« Le plus fort, c’était surtout l’avant match lorsqu’Alan Stivell a chanté le Bro Gozh et que le bagad de Cesson a joué. Une émotion a envahi la foule, le son était énorme. « 

France 3 Rennes, 23 avril 2014

Finale de la Coupe de France 2009 : racontez nous vos souvenirs

2009, le stade de France accueille l’En Avant Guingamp et le Stade Rennais. Victoire de Guingamp 2 – 1. A l’époque, de nombreux supporters avaient fait le déplacement, non contents d’assister à une « finale historique ». Alain y était, il raconte.

Un stade aux couleurs de la Bretagne, en 2009 © A. Jegou
© A. Jegou Un stade aux couleurs de la Bretagne en 2009
Alain se souvient très bien de cette finale de Coupe de France en 2009. Il a débarqué au stade avec son fils et son neveu, deux ados. « Ce qui était marrant, c’est que mon fils supportait Rennes (comme son père !) et mon neveu Guingamp. Chacun arborait son maquillage, son maillot ». « J’étais très content d’être là, d’assister à un match historique, avec des amis tous supporters. L’ambiance était très bon enfant, tout le monde discutait avec tout le monde, comme une fraternité, ce qui est assez rare entre supporters. Ça chambrait gentiment « 

Le plus fort, c’était surtout l’avant match lorsqu’Alan Stivell a chanté le Bro Gozh et que le bagad de Cesson a joué. Une émotion a envahi la foule, le son était énorme. (Alain)

 

Vous aussi vous y étiez ? Envoyez-nous vos témoignages, vos photos àredacweb.rennes@francetv.fr en précisant bien vos coordonnées !

Les Jeudis du Port à Brest avec Alan Stivell et le Bro Gozh

7seizh, le 18 août 2013

Grandiose Alan Stivell aux Jeudis du Port de Brest

 Ce 15 Août, Alan Stivell était en concert à Brest pour le dernier « Jeudis du Port » de la saison. A 22h00, les quais du port de commerce étaient noirs de monde pour voir Alan et surtout écouter les morceaux qui ont ravi plusieurs générations depuis l’ Olympia 72 ;  40 années de succès et jeudi soir, Alan nous a encore remis le feu !

Plus d’ une heure trente de spectacle alors son public danse et chante toujours en communion avec l’ artiste, la fierté retrouvée d’ être breton !

Après plusieurs rappels et débordant sur l’ horaire, le Bro Gozh résonne sur les quais brestois et dans nos cœurs, clôture un Bevet Breizh ! Mersi braz Alan !

Les organisateurs des Jeudis du port reconnaissent un pic d’ affluence pour cette dernière soirée, estimé à 25 000 personnes contre 15 000 en règle générale . Un beau succès !

Article de Philippe Parisse

Alan Stivell « 40th anniversary Olympia 2012 » and the Breton national Anthem

Bretagne Actuelle, le 4 août 2013

L’émotion est intacte. Quarante ans ont passé et seul l’Olympia a changé. Ce qui permet de belles retrouvailles et un album / DVD pour se souvenir de ce 16 février 2012.

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Pour fêter et partager cet anniversaire, Alan Stivell interprète ses classiques de pop celtique (« Tri Martelod », Brian Boru », « An Alarc’h », « Suite Sudarmoricaine », etc), mais également des titres plus intimistes et toujours porteurs de sens tant ils rappellent de tristes épisodes de l’histoire irlandaise ou certaines revendications bretonnes. Et pour finir, bien sûr, l’hymne de notre pays, le « Bro Gozh » repris par – presque – tout la salle. Près de 3 heures de concerts où la nostalgie n’a jamais droit de cité avec un Alan Stivell jouant sur une de ses dernières créations (une harpe bien sûr) et parvenant une nouvelle fois à fusionner musique traditionnelle, folk, pop, rock et parfois métal.

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Article de Hervé Devallan

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Bretons n°90: « Le Bro Gozh ma Zadoù, les 110 ans d’un hymne méconnu »

Bretons N°90, août-septembre 2013

Le magazine Bretons consacre 3 pages dans son numéro 90 au Bro Gozh, son histoire et son actualité avec les interviews de Pierrick Massiot, président du Conseil régional de Bretagne, Jérôme Poupard, directeur de la communication du Stade Rennais, l’historien Erwan Chartier et Jacques-Yves Le Touze pour le Comité Bro Gozh.

Double-Bro-Gozh

Choisi en septembre 1903 comme hymne national de la Bretagne, le Bro Gozh ma Zadoù est l’un des symboles de la région depuis 110 ans. Il a pourtant bien plus de mal à s’imposer dans la population que d’autres emblèmes, comme le Gwenn-ha-Du.

C’est le 9 mai 2009 au Stade de France. A Paris les équipes de football de Rennes et Guingamp se disputent la Coupe de France. « C’était la fête de la Bretagne » se rappelle Jérôme Poupard, directeur de la communication du Stade Rennais. Pour la première fois ce soir-là, un chant bien particulier résonne dans l’enceinte sportive où sont réunies 80000 personnes. Alan Stivell se saisit du micro et chante le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne breton.

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Du côté des politiques, le Bro Gozh est aussi en train de conquérir sa place. Lors de la venue en 2011 du Premier Ministre gallois, les membres du Conseil régional, présidé à l’époque par Jean-Yves Le Drian, l’avaient entonné. L’actuel Président, Pierrick Massiot, l’affirme: « Je ne suis pas bretonnant. Néanmoins, je l’ai dans l’oreille même si je suis incapable de vous chanter les paroles. Il a une résonance historique mais aussi affective. Un hymne pour un territoire, c’est toujours une corde qui vibre à travers son histoire (….) Avoir un hymne, le connaître, c’est quelque chose de très fort ».

