Le Bro Gozh à St Gildas de Rhuys dimanche 11 août

Frédéric Pinel, au centre, donne les dernières recommandations concernant la sécurité de la fête.

Le Télégramme, 8 août 2018

Frédéric Pinel, adjoint aux associations à la mairie de Saint-Gildas de Rhuys, a réuni mardi 7 août une vingtaine de responsables afin de faire une dernière mise au point concernant le programme du défilé et de l’organisation de la Fête celtique du 11 août.

En français et en breton


Un premier rassemblement aura lieu à 14 h, place Jean-Bernard Le Bot. et le départ du défilé aura lieu à 15 h et aura pour itinéraire : chemin Jean-Bernard-Le Bot, rue Saint-Goustan, place Keruzen, rue du Général-de-Gaule, rue Abélard, place Mgr-Ropert. À 16 h 15 l’hymne Breton « Bro Gozh Mazadoù » et sera suivi de la prestation sur le podium (en cas de pluie, salle Kercaradec). Cette année, grande nouveauté : les présentations des groupes se feront en français et en breton avec comme ordre de passage : les bagad d’Auray et cercle d’Auray (60 pers), bagad de Theix (20 pers), cercle de Séné (16 pers), bagad de Ploërmel (27 pers), cercle de Melrand (24 pers), cercle de Saint-Gildas (29 pers), et bagad des anciens de Lann Bihoué (22 pers).

À 18 h 30 les sonneurs prendront place au départ de la rue des Vénètes, puis rue Laënnec, place Keruzen, rue du Général-de-Gaule, rue Abélard, pour finir place Monseigneur Ropert. À 19 h 30, une restauration rapide sera proposée et animée par les anciens du bagad de Lann Bihoué, et à 21 h fest-noz avec La Guedillé et Pen Bihan clôturera la journée.

 

Nuits interceltiques. Féerie celte aux accents gallois et bretons avec le Bro Gozh

inq Nuits interceltiques sont programmées pendant le Fil 2018. Il en reste deux : les mercredi 8 et jeudi 9 août, à 22 h, au stade du Moustoir, à Lorient. (Photo Le Télégramme/Jonathan Konitz)

Le Télégramme, 8 août 2018

Immuables, les Nuits interceltiques se parent, cette année, aux couleurs du pays de Galles. Et font la part belle au « Bro Gozh », l’hymne autant gallois que breton !

« J’entends les gens dire que chaque année, c’est pareil, mais l’opéra de Puccini aussi ! », s’agace Lisardo Lombardia, le directeur du Festival interceltique de Lorient. « Temps fort du Fil, les Nuits interceltiques ne se ressemblent pas et ont même une saveur particulière, cette année, en mettant à l’honneur les couleurs du pays de Galles et le « Bro Gozh », l’hymne national breton », tranche le patron.

Féerie, magie, contes et légendes, scènes de la vie quotidienne d’antan et d’aujourd’hui, tous les éléments sont de nouveau réunis pour ces nuits hors du temps, ponctuées de créations et d’un feu d’artifice. « On espère entre 5 000 à 10 000 personnes par nuit », avance Lisardo Lombardia.

(….)

Autre invité de taille pour célébrer la Bretagne : le « Bro Gozh », l’hymne national breton, qui va se tailler, cette année, la part du dragon… Oh pardon, la part du lion ! Lors des Nuits interceltiques, le « Bro Gozh » est chanté en versions bretonne et galloise par les artistes, à la fin du show, avant le feu d’artifice. Le public, invité à reprendre l’hymne, dispose de flyers avec les paroles en breton. Le chant s’accompagne du déploiement d’un drapeau breton de 13 m sur 22 m.

Pratique

Nuits interceltiques, les mercredi 8 et jeudi 9 août, à 22 h, au stade du Moustoir, à Lorient. Tarifs : de 15 € à 29 €.

 

Le Bro Gozh chanté pour l’amitié brito-allemande

A l’occasion du 50 ème anniversaire du jumelage brito-allemand entre Lindenfels et Moëlan sur mer, une chorale éphémère s’est créée dans les deux villes. Ces deux chorales composées de volontaires qui pour la plupart n’avaient jamais chanté des chants harmonisés, ont travaillé chacune de leur coté trois chants.

– Tief im Odenvald, chant traditionnel de la région de Lindenfels, chanté en Allemand .

– Le Bro Gozh ma Zadoù, chanté en Breton.

– L’hymne européen, chanté en alternance en Allemand et en Français.

Cet ensemble composé de près de 70 choristes (dont certains avaient endossé le costume traditionnel de leur région) a présenté une prestation fort appréciée par le public et les personnalités locales et régionales des deux pays invités pour cette cérémonie officielle dont Mme Grossetete , députée Européenne.

Week-end de la Pentecôte 2018.

