Le Bro Gozh d’Herri Gourmelen

Photo France 3 Bretagne

France 3 Bretagne, 6 novembre 2020

Les hommages sont nombreux pour saluer la mémoire de Herri Gourmelen. L’homme politique breton est décédé ce jeudi 5 novembre 2020 à Saint-Malo, à l’âge de 77 ans. Il avait été porte-parole de l’UDB et conseiller régional de Bretagne.

Loïg Chesnais-Girard a été l’un des premiers à rendre hommage à Herri Gourmelen qui avait siégé au Conseil régional durant deux mandats, de 2004 à 2015.

« Herri était une voix. Celle qui savait chanter un Bro Gozh émouvant et puissant. (voir ici) Qui tonnait des discours aux mots justes et pesés. Qui était souvent attendue car elle était forte de son histoire, son parcours politique. Herri était une voix qui comptait en Bretagne. Je ne peux pas imaginer ne plus l’entendre. Herri était de ces hommes politiques qui comptent car il incarnait autant l’histoire du mouvement régionaliste breton que celle des forces internationalistes.
Combattant infatigable de la décentralisation car il savait lui, le germaniste, que le jacobinisme ne pouvait permettre à la Bretagne de déployer la puissance de son identité.
Herri va nous manquer, va me manquer, car je sais que nous avions encore tant à nous dire, et moi, à lui demander. Au nom de la Bretagne et de l’ensemble des élus régionaux, je présente mes sincères condoléances à sa famille. 
»

Une vie d’homme politique breton

Herri Gourmelen était né Finistérien, sur la presqu’île de Crozon et parlait parfaitement le breton. Il s’était engagé à l’UDB dès sa jeunesse et en était devenu le porte parole.

(….)

Le Bro Gozh à Paris

C’est sous la bannière « Pour que vivent nos langues », du nom du collectif à l’origine de la manifestation, que les défenseurs des langues venus des quatre coins de la Métropole sont venus défiler à Paris – 30/11//2019 / © France Télévisions – Y. Denis

France 3 Bretagne, 30 novembre 2019

Près de 500 personnes défilent à Paris pour la défense des langues régionales

Les Bretons, près de 200, formaient une bonne partie du cortège qui a manifesté ce samedi dans les rues de Paris pour la défense des langues régionales. En ligne de mire, la réforme du lycée et du baccalauréat qui met à mal l’enseignement des langues régionales, conduisant « à accélérer leur déclin ».

C’est à bord de trois cars, que plus de 150 bretonnants se sont rendus à Paris pour manifester leur attachement à la langue bretonne. Sur le parvis de la basilique Sainte-Clothilde, ils ont été rejoints par une cinquantaine de sympathisants de la diaspora bretonne et par près de 300 autres défenseurs de langues régionales venus des quatre coins de la France représentant le corse, le basque, l’alsacien, l’occitan… Ils répondaient tous à l’appel du collectif « Pour que vivent nos langues », regroupant une quarantaine d’associations d’enseignement et de promotion des langues régionales en France.

Le cortège, revendicatif sans être vindicatif, s’est élancé vers 11h30, scandant « Pour que vivent nos langues ». La manifestation n’ayant pas été autorisée par la préfecture de Paris, le cortège s’est retrouvé bloqué par les forces de l’ordre à l’intersection de la rue de Grenelle où se situe le ministère de l’Éducation nationale.

Alors que des jeunes entonnaient le Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, les manifestants bretons affichaient leurs slogans dont « Hep brezhoneg, Breizh ebet » (« Sans breton, pas de Bretagne »).

Une meilleure reconnaissance dans l’éducation

Le mouvement de ce 30 novembre pointait particulièrement l’enseignement des langues régionales en France et la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Malgré les efforts de nombreux militants, parents d’élèves et enseignants de l’enseignement public, de l’enseignement associatif et de l’enseignement catholique, pour certains présents dans le cortège, les langues régionales seraient « mises à mal » par la réforme.

