Le Roazhon Park sans le Bro Gozh, c’est comme le beurre sans sel …..

Le Roazhon Park…… Ouest-France

Ouest-France, 8 janvier 2021

Depuis 2004, Alain Rousseau est le speaker du Stade Rennais. Avec la crise sanitaire, il doit animer un stade vide. Il raconte cette drôle de nouvelle en vie en attendant le retour du public au Roazhon Park.

C’est une vie de rituels. Il y a d’abord le Bro gozh ma zadoù – l’hymne breton – qui est repris en chœur par tout le stade. Puis les lumières se tamisent. La musique d’AC-DC commence à saturer les enceintes du Roazhon Park. Au bord de la pelouse, Alain Rousseau – speaker du Stade Rennais depuis 2004 – prend le micro pour annoncer la composition de l’équipe. Il lance les prénoms, le public scande les noms en retour. La sono embraye avec un morceau de musique électronique du groupe Justice, la pyrotechnie fait des étincelles, puis les joueurs entrent sur la pelouse. Le déroulé est le même pour chaque match au Roazhon Park. Une vie de rituels.

Mais, depuis le début de la crise sanitaire, tout est chamboulé. Les stades se sont vidés de leur public. Seuls restent les joueurs, les staffs, les journalistes, les jardiniers… et Alain Rousseau, même s’il a dû quitter le bord de la pelouse pour s’exiler en tribune. « Forcément on a dû s’adapter, raconte-t-il. On ne fait plus l’hymne breton et je n’annonce plus les compositions des équipes. En tribune, les journalistes ont déjà la feuille de match sous les yeux de toute manière. On a aussi éliminé la 35e minute. Tout cela donne parfois le sentiment d’assister à des matches amicaux de pré-saison. »

Alain Rousseau, le speaker du Roazhon Park – Ouest-France

« Sans saveur »

Depuis le début de la crise, certains clubs de Ligue 2 ou de rugby ont fait le choix de ne plus faire appel à leur speaker. Ce n’est pas le cas à Rennes. Alain Rousseau reste le gardien de l’ambiance, même si le stade sonne creux. « On ne va pas se mentir, c’est un peu feutré. Je parle avec une voix plus posée, sourit-il. Mais quand l’équipe marque un but je garde la même spontanéité. C’est la passion qui ressort. »

Des joueurs l’ont d’ailleurs remercié pour ça : « Ma voix est un repère familier pour eux. Quand l’équipe marque et que j’annonce le but, ça leur rappelle qu’ils sont bien à la maison, même si le public n’est pas là. » D’un point de vue purement protocolaire, sa présence est aussi impérative pour annoncer les minutes de silence ou les hommages d’avant match.

(….)

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