Le Monde, réquisitoire à charge contre le Bro gozh …..

Un article du Monde où, outre des infos erronées, l’on trouve un dernier paragraphe particulièrement « salé » sous le titre « plagiat et collaboration » ou comment faire une liste supposée des « péchés originels » du Bro Gozh….. Entre manipulations, anachronismes et contre-vérités, pas digne d’un quotidien comme Le Monde. A classer dans la catégorie « campagne anti-bretonne »….

Un conseil, voir et revoir le DVD Kan ar Galon qui raconte l’histoire du Bro Gozh ma Zadoù avec images d’archives, interviews et témoignanges. Pour se le procurer,  ici !

Voir nos commentaires dans le corps de l’article (entre parenthèses et en italiques).

Le Monde, 3 mai 2014

Miossec et Nolwenn Leroy en concert à Brest, le 8 mars 2011.

 

« Nous, Bretons de cœur, nous aimons notre vrai pays. » Voilà ce qu’entendront, juste avant le début du match opposant Guingamp à Rennes en finale de la Coupe de France, samedi 3 mai au soir, les quelque 80 000 spectateurs du Stade de France et des millions de téléspectateurs. La chanteuse Nolwenn Leroy interprètera en effet, avant La Marseillaise, le Bro gozh ma zadoùà la demande du président (PS) de la région Bretagne, Pierrick Massiot, et de Noël Le Graët, le président de la FFF.

Ce n’est pas la première fois que ce morceau, composé au début du XXe siècle, sera chanté en direct dans le stade de France : en 2009 déjà, pour la première finale de la Coupe de France opposant Guingamp à Rennes, le chanteur Alan Stivell avait interprété ce même morceau – mais hors de tout protocole officiel. Juste après la finale, le chanteur et musicien racontait au Télégramme qu’il n’en avait pas eu l’autorisation, mais il avait spontanément décidé de chanter ce morceau, a capella, lors de l’entrée de l’équipe guingampaise sur la pelouse.

Pourquoi donc le chanteur n’avait-il pas eu le droit d’interpréter ce morceau ? Avant tout, pour ne pas faire d’ombre à La Marseillaise, traditionnellement interprétée avant le début de la finale. Pourtant, même si les présidents de région socialistes – alliés au conseil régional avec les régionalistes de l’Union démocratique bretonne (UDB) – appellent volontiers le Bro Gozh « l’hymne breton », la chanson n’a aucun statut officiel d’aucune sorte. Chanté en breton, le morceau reste très peu connu du grand public, comme le reconnaissait Alan Stivell en 2009, regrettant que les jeunes générations l’ignorent complètement. L’UDB et une association de promotion de la chanson ont même mis en place une application et créé une vidéo pour permettre aux supporters de l’EAG Guingamp et du stade rennais d’en apprendre les paroles. ( L’application a été créée par EduBreizh, un organisme d’apprentissage du breton en lien avec le Comité Bro Gozh.)

Le Bro Gozh n’est pourtant pas non plus une création récente. A la fin du XIXesiècle, un étudiant du nom de François Jaffrenou adapte en breton l’hymne national gallois, sur le même air. En 1904 (1903), Jaffrenou, engagé dans le mouvement indépendantiste breton (pas indépendantiste), propose la chanson lors d’un concours organisé par l’Union régionaliste bretonne (URB), mouvement régionaliste conservateur, qui souhaite créer un « hymne national breton », au congrès de Lesneven.

Le Bro Gozh l’emporte, et est adopté par l’URB et de nombreux militants indépendantistes qui souhaitent en faire le chant national d’une Bretagne indépendante de la France (interprétation car le premier mouvement indépendantiste n’est né qu’en 1911). Le texte, proche de l’original gallois, évoque un « peuple ardent » de « gens durs et forts », exalte la « patrie » bretonne et les « Bretons héroïques » qui ont « versé leur sang pour elle », et se termine par une référence au « réveil » de la Bretagne.

PLAGIAT ET COLLABORATION

Une controverse entoure cependant la création du morceau. Jaffrenou est rapidement accusé de plagiat : un pasteur protestant vivant à Quimper, William Jenkyn Jones, revendique la parternité de cette adaptation (cette histoire de plagiat ne repose sur rien , il s’agit de deux interprétations différentes à partir du texte gallois). Y compris au sein du mouvement indépendantiste breton, des critiques se développent contre le texte : qualité de la langue jugée trop faible, origine galloise et non bretonne du morceau, paroles trop génériques… (On aimerait connaître les sources de telles assertions. Plus généralement, le Bro Gozh n’est pas considéré à l’époque comme un hymne indépendantiste mais comme l’hymne national de la Bretagne et à ce titre est joué dans différentes circonstances, y compris lors des visites de présidents de la république française en Bretagne, voir le DVD Kan ar Galon et le site du Bro Gozh ).

