« Bretagne », mot tabou pour Nantes métropole ?

Ouest-France, 25 juin 2018

Le château des Ducs de Bretagne, à Nantes, point de départ de la « Traversée moderne d’un vieux pays ».

Le château des Ducs de Bretagne, à Nantes, point de départ de la « Traversée moderne d’un vieux pays ». | Franck Dubray

La façon dont Nantes Métropole communique sur « La traversée moderne d’un vieux pays », la grande nouveauté touristique du Voyage à Nantes, « laisse songeur » Michel Beaupré, responsable fédéral de l’Union démocratique bretonne.

C’est la nouveauté de l’année. Le Voyage à Nantes (Van) propose un parcours culturel et touristique hors des frontières de la Loire-Atlantique, intitulé « La traversée moderne d’un vieux pays ». Ce circuit traverse la Bretagne. Mais dans la communication officielle nantaise, il n’est nullement question de ce mot. Michel Beaupré, instituteur nantais et responsable local de l’Union démocratique Bretagne réagit, via ce billet, à mi-chemin entre ironie et agacement…

« À la lecture du guide de l’été de Nantes métropole (page 7), l’article concernant « la traversée moderne d’un vieux pays » nous laisse songeurs. Ce vieux pays est sans doute une allusion subliminale au Bro gozh ma zadoù , le « vieux pays de mes pères » en breton, qui est aussi l’hymne national breton.

À aucun moment le mot Bretagne, même historique, n’apparaît, alors que citant les villes concernées par ce parcours touristique (Nantes, Saint-Nazaire, Rennes et Saint-Malo), on parle de dépasser les frontières administratives en les associant à un point cardinal, l’Ouest. L’ouest de quoi ? De Paris, sans doute.

Ce parcours touristique est une belle initiative du Voyage à Nantes. Nous souhaitons une belle réussite à ce projet mais l’omission du mot Bretagne dans cette communication de la Métropole apparaît comme hors-sol et ne peut qu’aller à l’encontre de la réussite de cette initiative. »

Bretagne. Johanna Rolland et le « vieux pays »

Johanna Rolland n’a pas réussi à prononcer le mot Bretagne, lui préférant le terme imagé de « vieux pays ».

Le Télégramme, 25 mai 2018

Mardi, lors de la présentation d’un nouveau pass touristique concernant l’est de la Bretagne, de Saint-Nazaire à Saint-Malo, Johanna Rolland, la maire de Nantes, s’est abstenue de prononcer le nom de la Région et vieux duché. Une précaution oratoire qui vaut à l’élue d’être épinglée par le comité « Bro Gozh ».

Mardi, la chose avait été remarquée par plusieurs observateurs, lors de la présentation à la presse du nouveau pass touristique « Traversée moderne d’un vieux pays ». Les mots « Bretagne » et « breton » étaient quasiment tabous dans les interventions des promoteurs du concept, à commencer par les maires de Nantes, Rennes, Saint-Nazaire et Saint-Malo. Une absence étonnante dans la mesure où le « vieux pays » support de cette communication n’était autre que l’ancien duché dont les souverains résidaient dans un château situé à Nantes.

Interrogée sur ce paradoxe par Le Télégramme, Johanna Rolland, la maire de Nantes, tentait une explication : « Notre choix est de casser la logique institutionnelle pour une logique de projet. On n’est pas dans un slogan marketing unique, on veut résolument autre chose ».

Une précaution oratoire qui n’a pas échappé au comité Bro Gozh dont l’objectif est la promotion de l’hymne breton. Dans un communiqué, il juge tout d’abord que « c’est une excellente chose que Nantes s’intéresse au reste de la Bretagne et se rende enfin compte que sans la Bretagne, elle n’existe pas internationalement parlant ». Revenant ensuite sur cette omission volontaire, il parle de « non-dits » et de « palinodies ridicules ».

