Nouveauté: le Bro Gozh par Jean-Charles Guichen et Claire Mocquart

Jean-Charles Guichen, photo Jean-Maurice Colombel

Ouest-France, 6 février 2020

De l’énergie. À l’image de Jimmy Page ou de Rory Gallagher, deux de ses légendaires modèles, le guitariste costarmoricain Jean-Charles Guichen en envoie sur scène… Il se présente seul avec sa « Martin » accordée en dadgad, une manière de jouer qui lui permet d’allier mélodie et rythmique simultanément.

Jean-Charles Guichen détonne dans l’univers de la musique à danser bretonne par sa manière très rock de l’aborder. À la simple écoute de son instrument, on croirait entendre plusieurs guitaristes à ses côtés.

Depuis ses débuts, en 1995, dans le groupe culte de fest-noz Ar Re Yaouank, en passant par ses collaborations avec Alan Stivell, Denez Prigent ou Dan ar Braz notamment, Jean-Charles Guichen s’est imposé comme un compositeur-guitariste majeur de sa génération.

Aucune retouche technique

Au Festival interceltique de Lorient, l’été dernier, debout face à 4 000 personnes, il a mis une incroyable ambiance dans le public. Une performance physique, mais aussi une prouesse technique. De là est né cet album, Braz live, qui sortira le 6 mars. Pas de fioritures technologiques ni de retouches alambiquées : ce disque retranscrit à l’état brut l’atmosphère de ce fest-noz. « On sent mon souffle, la réaction des danseurs quand je pars dans le public… C’est exactement ce que je vis sur scène », commente l’artiste.

On y entend huit compositions personnelles : scottish, andro, plinn, rond de Saint-Vincent… dans lesquelles le jeu rythmique de l’artiste tutoie des accents rock qui habillent sur mesure la musique traditionnelle bretonne.

Seul titre de cet album enregistré en studio, une version du fameux Bro gozh ma zadoù, l’hymne breton, distillé en version valse, avec voix et violon, avec Claire Mocquart.

Vient de paraître: La trilogie des symboles bretons

Coop Breizh

Mikael Bodlore-Penalez vient de publier trois nouveaux petits livres chez Coop Breizh. Trois ouvrages à petit prix (5 €) pour tout comprendre au Gwenn-ha-Du, au Bro Gozh et au BZH…

De véritables manuels d’éducation populaire !

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En Bretagne, le Gwenn ha Du bénéficie d’un capital sympathie hors du commun pour un drapeau. Il est la force d’un peuple qui lutte pour la reconnaissance de son identité. La trilogie des symboles de Bretagne retrace de manière ludique, et parfois décalée, l’histoire de trois symboles bretons qui ont fait date : le Gwenn ha Du, le drapeau noir et blanc, le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne national et le BZH qui a fait le tour du monde. Dates clés, signification, sources d’inspiration, hommes qui en font la promotion et anecdotes ponctuent ce petit guide bien illustré.

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Trois petites lettres qui font le tour du monde. Le BZH, abréviation de Breizh (Bretagne en breton) est brandi tel un étendard, au point de le retrouver l’extension. bzh pour les sites internet bretons. La trilogie des symboles de Bretagne retrace de manière ludique, et parfois décalée, l’histoire de trois symboles bretons qui ont fait date : le Gwenn ha Du, le drapeau noir et blanc, le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne national et le BZH qui a fait le tour du monde. Dates clés, signification, sources d’inspiration, hommes qui en font la promotion et anecdotes ponctuent ce petit guide bien illustré.

 

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Le Bro Gozh ma Zadoù n’est pas un chant de guerre, mais un chant d’amour pour la Bretagne. Hymne national breton, il fait désormais partie du paysage, entonné lors des festivals ou des principales rencontres sportives. La trilogie des symboles de Bretagne retrace de manière ludique, et parfois décalée, l’histoire de trois symboles bretons qui ont fait date : le Gwenn ha Du, le drapeau noir et blanc, le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne national et le BZH qui a fait le tour du monde. Dates clés, signification, sources d’inspiration, hommes qui en font la promotion et anecdotes ponctuent ce petit guide bien illustré.

 

« Emsav »: à la lettre B, le Bro Gozh ma Zadoù

Dictionnaire critique, historique et biographique, par Georges Cadiou.

Dictionnaire critique, historique et biographique, par Georges Cadiou.

Vient de paraître aux Editions Coop Breizh, un livre du Quimpérois Georges Cadiou, Emsav, un dictionnaire très personnel consacré au mouvement breton.

A la lettre B, l’on trouve bien entendu le Bro Gozh ma Zadoù, présent par ailleurs dans de nombreux autres articles du livre.

Bro gozh ma Zadoù

L’hymne national breton. Il signifie en langue bretonne, « le vieux pays de mes ancêtres ». Il a été adapté par Taldir Jaffrennou en 1897 d’un chant gallois (« Hen Wlad fy Nhadau ») écrit par un tisserand Evan James, et mis en musique par son fils james, en 1856 à Pontypridd au sud du pays de Galles. C’est l’hymne gallois que l’on entend sur les terrains de rugbyà l’occasion du Tournoi des 6 Nations. le pasteur gallois William Jenkyn Jones apporte ce chant dans ses bagages lorsqu’il s’installe à Quimper en 1888. Il en fait même une adaptation en breton en 1895. C’est ce chant qu’a repris Taldir, en le modifiant légèrement.

Le « Bro goz » ( « Bro gozh » dans l’orthographe unifiée utilisée aujourd’hui) est décérté « chant national breton »  en 1903 à Lesneven au Congrès de l’Union Régionaliste Bretonne. mais il mettra beaucoup de temps à s’imposer en dehors du cercle restreint de l’Emsav. Aujourd’hui, il est reconnu comme hymne breton. Il a été joué puis chanté par Alan Stivell et la garde républicaine, lors de la finale bretonne de la Coupe de France de football, entre Rennes et Guingamp, au Stade de France, en mai 2009 ! Mikael Baudu a consacré un documentaire télévisé au Bro Gozh, retraçant son histoire et les débats qu’il a suscité.