Rennes – Guingamp. Alan Stivell chantera le Bro Gozh pour le Celtico au Roazhon Park ce dimanche

Ouest-France, 10 mai 2019

Le Celtico, c’est ce dimanche 12 mai, à 15 h au Roazhon Park

Ce dimanche 12 mai, à 15 h, Rennes reçoit Guingamp pour la 36e journée de ligue 1. Le Stade Rennais prévoit différentes animations.

Le Stade Rennais reçoit l’En Avant Guingamp, ce dimanche 12 mai. En plus de la rivalité habituelle entre les deux clubs, ce derby breton s’annonce fort en émotion. De nombreux supporters des deux clubs devraient affluer route de Lorient pour voir la rencontre.

Des animations dès 13 h

Les spectateurs pourront arriver deux heures avant la rencontre pour profiter des animations prévues par le Stade Rennais. Au programme : Beer Pong, baby-foot, Foot roulette ou encore lancer de bottes de paille.

Bro Gozh a cappella par Alan Stivell

Pour ce Celtico, l’hymne, jouée dans le Roazhon Park, sera chantée ce dimanche par une pointure. C’est Alan Stivell qui entonnera a cappella le Bro gozh ma zadoù. Le Bagad de Cesson assurera lui l’ambiance musicale en amont de la rencontre.

(….)

Football: quand le Bro Gozh était interprété au Stade de France

Le capitaine Romain Danzé (à droite) et le coach Philippe Montanier, lors de la finale de Coupe de France perdue face à Guingamp en 2014

Le capitaine Romain Danzé (à droite) et le coach Philippe Montanier, lors de la finale de Coupe de France perdue face à Guingamp en 2014 | PHOTOPQR/OUEST FRANCE

FranceInfo, 24 avril 2019

L’heure de Rennes ? Après deux finales de Coupe de France (2009, 2014) et une de Coupe de la Ligue (2013) – toutes perdues -, le Stade Rennais retrouvera samedi face au Paris Saint-Germain le Stade de France pour la quatrième fois en dix ans. En attendant de savoir si Julien Stéphan et ses joueurs arriveront enfin à vaincre le signe indien, retour sur les derniers échecs du club breton, sevré de titre depuis 1971.

“Le grand plaisir de la vie est dans l’attente”. Difficile de savoir si John Cowper Powys fut un jour supporter du Stade Rennais mais l’écrivain britannique a couché sur le papier à la fin des années 70 un proverbe que tout fidèle du club Rouge et Noir garde précieusement dans un coin de sa tête, lui qui attend depuis 48 ans de connaître le bonheur de voir son club soulever de nouveau un trophée. Car si Rennes est une équipe fidèle, elle l’est avant tout avec les rendez-vous manqués. Pour la quatrième fois en dix ans, le SRFC investira le Stade France en se dressant face au Paris Saint-Germain, samedi en finale de la Coupe de France. Mais si les histoires d’amour finissent mal en général, celle entre l’enceinte dyonisienne et Rennes a tout du mélodrame, avec trois finales perdues, face à Guingamp en Coupe de France (2009, 2014) et Saint-Etienne en Coupe de la Ligue (2013). Entre derbies bretons, désillusions et bus à impériale, retour sur les trois derniers échecs du Stade Rennais à Saint-Denis.

• 2009 : les favoris tombent de haut

Si la Coupe de France est souvent l’histoire de petits poucets, les finales réservent souvent bien peu de surprises. Depuis 1959 et le triomphe du Havre face à Sochaux, les clubs de Division 1 puis de Ligue 1 ont fait du trophée leur chasse gardée. Alors quand Rennes se déplace au Stade de France pour sa première finale depuis 1971, la confiance règne au moment d’affronter Guingamp, rival breton mais embourbé dans le ventre mou de la Ligue 2 (13e).

Dans une ambiance de fest-noz, où 80 056 personnes (record d’affluence pour une finale de coupe de France) reprennent en chœur le Bro gozh ma zadoù, hymne de la Bretagne, Rennes croit réaliser le plus dur en ouvrant le score grâce à Carlos Bocanegra (69e). A vingt minutes d’une nouvelle ligne au palmarès, les joueurs de Guy Lacombe vont finalement craquer en moins d’un quart d’heure. Le bourreau se nomme Eduardo. Une remise maladroite de Hansson (73e) puis des grosses largesses défensives (83e) permettent à l’attaquant brésilien de signer un doublé et de crucifier les Rennais. Le trophée tant attendu s’envole donc chez le voisin, qui inscrit par la même occasion son nom au palmarès de la Coupe de France pour la première fois de son histoire. La générosité à la rennaise.

(….)

EAG: le Bro Gozh qui a marqué le maire de Guingamp

Guingamp. Côtes-d’Armor.Philippe Le Goff, maire de Guingamp, supporter d’En Avant (EAG) et… de l’équipe de France de football.