Par exemple, les manifestants dénoncent dans cette réforme le coefficient de 1 attribué à ces langues, alors que les associations demandent un coefficient de 3. Ce jeu de coefficient défavorable met ces langues régionales en concurrence avec d’autres langues. Ainsi, en Bretagne, le latin, une langue morte, a un plus haut coefficient que le breton. Tout cela entraîne un risque de désaffection vis-à-vis de ces enseignements, et une dévalorisation.

Une délégation de cinq représentants a été reçue par le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation. À leur sortie, ils ont expliqué avoir été « écoutés mais pas entendus ».

Festival Interceltique: le Bro Gozh à l’honneur

Le  Pays de Galles et la Bretagne

Parmi tout ce qui rassemble la Bretagne et la nation celte, il y a bien sûr le Bro Gozh, l’hymne national breton. Son nom signifie en breton « Vieux pays de mes pères« . Sa mélodie s’inspire de l’hymne national du Pays de Galles, Hen wlad fy nhadau (vieux pays de mes pères). L’hymne de Cornouailles, Bro goth agan tasow, l’équivalent en cornique, reprend lui aussi l’air de l’hymne gallois.

Aussi, lors des cinq Nuits Interceltiques, le Bro Gozh sera chanté en version bretonne et galloise par les artistes des chœurs gallois et l’ensemble des groupes celtes.
Afin que le public puisse également reprendre l’hymne, des flyers seront distribués avant le spectacle avec les paroles en breton. Un beau moment d’émotions en perspective ! Un livret de quatre page sera diffusé lors de la soirée d’Ouverture Pays de Galles au Théâtre de Lorient le samedi 4 août, mentionnant les relations Bretagne – Pays de Galles.
Ces flyers seront également diffusés lors du concert du vendredi 10 août à l’Espace Marine : l’harpiste galloise Catrin Finch  et le sénégalais Seckou Keita seront accompagnés par l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Alan Stivell sera également présent pour quelques titres, dont assurément celui du Bro Gozh 😉

La remise des Prix Bro Gozh 2018 aura également lieu pendant le Festival, en présence du Premier ministre gallois et des officiels,  afin de mettre en valeur les liens historiques, culturels et linguistiques qui lient les deux nations.

Téléchargez les paroles du Bro Gozh

Commencez à vous entraîner avec les tutos proposés par France 3 Bretagne, dans le cadre du partenariat avec le Comité Bro Gozh.

 

Un partenariat avec France 3 Bretagne pour promouvoir le Bro Gozh

Le Comité Bro Gozh et France 3 Bretagne viennent de signer un accord de partenariat portant sur la promotion du Bro Gozh .

L’on se rappelle de l’opération « Défi Bro Gozh » organisée par France 3 Bretagne, il y a quelques années, et qui fut un vrai succès. Dans ce cadre, France 3 Bretagne avait diffusé un tutoriel pour apprendre le Bro Gozh en 3 parties avec Mael Le Guennec, actuel responsable des émissions en langue bretonne. Le partenariat entre France 3 Bretagne et le Comité Bro Gozh permettra une large diffusion de ces tutoriels y compris dans des évènements comme les festivals afin d’encourager le public à s’approprier le Bro Gozh .

D’autres actions de communication sont prévues dans cet accord qui apporte un vrai « plus » à la diffusion et à la reconnaissance du Bro Gozh.

Les tutoriels sont consultables sur notre nouvelle page « Apprendre le Bro Gozh » .

 

Lauréat du Prix Bro Gozh 2018, le RCV est à nouveau récompensé par les Prizioù ar Brezhoneg

Le Rugby Club de Vannes, seul club professionnel breton présent en Pro D2, accumule les récompenses.

Après le Prix Bro Gozh 2018 remis en septembre dernier dans une ambiance mémorable, le voici récompensé dans le cadre des Prizioù ar Brezhoneg remis le 16 février dernier à la salle Glenmor de Carhaix. Ces Prizioù sont remis par France 3 Breizh et l’Office public de la Langue Bretonne aux personnes et organismes ayant œuvré pour la langue bretonne.

Le Rugby Club de Vannes reçoit ainsi le 1er Prix dans la catégorie Entreprises pour la façon dont le club utilise la langue bretonne dans sa communication et sur le terrain à la Rabine, sans oublier bien évidemment le Bro Gozh qui ouvre chaque match à domicile.