Le Bro Gozh au Stade du Moustoir avec le FC Lorient.

Mickaël Landreau, l'entraîneur du FC Lorient

Mickaël Landreau, l’entraîneur du FC Lorient © Radio France – Thomas Lavaud

France Bleu Breizh Izel, 27 octobre 2018

Lors du derby entre Brest et Lorient, le club des merlus avait surpris par un live tweet en breton. Le club compte récidiver pour le match retour mais pas pour les autres rencontres du championnat.

Une trentaine de tweets en breton pour vivre le choc entre Brest et Lorient. Une première mondiale pour un club de Ligue 1. Les internautes ont été bien surpris en les lisant à l’image de Jacques-Yves Le Touze, fervent militant de la culture bretonne à Lorient. « Et voilà que le @FCLorient twitte aussi en breton ! Bravo !« .

Le FC Lorient explique qu’un des membres de l’équipe chargée des réseaux sociaux est bretonnant. Il s’est chargé de créer les visuels et de commenter le match en breton. L’opération avait lieu évidemment à l’occasion du derby. « Il y a eu de bons retours alors on va sans doute le refaire pour le match retour » explique t-on au club. Mais pas pour les autres matchs du championnat.

Cultiver sa « bretonnité »

En plus de ces tweets, le club souligne que depuis le début de l’année, le Bro Gozh Ma Zadoù résonne dans l’enceinte du Moustoir. Le Stade Rennais joue également l’hymne national breton depuis plusieurs années avant chaque match au Roazhon Park, tout comme le Rugby Club de Vannes.

Tudi Crequer

FIL 2018: le Comité Bro Gozh met en valeur les liens entre Gallois et Bretons

ABP, 7 août 2018

Lisardo Lombardía, directeur du FIL, remet au Premier ministre du Pays de Galles Carwyn Jones, un mandala confectionné par Padrig Morin, un Breton vivant au Sri Lanka. La peinture représente les liens historiques entre le Pays de Galles et la Bretagne et reprend les paroles du Bro Gozh.

Des prix Bro Gozh, qui récompensent les initiatives mettant en valeur l’hymne national breton, le Bro gozh ma Zadoù, ont été décernés lundi après-midi, dans le salon d’honneur de l’Hôtel de Ville de Lorient.

L’hymne breton, le Bro gozh ma zadoù (en français le Vieux pays de nos pères), qui reprend la mélodie de l’hymne gallois, Hen Wlad Fy Nhadau, est le symbole des liens forts entre les deux pays. On sait qu’une grande partie des Bretons actuels descendent d’immigrants venus du Pays de Galles et du sud-ouest de l’Angleterre aux Ve et VIe siècles. Le projet de la Vallée des Saints, à Carnoët, intègre d’ailleurs plus d’une douzaine de saints venus à cette époque du Pays de Galles.

Le Festival Interceltique de Lorient avait déjà participé aux campagnes précédentes de popularisation du Bro gozh. Cette année, le pays invité d’honneur du festival étant le pays de Galles, le FIL a décidé de donner une plus grande visibilité à cet hymne commun.

Un prix Bro gozh avait déjà été remis en septembre 2017 au Rugby Club deVannes pour marquer le début de sa saison sportive 2017-2018 pour récompenser le chant du Bro gozh avant les matchs.

Ne pouvant venir lundi, Jean-Yves Le Drian avait déjà reçu samedi dernier le prix 2 Vro – 1 Ene au nom du Conseil régional pour son travail de rapprochement avec le Pays de Galles alors qu’il était président du Conseil régional et pour son soutien au Comité Bro Gozh. Le prix en ardoise est une réalisation de l’artiste Ieuan Rees d’Ammanford au pays de Galles.

La chanteuse Nolwenn Korbell, Norbert Métairie, maire de Lorient, Lisardo Lombardia, directeur du FIL, Lena Louarn, vice présidente du Conseil régional, Carwyn Jones, Premier ministre du Pays de Galles, Jacques-Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh, l’équipe du Comité Bro Gozh, des représentants de lma ville de Trignac.

Hier, trois autres récipiendaires ont reçu le prix. Il s’agit de l’Orchestre symphonique de Bretagne dirigé par le Gallois Grant Llewellyn qui s’est vu décerner le prix en relation avec son étonnante prestation du Bro gozh lors de l’inauguration du Centre des Congrès de Rennes. Puis, le Premier ministre du pays de Galles se trouvant à Lorient pour le Festival interceltique où son pays est l’invité d’honneur cette année a reçu un prix Bro gozh original. Un tableau de Padrig Morin, un Breton installé au Sri Lanka,qui, au nom de ces Bretons dispersés sur tous les continents, a voulu offrir au Premier ministre du pays de Galles, Carwyn Jones, une de ses oeuvres inspirées des cultures celtiques et bouddhiques. Inutile de rappeler que la ville de Lorient, comme son nom l’indique, était la porte et le port vers les Indes.

