Le Bro Gozh pour le Stade Brestois

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME.

Ce soir, le Stade Brestois affronte Niort au stade Francis Le Blé et peut en cas de victoire fêter la montée en Ligue 1.

C’est avec le Bro Gozh interprété par Clarisse Lavanant que s’ouvrira cette soirée mémorable.

19 mai : un spectacle à ne pas manquer, Le Dragon et l’Hermine

 

visuel réalisé par Mikael Bodlore-Penlaez

Organisé dans le cadre de la Fête de la Bretagne par Kanomp Breizh et l’Orchestre des Pompiers du Morbihan sous l’égide du Comité Bro Gozh et avec le soutien de la Ville de Ploemeur, à la salle de l’Océanis à Ploemeur, le dimanche 19 mai, jour de la St Yves, à 17h.

L’Ensemble Choral de Bretagne (120 chanteurs et 9 musiciens dirigés par Jean-Marie Airault) et l’Orchestre des Pompiers du Morbihan (60 musiciens et un bagad de sapeurs-pompiers de 10 musiciens) proposent un spectacle de musiques venues du Pays de Galles pour célébrer les liens ancestraux entre la Bretagne et le Pays de Galles.

Ce voyage musical sera présenté par le poète brito-gallois Aneirin Karadog.

En première partie, la cantate An Aval hag ar C’haliz.

Ensuite, l’orchestre et le bagad des pompiers du Morbihan présentent les grands airs classiques qui savent émouvoir et provoquer le frisson.

Pour le final commun, l’orchestre d’harmonie, très proche de la forme des harmonies du Pays de Galles, présente un répertoire composé de chorals gallois repris par le chœur.

Le concert se terminera par l’interprétation en commun du Bro Gozh, l’hymne national de la Bretagne qui est aussi celui du Pays de Galles.

Lieu: L’Océanis, Ploemeur

Heure: 17h

Tarifs :

Plein tarif : 13 €
Tarif réduit : 10 €
8-15 ans : 6 €

Réservations:

– auprès de l’accueil de l’Océanis, la librairie Sillages, FNAC, Carrefour, Leclerc, etc.

– sur Ticketmaster

– sur Francebillet

Bro Gozh: nouvelle harmonisation pour les batteries-fanfares

Antoine Huard, responsable communication, Yvon Roussel, président, et Christophe Glatre, secrétaire général de la Fédération de Bretagne des batteries-fanfares.

Antoine Huard, responsable communication, Yvon Roussel, président, et Christophe Glatre, secrétaire général de la Fédération de Bretagne des batteries-fanfares.

Le Télégramme, 18 avril 2019

La Fédération de Bretagne des batteries-fanfares bat le rythme du renouveau dans les Côtes-d’Armor, avec l’organisation de masterclass et de stages de perfectionnement durant l’été, mais surtout un festival de Bretagne des fanfares, en mai.

Que ce soit un air martial, dans les différents corps d’armées, ou dans les musiques traditionnelles régionales, les fanfares participent à une histoire de la musique contemporaine, autour des cuivres et des percussions. La Fédération de Bretagne organise aujourd’hui localement un renouveau de la pratique, avec la volonté de perfectionner une pratique dans l’échange et l’apprentissage des différentes méthodes et harmonies.

Dans le département des Côtes-d’Armor, des formations trouvent un nouveau souffle, que ce soit à Allineuc ou à Plémy, souvent sous l’impulsion de la jeunesse : « On assiste à une véritable renaissance dans le département, à destination du grand public », précise Yvon Roussel, le président de la Fédération de Bretagne.


Des stages de perfectionnement pour apprendre


Afin d’encadrer ce renouveau, la fédération va organiser des stages de perfectionnement durant l’été, avec un temps fort du 19 au 23 août à la Ville Davy, à Quessoy, avec un « campus batterie-fanfare », dont l’objectif est de former des cadres, autour de la technique instrumentale, mais aussi de perfectionner la pratique. Ces stages s’adressent à tous, enfants et adultes, y compris les débutants, pour avoir accès au travail d’orchestre et à la méthode nécessaire.

Un festival de Bretagne en mai


Les 18 et 19 mai, la ville de Lamballe accueillera le festival de Bretagne des fanfares. Durant deux jours, des masterclass seront organiseés, mais aussi des concerts (groupe Oozband) et un concours des fanfares. Le compositeur Mériadec Rufet présentera une nouvelle harmonisation du « Bro gozh ma zadou » (Le vieux pays de mes pères), afin que l’hymne breton puisse être joué en fanfare. Le concours, présidé par Éric Lemmonier, tambour-major de la Garde Républicaine, viendra récompenser le travail du Week-end, avec un concert le dimanche après-midi.

