | PIERRE WADOUX

En un c(h)oeur unanime

Le Bro Gozh ? L’hymne breton par excellence. Qui résonne très fort Outre-Manche, puisque l’air et les paroles y sont là-bas quasi les mêmes. Ce soir à Lorient, entre vieilles mélodies jouées par un quatuor de harpistes gallois, et chant gallois par Nolwenn Korbell, plusieurs trophées ont été décernés par le comité Bro Gozh à celles et ceux qui font vivre ce lien qui unit les deux nations celtes.

Cliquez ici pour voir le reportage video de Ouest-France.

Pierre Wadoux

Le Bro Gozh mis à l’honneur au Festival Interceltique 2018

Ce mardi 3 avril au soir, le Grand Théâtre de Lorient accueillait des centaines d’invités pour la présentation de la programmation de l’édition 2018 du Festival Interceltique qui se tiendra du 3 au 12 août.

Consacré cette année au pays de Galles, le directeur du FIL, Lisardo Lombardia, a annoncé que l’hymne national commun aux Gallois et aux Bretons, le Hen Wlad ou Bro Gozh, serait mis en valeur tout au long du festival notamment lors des 5 nuits interceltiques qui se dérouleront au stade du Moustoir: à chaque soirée, le chœur gallois présent interprètera la version en gallois et la version en breton de notre hymne national commun.

D’autres soirées comprendront très certainement l’interprétation du Hen Wlad / Bro Gozh notamment  la soirée d’ouverture et celles avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne.

A noter dans vos agendas !

1898-2018, l’éternelle jeunesse de l’hymne breton, Bro Gozh ma Zadoù

Ouest-France, 21 janvier 2018

par Bernez Rouz

C’est un tisserand gallois et son fils qui créèrent, en 1856, cet hymne à la terre natale. Cette mélodie Glan Rhondda (les rives de la rivière Rhondda) devint rapidement populaire dans le réseau des chorales galloises. Son titre trop local fut remplacé par la première strophe Hen Wlad fy Nhadau (le vieux pays de mes pères).

C’est le pasteur protestant gallois de Quimper, W.J. Jones, qui adapta le premier ce chant en breton sous la forme d’un cantique Doue ha va bro (Dieu et mon pays) publié en 1895. Pep breizhat tomm-galon a gar mat e vro, Bro Arvor ‘zo brudet dre’r bed tro war-dro; Er brezel kalonek, hon tadoù ervat A skuilhas eviti o gwad (Chaque Breton de cœur aime son pays.. L’Armor est connu de par le monde. Courageux dans les guerres, nos aïeux versèrent leur sang pour lui). Cette version religieuse protestante n’avait aucune chance d’être popularisée vu la prépondérance écrasante de l’Eglise catholique à l’époque.

Chant national breton

Une autre version écrite par François Taldir Jafrennou fut publiée dans un journal catholique de Morlaix en 1898: Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed, N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed. Pep menez, pep traoñienn, d’am c’halon ‘zo ker, Eno kousk meur a Vreizhad taer (Bretagne, terre des vieux saints, des bardes, il n’est d’autres pays du monde que j’aime autant. Chaque montagne, chaque vallée sont chères à mon coeur. Là dorment plus d’un Breton héroïque).

Le Bro Gozh, symbole des relations interceltiques, est adopté comme « chant national breton » par l’union Régionaliste Bretonne en 1903. Le refrain rappelle que la mer n’est pas un obstacle mais un lien entre les peuples: O Breizh, ma bro, me gar ma bro. Tra ma ‘vel mur ‘n he zro, Ra vezo digabestr ma bro ! (O Bretagne, mon pays, j’aime mon pays. Tant que la mer sera comme une frontière autour d’elle, Que mon pays s’en affranchisse).

Dépassant rapidement les cercles militants, il devient très populaire entre les deux guerres. Le maréchal Foch en 1920 à Morlaix, puis plusieurs présidents de la République, sont accueillis aux accents du Bro Gozh.

Il a été consacré récemment à Rennes par l’émouvante interprétation de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons et le peuple Khasi en Inde peuvent être fiers de leur hymne commun à l’accent humaniste et international.

Le Bro Gozh inaugure la nouvelle salle de l’Orchestre de Bretagne

osb couvent jacobins

Unidivers, 15 janvier 2018

L’Orchestre symphonique de Bretagne (OSB) a investi sa nouvelle salle de concert au Couvent des Jacobins. Il nous aura fallu faire preuve de patience avant que les travaux qui rendaient impossible toute circulation dans cette partie historique du centre-ville de Rennes s’achèvent. C’est fait : les mélomanes rennais ont pu accéder mercredi 10 et jeudi 11 janvier à la salle de concert qui accueille désormais l’OSB dans ses œuvres. Présentation.

Nous voilà dans la nouvelle salle de concert de l’OSB sise au Couvent des Jacobins. Tout n’est pas terminé, quelques détails restent à régler, mais avec le temps et l’addition d’un peu de vie, l’impression de froideur de ces grands espaces blancs très éclairés s’estompe au profit d’une foisonnante et chaleureuse activité.

La soirée commence avec l’hymne gallois Hen Wlad Fy Nhadau immédiatement suivi de l’hymne breton Bro Gozh ma Zadou dont il serait difficile de nier qu’ils sont à peu de choses près copie conforme (NB PBGMZ: en fait c’est l’inverse, l’hymne breton a été suivi de l’hymne gallois). On ne peut s’empêcher de les relier musicalement à des œuvres comme celle que propose Sir Edward Elgar dans ses Pomp and circumstances, notamment Land of hope and glory.

C’est ensuite avec une œuvre du peu connu musicien anglais Ralph Vaughan Williams Serenade to music que se poursuivait ce programme inaugural. Ce sont de bien belles mélodies, pleines de douceur et d’intériorité, qui permettent au premier violon, Fabien Boudot, récemment recruté, de s’exprimer face à son nouveau public. Il n’est pas seul, car plus de 150 choristes donneront de la voix et dessineront dans ce nouvel auditorium un paysage musical apaisé et lyrique.

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