Rennes – Guingamp. Alan Stivell chantera le Bro Gozh pour le Celtico au Roazhon Park ce dimanche

Ouest-France, 10 mai 2019

Le Celtico, c’est ce dimanche 12 mai, à 15 h au Roazhon Park

Ce dimanche 12 mai, à 15 h, Rennes reçoit Guingamp pour la 36e journée de ligue 1. Le Stade Rennais prévoit différentes animations.

Le Stade Rennais reçoit l’En Avant Guingamp, ce dimanche 12 mai. En plus de la rivalité habituelle entre les deux clubs, ce derby breton s’annonce fort en émotion. De nombreux supporters des deux clubs devraient affluer route de Lorient pour voir la rencontre.

Des animations dès 13 h

Les spectateurs pourront arriver deux heures avant la rencontre pour profiter des animations prévues par le Stade Rennais. Au programme : Beer Pong, baby-foot, Foot roulette ou encore lancer de bottes de paille.

Bro Gozh a cappella par Alan Stivell

Pour ce Celtico, l’hymne, jouée dans le Roazhon Park, sera chantée ce dimanche par une pointure. C’est Alan Stivell qui entonnera a cappella le Bro gozh ma zadoù. Le Bagad de Cesson assurera lui l’ambiance musicale en amont de la rencontre.

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Le Bro Gozh pour le Stade Brestois

PHOTO CLAUDE PRIGENT / LE TELEGRAMME.

Ce soir, le Stade Brestois affronte Niort au stade Francis Le Blé et peut en cas de victoire fêter la montée en Ligue 1.

C’est avec le Bro Gozh interprété par Clarisse Lavanant que s’ouvrira cette soirée mémorable.

Coupe de France: où est passé le Bro Gozh ?

Bretagne actuelle, 2 mai 2019

Comme toutes les Bretonnes et Bretons, j’ai été très heureuse de la victoire du Stade rennais. Mais ce moment merveilleux, « magique » comme l’ont exprimé tant de supporters, a été pour moi, je l’avoue, troublé par l’absence de toute référence sensible à la Bretagne.

Aucun chant de Bretagne et surtout aucune reprise de notre hymne national le « Bro Gozh ma Zadoù » ni à Rennes ni à Paris comme l’avait  fait en 2009 Stivell* accompagné de tous les supporters lors de cette Coupe de France bretonne.

Sur les quais  de la gare de Rennes, aucun Bagad pour accueillir « les héros » pas plus que sur le Champ de Mars ou Place de la Mairie. Certes, une marée de drapeaux du Stade rennais,  normal mais …seulement  quelques petits Gwenn ha Du perdus dans cette marée rouge et noire alors qu’il flotte aux quatre coins du monde et que les Bretons l’arborent à la moindre occasion, ici ou ailleurs !

Une distribution de Gwenn ha Du papier brandi avec celui du Stade rennais, aurait été certainement  très  bien accueillie, à l’image de celle réalisée en 2009, par la Région Bretagne lors de cette Coupe de France mémorable. Quel souvenir et quelle union !

Que s’est-il passé ?

J’exprime une totale incompréhension de la situation qui efface  la Bretagne alors que c’était une superbe et exceptionnelle occasion au niveau national et international, de  montrer  sa singularité, sa culture affirmée et reconnue sur tout le territoire avec des retombées économiques certaines. C’est aussi une image forte de laBretagne réuniequi a été supprimée du regard de tous.

Danièle NOVELLO-FLOC’HLAY

Le Télégramme : le Bro Gozh porte malheur …. au Stade Rennais !

Comme quoi , certains journalistes semblent disjoncter dès qu’ils parlent foot …

Le Télégramme et le Mensuel de Rennes ont sorti un numéro spécial consacré au Stade Rennais à la veille de sa rencontre contre le PSG au Stade de France .

Et au détour de cette publication, on tombe sur ce petit pavé où l’on apprend que le Bro Gozh porterait malheur au Stade ….. Dans le genre ridicule et plein de sous-entendus quelque peu nauséabonds… On suppose que l’auteur de ces quelques lignes voulait faire de l’humour … en tout cas, c’est nul !

EAG: le Bro Gozh qui a marqué le maire de Guingamp

Guingamp. Côtes-d’Armor.Philippe Le Goff, maire de Guingamp, supporter d’En Avant (EAG) et… de l’équipe de France de football.

Philippe Le Goff, maire de Guingamp

Ouest-France, 28 mars 2019

Élu peu avant la victoire en Coupe de France, en 2014, Philippe Le Goff va connaître, en tant que maire, sa deuxième finale. Une nouvelle étape dans sa vie de supporter, commencée avec le maillot d’En Avant, en minimes. Ce samedi, Guingamp affronte Strasbourg pour un premier trophée de Coupe de la Ligue.