Football: quand le Bro Gozh était interprété au Stade de France

Le capitaine Romain Danzé (à droite) et le coach Philippe Montanier, lors de la finale de Coupe de France perdue face à Guingamp en 2014

Le capitaine Romain Danzé (à droite) et le coach Philippe Montanier, lors de la finale de Coupe de France perdue face à Guingamp en 2014 | PHOTOPQR/OUEST FRANCE

FranceInfo, 24 avril 2019

L’heure de Rennes ? Après deux finales de Coupe de France (2009, 2014) et une de Coupe de la Ligue (2013) – toutes perdues -, le Stade Rennais retrouvera samedi face au Paris Saint-Germain le Stade de France pour la quatrième fois en dix ans. En attendant de savoir si Julien Stéphan et ses joueurs arriveront enfin à vaincre le signe indien, retour sur les derniers échecs du club breton, sevré de titre depuis 1971.

“Le grand plaisir de la vie est dans l’attente”. Difficile de savoir si John Cowper Powys fut un jour supporter du Stade Rennais mais l’écrivain britannique a couché sur le papier à la fin des années 70 un proverbe que tout fidèle du club Rouge et Noir garde précieusement dans un coin de sa tête, lui qui attend depuis 48 ans de connaître le bonheur de voir son club soulever de nouveau un trophée. Car si Rennes est une équipe fidèle, elle l’est avant tout avec les rendez-vous manqués. Pour la quatrième fois en dix ans, le SRFC investira le Stade France en se dressant face au Paris Saint-Germain, samedi en finale de la Coupe de France. Mais si les histoires d’amour finissent mal en général, celle entre l’enceinte dyonisienne et Rennes a tout du mélodrame, avec trois finales perdues, face à Guingamp en Coupe de France (2009, 2014) et Saint-Etienne en Coupe de la Ligue (2013). Entre derbies bretons, désillusions et bus à impériale, retour sur les trois derniers échecs du Stade Rennais à Saint-Denis.

• 2009 : les favoris tombent de haut

Si la Coupe de France est souvent l’histoire de petits poucets, les finales réservent souvent bien peu de surprises. Depuis 1959 et le triomphe du Havre face à Sochaux, les clubs de Division 1 puis de Ligue 1 ont fait du trophée leur chasse gardée. Alors quand Rennes se déplace au Stade de France pour sa première finale depuis 1971, la confiance règne au moment d’affronter Guingamp, rival breton mais embourbé dans le ventre mou de la Ligue 2 (13e).

Dans une ambiance de fest-noz, où 80 056 personnes (record d’affluence pour une finale de coupe de France) reprennent en chœur le Bro gozh ma zadoù, hymne de la Bretagne, Rennes croit réaliser le plus dur en ouvrant le score grâce à Carlos Bocanegra (69e). A vingt minutes d’une nouvelle ligne au palmarès, les joueurs de Guy Lacombe vont finalement craquer en moins d’un quart d’heure. Le bourreau se nomme Eduardo. Une remise maladroite de Hansson (73e) puis des grosses largesses défensives (83e) permettent à l’attaquant brésilien de signer un doublé et de crucifier les Rennais. Le trophée tant attendu s’envole donc chez le voisin, qui inscrit par la même occasion son nom au palmarès de la Coupe de France pour la première fois de son histoire. La générosité à la rennaise.

(….)

Guidel: le Bro Gozh pour la réunification de la Bretagne

Plus d'une cinquantaine de personnes participaient, samedi, à la cérémonie.

Le Télégramme, 21 avril 2019

En novembre 2012, le conseil municipal a adopté, à l’unanimité, un vœu pour la réunification de la Bretagne à cinq départements. Pour marquer cet attachement, une manifestation officielle présidée par le maire, Jo Daniel, avait lieu samedi matin en présence de Bertrand Nicolas, président de Kevredigezh Breizh 5/5, Anne-Maud Goujon, conseillère régionale, Jean-Rémi Kervarrec et Françoise Ballester, représentants du département, Ronan Loas, maire de Ploemeur, Bruno Jaouen, président du Festival Interceltique de Lorient, d’enseignants et d’élèves des classes bilingues de Prat-Foën et de représentants du monde associatif et culturel de Guidel.


Retour à la Bretagne historique


La Ville s’est intéressée très tôt au mouvement Breizh 5/5, créé en 2015, avec l’objectif de rendre visible la volonté d’une majorité de Bretons d’un retour à la Bretagne historique. « Selon un dernier sondage, plus de 70 % de la population des cinq départements y sont favorables », a déclaré Bertrand Nicolas. Dans ce but, la municipalité a fait l’acquisition de panneaux installés à l’hôtel de ville, à l’espace Avalon et à l’Estran, des équipements publics très fréquentés. Après avoir lu, en français et en breton, le vœu adopté par les élus, puis écouté un chant interprété par des élèves de classes bilingues, la cinquantaine de participants a applaudi la jeune Sarah qui a dévoilé la plaque masquée par un gwenn ha du.

