RCV et Bro Gozh: un hymne, un sport, un coeur

Ur c’han, ur sport, ur galon

A-drugarez da skipailh rugby Gwened ez eo ar sport-mañ gwelloc’h anavezet e Breizh hag anzavet da vat gant ar boblañs. Ur blijadur eo gwelet kement a dud o vont da sellet ouzh krogadoù entanus hag eus ar c’hentañ. Hag evit ma vefe diskouezet emaomp mat o c’hoari rugby e Breizh, e c’heller klevet ar vBro Gozh o tregerniñ da bep emgav evel e Bro-Gembre.

N’eo ket dre zegouezh ez eo heñvel kan broadel Breizh ouzh hini Kembre hag ouzh hini Kernev-veur. A-hed an XIXvet hag en XXvet kantved e voe labouret en teir bro da lakaat bleuniañ hêrezh predenek pep hini anezho hag e voe ivez, dre-se, adlakaet anat ar pezh a liamme an eil bro ouzh eben. O yezh da-gentañ-penn. N’emaomp ket mui en amzer ma c’halle Guidnerth, ur priñs kembreat eus an 9vet kantved, bezañ komprenet hep jubennour e Dol… Met daoust da se ez eo chomet tost mat kembraeg ha brezhoneg en o geriaoueg diazez hag ur brezhoneger a bourmen dre straedoù Aberystwyth pe Abertawe en em santo un tamm er gêr, evel m’en em gav en e bleud en ur c’hrogad rugby e Bro-Gembre pe e Breizh.

Un hymne, un sport, un cœur

Grâce à l’équipe de rugby de Vannes ce sport est mieux connu en Bretagne et reconnu par la population très fière de ses résultats bien entendu. C’est enthousiasmant et gratifiant de voir autant de supporters à ces matchs riches en couleurs et en essais victorieux.

Et pour bien marquer leur appartenance à la Bretagne le Bro Gozh résonne à chaque rencontre, comme au pays de Galles. Quoi de plus naturel ?

Ce n’est pas par hasard si l’hymne national de la Bretagne est identique à celui du Pays de Galles et de Cornouailles. Tout au long des XIX et XXème siècles on travailla dans chacun des trois pays à faire s’épanouir l’héritage brittonique et c’est tout naturellement que leur parenté resurgit alors de façon évidente. Parenté linguistique par dessus tout. Nous ne sommes plus au temps où Guidnerth, prince gallois du 9ème siècle, pouvait se faire comprendre sans interprète à Dol-de-Bretagne… Malgré cela le gallois et le breton ont conservé une grande parenté, ne serait-ce que dans leur vocabulaire de base et un brittophone qui se promène dans les rues d’Aberystwyth ou de Swansea se sentira un peu chez lui, comme il peut se sentir un peu chez lui lors d’un match de rugby au pays de Galles.

Lena Louarn

Besprezidantez Kuzull rannvro Breizh

Vice-présidente du Conseil régional de Bretagne

Publicités

Loïg Chesnais-Girard: « Félicitations au Rugby Club de Vannes ! »

Loig Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne. Photo Région Bretagne.

Le Conseil régional est un fidèle du Prix Bro Gozh, et cette édition ne fera pas exception. Le Bro Gozh ma Zadoù fait partie de la carte d’identité des Bretons, en Bretagne et à travers le monde, au même titre que le Gwenn ha Du. Je sais gré au Comité d’agir sans relâche pour la diffusion et la promotion de notre hymne.

En 2017, le choix de récompenser le Rugby Club Vannes me semble particulièrement opportun. Inventé il y a plus d’un siècle et demi en Angleterre, le rugby est en effet devenu progressivement un trait d’union entre les nations celtes qui l’ont adopté avec enthousiasme. Or, la Bretagne faisait jusqu’à présent un peu figure d’exception puisqu’elle lui a toujours nettement préféré le football.Il y a un an, la montée historique du RC Vannes en Pro D2, c’est-à-dire le niveau professionnel et médiatique, a peut-être commencé à changer la donne. Je pense qu’en décidant de faire jouer le Bro Gozh en ouverture de ses matches à domicile, le club a compris la dimension symbolique et culturelle de cet événement.

Et je me prends à rêver, un beau jour, d’un match de rugby à XV qui opposerait une équipe de Bretagne à l’équipe du Pays de Galles, au magnifique Millenium Stadium, avec bien sûr en ouverture le Bro Gozh chanté simultanément, en gallois et en breton, par l’ensemble du public.

