EAG: le Bro Gozh qui a marqué le maire de Guingamp

Guingamp. Côtes-d’Armor.Philippe Le Goff, maire de Guingamp, supporter d’En Avant (EAG) et… de l’équipe de France de football.

Philippe Le Goff, maire de Guingamp

Ouest-France, 28 mars 2019

Élu peu avant la victoire en Coupe de France, en 2014, Philippe Le Goff va connaître, en tant que maire, sa deuxième finale. Une nouvelle étape dans sa vie de supporter, commencée avec le maillot d’En Avant, en minimes. Ce samedi, Guingamp affronte Strasbourg pour un premier trophée de Coupe de la Ligue.

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« 2009, je venais d’être premier adjoint. La découverte du stade de France et de sa beauté en Rouge et Noir, les premières relations aux médias. Je me souviendrai toujours de la frappe d’Eduardo, entre les jambes du gardien rennais (victoire 2-1). Un match déroulé à la perfection, c’était prodigieux. 2014 (victoire 2 à 0 contre Rennes), ce fut encore plus particulier, j’étais maire depuis deux mois. Une année intense. Je me souviens de la façon dont les joueurs ont été préparés émotionnellement, en visionnant des extraits du film L’Enfer du dimanche, avec Al Pacino : « Aller chercher la victoire cm par cm ». Ce soir-là, il s’est passé quelque chose de hors-norme : je me souviens du Bro Gozh Ma Zadou, chanté par Nolwenn Leroy, repris par tout le stade… Et puis rebelote, on gagne. Dans les vestiaires, ce fut un moment exceptionnel, avec les joueurs, le staff, Noël Le Graët, Nolwenn Leroy, Didier Deschamps, Jocelyn… Et puis la liesse à Guingamp, ensuite. La coupe, c’est un plaisir, une fierté, mais je n’y ai aucunement contribué, c’est le trophée des joueurs, ça leur appartient. »

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Roazhon Park: le Bro Gozh pour Rennes – Arsenal

Ouest-France, 7 mars 2019

Vidéo Jean-Pierre Prioul

Stade Rennais – Arsenal. Un truc dingue, un truc complètement dingue

Le Stade Rennais, mené dès la 3e minute de jeu, a surclassé Arsenal et s’offre désormais, avec deux buts d’avance, le droit de rêver à une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa. C’est inédit. C’était inouï.

Sans doute on retiendra, à vie, l’arrivée de ce bus rouge et noir dans la fournaise, la fumée des fumigènes craqués, le port de tête de Benjamin Bourigeaud, altier, à sa sortie du bus, Hatem Ben Arfa souriant, portant son sac à dos à la main comme un pupille son baluchon, il est déconcertant, les écharpes tendues pendant le Bro gozh ma zadoù, ces salariés du SRFC qui disaient, émus en vrai, avoir attendu ce moment toute leur vie, ce soleil qui prend congé là-bas derrière, les drapeaux se lever partout, le rouge, le noir, le blanc à 360 degrés. Ça avait de la gueule, vraiment. Ce Roazhon Park, quand il se hisse au niveau européen, a une élégance folle.

19 h 37, Bourigeaud fait s’embraser le Roazhon Park

Alors, forcément, quand Iwobi a enroulé sa frappe, délesté d’un marquage douteux du capitaine rennais Benjamin André, qu’il a déposé le ballon avec un toucher magnifique dans le petit filet de Koubek (0-1, 4e), le rappel à une forme de réalité a été brutal. On jouait depuis 182 secondes. 182 secondes. On a repensé à ces files d’attente à la billetterie, ce qui est un peu vachard.

On avait déjà bien compris la problématique, à vrai dire, qui se posait à Julien Stéphan : elle était double. Athlétique, d’abord. Et cette fois, la tactique n’y pourrait rien. La tonicité des Anglais, l’explosivité dont ils ont fait preuve à la récupération du ballon puis dans les phases de transition, leur supériorité dans l’impact, ont fait vaciller le SRFC presque à chaque fois. Et quand vous avez un Özil, même en marchant, qui distille les ballons, tout devient très compliqué. Pour ne pas sombrer, le Stade Rennais avait Koubek, auteur de deux parades devant Torreira (12e) et Iwobi (23e), quand Mustafi ne manquait pas le cadre d’un rien (30e)Autre problématique, surtout : l’inhibition des Rennais. Et là, il fallait donc au SRFC, mené, un autre ingrédient : le coeur, l’âme, le public, ses supporters, encore plus d’électricité, de fronde. Des coups de pied arrêtés. Le pied chaud d’un Grenier sur coup franc (comme à la 14e, de 35 mètres, juste au-dessus), d’un Ben Arfa obligeant Cech, cher Petr, à se détendre (34e). Qu’il est grand ce bonhomme. Il fallait jouer, jouer, encore jouer. C’est aussi l’incroyable culot de Julien Stéphan, qui a sans cesse demandé à ses joueurs de remonter le bloc.