L’assistance a ensuite entonné avec ferveur le Bro gozh ma zadou (Le vieux pays de nos pères), chant inspiré de l’hymne du Pays de Galles. La cérémonie s’est conclue par un laridé huit temps, interprété de belle manière par Jean-Yves et Eugène, sonneurs locaux.


Des soutiens par centaines


Lors de son intervention, le premier magistrat de la ville a souligné le travail des associations intervenant spécifiquement dans le secteur breton et plus largement dans le domaine culturel, des six classes bilingues ainsi qu’à Div Yezh Gwidel, l’association des parents d’élèves bilingues des écoles publiques. Dans sa réponse, Bertrand Nicolas a rappelé tout le travail fourni par Breizh 5/5 qui regroupe aujourd’hui plusieurs centaines de partenaires dans le monde de l’économie, des collectivités territoriales, des médias, etc., et s’est félicité de la signature d’un partenariat avec le Festival Interceltique de Lorient, une première.

Roazhon Park: le Bro Gozh pour Rennes – Arsenal

Ouest-France, 7 mars 2019

Vidéo Jean-Pierre Prioul

Stade Rennais – Arsenal. Un truc dingue, un truc complètement dingue

Le Stade Rennais, mené dès la 3e minute de jeu, a surclassé Arsenal et s’offre désormais, avec deux buts d’avance, le droit de rêver à une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa. C’est inédit. C’était inouï.

Sans doute on retiendra, à vie, l’arrivée de ce bus rouge et noir dans la fournaise, la fumée des fumigènes craqués, le port de tête de Benjamin Bourigeaud, altier, à sa sortie du bus, Hatem Ben Arfa souriant, portant son sac à dos à la main comme un pupille son baluchon, il est déconcertant, les écharpes tendues pendant le Bro gozh ma zadoù, ces salariés du SRFC qui disaient, émus en vrai, avoir attendu ce moment toute leur vie, ce soleil qui prend congé là-bas derrière, les drapeaux se lever partout, le rouge, le noir, le blanc à 360 degrés. Ça avait de la gueule, vraiment. Ce Roazhon Park, quand il se hisse au niveau européen, a une élégance folle.

19 h 37, Bourigeaud fait s’embraser le Roazhon Park

Alors, forcément, quand Iwobi a enroulé sa frappe, délesté d’un marquage douteux du capitaine rennais Benjamin André, qu’il a déposé le ballon avec un toucher magnifique dans le petit filet de Koubek (0-1, 4e), le rappel à une forme de réalité a été brutal. On jouait depuis 182 secondes. 182 secondes. On a repensé à ces files d’attente à la billetterie, ce qui est un peu vachard.

On avait déjà bien compris la problématique, à vrai dire, qui se posait à Julien Stéphan : elle était double. Athlétique, d’abord. Et cette fois, la tactique n’y pourrait rien. La tonicité des Anglais, l’explosivité dont ils ont fait preuve à la récupération du ballon puis dans les phases de transition, leur supériorité dans l’impact, ont fait vaciller le SRFC presque à chaque fois. Et quand vous avez un Özil, même en marchant, qui distille les ballons, tout devient très compliqué. Pour ne pas sombrer, le Stade Rennais avait Koubek, auteur de deux parades devant Torreira (12e) et Iwobi (23e), quand Mustafi ne manquait pas le cadre d’un rien (30e)Autre problématique, surtout : l’inhibition des Rennais. Et là, il fallait donc au SRFC, mené, un autre ingrédient : le coeur, l’âme, le public, ses supporters, encore plus d’électricité, de fronde. Des coups de pied arrêtés. Le pied chaud d’un Grenier sur coup franc (comme à la 14e, de 35 mètres, juste au-dessus), d’un Ben Arfa obligeant Cech, cher Petr, à se détendre (34e). Qu’il est grand ce bonhomme. Il fallait jouer, jouer, encore jouer. C’est aussi l’incroyable culot de Julien Stéphan, qui a sans cesse demandé à ses joueurs de remonter le bloc.

Le but de Bourigeaud a lancé les festivités au Roazhon Park. | THOMAS BRéGARDIS/OUEST-FRANCE

Il fallait la folie d’Hatem Ben Arfa. Cette percée à la 42e pour lancer Sarr, enfin, fauché par Sokratis qui héritera d’un second carton jaune, donc d’un rouge. Et dans la foulée, donc, ce coup franc de Bourigeaud, repoussé, qu’il a suivi pour mettre la frappe de sa vie en pleine lucarne (42e). Il était 19 h 37. Le Roazhon Park s’est embrasé. Une folie absolue. Et Rennes a alors joué les yeux dans les yeux avec Arsenal. Zeffane (47e), Bourigeaud (49e, 50e, 56e, 59e), après autant d’accélérations prodigieuses de Sarr côté droit, auraient pu doubler la mise face à des Londoniens réduits à dix, rappelons-le. L’international sénégalais aurait pu aussi, d’ailleurs, à l’heure de jeu, mais Cech est Cech. Ben Arfa sur coup franc (62e). Mais Cech est Cech.