Loïg Chesnais-Girard

Président du Conseil régional de Bretagne

Er bloaz-mañ, evel bep bloaz, e kemero perzh ar C’huzul-rannvro er Priz Bro Gozh. Mont a ra ar Vro Gozh d’ober ul lodenn eus kartenn-identelezh ar Vretoned, koulz e Breizh hag er bed a-bezh, e-giz ar Gwenn-ha-du. Trugarez a lavaran d’ar Poellgor a zalc’h da labourat evit brudañ hor c’han broadel ha reiñ anezhañ da glevet.

Kavout a ra din ez eo un dra vat bezañ dibabet enoriñ Klub Rugbi Gwened e 2017. Ouzhpenn ur c’hantved hanter zo e oa bet krouet ar rugbi e Bro-Saoz ha deuet eo tamm-ha-tamm da vezañ ul liamm etre ar broioù keltiek a zo en em lakaet d’ar sport-se a galon vat. Breizh avat ne oa ket aet da-heul al lañs-se peogwir eo bet troet kalz war ar vell-droad a-viskoazh.

Bloaz zo eo krog an traoù da cheñch marteze, pa oa pignet KR Gwened er rummad Pro D2, da lavaret eo al live a vicher a vez brudet er mediaoù, ar pezh a oa un darvoud istorel. Komprenet en deus ar c’hlub pegen pouezus eo an darvoud-se e-keñver arouez ha sevenadur p’en deus divizet lakaat ar Vro Gozh da vezañ klevet a-raok kement krogad a vez c’hoariet e Gwened.

Ha me ha krog da hunvreal en ur match rugbi XV hag a vefe un deiz bennak etre ur skipailh war anv Breizh ha hini Kembre, er Millenium Stadium, un dachenn gaer mard eus, hag evel-just e vefe kanet ar Vro Gozh gant an holl sellerien e kembraeg hag e brezhoneg war un dro a-raok kregiñ ganti.

Loïg Chesnais-Girard

Prezidant Kuzul-rannvro Breizh

22 septembre à La Rabine : Bro Gozh et Gwenn-ha-Du

Ouest-France, 21 septembre 2017

8000, c’est le nombre de prospectus avec l’histoire et les paroles du Bro Gozh ma Zadoù qui sera distribué avant Vannes-Biarritz. 2000 drapeaux bretons seront aussi offerts par le Conseil régional. D’ailleurs, pour mettre le feu, (et apprécier le Bagad Melinerion de Vannes) le club demande aux supporters d’être présents dès 20h dans les tribunes

Le Bro Gozh à l’inauguration de la LGV à Rennes

L’hymne national breton, interprété par la fanfare des cheminots, a retenti le 1er juillet en gare de Rennes pour célébrer l’arrivée du TGV inaugural entre Paris à Rennes.

1h24 pour ce voyage sur la nouvelle ligne grande vitesse entre Paris et Rennes. Le train avait même de l’avance… C’est au son du Bro Gozh que la foule massée dans le hall de la gare de Rennes attendait les passagers du premier TGV à rallier Paris à Rennes le samedi 1er juillet. La délégation officielle comptait le président français Emmanuel Macron, Jean-Yves le Drian, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy, des élus, des chefs d’entreprise, des journalistes et quelques happy few.

A part le Bro Gozh, aucune réelle présence de la Bretagne, pas de drapeau breton, et une référence quasi-permanente à l’ouest …..

Le Bro Gozh entonné par les conseillers régionaux à la fin de la session de juin: qui, que, quoi, comment .

ABP, 1er juillet 2017

par Jean-Jacques Monnier

Un petit événement symbolique a marqué la fin de session du Conseil régional de Bretagne (B4), le 22 juin dernier à Rennes. L’hymne breton a été entonné par une large partie de l’assemblée.

Un petit événement qui n’avait pas dû se produire depuis juin 2011, lors de l’accueil d’une délégation de l’Assemblée nationale galloise. La presse quotidienne régionale a rendu compte de ce petit événement.

L’ancien responsable du groupe UDB au Conseil régional, et chanteur bretonnant reconnu, avait pris place au premier rang de l’espace réservé au public. Lors de la fin de la séance, avant que les conseillers régionaux quittent leur siège, il a entonné, de sa voix puissante, l’hymne breton avec quelques personnes qui avaient pris place à ses côtés.

L’occasion était bonne : il s’agissait du remplacement à la présidence de Jean-Yves Le Drian par Loic Chesnais-Girard en raison du non-cumul de la présidence du Conseil régional et d’une fonction ministérielle.

