La nouvelle version de l’hymne breton «Bro Gozh ma Zadoù» étrennée lors du derby Lorient-Rennes

Le Parisien, le 27 novembre 2021

L’objectif est de faire de «Bro Gozh ma Zadoù» l’hymne officiel de la Bretagne, une manière d’exprimer musicalement la fierté d’être Bretons. . Pexels/Pixabay

La région veut populariser le «Bro gozh ma zadoù» afin d’en faire un hymne chanté par tous les habitants. Sa nouvelle version sera officiellement présentée ce dimanche, en ouverture du derby Lorient-Rennes.

« O Breizh, ma Bro, me’gar ma Bro. Tra ma vo mor’vel mur’n he zro. Ra vezo digabestr ma Bro ! » Dimanche, les paroles en breton du « Bro gozh ma zadoù » (Vieux pays de mes pères) vont résonner dans le stade du Moustoir à Lorient (Morbihan) devant 16 000 spectateurs. Pour l’occasion, ce vieux chant, indissociable du patrimoine culturel breton, joué pour la première fois en 1898, va bénéficier d’une cure de jouvence. Nouvelle tonalité, rythme plus relevé, nouveaux arrangements… Tout a été pensé pour qu’il soit plus facile à chanter à l’unisson.

L’objectif est d’en faire l’hymne officiel de la Bretagne, une manière d’exprimer musicalement la fierté d’être Bretons. « Le Bro gozh est un monument de notre Bretagne, mais force est de constater que nous n’avons jamais eu de version stabilisée », remarque le président de région Loïg Chesnais-Girard qui souhaite le populariser. « En assistant aux premières répétitions avec l’Orchestre national de Bretagne, j’étais assez bouleversé », explique le fameux chanteur Gilles Servat, qui a prêté sa voix au projet avec Aziliz Manrow.

Ce chant, dont la mélodie est la même que celle des hymnes du Pays de Galles et de la Cornouailles britannique, est de plus en plus souvent interprété ces dernières années lors de grands événements culturels et sportifs bretons. La chanteuse Nolwenn Leroy l’avait chanté en finale de la Coupe de France en 2014.

La nouvelle version de l’hymne va être distribuée sous forme de CD à plusieurs milliers d’acteurs bretons (collèges, lycées, associations sportives et culturelles, structures organisatrices d’événements, etc.). « Nous espérons que les enseignants s’en saisiront », indique Loïg Chesnais-Girard. Le morceau sera également disponible sur les plates-formes d’écoute en streaming. Bientôt un tube ?