Belgique. L’hommage des Landernéens à leurs poilus avec le Bro Gozh

Une procession a mêlé musiciens du Bagadig, danseurs en costumes bretons, membres d'associations vêtus d'uniformes de Poilus, drapeaux français et belges.

Une procession a mêlé musiciens du Bagadig, danseurs en costumes bretons, membres d’associations vêtus d’uniformes de Poilus.

Ouest-France, 31 août 2018

Une délégation landernéenne s’est rendue en Belgique, du 25 au 27 août, à l’occasion des dernières commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

Un groupe landernéen, composé d’une trentaine de personnes – membres de l’association Dourdon, du Bagadig et de Dañserien an Elorn – a été reçu du 25 au 27 août à Maissin et Anloy. Deux communes belges accueillant les sépultures de soldats finistériens, tombés le 22 août 1914, lors de la Bataille des Frontières.

1 300 morts finistériens

L’association Dourdon, engagée dans la promotion de l’histoire et du patrimoine du pays de Landerneau-Daoulas, accorde une importance toute particulière au devoir de mémoire. Ce n’était donc pas la première fois que les Landernéens commémoraient, en Belgique, les combats meurtriers de Maissin et Anloy. Pour cette dernière année de commémoration du centenaire, les associations belges tenaient à ce qu’une délégation bretonne se joigne à l’événement.

« Étant donné le soin avec lequel les Belges s’occupent des sépultures de nos Poilus, c’était la moindre des choses que d’apporter notre contribution à ces commémorations », assure Andrée Le Gall-Sanquer, présidente de l’association Dourdon. Près de 1 300 soldats finistériens, issus du 19e Régiment d’infanterie, basé à Brest et Landerneau, ont perdu la vie en territoire belge. Parmi eux, pas moins de 590 sont morts à Maissin.

Fanfares et Bagadig

Office religieux, discours, dépôts de gerbes, interprétation des hymnes nationaux… Différentes cérémonies ont rythmé le week-end. Toutes se sont déroulées aux cimetières et villages d’Anloy, d’abord, et de Maissin, ensuite. Drapeau breton, prestations du Bagadig et du groupe de danse, interprétation du Bro gozh se sont mêlés aux fanfares et bannières belges.

« Nous représentions la Bretagne et avons tâché de donner un éclat supplémentaire aux commémorations », souligne Andrée Le Gall-Sanquer, rappelant que neuf danseuses et danseurs, douze musiciens et deux chanteurs landernéens étaient du voyage. « Pour les années à venir, nous n’avons rien promis. Mais une fois rentrés, nous nous sommes dit qu’il faudrait y retourner. »

Agathe Cherki

Après Singapour, le Bro Gozh en Bretagne avec Gwennyn

Alors voilà…

En revenant de Singapour, je me suis dit que les petits Bretons étaient tout aussi capables de chanter le Bro Gozh, aussi bien que les petits Singapouriens ! En voici de très belles versions enregistrées dans 3 écoles de Bretagne. Il est prévu de leur faire de beaux dessins sur la Bretagne pour les remercier d’avoir entonné notre Bro Gozh si loin de chez nous…

Thank you very much from Kids of Brittany !

Gwennyn

Le Bro Gozh à Maissin

Ouest-France, 3 décembre 2014

Quatre-vingt-seize pages d’histoires, de récits, d’anecdotes, de lieux… Dourdon décortique 14-18 localement, comme jamais !

« Les abonnés pourront l’avoir ce vendredi, à partir de 19 h, annonce Andrée Le Gall Sanquer, présidente de l’association. Le cahier sera à la vente dès le samedi midi. »

Avec un retard d’environ un mois sur la date de parution prévue, en raison de l’indisponibilité de conférenciers, l’unique Cahier Dourdon de l’année sort enfin. « Cela nous a permis d’inclure le voyage à Maissin du 24 août dernier », sourit la présidente. Un voyage riche en émotion et en couleur, grâce à une délégation de plus de cinquante personnes.

Le Bro Gozh à Maissin

« Nous sommes partis avec le bagadig, avec dans nos bagages, les trois drapeaux : le Gwenn ha Du, le drapeau du 19e RI et celui des anciens combattants du Tréhou. Après que nous ayons chanté le Bro gozh ma zadou, nos hôtes nous ont avoué avoir eu des frissons », raconte Andrée Le Gall Sanquer. Une journée exceptionnelle qui a permis de tisser des liens avec la délégation belge et de sensibiliser les jeunes du bagadig à ce qui s’est passé dans la Somme.