Le but de Bourigeaud a lancé les festivités au Roazhon Park. | THOMAS BRéGARDIS/OUEST-FRANCE

Il fallait la folie d’Hatem Ben Arfa. Cette percée à la 42e pour lancer Sarr, enfin, fauché par Sokratis qui héritera d’un second carton jaune, donc d’un rouge. Et dans la foulée, donc, ce coup franc de Bourigeaud, repoussé, qu’il a suivi pour mettre la frappe de sa vie en pleine lucarne (42e). Il était 19 h 37. Le Roazhon Park s’est embrasé. Une folie absolue. Et Rennes a alors joué les yeux dans les yeux avec Arsenal. Zeffane (47e), Bourigeaud (49e, 50e, 56e, 59e), après autant d’accélérations prodigieuses de Sarr côté droit, auraient pu doubler la mise face à des Londoniens réduits à dix, rappelons-le. L’international sénégalais aurait pu aussi, d’ailleurs, à l’heure de jeu, mais Cech est Cech. Ben Arfa sur coup franc (62e). Mais Cech est Cech.

Il y a 30 ans, le Bro Gozh pour l’US Concarneau à Tahiti

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Ouest-France, le 16 novembre 2018

En février 1989, l’US Concarneau rendait visite à Papeete, pour le 7e tour de la Coupe de France. Un souvenir haut en couleurs pour bon nombre d’acteurs de l’époque. Récit d’une épopée très particulière.

Alors que les Concarnois sont en Guyane, où ils vont affronter l’ASE Matoury, pour le compte du 7e tour de la Coupe de France, leurs anciens se souviennent. C’était il y a presque trente ans, en 1989, et l’USC

se voyait offrir son tout premier voyage en Coupe. Et quel voyage ! Pour ce 8e tour, qui se déroulait à l’époque fin janvier, c’est à Tahiti que les Thoniers étaient conviés. « Le tirage n’avait rien à voir avec ce qui se passe actuellement, rappelle Georges Ollivier, alors coprésident avec Yann Larvol et Guy Piriou. Il fallait être dans les deux premiers de D3 et la décision était prise par la Fédération. »

De belles étrennes

Concarneau, qui venait d’inaugurer son nouveau terrain, celui sur lequel l’USC opère toujours, venait d’accéder à cette fameuse D3. De là à imaginer aller jouer un match à Papeete, il y avait quelques océans que personne ne s’imaginait pouvoir franchir. « On avait entamé des tractations avec la Fédération, mais on ne pouvait pas en parler, poursuit l’ancien président, et il fallait déjà se qualifier pour ce 8e tour. »

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

« Ça n’avait pas été simple, rajoute Thierry Raphalen, le goleador d’alors, puisqu’on n’avait arraché notre qualification qu’en toute fin de match 1-0, face à La Montagne. » La bonne nouvelle était tombée les tout premiers jours de janvier, évoquent de concert Philippe Dizay et Patrick Pustoch, deux acteurs importants de cette équipe. « On était chez Maryvonne, le siège du club, quand on avait appris que l’USC avait été choisi pour ce match. »

Les excellentes relations entre Guy Piriou et le Président Fournet-Faillard avaient sûrement pesé dans la balance, d’autant que le constructeur naval concarnois était en train de monter un nouveau chantier en Polynésie.« Partir à Tahiti, c’était absolument inimaginable, poursuit le solide capitaine des Thoniers. A l’époque, on était absolument tous de purs amateurs. Personne ne vivait du foot. On s’entraînait trois fois par semaine et tout le monde bossait, à commencer par le coach Daniel Guillou. Et surtout, on était une vraie bande de potes. La preuve : tous les vendredis après l’entraînement, on faisait de petits matchs et on mangeait ensemble. Inimaginable aujourd’hui. »

Quatorze joueurs avaient été retenus, mais de nombreux accompagnateurs en avaient profité pour s’offrir ce voyage de rêve. Les acteurs de l’époque en parleraient pendant des heures, des colliers de fleurs à la descente de l’avion, à l’accueil des Bretons de Tahiti, avec le Bro Gozh Ma Zadoù, joué officiellement avant le match, en passant par une réception de 800 invités au Consulat de France, la visite de la Jeanne ancrée dans le port polynésien, la visite dans des écoles primaires de Papeete et la découverte de Moréa.

