Il y a 30 ans, le Bro Gozh pour l’US Concarneau à Tahiti

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Georges Ollivier (coprésident de l’époque) Patrick Pustoch, Thierry Raphalen et Philippe Dizay (photo du haut, de g. à d.) se sont replongés dans leurs souvenirs.

Ouest-France, le 16 novembre 2018

En février 1989, l’US Concarneau rendait visite à Papeete, pour le 7e tour de la Coupe de France. Un souvenir haut en couleurs pour bon nombre d’acteurs de l’époque. Récit d’une épopée très particulière.

Alors que les Concarnois sont en Guyane, où ils vont affronter l’ASE Matoury, pour le compte du 7e tour de la Coupe de France, leurs anciens se souviennent. C’était il y a presque trente ans, en 1989, et l’USC

se voyait offrir son tout premier voyage en Coupe. Et quel voyage ! Pour ce 8e tour, qui se déroulait à l’époque fin janvier, c’est à Tahiti que les Thoniers étaient conviés. « Le tirage n’avait rien à voir avec ce qui se passe actuellement, rappelle Georges Ollivier, alors coprésident avec Yann Larvol et Guy Piriou. Il fallait être dans les deux premiers de D3 et la décision était prise par la Fédération. »

De belles étrennes

Concarneau, qui venait d’inaugurer son nouveau terrain, celui sur lequel l’USC opère toujours, venait d’accéder à cette fameuse D3. De là à imaginer aller jouer un match à Papeete, il y avait quelques océans que personne ne s’imaginait pouvoir franchir. « On avait entamé des tractations avec la Fédération, mais on ne pouvait pas en parler, poursuit l’ancien président, et il fallait déjà se qualifier pour ce 8e tour. »

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

Les vainqueurs avec leur trophée. | DR

« Ça n’avait pas été simple, rajoute Thierry Raphalen, le goleador d’alors, puisqu’on n’avait arraché notre qualification qu’en toute fin de match 1-0, face à La Montagne. » La bonne nouvelle était tombée les tout premiers jours de janvier, évoquent de concert Philippe Dizay et Patrick Pustoch, deux acteurs importants de cette équipe. « On était chez Maryvonne, le siège du club, quand on avait appris que l’USC avait été choisi pour ce match. »

Les excellentes relations entre Guy Piriou et le Président Fournet-Faillard avaient sûrement pesé dans la balance, d’autant que le constructeur naval concarnois était en train de monter un nouveau chantier en Polynésie.« Partir à Tahiti, c’était absolument inimaginable, poursuit le solide capitaine des Thoniers. A l’époque, on était absolument tous de purs amateurs. Personne ne vivait du foot. On s’entraînait trois fois par semaine et tout le monde bossait, à commencer par le coach Daniel Guillou. Et surtout, on était une vraie bande de potes. La preuve : tous les vendredis après l’entraînement, on faisait de petits matchs et on mangeait ensemble. Inimaginable aujourd’hui. »

Quatorze joueurs avaient été retenus, mais de nombreux accompagnateurs en avaient profité pour s’offrir ce voyage de rêve. Les acteurs de l’époque en parleraient pendant des heures, des colliers de fleurs à la descente de l’avion, à l’accueil des Bretons de Tahiti, avec le Bro Gozh Ma Zadoù, joué officiellement avant le match, en passant par une réception de 800 invités au Consulat de France, la visite de la Jeanne ancrée dans le port polynésien, la visite dans des écoles primaires de Papeete et la découverte de Moréa.

Reste le match. Même pas peur ! Le Central s’était fait balayer 4-0 sur des buts de Perrot, Thomas, Raphalen et Salaun. « Ils ont mis quatre pions, vive les Bretons » avait titré le lendemain La Dépeche de Tahiti. « Daniel Guillou : Je suis comblé », soulignait-elle encore. Trente ans après, les acteurs ont le triomphe modeste. Reste juste quelques à-côté, mais pas un mot, il parait qu’il n’y a pas encore prescription !

Le Bro Gozh pour le poilu Hervé Fitamant

Le Télégramme, 12 novembre 2018

C’est à une double cérémonie qu’ont assistée les Dinéaultais dimanche. Il s’agissait d’honorer un soldat du bourg, Hervé Fitamant, né le 14 octobre 1871, mobilisé en août 1914 et qui n’hésita pas à faire Concarneau-Dinéault à pieds pour embrasser les siens.