Pas surprenant donc que ce numéro de Dourdon consacre un gros chapitre à la bataille de Maissin, avec entre autres, un épisode de la bataille des Frontières.

Chacun trouvera, au long des chapitres, un regard de proximité sur la vie à cette époque : la vie de l’association (avec le compte rendu des commémorations en Belgique le 24 août 2014), quelques aspects de la présence de la Grande Guerre en Bretagne, l’Histoire et la petite histoire des Poilus du Pays de Landerneau-Daoulas, les tranchées de Plouédern, la Grande Guerre à Landerneau : ce qu’en dit le curé-doyen Corre, sans oublier une approche lithologique des vingt-deux monuments aux morts du pays.

Cahier Dourdon : La Grande Guerre. 96 pages illustrées en couleur. Prix : 15 €. En vente dès samedi à l’espace culturel Leclerc, la librairie Les passagers du livre, la Librairie de la Cité et le Comptoir des produits bretons.

Le Bro Gozh en Belgique

Le Télégramme, 21 août 2014

14-18. Devoir de mémoire en Belgique

En août 1914, des milliers de soldats bretons sont fauchés à Maissin, loin de leurs terres. Pour honorer leur mémoire, une délégation landernéenne se rendra en Belgique, ce week-end, à l’occasion du centenaire de la guerre 14-18.

Une quarantaine de Finistériens se rendront aux commémorations de la guerre 14-18, ce week-end, à Maissin, en Belgique. Une manière de rendre hommage aux milliers de Français tués sur le front en août 1914, lors de la bataille des frontières, l’une des plus meurtrières de la Première Guerre mondiale. Et le bilan est saisissant : en 24 heures, près de 14.000 soldats français ont été tués. Parmi les victimes, 500 Finistériens. Des soldats dont les dépouilles n’ont jamais été rapatriées chez eux. « Après la guerre, seulement quelques corps ont pu être identifiés », relève Andrée Le Gall-Sanquer, présidente de l’association Dourdon, à l’initiative du déplacement.

Le retour à la terre

En avril 1932, le calvaire du Tréhou, Ty-Ruz, a donc été déplacé sur les terres belges. Un geste symbolique pour les familles. « Après la guerre, il y a eu un sentiment fort de retour à la terre. Le calvaire était un symbole de leur Bretagne natale. Ils pouvaient reposer à l’ombre du calvaire breton ». Dès lors, les commémorations se sont multipliées. Puis progressivement, les Bretons se sont faits plus rares aux cérémonies. Le centenaire de la Première Guerre mondiale, célébré cette année, était donc une bonne occasion pour renouer avec cette tradition.

« Les Belges sont très attachés à leur cimetière. Chaque tombe est prise en charge par un enfant. Ils sont toujours là pour commémorer le 22 août », souligne la secrétaire de l’amicale du 19e RI, qui a perdu beaucoup d’hommes en ce mois d’août 1914.

Samedi matin, ils seront donc une quarantaine à partir en car, direction Maissin. Des particuliers, des Tréhousiens (dont l’élu Paul Piton), des membres de l’amicale du 19e RI, de l’association Dourdon mais aussi douze danseurs du cercle de danse et 16 jeunes du Bagadig seront du voyage. « L’idée était d’emmener des gens représentatifs de la Bretagne. Il fallait donc des danses et de la musique », ajoute Andrée Le Gall-Sanquer. Tout ce petit monde sera hébergé dans un internat, le temps du déplacement.

Un week-end de commémorations

Au programme, un week-end chargé. Dès son arrivée, l’ensemble de la délégation ira fleurir les tombes, au cimetière Pierre-Massé (ancien poilu et fondateur des cahiers du 19e RI). Le dimanche, se dérouleront des célébrations aux cimetières militaires d’Anloy et de Maissin. « L’entrée à Maissin se fera en musique, en alternant l’Harmonie municipale et le Bagadig », explique Andrée Le Gall-Sanquer.

Ensuite, M. Ouchakoff, président de l’amicale du 19e RI, déposera une gerbe sur la tombe des victimes. Quant à Andrée Le Gall-Sanquer, elle lira le poème « Le vieux calvaire », écrit par Pierre Massé. Puis, sous les drapeaux bretons, les hymnes dont le « Bro Gozh » seront entonnés pour rendre hommage aux soldats tombés, à quelques kilomètres de là, il y a maintenant 100 ans.