Alors bien sûr, des esprits chagrins existent toujours. Un hymne national, pour certains, c’est forcément dangereux. « C’est l’hymne de la Bretagne, c’est tout, il n’y a aucun drame à le jouer » balaye Jérôme Poupard. « Ce n’est pas parce qu’on chante un hymne national qu’il va y avoir la guerre ! Notre travail, c’est de rendre les gens relax avec ça » confirme Jacques-Yves Le Touze; (….)  » La Bretagne est ce qu’elle est parce qu’elle a une profondeur historique. Le Bro Gozh est un chant qui a 110 ans, qui a été reconnu comme chant de la Bretagne. C’est le seul qui est représentatif dans les moments intenses. Il est un des symboles du pays. Il peut être chanté par tous ceux qui aiment la Bretagne, tous ceux qui y vivent, s’y reconnaissent, ce chant est pour eux ».

Article de Maiwenn Raynaudon-Kerzerho

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Le Bro Gozh avec Alan Stivell à Bénodet

Ouest-France, le 15 juillet 2013

On sait que les concerts de la Butte du fort de Benodet, face à la mer, sont appréciés du public estival d’autant qu’ils sont gratuits. Mais ce dimanche 14 juillet, on a battu des records avec le concert d’Alan Stivell, suivi du feu d’artifice puis d’un fest-noz animé par Plantec.

Difficile de chiffrer la foule présente (7 000 ?, 8 000 personnes ?) au moment du concert du légendaire barde qui n’a pas manqué de terminer par son incontournable « Tri martolod » et même le « Bro goz ma zadou », l’hymne national breton.

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Le Bro Gozh, la jeunesse retrouvée d’un hymne

Cultures bretonnes 2013 (Ouest-France), page 19.

Dans le numéro 2013 de « Cultures bretonnes » 2013, Jean-Laurent Bras revient sur la « jeunesse retrouvée » du Bro Gozh.

culturesbretonnes2013

« Bretons et Gallois, mais aussi Cornouaillais britanniques et Khasis, un peuple de l’Inde, partagent depuis plus d’un siècle le même hymne.

Le Hen Wlad fy Nhadau (Vieux pays de mes Pères) a toujours été chanté à gorge déployée par les rugbymen gallois et leurs supporters. De ce côté-ci de la Manche, son pendant breton, le Bro Gozh ma Zadoù, n’était en fait véritablement connu que par les chorales et les anciens Jusqu’à ce qu’Alan Stivell, lors de la fameuse finale de la Coupe de France Rennes-Guingamp, en 2009, ne le fasse résonner dans le Stade de France. La superbe interprétation du Bro gozh par Nolwenn Leroy, sur son album Bretonne en a donné au Vieux pays de nos pères, un sacré coup de jeunesse et une diffusion qu’il n’avait jamais connu.

Cette renaissance et cette popularisation de l’hymne breton sont largement dues au travail mené depuis plusieurs années par le Comité Bro Gozh ma Zadoù, une association fondée par des militants culturels (….), la fédération des chorales d’expression bretonne Kanomp Breizh, la fédération des comités de jumelage Bretagne – Pays de Galles, l’Institut Culturel de Bretagne et la municipalité de Lesneven qui vit, en 1903, l’adoption du Bro gozh comme hymne national breton.

Après avoir décerné le Prix Bro Gozh à Alan Stivell en 2011, puis à Nolwenn Lroy en 2012, le prix 2013 sera attribué au Stade Rennais qui diffuse l’hymne breton avant chacun de ses matchs à domicile. C’est d’ailleurs au stade de la route de Lorient que le prix devrait lui être officiellement remis, le 18 mai prochain ( Note du Comité: en fait, en novembre 2013) .

« Emsav »: à la lettre B, le Bro Gozh ma Zadoù

Dictionnaire critique, historique et biographique, par Georges Cadiou.

Dictionnaire critique, historique et biographique, par Georges Cadiou.

Vient de paraître aux Editions Coop Breizh, un livre du Quimpérois Georges Cadiou, Emsav, un dictionnaire très personnel consacré au mouvement breton.

A la lettre B, l’on trouve bien entendu le Bro Gozh ma Zadoù, présent par ailleurs dans de nombreux autres articles du livre.

Bro gozh ma Zadoù

L’hymne national breton. Il signifie en langue bretonne, « le vieux pays de mes ancêtres ». Il a été adapté par Taldir Jaffrennou en 1897 d’un chant gallois (« Hen Wlad fy Nhadau ») écrit par un tisserand Evan James, et mis en musique par son fils james, en 1856 à Pontypridd au sud du pays de Galles. C’est l’hymne gallois que l’on entend sur les terrains de rugbyà l’occasion du Tournoi des 6 Nations. le pasteur gallois William Jenkyn Jones apporte ce chant dans ses bagages lorsqu’il s’installe à Quimper en 1888. Il en fait même une adaptation en breton en 1895. C’est ce chant qu’a repris Taldir, en le modifiant légèrement.

Le « Bro goz » ( « Bro gozh » dans l’orthographe unifiée utilisée aujourd’hui) est décérté « chant national breton »  en 1903 à Lesneven au Congrès de l’Union Régionaliste Bretonne. mais il mettra beaucoup de temps à s’imposer en dehors du cercle restreint de l’Emsav. Aujourd’hui, il est reconnu comme hymne breton. Il a été joué puis chanté par Alan Stivell et la garde républicaine, lors de la finale bretonne de la Coupe de France de football, entre Rennes et Guingamp, au Stade de France, en mai 2009 ! Mikael Baudu a consacré un documentaire télévisé au Bro Gozh, retraçant son histoire et les débats qu’il a suscité.