En paralèlle, l’URB éclate : une scission aboutit à la création de la Fédération régionaliste de Bretagne. Entre les deux guerres, Jaffrenou défend, face au Parti national breton d’extrême droite, une position plus régionaliste que séparatiste. Mais sous l’occupation, le « barde », qui se fait appeler Taldir, collabore à la revue nationaliste, pronazie et antisémite l’Heure bretonne. Il participe également au Comité consultatif de Bretagne, créé par Vichy. Arrêté à la Libération, Jaffrenou est accusé d’avoir dénoncé un résistant de Quimper, ce qu’il nie. Il sera condamné à cinq ans de prison à l’indignité nationale, avant d’être libéré en 1946. (Le Bro Gozh a été écrit en 1898 soit 42 ans avant la guerre de 1940….)

(Ce dernier paragraphe qui porte sur un plagiat qui n’a jamais existé et sur une mise en perspective historique totalement anachronique est indigne d’un journal sérieux…)

 

Coupe de France : Nolwenn Leroy chantera l’hymne breton avant le match

RTL, 3 mai 2014

Nolwenn Leroy à New York le 19 septembre 2013

Nolwenn Leroy à New York le 19 septembre 2013

Crédit : AFP / Dave Kotinsky

Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe de France, un autre hymne que La Marseillaise fera partie du protocole officiel. Ce sera « Bro gozh ma zadoù », l’hymne breton.

La Bretagne sera à l’honneur ce samedi 3 mai au Stade de France pour la finale de la Coupe de France entre Rennes et Guingamp, et c’est peu de le dire.

En effet, pour ce derby de la régionun autre hymne que la Marseillaise sera également joué avant la rencontre, il s’agit de Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères), l’hymne breton.

L’officieuse « première » d’Alan Stivell

C’est la première fois que le protocole officiel d’avant-match permet ce genre de chose, et pour cette première, Nolwenn Leroy sera au micro pour faire reprendre aux 80.000 spectateurs les paroles, sur l’air de l’hymne du Pays de Galles.

Alan Stivell reprend l’hymne breton

Alan Stivell lors de la finale de la Coupe de France en 2009

La chanteuse originaire de Bretagne, dont l’album de reprises de chansons traditionnelles avait été un immense succès, sera la première interprète à officiellement reprendre un autre hymne, mais elle est dans les faits la seconde personne, après Alan Stivell.

L’emblématique chanteur breton avait déjà interprété Bro gozh ma zadoù en 2009, mais sans autorisation et en dehors du cérémonial officiel.

Rennes et Guingamp en finale de la Coupe de France 2014

Rennes et Guingamp en finale de la Coupe de France 2014

Crédit : AFP

« Le plus fort, c’était surtout l’avant match lorsqu’Alan Stivell a chanté le Bro Gozh et que le bagad de Cesson a joué. Une émotion a envahi la foule, le son était énorme. « 

France 3 Rennes, 23 avril 2014

Finale de la Coupe de France 2009 : racontez nous vos souvenirs

2009, le stade de France accueille l’En Avant Guingamp et le Stade Rennais. Victoire de Guingamp 2 – 1. A l’époque, de nombreux supporters avaient fait le déplacement, non contents d’assister à une « finale historique ». Alain y était, il raconte.

Un stade aux couleurs de la Bretagne, en 2009 © A. Jegou
© A. Jegou Un stade aux couleurs de la Bretagne en 2009
Alain se souvient très bien de cette finale de Coupe de France en 2009. Il a débarqué au stade avec son fils et son neveu, deux ados. « Ce qui était marrant, c’est que mon fils supportait Rennes (comme son père !) et mon neveu Guingamp. Chacun arborait son maquillage, son maillot ». « J’étais très content d’être là, d’assister à un match historique, avec des amis tous supporters. L’ambiance était très bon enfant, tout le monde discutait avec tout le monde, comme une fraternité, ce qui est assez rare entre supporters. Ça chambrait gentiment « 

Le plus fort, c’était surtout l’avant match lorsqu’Alan Stivell a chanté le Bro Gozh et que le bagad de Cesson a joué. Une émotion a envahi la foule, le son était énorme. (Alain)

 

Vous aussi vous y étiez ? Envoyez-nous vos témoignages, vos photos àredacweb.rennes@francetv.fr en précisant bien vos coordonnées !

Les Jeudis du Port à Brest avec Alan Stivell et le Bro Gozh

7seizh, le 18 août 2013

Grandiose Alan Stivell aux Jeudis du Port de Brest

 Ce 15 Août, Alan Stivell était en concert à Brest pour le dernier « Jeudis du Port » de la saison. A 22h00, les quais du port de commerce étaient noirs de monde pour voir Alan et surtout écouter les morceaux qui ont ravi plusieurs générations depuis l’ Olympia 72 ;  40 années de succès et jeudi soir, Alan nous a encore remis le feu !

Plus d’ une heure trente de spectacle alors son public danse et chante toujours en communion avec l’ artiste, la fierté retrouvée d’ être breton !