Le Gouvernement gallois ainsi que le Conseil régional de Bretagne ont aussi été récompensés. On leur a remis à chacun, la moitié d’une oeuvre  réalisée par le verrier Didier Le Hen de Lorient, d’après un bouclier breton du IIe siècle avant J.-C. retrouvé à Battersea en Grande Bretagne.

Pour finir, Nolwenn Korbell a interprété une chanson en breton et lu un texte émouvant de remerciements à Carwyn Jones, en gallois puis en breton. Son message qui s’est terminé par «gardez bien la route et montrez-nous le chemin» a bien résumé la journée cloturé par l’interprétation du Hen Wlad par Nolwenn Korbell puis du Bro Gozh par Kanerien an Oriant et l’ensemble des 300 participants à cette cérémonie mémorable.

Interceltique: ce vendredi, le Bro Gozh avec Alan Stivell et l’Orchestre Symphonique de Bretagne

7seizh, 8 août 2018

Lorient, vendredi 10 août 2018, Nous évoquons régulièrement avec vous le nouvel album d’Alan Stivell. Ce dernier sera invité de l’Orchestre Symphonique de Bretagne, Catrin Finch et Seckou Keita ce vendredi 10 août à l’espace Marine, dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, pour une co-production OSB / FIL.

« La Reine des harpes » est le surnom donné à Catrin Finch, harpiste de renommée internationale pour ses performances au Royaume-Uni et dans le monde entier. Seckou Keita est un artiste sénégalais multi-instrumentiste qui joue aussi bien de la kora, du djembé que de la harpe à 22 cordes. Ces deux artistes remarquables se rencontrent en 2012 et sortent un album commun en 2013 qui a été présenté à Lorient lors d’un concert mémorable. En 2014, Songlines Magazine (référent anglais de la world music) leur décerne le prix de la meilleure collaboration culturelle. Véritable coup de foudre artistique, ils reviennent ensemble avec leur nouvel album SOAR où la migration et les voyages en sont les thèmes principaux. L’intrépide duo continue l’exploration et surtout la célébration des différences et des parallèles possibles entre leurs instruments et leurs cultures. Ils partagent cette fois la scène avec l’Orchestre Symphonique de Bretagne dans un échange culturel et musical qui vaut tous les voyages.

Un invité d’exception sera sur scène pour les accompagner sur quelques chansons : Alan Stivell. Il y interprétera deux ou trois titres, dont le fameux A-hed an noz et bien évidemment le Bro Gozh.

L’Orchestre symphonique de Bretagne a reçu lundi dernier le prix Bro Gozh ma zadoù lors d’une cérémonie qui a eu lieu lundi à l’hôtel de Ville de Lorient.

Interceltique: venez chanter le Bro Gozh à l’apéro !

Ce vendredi et ce samedi, à 18h, au Breizh Stade (près du stade du Moustoir), à Lorient, le Festival Interceltique propose un apéro chanté avec le Velvet Apéro Kleub avec les standards de la chanson bretonne et celtique , dont le Bro Gozh . On vous y attend !

Les Prix Bro Gozh 2018 à Lorient, en images

Dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, le lundi 6 août 2018, dans les salon d’honneur de l’hôtel de ville.

Quand le Prix Bro Gozh encourage les rencontres….

Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.
Samedi dernier, lors de la remise du prix Bro Gozh au festival interceltique, Pierre Lorcy a offert au 1er Ministre gallois Carwyn Jones une plaquette en breton sur la cybersécurité.

La langue bretonne évolue avec son époque et s’adapte aux nouvelles technologies. Même lorsqu’elles sont de pointe comme la cybersécurité. En proposant à l’occasion du Festival interceltique une plaquette de présentation en breton de sa start-up (Lorcyber), Pierre Lorcy y contribue indéniablement. Il ne lui a fallu qu’un mois pour faire réaliser avec le concours de l’office public de la langue bretonne cette plaquette intitulée « Savomp asambles ho Siber-sideroni » (*) . Sur six pages, la start-up explique en breton comment elle teste la vulnérabilité des entreprises pour les protéger des hackers avant qu’ils ne puissent sévir. « Il a fallu créer des mots composés, des assemblages de concepts en breton, par exemple pour l’expression « gestion de crise » traduite « merañ en enkadennoù », ou encore « plan de continuité d’activité » traduit « steuñv kernderc’hel an obererezh ».

Une étape


« Cela nous faisait plaisir de faire évoluer la langue bretonne avec de nouveaux mots. On a l’impression de faire quelque chose pour la Bretagne », dit Pierre Lorcy. Le président de Lorcyber a offert, samedi 4 août, la plaquette au Premier ministre du Pays de Galles Carwyn Jones à l’occasion de la remise du prix Bro Gozh au Festival interceltique de Lorient. « Il a trouvé ça sympa », dit-il. Cette plaquette en breton n’est qu’une étape. L’objectif de Lorcyber est, d’ici la fin de l’année, de proposer un site internet trilingue : français, breton, anglais.

(*) Construisons ensemble votre cyber -sérénité