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« 2009, je venais d’être premier adjoint. La découverte du stade de France et de sa beauté en Rouge et Noir, les premières relations aux médias. Je me souviendrai toujours de la frappe d’Eduardo, entre les jambes du gardien rennais (victoire 2-1). Un match déroulé à la perfection, c’était prodigieux. 2014 (victoire 2 à 0 contre Rennes), ce fut encore plus particulier, j’étais maire depuis deux mois. Une année intense. Je me souviens de la façon dont les joueurs ont été préparés émotionnellement, en visionnant des extraits du film L’Enfer du dimanche, avec Al Pacino : « Aller chercher la victoire cm par cm ». Ce soir-là, il s’est passé quelque chose de hors-norme : je me souviens du Bro Gozh Ma Zadou, chanté par Nolwenn Leroy, repris par tout le stade… Et puis rebelote, on gagne. Dans les vestiaires, ce fut un moment exceptionnel, avec les joueurs, le staff, Noël Le Graët, Nolwenn Leroy, Didier Deschamps, Jocelyn… Et puis la liesse à Guingamp, ensuite. La coupe, c’est un plaisir, une fierté, mais je n’y ai aucunement contribué, c’est le trophée des joueurs, ça leur appartient. »

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Roazhon Park: le Bro Gozh pour Rennes – Arsenal

Ouest-France, 7 mars 2019

Vidéo Jean-Pierre Prioul

Stade Rennais – Arsenal. Un truc dingue, un truc complètement dingue

Le Stade Rennais, mené dès la 3e minute de jeu, a surclassé Arsenal et s’offre désormais, avec deux buts d’avance, le droit de rêver à une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa. C’est inédit. C’était inouï.

Sans doute on retiendra, à vie, l’arrivée de ce bus rouge et noir dans la fournaise, la fumée des fumigènes craqués, le port de tête de Benjamin Bourigeaud, altier, à sa sortie du bus, Hatem Ben Arfa souriant, portant son sac à dos à la main comme un pupille son baluchon, il est déconcertant, les écharpes tendues pendant le Bro gozh ma zadoù, ces salariés du SRFC qui disaient, émus en vrai, avoir attendu ce moment toute leur vie, ce soleil qui prend congé là-bas derrière, les drapeaux se lever partout, le rouge, le noir, le blanc à 360 degrés. Ça avait de la gueule, vraiment. Ce Roazhon Park, quand il se hisse au niveau européen, a une élégance folle.

19 h 37, Bourigeaud fait s’embraser le Roazhon Park

Alors, forcément, quand Iwobi a enroulé sa frappe, délesté d’un marquage douteux du capitaine rennais Benjamin André, qu’il a déposé le ballon avec un toucher magnifique dans le petit filet de Koubek (0-1, 4e), le rappel à une forme de réalité a été brutal. On jouait depuis 182 secondes. 182 secondes. On a repensé à ces files d’attente à la billetterie, ce qui est un peu vachard.

On avait déjà bien compris la problématique, à vrai dire, qui se posait à Julien Stéphan : elle était double. Athlétique, d’abord. Et cette fois, la tactique n’y pourrait rien. La tonicité des Anglais, l’explosivité dont ils ont fait preuve à la récupération du ballon puis dans les phases de transition, leur supériorité dans l’impact, ont fait vaciller le SRFC presque à chaque fois. Et quand vous avez un Özil, même en marchant, qui distille les ballons, tout devient très compliqué. Pour ne pas sombrer, le Stade Rennais avait Koubek, auteur de deux parades devant Torreira (12e) et Iwobi (23e), quand Mustafi ne manquait pas le cadre d’un rien (30e)Autre problématique, surtout : l’inhibition des Rennais. Et là, il fallait donc au SRFC, mené, un autre ingrédient : le coeur, l’âme, le public, ses supporters, encore plus d’électricité, de fronde. Des coups de pied arrêtés. Le pied chaud d’un Grenier sur coup franc (comme à la 14e, de 35 mètres, juste au-dessus), d’un Ben Arfa obligeant Cech, cher Petr, à se détendre (34e). Qu’il est grand ce bonhomme. Il fallait jouer, jouer, encore jouer. C’est aussi l’incroyable culot de Julien Stéphan, qui a sans cesse demandé à ses joueurs de remonter le bloc.