Après plusieurs rappels et débordant sur l’ horaire, le Bro Gozh résonne sur les quais brestois et dans nos cœurs, clôture un Bevet Breizh ! Mersi braz Alan !

Les organisateurs des Jeudis du port reconnaissent un pic d’ affluence pour cette dernière soirée, estimé à 25 000 personnes contre 15 000 en règle générale . Un beau succès !

Article de Philippe Parisse

Alan Stivell « 40th anniversary Olympia 2012 » and the Breton national Anthem

Bretagne Actuelle, le 4 août 2013

L’émotion est intacte. Quarante ans ont passé et seul l’Olympia a changé. Ce qui permet de belles retrouvailles et un album / DVD pour se souvenir de ce 16 février 2012.

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Pour fêter et partager cet anniversaire, Alan Stivell interprète ses classiques de pop celtique (« Tri Martelod », Brian Boru », « An Alarc’h », « Suite Sudarmoricaine », etc), mais également des titres plus intimistes et toujours porteurs de sens tant ils rappellent de tristes épisodes de l’histoire irlandaise ou certaines revendications bretonnes. Et pour finir, bien sûr, l’hymne de notre pays, le « Bro Gozh » repris par – presque – tout la salle. Près de 3 heures de concerts où la nostalgie n’a jamais droit de cité avec un Alan Stivell jouant sur une de ses dernières créations (une harpe bien sûr) et parvenant une nouvelle fois à fusionner musique traditionnelle, folk, pop, rock et parfois métal.

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Article de Hervé Devallan

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Bretons n°90: « Le Bro Gozh ma Zadoù, les 110 ans d’un hymne méconnu »

Bretons N°90, août-septembre 2013

Le magazine Bretons consacre 3 pages dans son numéro 90 au Bro Gozh, son histoire et son actualité avec les interviews de Pierrick Massiot, président du Conseil régional de Bretagne, Jérôme Poupard, directeur de la communication du Stade Rennais, l’historien Erwan Chartier et Jacques-Yves Le Touze pour le Comité Bro Gozh.

Double-Bro-Gozh

Choisi en septembre 1903 comme hymne national de la Bretagne, le Bro Gozh ma Zadoù est l’un des symboles de la région depuis 110 ans. Il a pourtant bien plus de mal à s’imposer dans la population que d’autres emblèmes, comme le Gwenn-ha-Du.

C’est le 9 mai 2009 au Stade de France. A Paris les équipes de football de Rennes et Guingamp se disputent la Coupe de France. « C’était la fête de la Bretagne » se rappelle Jérôme Poupard, directeur de la communication du Stade Rennais. Pour la première fois ce soir-là, un chant bien particulier résonne dans l’enceinte sportive où sont réunies 80000 personnes. Alan Stivell se saisit du micro et chante le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne breton.

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Du côté des politiques, le Bro Gozh est aussi en train de conquérir sa place. Lors de la venue en 2011 du Premier Ministre gallois, les membres du Conseil régional, présidé à l’époque par Jean-Yves Le Drian, l’avaient entonné. L’actuel Président, Pierrick Massiot, l’affirme: « Je ne suis pas bretonnant. Néanmoins, je l’ai dans l’oreille même si je suis incapable de vous chanter les paroles. Il a une résonance historique mais aussi affective. Un hymne pour un territoire, c’est toujours une corde qui vibre à travers son histoire (….) Avoir un hymne, le connaître, c’est quelque chose de très fort ».

Alors bien sûr, des esprits chagrins existent toujours. Un hymne national, pour certains, c’est forcément dangereux. « C’est l’hymne de la Bretagne, c’est tout, il n’y a aucun drame à le jouer » balaye Jérôme Poupard. « Ce n’est pas parce qu’on chante un hymne national qu’il va y avoir la guerre ! Notre travail, c’est de rendre les gens relax avec ça » confirme Jacques-Yves Le Touze; (….)  » La Bretagne est ce qu’elle est parce qu’elle a une profondeur historique. Le Bro Gozh est un chant qui a 110 ans, qui a été reconnu comme chant de la Bretagne. C’est le seul qui est représentatif dans les moments intenses. Il est un des symboles du pays. Il peut être chanté par tous ceux qui aiment la Bretagne, tous ceux qui y vivent, s’y reconnaissent, ce chant est pour eux ».

Article de Maiwenn Raynaudon-Kerzerho

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Le Bro Gozh avec Alan Stivell à Bénodet

Ouest-France, le 15 juillet 2013

On sait que les concerts de la Butte du fort de Benodet, face à la mer, sont appréciés du public estival d’autant qu’ils sont gratuits. Mais ce dimanche 14 juillet, on a battu des records avec le concert d’Alan Stivell, suivi du feu d’artifice puis d’un fest-noz animé par Plantec.

Difficile de chiffrer la foule présente (7 000 ?, 8 000 personnes ?) au moment du concert du légendaire barde qui n’a pas manqué de terminer par son incontournable « Tri martolod » et même le « Bro goz ma zadou », l’hymne national breton.

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