Et de conclure : « La solution est pourtant simple, la réunification de la Bretagne, tout le monde y gagnera, y compris Nantes qui entrera enfin dans le club assez restreint finalement des capitales connues et reconnues de régions connues et reconnues internationalement à l’instar de Cardiff au Pays de Galles ou encore Munich en Bavière et bien d’autres. Et pour ce jour que nous espérons proche et qui verra enfin la démocratie respectée et la grande famille bretonne réunie, notre Comité s’engage à organiser un “Bro Gozh” d’enfer au centre de Nantes. Notre “vieux pays” dans toute son actualité et sa modernité ».

Où l’on parle du Bro Gozh sans le citer…..

La presse vient de nous apprendre que Le Voyage à Nantes ( l’office du tourisme nantais ) lançait un nouveau produit “La traversée moderne d’un vieux pays” en collaboration avec les villes de Rennes, Saint-Nazaire et Saint-Malo.

C’est une excellente chose que Nantes s’intéresse au reste de la Bretagne et se rende enfin compte que sans la Bretagne, elle n’existe pas internationalement parlant.

Mais ce qui est curieux pour le moins, c’est la manière dont Mme Rolland, maire de Nantes, a tout fait, lors de la conférence de presse présentant le projet, pour éviter de prononcer le mot “Bretagne” . Il faut donc comprendre que l’expression    ”vieux pays” parle de la Bretagne, qualifie la Bretagne, sous-entend la Bretagne tout en évitant le mot tabou.

Au Comité Bro Gozh, nous savons ce qu’est le “vieux pays”, c’est notre Bro Gozh et c’est la Bretagne tout simplement. Reprendre une expression de l’hymne national breton pour évoquer la Bretagne tout en évitant d’en parler est pour le moins curieux et paradoxal.

Bref, pour en finir avec ces non-dits, ces palinodies ridicules, la solution est pourtant simple, la réunification de la Bretagne, tout le monde y gagnera, y compris Nantes qui entrera enfin dans le club assez restreint finalement des capitales connues et reconnues de régions connues et reconnues internationalement à l’instar de Cardiff au Pays de Galles ou encore Munich en Bavière et bien d’autres .

Et pour ce jour que nous espérons proche et qui verra enfin la démocratie respectée et la grande famille bretonne réunie, notre Comité s’engage à organiser un “Bro Gozh” d’enfer au centre de Nantes . Notre “vieux pays” dans toute son actualité et sa modernité.

Comité Bro Gozh

Article à lire ici sur le sujet

Le Bro Bozh pour les 40 ans de la catastrophe de l’Amoco Cadiz

Photo Yannig Bigouin

Ce dimanche 11 mars, à Ploudalmezeau, les spectateurs chantent le Bro Gozh avant le spectacle de Strollad Ar Vro Bagan, Ar Bonedoù Ruz, en hommage à la mobilisation des Bretons suite au naufrage de l’Amoco Cadiz sur leur côte, il y a 40 ans.

Conseil régional de Bretagne: le Bro Gozh pour les élus.

 

C’est au cours de leur session des 14 et 15 décembre 2017 que les élus du Conseil régional de Bretagne ont reçu du Président Loig Chesnais-Girard de la part du Comité Bro Gozh un petit « pack Bro Gozh » comportant le DVD sur l’histoire de l’hymne réalisé par Mikael Baudu ainsi qu’un flyer avec les paroles et la musique du Bro Gozh.

Le Comité Bro Gozh a souhaité offrir ce pack aux élus afin que ceux-ci s’approprient le Bro Gozh en tant qu’hymne de la Bretagne, notamment en prévision de la visite en Bretagne du Premier ministre gallois Carwyn Jones en janvier prochain sans compter les innombrables fois où l’hymne est chanté à travers la Bretagne tout au long de l’année.