100 ans plus tard, ses arrières petits-enfants Anne, 69 ans, Jean-François, 64 ans, Marie Paule 55 ans, Hélène 46 ans et Rozenn 47 ans ont refait le chemin de la ferme au bourg en sa mémoire. La marche a été ponctuée par le Bro Gozh ma Zadou chanté par Miss Jeunes Pays de Châteaulin.

Puis retour à la commémoration avec le discours du maire Philippe Bittel suivi d’un dépôt de gerbe par les enfants des écoles qui ont entonné la Marseillaise.

 

Le Bro Gozh pour le repas du CCAS de Tremel

Le Télégramme, 29 octobre 2018

Samedi, pas moins de 54 personnes ont partagé le repas du CCAS dont les doyens de la commune : Maria Efflam, âgée de 88 ans, résidante désormais à l’Ehpad Le Gall et le doyen François Le Rolland, âgé de 90 ans. C’était aussi l’occasion d’accueillir les nouveaux participants : Maryvonne Le Courriard, Jean-Yves Le Bricquer, Fernand Le Lézec et Bernard Bendin. La joyeuse assemblée a dégusté le repas préparé par Thierry et Marie-Pierre du bourg de Croix- Joncourt à Loguivy-Plougras. Il y a eu beaucoup de convivialité. Des histoires et des chants se sont succédé le temps du repas. Les doyens ont même entonné le Bro gozh ma zadou : l’hymne breton.

Le Bro Gozh au Stade du Moustoir avec le FC Lorient.

Mickaël Landreau, l'entraîneur du FC Lorient

Mickaël Landreau, l’entraîneur du FC Lorient © Radio France – Thomas Lavaud

France Bleu Breizh Izel, 27 octobre 2018

Lors du derby entre Brest et Lorient, le club des merlus avait surpris par un live tweet en breton. Le club compte récidiver pour le match retour mais pas pour les autres rencontres du championnat.

Une trentaine de tweets en breton pour vivre le choc entre Brest et Lorient. Une première mondiale pour un club de Ligue 1. Les internautes ont été bien surpris en les lisant à l’image de Jacques-Yves Le Touze, fervent militant de la culture bretonne à Lorient. « Et voilà que le @FCLorient twitte aussi en breton ! Bravo !« .

Le FC Lorient explique qu’un des membres de l’équipe chargée des réseaux sociaux est bretonnant. Il s’est chargé de créer les visuels et de commenter le match en breton. L’opération avait lieu évidemment à l’occasion du derby. « Il y a eu de bons retours alors on va sans doute le refaire pour le match retour » explique t-on au club. Mais pas pour les autres matchs du championnat.

Cultiver sa « bretonnité »

En plus de ces tweets, le club souligne que depuis le début de l’année, le Bro Gozh Ma Zadoù résonne dans l’enceinte du Moustoir. Le Stade Rennais joue également l’hymne national breton depuis plusieurs années avant chaque match au Roazhon Park, tout comme le Rugby Club de Vannes.

Tudi Crequer

Ploemeur: le Bro Gozh avec Alan Stivell

C’est devant une salle comble à l’Océanis de Ploemeur qu’Alan Stivell a présenté un concert de grande qualité à l’occasion de la sortie de son nouveau CD « Human Kelt » qui s’est conclu par l’hymne national breton, le Bro Gozh.

Quand des Sarthois chantent le Bro Gozh …..

Une centaine  de choristes sarthois ont accompagné Tri Yann sur scène pour ces deux concerts au Mans

Une centaine de choristes sarthois ont accompagné Tri Yann sur scène pour ces deux concerts au Mans © Radio France – Morgane Heuclin-Reffait

France Bleu Maine, 21 octobre 2018

Une centaine de choristes sarthois sont montés sur scène ce week-end au Palais des Congrès du Mans, aux côtés du groupe Tri Yann. Les deux concerts étaient organisés au profit de la création d’une école inclusive.