Reste le match. Même pas peur ! Le Central s’était fait balayer 4-0 sur des buts de Perrot, Thomas, Raphalen et Salaun. « Ils ont mis quatre pions, vive les Bretons » avait titré le lendemain La Dépeche de Tahiti. « Daniel Guillou : Je suis comblé », soulignait-elle encore. Trente ans après, les acteurs ont le triomphe modeste. Reste juste quelques à-côté, mais pas un mot, il parait qu’il n’y a pas encore prescription !

Superbe interprétation du Hen Wlad pour Pays de Galles Danemark

Superbe interprétation de l’hymne national gallois hier au Cardiff City Stadium pour la rencontre de foot Pays de Galles – Danemark.

Vidéo de Yoann Riou, journaliste sportif à L’Équipe.

Le Bro Gozh au Stade du Moustoir avec le FC Lorient.

Mickaël Landreau, l'entraîneur du FC Lorient

Mickaël Landreau, l’entraîneur du FC Lorient © Radio France – Thomas Lavaud

France Bleu Breizh Izel, 27 octobre 2018

Lors du derby entre Brest et Lorient, le club des merlus avait surpris par un live tweet en breton. Le club compte récidiver pour le match retour mais pas pour les autres rencontres du championnat.

Une trentaine de tweets en breton pour vivre le choc entre Brest et Lorient. Une première mondiale pour un club de Ligue 1. Les internautes ont été bien surpris en les lisant à l’image de Jacques-Yves Le Touze, fervent militant de la culture bretonne à Lorient. « Et voilà que le @FCLorient twitte aussi en breton ! Bravo !« .

Le FC Lorient explique qu’un des membres de l’équipe chargée des réseaux sociaux est bretonnant. Il s’est chargé de créer les visuels et de commenter le match en breton. L’opération avait lieu évidemment à l’occasion du derby. « Il y a eu de bons retours alors on va sans doute le refaire pour le match retour » explique t-on au club. Mais pas pour les autres matchs du championnat.

Cultiver sa « bretonnité »

En plus de ces tweets, le club souligne que depuis le début de l’année, le Bro Gozh Ma Zadoù résonne dans l’enceinte du Moustoir. Le Stade Rennais joue également l’hymne national breton depuis plusieurs années avant chaque match au Roazhon Park, tout comme le Rugby Club de Vannes.

Tudi Crequer

Le Bro Gozh au stade du Moustoir à Lorient … vu de Vannes …..

Ouest-France, 20 janvier 2018

@Hymne breton

On le savait fervent défenseur de la culture bretonne. Un peu moins lobbyiste, quoique…

L’élu vannetais, Patrick Mahé, ancien rédacteur en chef de Paris Match, a tweeté: «  Vite le Bro Gozh, l’hymne breton au Moustoir, comme à La Rabine, avant chaque match du Rugby-Club de Vannes ! Allez les Merlus, suivez l’exemple vannetais ! On ne demande pas mieux ! « . Les supporters lorientais ont massivement retweeté le message. faut-il y voir un signe ?

Football – Ligue 2 : le Bro gozh ma zadoù en ouverture

Côté Brest, 8 avril 2017

Vendredi 7 avril 2017, l’hymne national de la Bretagne a été interprété par Clarisse Lavanant juste avant le match Brest-Tours (1-1) au stade Francis-Le Blé.

0 323 spectateurs dans les gradins du stade Francis-Le Blé, un soleil radieux, une belle ambiance : vendredi 7 avril 2017, toutes les conditions étaient réunies pour passer une belle soirée de football.

Le Stade brestois 29, seul leader du championnat de France de Ligue 2 après sa convaincante prestation à Lens le samedi précédent (victoire 2-0), recevait le Tours FC, 16e du classement.

Sous le signe de la Bretagne

Le match était placé sous le signe de la Bretagne. Avec distribution de petits gwenn-ha-du et de claps-claps en tribune, la prestation du bagad Bro an Aberioù (Pays des Abers), le déploiement de deux  grands drapeaux bretons sur la pelouse avant la rencontre.

Le Bro gozh ma zadoù

Et, avant le coup d’envoi, la belle interprétation du Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères), l’hymne national de la Bretagne, par Clarisse Lavanant.

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Yann Guenegou