Les Prix Bro Gozh 2018 à Lorient, en images

Dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, le lundi 6 août 2018, dans les salon d’honneur de l’hôtel de ville.

Bro Gozh: à la veille du Festival Interceltique, ArMen propose un dossier sur le pays de Galles

Dans quelques jours, Lorient va accueillir le Festival Interceltique qui met cette année le pays de Galles à l’honneur.

A cette occasion, la revue bien connue ArMen consacre à cette nation celtique tout un dossier « Le pays de Galles, une Bretagne idéale ? » avec un article sur Grant Llewellyn, le directeur musical gallois de l’orchestre Symphonique de Bretagne ( à qui l’on doit la magnifique interprétation des hymnes nationaux gallois et breton le 11 janvier dernier à Rennes) par Michel Toutous, « Abergavenny, le voyage inaugural » par Fañch Postic qui retrace ce voyage qui vit se rencontrer des personnages importants du renouveau culturel gallois et breton, « Pays de Galles, l’alter ego breton » par Ronan Le Coz qui nous propose un portrait très large de la réalité galloise comparée à la situation bretonne, « Llanilltud Fawr, mythique abbaye galloise » par Roger Faligot qui retrace l’histoire de cette abbaye si importanbte dans le monde celtique du Vè siècle. Et bien entendu on y parle à travers ce dossier du Bro Gozh, ce lien séculaire entre les deux nations, Bretagne et pays de Galles.

 

Le Bro Gozh inaugure la nouvelle salle de l’Orchestre de Bretagne

osb couvent jacobins

Unidivers, 15 janvier 2018

L’Orchestre symphonique de Bretagne (OSB) a investi sa nouvelle salle de concert au Couvent des Jacobins. Il nous aura fallu faire preuve de patience avant que les travaux qui rendaient impossible toute circulation dans cette partie historique du centre-ville de Rennes s’achèvent. C’est fait : les mélomanes rennais ont pu accéder mercredi 10 et jeudi 11 janvier à la salle de concert qui accueille désormais l’OSB dans ses œuvres. Présentation.

Nous voilà dans la nouvelle salle de concert de l’OSB sise au Couvent des Jacobins. Tout n’est pas terminé, quelques détails restent à régler, mais avec le temps et l’addition d’un peu de vie, l’impression de froideur de ces grands espaces blancs très éclairés s’estompe au profit d’une foisonnante et chaleureuse activité.

La soirée commence avec l’hymne gallois Hen Wlad Fy Nhadau immédiatement suivi de l’hymne breton Bro Gozh ma Zadou dont il serait difficile de nier qu’ils sont à peu de choses près copie conforme (NB PBGMZ: en fait c’est l’inverse, l’hymne breton a été suivi de l’hymne gallois). On ne peut s’empêcher de les relier musicalement à des œuvres comme celle que propose Sir Edward Elgar dans ses Pomp and circumstances, notamment Land of hope and glory.

C’est ensuite avec une œuvre du peu connu musicien anglais Ralph Vaughan Williams Serenade to music que se poursuivait ce programme inaugural. Ce sont de bien belles mélodies, pleines de douceur et d’intériorité, qui permettent au premier violon, Fabien Boudot, récemment recruté, de s’exprimer face à son nouveau public. Il n’est pas seul, car plus de 150 choristes donneront de la voix et dessineront dans ce nouvel auditorium un paysage musical apaisé et lyrique.

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Conseil régional: « le Bro Gozh ma Zadoù ou Hen Wlad fy Nhadau, hymne commun à la Bretagne et au Pays de Galles »

Signature du protocole d'accord - Loïg Chesnais-Girard et Carwyn Jones

Conseil régional de Bretagne, 12 janvier 2018

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Le concert donné mercredi et jeudi dans le tout nouvel auditorium du Couvent de Jacobins par le chef gallois de l’OSB, Grant Llewellyn, illustre à merveille le rapprochement entre les deux Régions. Cette représentation hautement symbolique -la Neuvième Symphonie de Beethoven, d’où l’hymne européen est extrait, et le Bro Gozh ma Zadoù ou Hen Wlad fy Nhadau (vieux pays de mes ancêtres), hymne commun à la Bretagne et au Pays de Galles-, marque une nouvelle étape dans la coopération culturelle entre les deux territoires, l’objectif étant de créer un orchestre européen réunissant des musiciens de l’Arc atlantique, avec l’appui de l’Arts Council of Wales, organisation qui assure la promotion des arts du Pays de Galles, et d’autres partenaires, comme le Festival interceltique de Lorient.

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Le Télégramme: « L’Orchestre de Bretagne a fait résonner le Bro Gozh et l’hymne européen »

Loïg Chesnais-Girard et le « First Minister » du Pays de Galles, invité d’honneur du prochain Festival interceltique de Lorient.

Le Télégramme, 12 janvier 2018

Brexit. Sale temps pour les relations interceltiques

La Bretagne et le Pays de Galles ont signé, ce jeudi, un accord de coopération pour cinq ans. Mais le Brexit jette le trouble sur les relations avec nos cousins celtes.

Tout un symbole. Hier soir, à Rennes, l’Orchestre de Bretagne a fait résonner dans un centre des Congrès flambant neuf l’hymne européen et le Bro Gozh ma Zadoù, chant commun à la Bretagne et au Pays de Galles. Ainsi l’a voulu le facétieux Grant Llewellyn, Gallois de son état et directeur de la formation bretonne depuis 2015. Aura-t-il bientôt besoin d’un titre de séjour ? Voici le genre de questions soulevées par le Brexit.

Malgré les incertitudes, Loïg Chesnais-Girard et Carwyn Jones, le Premier ministre gallois, ont tenu à renouveler, hier, l’accord de coopération entre les deux régions, scellé en 2004. Le nouveau document prévoit, par exemple, de favoriser les échanges d’étudiants entre les universités des deux régions, de renforcer les liens commerciaux entre les entreprises ou encore d’inciter les touristes à aller voir de l’autre côté de la Manche.

Des objectifs à l’horizon 2023 qui supposent la libre circulation des personnes et des biens entre l’Union Européenne et le Royaume-Uni. Or, c’est précisément ce qui se joue, en ce moment, entre Londres, qui souhaite sortir de l’espace Schengen, et Bruxelles, qui n’entend pas laisser les portes de son marché commun ouvertes aux Anglais…

Coopération quoiqu’il arrive

De quoi poser des limites à l’amitié britto-galloise en particulier et, en général, aux relations entre les Bretons et leurs amis celtes du Royaume-Uni. Sera-t-il aussi simple, par exemple, pour les musiciens irlandais, écossais et gallois de venir jouer au Festival interceltique de Lorient ? « C’est difficile de prévoir l’issue de tout ça », reconnaît le Premier ministre du Pays de Galles. Carwyn Jones, travailliste, était contre le Brexit et peine encore à se remettre du choix de ses concitoyens. Ceux-ci commencent à regretter, à en croire l’homme politique, tant l’économie locale est dépendante du marché européen. « Nous continuerons à travailler ensemble quoiqu’il arrive. Le Royaume-Uni quitte l’UE, pas l’Europe. Les échanges continueront mais dans un cadre différent. » Même son de cloche du côté de Loïg Chesnais-Girard. « La circulation des biens et de marchandises va continuer ». Rendez-vous donc le 29 mars 2019, à 23 h GMT, date fixée par le Parlement britannique, quand le Brexit sera devenu réalité.