Le Bro Gozh avec ferveur pour le RC Vannes

L'arrivée des joueurs du RCV avant le match face à Mont-de-Marsan.

L’arrivée des joueurs du RCV avant le match face à Mont-de-Marsan. | DAVID ADEMAS

Ouest-France, 5 mai 2019

Cinquième de Pro D2, le RC Vannes est la sensation de la saison en championnat. Avec un total de 16 victoires, les Bretons se rapprochent des playoffs. À la Rabine, devant ses fervents supporters, le RCV va tenter de prendre un nouveau succès face à un concurrent direct, Mont-de-Marsan.

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« Une victoire signifie un barrage à domicile, une défaite et on sera soit 6e, soit éliminé », résume l’ouvreur allemand Christopher Hilsenbeck. Mais avec la possibilité d’un premier match de phase finale de son histoire, nul doute que le « Bro Gozh ma Zadou », le chant national breton largement inspiré de l’hymne gallois, sera entonné avec une ferveur toute particulière avant le coup d’envoi.

 

Coupe de France: où est passé le Bro Gozh ?

Bretagne actuelle, 2 mai 2019

Comme toutes les Bretonnes et Bretons, j’ai été très heureuse de la victoire du Stade rennais. Mais ce moment merveilleux, « magique » comme l’ont exprimé tant de supporters, a été pour moi, je l’avoue, troublé par l’absence de toute référence sensible à la Bretagne.

Aucun chant de Bretagne et surtout aucune reprise de notre hymne national le « Bro Gozh ma Zadoù » ni à Rennes ni à Paris comme l’avait  fait en 2009 Stivell* accompagné de tous les supporters lors de cette Coupe de France bretonne.

Sur les quais  de la gare de Rennes, aucun Bagad pour accueillir « les héros » pas plus que sur le Champ de Mars ou Place de la Mairie. Certes, une marée de drapeaux du Stade rennais,  normal mais …seulement  quelques petits Gwenn ha Du perdus dans cette marée rouge et noire alors qu’il flotte aux quatre coins du monde et que les Bretons l’arborent à la moindre occasion, ici ou ailleurs !

Une distribution de Gwenn ha Du papier brandi avec celui du Stade rennais, aurait été certainement  très  bien accueillie, à l’image de celle réalisée en 2009, par la Région Bretagne lors de cette Coupe de France mémorable. Quel souvenir et quelle union !

Que s’est-il passé ?

J’exprime une totale incompréhension de la situation qui efface  la Bretagne alors que c’était une superbe et exceptionnelle occasion au niveau national et international, de  montrer  sa singularité, sa culture affirmée et reconnue sur tout le territoire avec des retombées économiques certaines. C’est aussi une image forte de laBretagne réuniequi a été supprimée du regard de tous.

Danièle NOVELLO-FLOC’HLAY

Le Télégramme : le Bro Gozh porte malheur …. au Stade Rennais !

Comme quoi , certains journalistes semblent disjoncter dès qu’ils parlent foot …

Le Télégramme et le Mensuel de Rennes ont sorti un numéro spécial consacré au Stade Rennais à la veille de sa rencontre contre le PSG au Stade de France .

Et au détour de cette publication, on tombe sur ce petit pavé où l’on apprend que le Bro Gozh porterait malheur au Stade ….. Dans le genre ridicule et plein de sous-entendus quelque peu nauséabonds… On suppose que l’auteur de ces quelques lignes voulait faire de l’humour … en tout cas, c’est nul !

Football: quand le Bro Gozh était interprété au Stade de France

Le capitaine Romain Danzé (à droite) et le coach Philippe Montanier, lors de la finale de Coupe de France perdue face à Guingamp en 2014

Le capitaine Romain Danzé (à droite) et le coach Philippe Montanier, lors de la finale de Coupe de France perdue face à Guingamp en 2014 | PHOTOPQR/OUEST FRANCE

FranceInfo, 24 avril 2019

L’heure de Rennes ? Après deux finales de Coupe de France (2009, 2014) et une de Coupe de la Ligue (2013) – toutes perdues -, le Stade Rennais retrouvera samedi face au Paris Saint-Germain le Stade de France pour la quatrième fois en dix ans. En attendant de savoir si Julien Stéphan et ses joueurs arriveront enfin à vaincre le signe indien, retour sur les derniers échecs du club breton, sevré de titre depuis 1971.

