Quand Ouest-France parle du Bro Gozh en évoquant la Corse ….

Ouest-France, édition du soir, 18 décembre 2015

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Les membres du Conseil exécutif de Corse prêtant serment sur le livre de 1758. Photo AFP

Le surprenant serment du président corse

par Pierrick Baudais

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L’Assemblée de Corse ne s’est pas contentée d’applaudissements. Une atmosphère plus électrique régnait. D’après le site Corsenetinfos.corsica, « dans le public et les travées, l’émotion est telle que les gens pleurent. La salle est en liesse et quand une femme entonne d’un des balcons le Diu vi salvi Regina (1), l’assemblée entière, tous groupes confondus, se lève pour chanter à l’unisson. » A titre de comparaison, ce vendredi après-midi, en Bretagne, aucun élu n’a entonné le Bro gozh ma Zadoù pour l’élection de Jean-Yves Le Drian ….

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(1) l’hymne national corse.

 

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Élections régionales. Au QG de Christian Troadec : le Bro gozh chanté

Ouest-France, 6 décembre 2015

Christian Troadec est resté à Carhaix ce dimanche 6 décembre. Après l’annonce des résultats, le candidat Oui la Bretagne a retrouvé ses soutiens. Ils ont chanté le Bro gozh.

Vers 21 h 45, Christian Troadec a retrouvé, à Carhaix, ses soutiens. Après un discours de la tête de liste Oui la Bretagne, les militants ont entonné le Bro gozh. En coeur, ils ont chanté l’hymne breton.

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Le Bro Gozh à Nantes pour la clôture de la campagne de « Choisir nos régions »

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Le Bro Gozh repris par les candidats de la liste « Choisir nos régions »

Dans notre article d’hier Elections régionales et Bro Gozh, nous déplorions le peu de place donné au Bro Gozh dans le cours de cette campagne pourtant théoriquement consacrée à l’avenir de la Bretagne …

C’était sans compter les courageux candidats de la liste « Choisir nos régions et réunifier la Bretagne » présente en Loire-Atlantique et dans les autres départements de la ridicule région dite des « Pays de Loire ». Ce jeudi soir, à la salle Bretagne la bien nommée, à Nantes, cette liste tenait son meeting de clôture devant 200 personnes.

Deux candidates de la liste, Kristin David et Anne Cadorel, apportèrent la conclusion à cette réunion en interprétant le Bro Gozh repris par l’ensemble des participants.

Elections régionales et Bro Gozh

L’on aurait pu croire que le Bro Gozh aurait trouvé une place de choix lors de ces élections régionales.

Nous n’avons noté que quelques présences du Bro Gozh dans le cours de cette campagne. Il est possible que nous n’ayons pas noté certaines et vous pouvez nous en faire part.

D’un côté, le Bro Gozh a été chanté en même temps que la Marseillaise et l’Hymne à la Joie, en clôture du débat sur les régionales organisé par la Maison de l’Europe à Vannes samedi dernier.

D’autre part, le Bro Gozh a été entonné accompagné à la bombarde après la Marseillaise en clôture des principaux meetings de Marc Le Fur .

Marc Le Fur

Marc Le Fur

Et à notre connaissance , c’est tout et c’est bien maigre ……

Où l’on parle de JY Le Drian et du Bro Gozh ….

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Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional, et Carwyn Jones, premier ministre gallois, chantant le Bro Gozh, au Conseil régional à Rennes, en juin 2011.

Le Bien Public, le 1er décembre 2015

Les Républicains, le Front national et les régionalistes tentent de déstabiliser celui que François Hollande a choisi de maintenir au gouvernement malgré sa candidature. Mais le menhir semble difficile à ébranler.

Ce matin, Jean-Yves Le Drian est passé « faire le point » avec son équipe à Rennes. « L’odeur que vous pouvez encore sentir, c’est celle de sa cigarette », glisse Loïg Chesnais-Girard, directeur de la campagne et tête de la liste en Ille-et-Vilaine. La révélation olfactive se veut boutade. Elle ne l’est pas tant que ça.

En Bretagne, le peuple de gauche est certes convié à voter pour un projet et garder la majorité, comme partout. Sauf qu’il suffit d’ouvrir l’œil et d’écouter pour percevoir que l’enjeu est autre : réélire d’abord un « homme d’Etat » porté aux nues et dont les socialistes du cru célèbrent les vertus comme les curés bretons évoquaient Dieu autrefois, sans laisser place au doute.

L’équation est connue. Jean-Yves Le Drian est un ministre de la Défense difficile à remplacer. En temps de paix parce qu’il vend des Rafales, ce qui n’est pas rien. En temps de guerre puisqu’il est aux avant-postes. Mais le locataire de l’hôtel de Brienne a sa Bretagne chevillée au corps et à l’âme.

Le mandat de François Hollande s’achèvera bientôt. S’il y en a un second, lui aura 70 ans et ne s’y voit plus trop. Le cheval d’orgueil de Lorient, prompt à entonner le « Bro gozh ma zadoù » en plus de La Marseillaise à l’heure des hymnes, entend se vouer à la terre qui l’a élu en 2004 et réélu en 2010. Les derniers sondages lui accordent au minimum sept points d’avance sur le député Les Républicains des Côtes-d’Armor, Marc Le Fur.

Un président à 100 % ?

Cet autre Breton pur beurre salé invite les électeurs au « Choaz Breizh », à choisir sa propre vision de la Bretagne. Il espère ébranler le menhir. La tâche sera rude.

Jean-Yves Le Drian a laissé au chef de l’Etat le soin de dire s’il devait cumuler ou pas. C’est pratique. Il se contente de marteler à distance qu’il sera bien le patron de la Bretagne en cas de victoire et qu’il n’y aura pas d’intérim. L’exécutif se chargera de l’intendance. Lui dirigera et tranchera. « C’est déjà le cas », jure Loïg Chesnais-Girard, vice-président sortant. « Comment imaginer que nous aurions pu régler le dossier PSA-Rennes avec Tavares ou le deal avec Bolloré sans Jean-Yves Le Drian, sa force de frappe, sa vision, son recul et son carnet d’adresses ? On est tous bons sur le terrain parce que le capitaine est bon ! » Alléluia, donc. L’ombre tutélaire veille et ne sera pas aux abonnés absents.

En réunion publique à Redon, Marc Le Fur réplique que lui « sera président à 100 % ». Il a fait signer à ses colistiers un engagement à défendre « la Bretagne à cinq départements » avec donc l’actuelle Loire-Atlantique en plus, cause de Nominoë, le premier roi, et des batailles avec les Francs. Il n’est « pas là pour parler de Le Drian mais veut quand même dire… » que celui-ci doit renoncer à la Région et rester à Paris ! Longtemps. C’est « l’ordre des choses », répète-t-il.

En embuscade dans sa mairie de Carhaix, Christian Troadec, tête de la liste « Oui la Bretagne », s’agace de cette course au régionalisme. Il croit que les Bretons « préféreront l’original à la copie ».

Les socialistes s’en méfient. Non que le héraut des Bonnets Rouges puisse l’emporter. Mais s’il atteint 10 % et se maintient, ce que les enquêtes d’opinion excluent, la quadrangulaire rebat les cartes. « Aux Européennes en 2014, j’ai fait 7,2 % des voix en Bretagne et l’Union démocratique bretonne, notre alliée, pèse plus de 2 %. C’est une bonne base », remarque-t-il avec gourmandise.