Une grande majorité des conseillers régionaux se sont alors levés, ont sorti les paroles du « Bro Gozh ma zadoù » et ont à leur tour repris l’hymne breton. Une petite minorité de conseillers, essentiellement ceux du Front national, sont restés scotchés sur leur siège.

Pour la petite histoire, qui vaut bien la « grande » parfois, il s’agit d’une initiative du petit groupe des élus « Régionalistes », composé de Paul Molac, Lena Louarn et Mona Bras. Dès qu’ils ont appris le départ de Le Drian de la présidence et la date de son remplacement, ils ont pris les contacts pour rendre possible cette petite opération symbolique et qu’elle représente une surprise.

Une commande de 300 exemplaires couleur du document bilingue du Comité Bro Gozh ma Zadoù, contacté à cet effet (au recto l’histoire du Bro Gozh et au verso, les paroles,  (voir le site) a permis de le distribuer aux élus régionaux, aux services des Assemblées et au public.

Pour créer la surprise et éviter l’incident juridique, d’un commun accord avec lui, Herri Gourmelen dans le public où une place lui avait été réservée, attendait que Loïc Chesnais-Girard, nouveau président de la Région Bretagne, prononce les mots de fin de session « cette session est close, nos débats sont terminés« , pour lancer aussitôt le Bro-Gozh, profitant du fait que tout en étant encore dans l’hémicycle ce qui donnait une dimension institutionnelle à la chose, les conseillers étaient cependant hors temps de session. Les Régionalistes/autonomistes et des élus proches lançaient le mouvement : tous debout et en chantant …

Les élus FN en sont restés cois. Le petit film accessible sur le site de la Région Bretagne.bzh et sur Youtube  montre une large majorité chantant l’hymne national de la Bretagne au Conseil Régional et de surcroit avec l’actuel Ministre aux affaires étrangères !

On a de petits pouvoirs mais au moins celui d’ouvrir la bouche… musicalement ! Et que la sensibilité qui prévaut au Conseil régional n’est pas forcément celle qui domine chez les souverainistes de tout poil qui représentaient la grande majorité des candidats à l’élection présidentielle.

Le triple « bevet Breizh » devenu traditionnel ailleurs n’a pas non plus été boudé.

On remarquera qu’en Loire Atlantique, le nouveau président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a publiquement réaffirmé son attachement à la réunification, la presse « régionale« notant « que cela ne plaisait pas à tout le monde).

Le Bro Gozh au Conseil régional de Bretagne

 

Ce jeudi 22 juin, les élus de la région Bretagne se réunissaient pour désigner le successeur de Jean-Yves Le Drian à la tête du Conseil régional . C’est Loïc Chesnais-Girard qui prend désormais les rênes de cette institution qui couvre 4 des 5 départements bretons. A noter que Jean-Michel Le Boulanger devient premier vice-président et Lena Louarn 6ème vice-présidente.

A la fin de la séance, plusieurs personnes présentes dans la tribune du public, Herri Gourmelen, ancien conseiller régional, Bernez Rouz, président du Conseil Culturel de Bretagne, Catherine Latour, Institut Culturel de Bretagne, lancèrent le Bro Gozh repris par les élus qui se levèrent en dehors des représentants du Front national qui restèrent assis.

A noter aussi qu’avait été distribué aux élus le document réalisé par le Comité Bro Gozh avec les paroles du Bro Gozh ( ce document est à la disposition de toute personne ou association qui souhaiterait le diffuser).

 

Ouest-France, 23 juin 2017, page Bretagne

Bro Gozh

Une fois la session achevée, une voix tonitruante s’est élevée depuis les bancs du public, celle d’Herri Gourmelen, ancien conseiller régional , élu sous les couleurs de l’UDB. Il a entamé un vibrant Bro Gozh ma Zadoù (Le Vieux Pays de mes Pères), l’hymne national breton.

Le Télégramme, 23 juin 2017

Sans surprise, Loïg Chesnais-Girard a été élu hier par ses pairs président du conseil régional de Bretagne. Le maire de Liffré (35), jusqu’alors premier vice-président, succède à Jean-Yves Le Drian, qui avait démissionné pour cause de poste ministériel. 53 voix sur 54 (un vote blanc), pour 83 élus régionaux. Seule la majorité (PS et apparentés) s’est rendue dans l’isoloir. Droite et Centre, tout comme le Front national, n’ont pas souhaité participer au vote. Les premiers considérant que l’élection ne résulte pas du vote direct des Bretons, les seconds le jugeant comme « un non-événement, une affaire de famille ».