Philippe Le Goff, maire de Guingamp

Ouest-France, 28 mars 2019

Élu peu avant la victoire en Coupe de France, en 2014, Philippe Le Goff va connaître, en tant que maire, sa deuxième finale. Une nouvelle étape dans sa vie de supporter, commencée avec le maillot d’En Avant, en minimes. Ce samedi, Guingamp affronte Strasbourg pour un premier trophée de Coupe de la Ligue.

(….)

« 2009, je venais d’être premier adjoint. La découverte du stade de France et de sa beauté en Rouge et Noir, les premières relations aux médias. Je me souviendrai toujours de la frappe d’Eduardo, entre les jambes du gardien rennais (victoire 2-1). Un match déroulé à la perfection, c’était prodigieux. 2014 (victoire 2 à 0 contre Rennes), ce fut encore plus particulier, j’étais maire depuis deux mois. Une année intense. Je me souviens de la façon dont les joueurs ont été préparés émotionnellement, en visionnant des extraits du film L’Enfer du dimanche, avec Al Pacino : « Aller chercher la victoire cm par cm ». Ce soir-là, il s’est passé quelque chose de hors-norme : je me souviens du Bro Gozh Ma Zadou, chanté par Nolwenn Leroy, repris par tout le stade… Et puis rebelote, on gagne. Dans les vestiaires, ce fut un moment exceptionnel, avec les joueurs, le staff, Noël Le Graët, Nolwenn Leroy, Didier Deschamps, Jocelyn… Et puis la liesse à Guingamp, ensuite. La coupe, c’est un plaisir, une fierté, mais je n’y ai aucunement contribué, c’est le trophée des joueurs, ça leur appartient. »

(….)

Le Bro Gozh sur Europe 1

Le Télégramme, 6 mai 2014

Invitée de Cyril Hanouna ce mardi matin, sur Europe 1, Nolwenn Leroy est, bien sûr, revenue sur la finale de la Coupe de France samedi, au Stade de France, au cours de laquelle elle a interprété le « Bro gozh ma zadoù », l’hymne breton, devant 80.000 spectateurs et plusieurs millions de téléspectateurs, parlant d’un « exercice incroyable », d’un « honneur », d’une « belle soirée bretonne ». « C’était beau de voir le public reprendre en choeur les refrains avec moi », a-t-elle fait remarquer.

L’un des chroniqueurs de l’émission a rappelé que la chanteuse – qualifiée de « présidente de la Bretagne » – avait grandi à Guingamp et qu’elle avait été scolarisée à l’école du Château. « Jamais je n’aurais imaginé, lorsque j’étais dans la cour de l’école, me retrouver à chanter le « Bro gozh » au Stade de France ».

 

Yann Queffelec et le Bro Gozh

Itele, 3 mai 2014

Yann Queffélec : « les moments de grâce sont fréquents avec les Bretons »

Queffelec(1)

Pour voir l’émission, cliquer sur la photo de Yann Queffelec.

 

L’écrivain breton était l’invité d’Isabelle Moreau et Florent Peiffer sur le plateau de la matinale week-end au matin de la finale de la Coupe de France entre Rennes et Guingamp.

Où l’on parle du Bro Gozh, de Rennes-Guingamp, de l’identité des Bretons, avec Jean Lebrun et Jean-Michel Le Boulanger

France Inter, 5 mai 2014

Jean Lebrun France Inter

Pour écouter l’émission, cliquer sur l’image ci-dessus.

Ce samedi a été un beau moment sinon de foot mais de construction du commun. Le Stade de France était comme une cité charnelle, où vibrait le sentiment breton et ce dans une enceinte républicaine et dans la vieille ville royale de Saint-Denis.

   En plus c’est le petit qui a gagné. Les Français adorent Poulidor et Astérix. La ville paysanne face à Rennes la métropole, l’irréductible face à la plus riche…

   C’est une belle histoire et une région a besoin d’histoires pour s’inventer. L’épopée du football breton pourrait se comparer à celle du cyclisme. Et même, au risque de heurter les puristes, à celle du romantisme : au XIXème, le Barzaz-Breiz créait pareillement une personnalité bretonne – la loyauté, la fidélité aux anciens temps et Chateaubriand un paysage breton – le granit, l’horizon noyé de pluie…Mais c’était à l’usage des élites.

   Tant de Bretagnes sont mortes. Celle des années 1970 a été très brillante : grâce à la musique,  à un modèle économique et politique particuliers. C’est de cette époque que date l’envol d’En avant Guingamp. Une autre encore doit naître aujourd’hui qu’un joueur-emblème du stade du Roudourou, Christophe Kerbrat, a défini parfaitement. Observant ses co-équipiers venus d’ailleurs, il a eu cette formule « Certains mériteraient d’être bretons plus que moi ».

   Une région, c’est un projet davantage qu’une origine