“Le grand plaisir de la vie est dans l’attente”. Difficile de savoir si John Cowper Powys fut un jour supporter du Stade Rennais mais l’écrivain britannique a couché sur le papier à la fin des années 70 un proverbe que tout fidèle du club Rouge et Noir garde précieusement dans un coin de sa tête, lui qui attend depuis 48 ans de connaître le bonheur de voir son club soulever de nouveau un trophée. Car si Rennes est une équipe fidèle, elle l’est avant tout avec les rendez-vous manqués. Pour la quatrième fois en dix ans, le SRFC investira le Stade France en se dressant face au Paris Saint-Germain, samedi en finale de la Coupe de France. Mais si les histoires d’amour finissent mal en général, celle entre l’enceinte dyonisienne et Rennes a tout du mélodrame, avec trois finales perdues, face à Guingamp en Coupe de France (2009, 2014) et Saint-Etienne en Coupe de la Ligue (2013). Entre derbies bretons, désillusions et bus à impériale, retour sur les trois derniers échecs du Stade Rennais à Saint-Denis.

• 2009 : les favoris tombent de haut

Si la Coupe de France est souvent l’histoire de petits poucets, les finales réservent souvent bien peu de surprises. Depuis 1959 et le triomphe du Havre face à Sochaux, les clubs de Division 1 puis de Ligue 1 ont fait du trophée leur chasse gardée. Alors quand Rennes se déplace au Stade de France pour sa première finale depuis 1971, la confiance règne au moment d’affronter Guingamp, rival breton mais embourbé dans le ventre mou de la Ligue 2 (13e).

Dans une ambiance de fest-noz, où 80 056 personnes (record d’affluence pour une finale de coupe de France) reprennent en chœur le Bro gozh ma zadoù, hymne de la Bretagne, Rennes croit réaliser le plus dur en ouvrant le score grâce à Carlos Bocanegra (69e). A vingt minutes d’une nouvelle ligne au palmarès, les joueurs de Guy Lacombe vont finalement craquer en moins d’un quart d’heure. Le bourreau se nomme Eduardo. Une remise maladroite de Hansson (73e) puis des grosses largesses défensives (83e) permettent à l’attaquant brésilien de signer un doublé et de crucifier les Rennais. Le trophée tant attendu s’envole donc chez le voisin, qui inscrit par la même occasion son nom au palmarès de la Coupe de France pour la première fois de son histoire. La générosité à la rennaise.

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Quand on arrive au RCV, on apprend le Bro Gozh !

Maëlan Rabut rejoint Vannes pour trois saisons

Ouest-France, 3 avril 2019

C’était annoncé depuis quelques jours, c’est désormais officiel. Le jeune arrière de Massy (22 ans) Maëlan Rabut s’est engagé pour trois saisons avec le RC Vannes.

Il sera Vannetais jusqu’en 2022. Maëlan Rabut (22 ans, 1,94m pour 92 kg) rejoindra le RC Vannes à partir de la saison prochaine. L’Espoir de Massy, qui a disputé 22 rencontres avec son club cette saison au poste d’arrière, rejoindra donc le RCV pour trois saisons. Une bonne nouvelle pour le club breton, alors que son arrière et capitaine Anthony Bouthier rejoindra Montpellier et le Top 14 la saison prochaine.

Sur le site du club, Maëlan Rabut a livré ses premières impressions : « Je suis très content de m’inscrire dans le projet d’un club ambitieux qui compte sur moi. Le RCV dispose d’infrastructures, d’un staff et d’un cadre de vie propices à mon épanouissement rugbystique et humain. »

Le jeune homme a également débuté son opération séduction, annonçant vouloir apprendre le Bro Gozh, l’hymne du club, avant son arrivée : « Je suis impatient de découvrir la Bretagne, Vannes et ses supporters. J’espère pouvoir apporter ma contribution afin que le club continue de grandir et puisse atteindre ses objectifs. Je vais tenter d’apprendre le Bro Gozh d’ici là… ! »

EAG: le Bro Gozh qui a marqué le maire de Guingamp

Guingamp. Côtes-d’Armor.Philippe Le Goff, maire de Guingamp, supporter d’En Avant (EAG) et… de l’équipe de France de football.

Philippe Le Goff, maire de Guingamp

Ouest-France, 28 mars 2019

Élu peu avant la victoire en Coupe de France, en 2014, Philippe Le Goff va connaître, en tant que maire, sa deuxième finale. Une nouvelle étape dans sa vie de supporter, commencée avec le maillot d’En Avant, en minimes. Ce samedi, Guingamp affronte Strasbourg pour un premier trophée de Coupe de la Ligue.