Le but de Bourigeaud a lancé les festivités au Roazhon Park. | THOMAS BRéGARDIS/OUEST-FRANCE

Il fallait la folie d’Hatem Ben Arfa. Cette percée à la 42e pour lancer Sarr, enfin, fauché par Sokratis qui héritera d’un second carton jaune, donc d’un rouge. Et dans la foulée, donc, ce coup franc de Bourigeaud, repoussé, qu’il a suivi pour mettre la frappe de sa vie en pleine lucarne (42e). Il était 19 h 37. Le Roazhon Park s’est embrasé. Une folie absolue. Et Rennes a alors joué les yeux dans les yeux avec Arsenal. Zeffane (47e), Bourigeaud (49e, 50e, 56e, 59e), après autant d’accélérations prodigieuses de Sarr côté droit, auraient pu doubler la mise face à des Londoniens réduits à dix, rappelons-le. L’international sénégalais aurait pu aussi, d’ailleurs, à l’heure de jeu, mais Cech est Cech. Ben Arfa sur coup franc (62e). Mais Cech est Cech.

Il y a 30 ans, le Bro Gozh pour l’US Concarneau à Tahiti

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Ouest-France, le 16 novembre 2018

En février 1989, l’US Concarneau rendait visite à Papeete, pour le 7e tour de la Coupe de France. Un souvenir haut en couleurs pour bon nombre d’acteurs de l’époque. Récit d’une épopée très particulière.

Alors que les Concarnois sont en Guyane, où ils vont affronter l’ASE Matoury, pour le compte du 7e tour de la Coupe de France, leurs anciens se souviennent. C’était il y a presque trente ans, en 1989, et l’USC

se voyait offrir son tout premier voyage en Coupe. Et quel voyage ! Pour ce 8e tour, qui se déroulait à l’époque fin janvier, c’est à Tahiti que les Thoniers étaient conviés. « Le tirage n’avait rien à voir avec ce qui se passe actuellement, rappelle Georges Ollivier, alors coprésident avec Yann Larvol et Guy Piriou. Il fallait être dans les deux premiers de D3 et la décision était prise par la Fédération. »

De belles étrennes

Concarneau, qui venait d’inaugurer son nouveau terrain, celui sur lequel l’USC opère toujours, venait d’accéder à cette fameuse D3. De là à imaginer aller jouer un match à Papeete, il y avait quelques océans que personne ne s’imaginait pouvoir franchir. « On avait entamé des tractations avec la Fédération, mais on ne pouvait pas en parler, poursuit l’ancien président, et il fallait déjà se qualifier pour ce 8e tour. »

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

« Ça n’avait pas été simple, rajoute Thierry Raphalen, le goleador d’alors, puisqu’on n’avait arraché notre qualification qu’en toute fin de match 1-0, face à La Montagne. » La bonne nouvelle était tombée les tout premiers jours de janvier, évoquent de concert Philippe Dizay et Patrick Pustoch, deux acteurs importants de cette équipe. « On était chez Maryvonne, le siège du club, quand on avait appris que l’USC avait été choisi pour ce match. »

Les excellentes relations entre Guy Piriou et le Président Fournet-Faillard avaient sûrement pesé dans la balance, d’autant que le constructeur naval concarnois était en train de monter un nouveau chantier en Polynésie.« Partir à Tahiti, c’était absolument inimaginable, poursuit le solide capitaine des Thoniers. A l’époque, on était absolument tous de purs amateurs. Personne ne vivait du foot. On s’entraînait trois fois par semaine et tout le monde bossait, à commencer par le coach Daniel Guillou. Et surtout, on était une vraie bande de potes. La preuve : tous les vendredis après l’entraînement, on faisait de petits matchs et on mangeait ensemble. Inimaginable aujourd’hui. »

Quatorze joueurs avaient été retenus, mais de nombreux accompagnateurs en avaient profité pour s’offrir ce voyage de rêve. Les acteurs de l’époque en parleraient pendant des heures, des colliers de fleurs à la descente de l’avion, à l’accueil des Bretons de Tahiti, avec le Bro Gozh Ma Zadoù, joué officiellement avant le match, en passant par une réception de 800 invités au Consulat de France, la visite de la Jeanne ancrée dans le port polynésien, la visite dans des écoles primaires de Papeete et la découverte de Moréa.

Reste le match. Même pas peur ! Le Central s’était fait balayer 4-0 sur des buts de Perrot, Thomas, Raphalen et Salaun. « Ils ont mis quatre pions, vive les Bretons » avait titré le lendemain La Dépeche de Tahiti. « Daniel Guillou : Je suis comblé », soulignait-elle encore. Trente ans après, les acteurs ont le triomphe modeste. Reste juste quelques à-côté, mais pas un mot, il parait qu’il n’y a pas encore prescription !