Ils ont chanté pendant trois heures, samedi et dimanche, avec les membres du groupe Tri Yann au Palais des Congrès du Mans : une centaine de choristes sarthois ont participé à ces deux concerts exceptionnels devant 2.400 personnes au total. Des représentations organisées afin de récolter des fonds pour ouvrir en septembre 2019 une école inclusive intégrant des élèves handicapés, à La Fontaine Saint Martin, entre Le Mans et La Flèche. Le groupe Tri Yann est devenu ambassadeur du projet.

Une seule répétition avant le Jour J

Pour préparer au mieux ces concerts, il a fallu travailler séparément. Le groupe Tri Yann était en tournée dans toute la France ces derniers mois. « Les choristes ont beaucoup répété de leur côté, à partir des éléments qu’on leur a fourni, explique l’un des membres du groupe, Jean Chocun, invité de France Bleu Maine vendredi dernier. « C’était assez au point car lorsqu’on s’est retrouvés pour une matinée un peu prolongée de répétition, ils avaient vachement bossé !« .

Les quatre chorales réunies le temps des concerts sous l’égide de la cheffe de chœur, Marie-Thérèse Brebion, ont réussi à s’articuler dans un même ensemble : « on s’est bien entendus, c’est un an de travail qui a payé, c’était super ! », s’enthousiasme Paul.

Chanter en breton, un challenge

Pour ces sarthois qui n’ont jamais parlé breton, le chanter était un défi. « C’est ce qui a de plus difficile, c’est sûr ! reconnait Evelyne. Au fil des répétitions, ça a fini par rentrer ». « On a eu droit à des antisèches, glisse Paul, on avait les textes pour pouvoir les lire à défaut de les comprendre ».

Pas sûr que tous les choristes soient prêts à retenter l’expérience relativise Marie-Thérèse Brebion : « je pense que c’était la première et dernière fois, sinon ils m’en voudront ! », plaisante-t-elle. Ça ne les a pas empêché d’entonner le Bro Gozh ma zadoù, l’hymne breton, sans faute. Car comme l’a lancé sur scène Jean-Louis Jossic, l’un des membres de Tri Yann, « être breton, c’est l’être dans le cœur ».

Morgane Heuclin-Reffait

Le Bro Gozh pour la Coupe du Monde de Rugby en 2023

 

March 17, 2018. (Photo by CHRISTOPHE SIMON / AFP) / Use in books subject to Welsh Rugby Union (WRU) approval.

Ouest-France , 17 octobre 2018

A l’occasion de sa visite de deux jours en Bretagne, Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, a assuré que la Bretagne accueillerait au moins le camp d’une équipe. Dans le cadre des relations privilégiées de la Ligue avec les pays celtes, il y a de fortes chances pour que ce soit le pays de Galles.

« La Bretagne accueillera, c’est une évidence, le camp de base d’une équipe durant la Coupe du monde 2023 », martèle Bernard Laporte, le président de la Fédération française de rugby, en visite à Pontivy pour une rencontre avec les dirigeants de clubs.

Un booster

Il y a de grandes chances pour que ce soit les Diables rouges du pays de Galles qui vienne séjourner dans une ville bretonne qui reste à définir. « Ils sont demandeurs », ajoute le président de la FFR.

La Ligue de Bretagne également. En effet, elle a noué des liens particuliers avec les pays celtes. « Sur le plan du rugby, on voudrait être à la France ce que l’Écosse, l’Irlande ou le pays de Galles sont à l’Angleterre. C’est un axe de développement pour nous », déclare Yvon Colléaux, le président de la Ligue de Bretagne.

La venue pendant six semaines des joueurs gallois serait un booster énorme pour le rugby breton et renforcerait ce lien avec les nations celtes.

Hymne commun

Cet attachement à ces racines et à l’identité bretonne est déjà très fortement exprimé par le Rugby Club Vannes et le REC Rugby Rennes, les deux clubs de haut niveau en Bretagne.

Recevoir des Gallois en Bretagne durant France 2023 serait enfin un juste retour de l’histoire. Le pays de Galles n’est-il pas la terre des ancêtres bretons. « The land of my father », dit l’hymne gallois, « Bro Gozh ma Zadoù », reprend son pendant breton qui est interprété à la Rabine, à Vannes, avant chaque match du RC Vannes.

Laurent Frétigné