Plijadur o kanañ. L’émotion pour le Bro Gozh.

À gauche, Dan ar Braz et Clarisse Lavanant ont chauffé la salle de Brocéliande. À droite, Jakez ar Borgn a appelé le public à trouver des rimes avec mobylette, comme Paulette, Josette, Jeannette, et bien d'autres.

Dan ar Braz et Clarisse Lavanant ont chauffé la salle de Brocéliande.

Le Télégramme, le 24 mai 2018

Ils étaient un peu plus de 300, lundi, à l’Espace Brocéliande, à Ploudaniel  à assister à POK 2, ou Plijadur o kanañ (du plaisir à chanter en breton), parrainée par les talentueux Dan ar Braz et Clarisse Lavanant. Les deux artistes ont enflammé le public avec leurs chansons de l’album commun « Harmonie ». Le chanteur et musicien breton n’a pas manqué de rappeler, avant d’interpréter Diwanit Bugale, que cette même chanson avait représenté la France au concours de l’Eurovision en 1996, à Oslo. Avant de laisser les amateurs monter sur scène, il a lancé : « je ne suis pas bretonnant, mais je parle la Bretagne. Merci aux paysans d’avoir continué à parler cette langue ».

 

Fraîcheur, humour et communion


Durant plusieurs heures, en solo, duos et même trio, les chanteurs bretonnants se sont retrouvés sur la scène de Brocéliande. « Un grand vent de renouveau et de confiance en l’avenir, car près de la moitié des chanteurs avaient moins de 30 ans », se réjouit Hervé Lossec. Le trio magique Perynn, Maela et Gwenn a subjugué les spectateurs, par sa fraîcheur, son originalité et sa création. Dans un autre registre, le trublion Jakez ar Borgn, qui allie humour, jeu de scène sur une voix des plus mélodieuses, les a fait rire et participer, avec son titre « La mobylette ». En fin de spectacle, au moment du « Bro Goz ma zadoù», la salle et les artistes étaient en communion, Clarisse, dans une robe rouge somptueuse a ému le public.

1898-2018, l’éternelle jeunesse de l’hymne breton, Bro Gozh ma Zadoù

Ouest-France, 21 janvier 2018

par Bernez Rouz

C’est un tisserand gallois et son fils qui créèrent, en 1856, cet hymne à la terre natale. Cette mélodie Glan Rhondda (les rives de la rivière Rhondda) devint rapidement populaire dans le réseau des chorales galloises. Son titre trop local fut remplacé par la première strophe Hen Wlad fy Nhadau (le vieux pays de mes pères).

C’est le pasteur protestant gallois de Quimper, W.J. Jones, qui adapta le premier ce chant en breton sous la forme d’un cantique Doue ha va bro (Dieu et mon pays) publié en 1895. Pep breizhat tomm-galon a gar mat e vro, Bro Arvor ‘zo brudet dre’r bed tro war-dro; Er brezel kalonek, hon tadoù ervat A skuilhas eviti o gwad (Chaque Breton de cœur aime son pays.. L’Armor est connu de par le monde. Courageux dans les guerres, nos aïeux versèrent leur sang pour lui). Cette version religieuse protestante n’avait aucune chance d’être popularisée vu la prépondérance écrasante de l’Eglise catholique à l’époque.

Chant national breton

Une autre version écrite par François Taldir Jafrennou fut publiée dans un journal catholique de Morlaix en 1898: Breizh, douar ar sent kozh, douar ar varzhed, N’eus bro all a garan kement ‘barzh ar bed. Pep menez, pep traoñienn, d’am c’halon ‘zo ker, Eno kousk meur a Vreizhad taer (Bretagne, terre des vieux saints, des bardes, il n’est d’autres pays du monde que j’aime autant. Chaque montagne, chaque vallée sont chères à mon coeur. Là dorment plus d’un Breton héroïque).

Le Bro Gozh, symbole des relations interceltiques, est adopté comme « chant national breton » par l’union Régionaliste Bretonne en 1903. Le refrain rappelle que la mer n’est pas un obstacle mais un lien entre les peuples: O Breizh, ma bro, me gar ma bro. Tra ma ‘vel mur ‘n he zro, Ra vezo digabestr ma bro ! (O Bretagne, mon pays, j’aime mon pays. Tant que la mer sera comme une frontière autour d’elle, Que mon pays s’en affranchisse).

Dépassant rapidement les cercles militants, il devient très populaire entre les deux guerres. Le maréchal Foch en 1920 à Morlaix, puis plusieurs présidents de la République, sont accueillis aux accents du Bro Gozh.

Il a été consacré récemment à Rennes par l’émouvante interprétation de l’Orchestre Symphonique de Bretagne. Les Gallois, les Cornouaillais, les Bretons et le peuple Khasi en Inde peuvent être fiers de leur hymne commun à l’accent humaniste et international.