Opéra de Rennes: le Bro Gozh pour les nouveaux herminés

Les nouveaux herminés 2019: Stéphanie Stoll, Malo Bouessel du Bourg, Mariannig Larc’hanteg, Maripol Gouret, Paul Loret.

Ce samedi 5 octobre, l’Opéra de Rennes accueillait la cérémonie de remise des Colliers de l’Ordre de l’Hermine organisée par l’Institut Culturel de Bretagne.

Furent ainsi distingués: Stépahnie Stoll, présidente de Diwan, Malo Bouessel du Bourg, directeur de Produit en Bretagne, Mariannig Larc’hanteg, harpiste de renom, Maripol Gouret, fondatrice de KDSK, Paul Loret, président de Bretagne réunie.

Par ailleurs, les parents du petit Fañch et les jeunes de Bak e Brezhoneg reçurent la médaille de l’ICB.

Et c’est par le Bro Gozh que se termina cet évènement auquel prirent part plus de 300 invités.

Dernier Bro Gozh pour Patrick Malrieu

Les membres de la famille, les amis, les militants, les collecteurs de Dastum, et au moins deux membres du Conseil Régional, ont entonné un dernier Bro Gozh ma Zadoù sur le parvis. Photo ABP.

ABP, 12 janvier 2019

La petite église de Landévennec n’a pas pu contenir les 350 personnes venues des quatre coins de la Bretagne rendre un dernier hommage à Patrick Malrieu. Une bonne moitié à dû rester debout dans le cœur ou dehors sous le crachin. Son fils, sa fille et sa petite fille ont témoigné ainsi qu’un de ses amis les plus proches. Après la cérémonie religieuse qui s’est tenue en breton, le trio Annie Ebrel – Nolùen Le Buhé -Mathe Vassalio a chanté à capella un émouvant cantique en breton.

Les membres de la famille, les amis, les militants, les collecteurs de Dastum, et au moins deux membres du Conseil régional, ont entonné un dernier Bro Gozh ma Zadoù sur le parvis. À noter que le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait fait parvenir une couronne de fleur.

Reportage: Philippe Argouarc’h pour ABP.

 

 

Réunification de la Bretagne: respecter la demande des citoyens

Plus de 100 000 habitants de Loire-Atlantique ont signé une pétition demandant l’organisation d’une consultation populaire portant sur la réunification de la Bretagne.

Le Conseil départemental de Loire-Atlantique est désormais dans l’obligation légale de répondre à cette demande; il semblerait cependant que M. Grosvalet, président du Conseil départemental, semble vouloir botter en touche en organisant le 17 décembre prochain un vote des seuls conseillers départementaux sur la réunification de la Bretagne et non pas sur l’organisation d’un référendum.

Le Comité Bro Gozh et ses membres fondateurs, l’Institut Culturel de Bretagne, la fédération des chœurs Kanomp Breizh, la fédération Bretagne – pays de Galles, apporte son soutien à la demande faite par plus de 100 000 signataires pour l’organisation en Loire-Atlantique d’un référendum portant sur la réunification de la Bretagne.

Ne pas le faire et régler la question en interne serait totalement incompréhensible. La démocratie, c’est aussi et d’abord respecter les citoyens et leur demande clairement exprimée.

Comité Bro Gozh

Où l’on parle de plantes et … du Bro Gozh …..

Le Télégramme, 4 décembre 2016

Comme les autres pays de culture celtique, la Bretagne veut un plant pour emblème. L’Irlande a le trèfle, l’Écosse le chardon, le pays de Galles le poireau… Et l’Armorique cabocharde cherche le sien, à l’initiative de l’Institut culturel de Bretagne qui a lancé une consultation. 800 réponses argumentées ont été reçues et dans le bouquet on trouve l’ajonc, l’hortensia, l’artichaut, le blé noir… Toutes les propositions sont sur la table. Enfin presque toutes, car nous nous permettons d’en ajouter à la liste.

Par exemple, le kersauson gueule-de-loup qui pousse sur les rivages et que les randonneurs effeuillent en se demandant si la pluie ne va vraiment mouiller que les cons. Ou encore la marylise du Léon qui se complaît dans les sous-bois très branchus. En tisane, elle a des vertus appréciées des fonctionnaires fourbus puisqu’elle leur permet de sécher le maille sans souffrir de carence. Pendant au moins un jour.

On trouve aussi le drian bicéphale qui s’est adapté aussi bien aux bords de la Vilaine que de la Seine mais peut-être plus pour des lustres.

Ou encore le goulard du Golfe que l’on peut planter dans son jardin en évitant de le mélanger avec de la sarkozette naine. Il suffit de creuser un petit fillon dans lequel on incorpore environ 66 % d’extraits d’urnes primaires pour une bonne pousse au printemps.

Parmi les autres variétés bretonnes, on a aussi le hinault jaune aux pétales en forme de pédales, apprécié des blaireaux, ou encore le troadec à bonnet, espèce urticante qui guérit du jacobinisme si on la prend en décoction avec des feuilles de mérette. On a aussi le stivell déplumé qui a la particularité de produire des sons harmonieux quand on lui pince la tige, ce qu’il ne faut surtout pas faire avec la nolwenn armoricaine à mirettes bleues. Et bien sûr, on a le darvor poivré pour faire de jolis bouquets à poser à côté de la télé. On espère que le jury voudra bien prendre en compte ces suggestions et qu’il saura faire un choix ferme et définitif. Sinon, après leur avoir déjà emprunté leur hymne national pour en faire le « Bro Gozh », on serait fichus d’opter pour le poireau, l’emblème de nos ancêtres les Gallois.

René Perez