Hommage à Corinne Erhel


Parmi les temps forts de ce petit moment d’histoire dans la vie politique bretonne, la minute de silence respectée par l’ensemble des élus à l’issue d’un vibrant hommage rendu par le nouveau président de Région à Corinne Erhel, conseillère régionale décédée brutalement durant la campagne présidentielle. Un moment pendant lequel on a senti beaucoup d’émotion, en particulier chez Richard Ferrand, présent. C’est désormais la socialiste de Paimpol (22) Fanny Chappé qui a repris le flambeau de Corinne Erhel dans l’hémicycle.

Loïg Chesnais-Girard a aussi rendu hommage à son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian. Un ministre, également présent hier, qui lui a mis le pied à l’étrier à l’assemblée régionale. Le nouveau patron de l’exécutif a ensuite décrit sa feuille de route, listant trois défis : la démocratie, en plaçant le citoyen au coeur de l’action de la Région ; la création, avec une volonté d’innover et le dépassement, notamment des clivages entre territoires de Bretagne.

Hymne breton


Place ensuite à la nomination des vice-présidents. Comme nous l’annoncions, le Malouin Martin Meyrier a hérité de l’économie. Il est chargé de l’innovation, l’artisanat et les TPE. Autre nouveauté, Jean-Michel Le Boulanger, déjà en charge de la culture, a été nommé premier vice-président. Il hérite également du portefeuille de la démocratie régionale.

Enfin, cette première journée de session s’est achevée par une petite surprise. Placé sur les bancs réservés au public, l’ancien conseiller régional UDB Herri Gourmelen a entonné l’hymne breton. Il a été suivi par une partie de l’hémicycle. Après l’élection, et l’émotion, place au travail aujourd’hui.

 

 

Jean-Yves Le Drian: le Bro Gozh, un hymne fédérateur.

Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne. Photo: Emmanuel Pain – Région Bretagne.

Texte de Jean-Yves Le Drian, président du Conseil régional de Bretagne, diffusé lors de la remise des Prix Bro Gozh 2017 à la Cité des Congrès à Nantes, le vendredi 12 mai 2017.

Je sais, depuis de nombreuses années, pouvoir compter sur le Comité Bro Gozh ma Zadoù pour opérer une diffusion et une promotion très active de l’hymne national breton, dans notre région et au-delà. Parmi les actions phare du Comité et de ses nombreux bénévoles que je remercie vivement, il y a la mise en place, en 2010, d’un prix dédié. Cette opération annuelle contribue fortement à la reconnaissance et à la mise en lumière de l’hymne mais aussi des artistes qui l’interprètent.

Les paroles de cet hymne, dont nous partageons la musique avec nos ami·es du Pays de Galles, rendent un hommage à la fois fort et simple à la Bretagne et à ses habitant·es. Qu’elle soit faite par un groupe ou par une seule voix, son interprétation est à chaque fois un moment de réelle émotion, un moment fédérateur et très apprécié de toutes et tous.

Pour l’année 2017, c’est le groupe Tri Yann qui se voit récompensé pour son rôle d’ambassadeur du Bro Gozh qu’il n’a cessé d’interpréter depuis ses premiers concerts dans les années 1970 et je les félicite chaleureusement.

Jean-Yves Le Drian

Président du Conseil régional de Bretagne

 

Kalz a vloavezhioù zo e ouzon e c’hallan kontañ war ar Poellgor Bro Gozh ma Zadoù evit skignañ ha brudañ a-zevri kan broadel Breizh, en hor rannvro ha pelloc’h. E-mesk an traoù pennañ a zo bet graet gant ar Poellgor hag an dud a-youl vat a labour evitañ a-vern, hag a drugarekaan a-greiz-kalon, e oa bet lakaet ur priz ispisial war-sav e 2010. Bep bloaz e vez roet, ha gant-se e vez brudet ha lakaet war wel a-zevri ar c’han, hag ivez an arzourien a gan anezhañ.

Pozioù ar c’han-se a ra enor en un doare kreñv hag eeun war un dro da Vreizh ha d’hec’h annezidi. An ton eo ar memes hini ha kan broadel hor mignoned eus Kembre. Pe e vefe kanet gant ur strollad pe gant ur vouezh hepken, e sav from bep tro en dud unanet a blij kalz ar c’han-se dezho.

Evit ar bloavezh 2017 ez eo ar strollad Tri Yann a zo garedonet evit e roll evel kannad ar Vro Gozh n’en deus ket paouezet da ganañ abaoe e sonadegoù kentañ er bloazioù 1970. Ma gwellañ gourc’hemennoù a ran dezho.

Jean-Yves Le Drian

Prezidant Kuzul-rannvro Breizh

Photo Michel Thierry