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« 2009, je venais d’être premier adjoint. La découverte du stade de France et de sa beauté en Rouge et Noir, les premières relations aux médias. Je me souviendrai toujours de la frappe d’Eduardo, entre les jambes du gardien rennais (victoire 2-1). Un match déroulé à la perfection, c’était prodigieux. 2014 (victoire 2 à 0 contre Rennes), ce fut encore plus particulier, j’étais maire depuis deux mois. Une année intense. Je me souviens de la façon dont les joueurs ont été préparés émotionnellement, en visionnant des extraits du film L’Enfer du dimanche, avec Al Pacino : « Aller chercher la victoire cm par cm ». Ce soir-là, il s’est passé quelque chose de hors-norme : je me souviens du Bro Gozh Ma Zadou, chanté par Nolwenn Leroy, repris par tout le stade… Et puis rebelote, on gagne. Dans les vestiaires, ce fut un moment exceptionnel, avec les joueurs, le staff, Noël Le Graët, Nolwenn Leroy, Didier Deschamps, Jocelyn… Et puis la liesse à Guingamp, ensuite. La coupe, c’est un plaisir, une fierté, mais je n’y ai aucunement contribué, c’est le trophée des joueurs, ça leur appartient. »

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Roazhon Park: le Bro Gozh pour Rennes – Arsenal

Ouest-France, 7 mars 2019

Vidéo Jean-Pierre Prioul

Stade Rennais – Arsenal. Un truc dingue, un truc complètement dingue

Le Stade Rennais, mené dès la 3e minute de jeu, a surclassé Arsenal et s’offre désormais, avec deux buts d’avance, le droit de rêver à une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa. C’est inédit. C’était inouï.

Sans doute on retiendra, à vie, l’arrivée de ce bus rouge et noir dans la fournaise, la fumée des fumigènes craqués, le port de tête de Benjamin Bourigeaud, altier, à sa sortie du bus, Hatem Ben Arfa souriant, portant son sac à dos à la main comme un pupille son baluchon, il est déconcertant, les écharpes tendues pendant le Bro gozh ma zadoù, ces salariés du SRFC qui disaient, émus en vrai, avoir attendu ce moment toute leur vie, ce soleil qui prend congé là-bas derrière, les drapeaux se lever partout, le rouge, le noir, le blanc à 360 degrés. Ça avait de la gueule, vraiment. Ce Roazhon Park, quand il se hisse au niveau européen, a une élégance folle.

19 h 37, Bourigeaud fait s’embraser le Roazhon Park

Alors, forcément, quand Iwobi a enroulé sa frappe, délesté d’un marquage douteux du capitaine rennais Benjamin André, qu’il a déposé le ballon avec un toucher magnifique dans le petit filet de Koubek (0-1, 4e), le rappel à une forme de réalité a été brutal. On jouait depuis 182 secondes. 182 secondes. On a repensé à ces files d’attente à la billetterie, ce qui est un peu vachard.

On avait déjà bien compris la problématique, à vrai dire, qui se posait à Julien Stéphan : elle était double. Athlétique, d’abord. Et cette fois, la tactique n’y pourrait rien. La tonicité des Anglais, l’explosivité dont ils ont fait preuve à la récupération du ballon puis dans les phases de transition, leur supériorité dans l’impact, ont fait vaciller le SRFC presque à chaque fois. Et quand vous avez un Özil, même en marchant, qui distille les ballons, tout devient très compliqué. Pour ne pas sombrer, le Stade Rennais avait Koubek, auteur de deux parades devant Torreira (12e) et Iwobi (23e), quand Mustafi ne manquait pas le cadre d’un rien (30e)Autre problématique, surtout : l’inhibition des Rennais. Et là, il fallait donc au SRFC, mené, un autre ingrédient : le coeur, l’âme, le public, ses supporters, encore plus d’électricité, de fronde. Des coups de pied arrêtés. Le pied chaud d’un Grenier sur coup franc (comme à la 14e, de 35 mètres, juste au-dessus), d’un Ben Arfa obligeant Cech, cher Petr, à se détendre (34e). Qu’il est grand ce bonhomme. Il fallait jouer, jouer, encore jouer. C’est aussi l’incroyable culot de Julien Stéphan, qui a sans cesse demandé à ses joueurs de remonter le bloc.

Le but de Bourigeaud a lancé les festivités au Roazhon Park. | THOMAS BRéGARDIS/OUEST-FRANCE

Il fallait la folie d’Hatem Ben Arfa. Cette percée à la 42e pour lancer Sarr, enfin, fauché par Sokratis qui héritera d’un second carton jaune, donc d’un rouge. Et dans la foulée, donc, ce coup franc de Bourigeaud, repoussé, qu’il a suivi pour mettre la frappe de sa vie en pleine lucarne (42e). Il était 19 h 37. Le Roazhon Park s’est embrasé. Une folie absolue. Et Rennes a alors joué les yeux dans les yeux avec Arsenal. Zeffane (47e), Bourigeaud (49e, 50e, 56e, 59e), après autant d’accélérations prodigieuses de Sarr côté droit, auraient pu doubler la mise face à des Londoniens réduits à dix, rappelons-le. L’international sénégalais aurait pu aussi, d’ailleurs, à l’heure de jeu, mais Cech est Cech. Ben Arfa sur coup franc (62e). Mais Cech est Cech.