Le Bro Gozh hué par le FN . Pas très étonnant ……

ABP, 4 décembre 2017

Le Bro Gozh ma Zadoù, le Vieux Pays de mes Pères, a été hué pour la première fois de son histoire le dimanche 26 novembre, alors que se terminait le rassemblement devant la statue de Jean Paul II à Ploërmel.

La Cour Constitutionnelle a en effet demandé que la croix qui surplombe la statue soit démontée au nom de la laïcité. Une décision qui, certes, est conforme à la Constitution, mais qui est absurde en Bretagne vu l’étendue du patrimoine religieux constitué de milliers de calvaires un peu partout sur des lieux publics.

(….)

Les militants bretons étaient donc venus nombreux le 26 novembre. Ils brandissaient des gwenn-ha-du alors que des militants du Front National venus aussi en nombre, brandissaient des drapeaux tricolores. À la fin du rassemblement, les Bretons ont entonné le Bro Gozh ma Zadoù, l’hymne national breton. Ils ont alors été hués par des militants du FN, qui eux, ont entonné la Marseillaise. Encore une fois, comme nous l’avons rapporté sur ABP, le FN est un parti anti-Bretagne et anti-breton. (….)

Note du PBGMZ: difficile de savoir en fait si c’est la seule fois où le Bro Gozh a été hué depuis sa création.

Jacques-Yves Le Touze: « Le RCV se présente clairement comme le représentant de la Bretagne du rugby ».

De gauche à droite: Jacques-Yves Le Touze, président du Comité Bro Gozh, Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional de Bretagne, Olivier Cloarec, président du RCV, Ronan Loas, vice-président du Conseil département du Morbihan.

Il peut paraître surprenant de remettre le Prix Bro Gozh 2018 en septembre 2017 mais il s’agit en fait d’encourager et de mettre en valeur au début de sa saison 2017-2018 un club sportif qui est devenu une référence pour toute la Bretagne, le Rugby Club de Vannes.

Pour tous les amateurs bretons de rugby, la réussite du RCV représente l’espoir de voir la Bretagne être représentée au plus haut niveau de l’ovalie et l’on se prend déjà à rêver de rencontres avec des équipes des autres nations celtiques.

Non seulement le RCV tient sa place dans le monde du rugby mais il le fait en se présentant clairement comme le représentant de la Bretagne, de Brest à Nantes, de Quimper à St Malo, porte-drapeau de cette Bretagne dynamique et ouverte, fière de sa culture. En donnant une place privilégiée à notre hymne national, le Bro Gozh ma Zadoù, lors de chacun de ses matchs à La Rabine, le RCV a tout naturellement mérité ce Prix Bro Gozh 2018.

Reiñ priz ar «v Bro gozh 2018 » ken abred hag e 2017 a hañvalo iskiz a-walc’h emichañs da dud ‘zo : ar pal ne oa ken kouskoulde nemet lakaawar-wel –e derou tout prantad 2017-2018- ur c’hleub sport, Rugbi Klub Gwened, deut da vout dave brudet an holl e Breizh..

Berzh an RCV en deiz-hiziv a vag spi holl amatourion rugby ar vro da welout Breizh dileuriet un deiz e live uhelañ an « Hirgelc’hiegezh » : dont a reont zoken dahuñvreal e krogadoù nerzhus gant skipailhoù arbroioù keltiek arall…

Rugbi Kleub Gwened ne ra ket nemet derc’hel d’e renk e bed ar rugby : hen ober a ra dalc’hmat oc’h en em ginnig bepred evel dileuriad Breizh, eus Brest d’an Naoned, eus Kemper da Sant-Malo, douger-banniel ur Vreizh startijennek, digor ha balc’h gant he sevenadurezh.

O reiñ d’hon c’han broadel ar vBro Gozh ma Zadoù al lec’h a enor bewech e krogadoù ar Rabin en deus an RCV dellezet ervat priz Bro Gozh 2018 !

Jacques-Yves Le Touze

Président du Comité Bro Gozh

Kadoriad Poellgor Bro Gozh ma Zadoù