Le Bro Gozh de Clarisse Lavanant

Le Télégramme, 4 février 2019

Clarisse Lavanant était il y a quelques jours l’invitée du nouveau rendez-vous musical que propose Le Télégramme. Dans un espace douillet du siège de la rédaction à Morlaix (Finistère), la chanteuse a interprété des extraits de son dernier album, « Kantikoù Breizh ». Un moment de grâce.

Le guitariste-compositeur Jean-Charles Guichen avait inauguré la formule en novembre. Mardi dernier, c’est Clarisse Lavanant qui s’est prêtée au jeu du concert privé au Télégramme, pour les personnes présentes en cette fin de matinée au siège du journal à Morlaix (Finistère). Philippe Guevel l’accompagnait au clavier sur des morceaux qu’il connaît parfaitement. L’album « Kantikoù Breizh », dont ils sont extraits, a été réalisé dans son studio de Kersaudy, à Plourin-lès-Morlaix. De sa voix superbe, claire, caressante ou puissante, Clarisse Lavanant a commencé par deux titres célèbres adaptés en breton. Pour « Amazing grace » (« Incroyable grâce »), cantique emblématique du monde anglophone, elle a choisi la version de Roger Abjean, « Mont davedoc’h ».

« L’envie d’aimer » en breton

« Ar c’hoant da garout », avec lequel elle a enchaîné, sonne familier bien au-delà du cercle des fidèles. Il s’agit en effet de la traduction de « L’envie d’aimer », tube de la comédie musicale d’Elie Chouraqui et Pascal Obispo, « Les Dix Commandements ». « J’ai fait partie de la troupe des ‘’Dix Commandements’’ pendant plusieurs années, où nous avons donné des représentations dans les plus grandes salles d’Europe et d’Asie, explique Clarisse Lavanant. Ce morceau avait été traduit dans de nombreuses langues, mais pas encore en breton. Voilà, c’est désormais chose faite ! ». Le mini-concert s’est poursuivi par « Da feiz hon tadoù kozh », incontournable dans le Léon, avant de s’achever comme il se doit par l’hymne breton, « Bro Gozh ma zadoù ».

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ces cantiques sont joyeux

Sorti fin novembre, « Kantikoù Breizh » (Musiris) est le dixième album de Clarisse Lavanant, en 18 ans de carrière. « Il marque l’anniversaire des dix ans de La Ronde des Chapelles, indique la Morlaisienne. Au cours de ces tournées, j’ai rencontré de nombreuses personnes qui m’ont appris des cantiques en breton liés à leur propre chapelle. Mon disque est une sorte de best-of des plus connus. Ces airs accompagnent les grands moments de la vie, du baptême à l’enterrement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils sont joyeux : j’ai régulièrement des commentaires d’auditeurs dans ce sens ! ». « Le fait d’interpréter ces morceaux avec une instrumentation moderne, et notamment beaucoup de piano, leur donne un côté chanson », souligne Philippe Guevel.

Sorti en 2018 et possédant un lien évident avec la Bretagne, « Kantikoù Breizh » avait toute sa place dans la sélection des 24 albums actuellement en compétition pour le Grand Prix du Disque du Télégramme. Il en a été écarté pour la simple raison que Clarisse Lavanant fait cette année partie des professionnels qui attribueront le prix du jury, et qu’il était impossible d’être à la fois juge et partie. La chanteuse demeure la seule artiste à avoir remporté deux fois le Grand Prix : en 2014 pour son album de chanson française « L’encre à rêver », et l’an dernier avec « Harmonie », en duo avec Dan Ar Braz, élu prix du public par les internautes. C’est en tant que dernière lauréate qu’elle a intégré le jury.

Actrice dans « Noz »

En « trêve hivernale » de concerts, Clarisse Lavanant en profite pour exercer ses talents d’actrice. Elle va tourner ces prochaines semaines en Loire-Atlantique et dans le pays de Brest dans « Noz », long-métrage en breton de la réalisatrice Soazig Daniellou. Sortie au printemps 2020. Quant à Philippe Guevel, il présentera en fin d’année un album instrumental de ses compositions et publiera dès le mois de juin un CD à dominante jazz, « Collage », avec le grand saxophoniste américain Tony Pagano.

Frédéric Jambon