La Ferté. Le Bro Gozh en l’honneur des sonneurs morts en 14-18.

Le son des cornemuses et autres bombardes a résonné au-delà du monument aux morts.

Ouest-France, le 13 novembre 2018

Dans le cadre du centenaire de l’Armistice, le bagad Raoul II et l’Afap ont choisi la commune pour rendre un hommage mondial aux soldats morts au champ d’honneur.

« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Les 18 sonneurs de cornemuses, bombardes et percussionnistes emmenés par le penn-sonner, Paul Tesnière, ont respecté cet adage, dimanche matin, à 6 h, aux abords du monument aux morts.

Ils étaient accompagnés par le maire, Louis Pautrel, qui a

ravivé la flamme du souvenir pour l’occasion, et une délégation des porte-drapeaux de la section locale UNC-AFN-Soldats de France. Une trentaine d’habitants se sont joints à la cérémonie.

L’association musicale fougeraise, présidée par Vincent Bouvet, a choisi la commune pour participer à une journée de commémoration mondiale par l’interprétation de la complainte écossaise The Battle is over (La bataille est terminée).

« Ce morceau était joué par les sonneurs des bataillons écossais en revenant du front, explique Vincent Bouvet. L’histoire du caporal Lucien Lechat, enfant du Ferré, fusillé pour l’exemple à Souain (Marne) le 17 mars 1915, nous a interpellés. Par cette démarche nous lui rendons un hommage mérité et nous saluons également la mémoire des 2 000 cornemuseurs, morts au champ d’honneur dans l’exercice de leur fonction ».

Un sachet symbolique

À l’initiative de Bruno Peek, organisateur britannique d’événements à connotation historique, cette complainte a été jouée ce 11 novembre, à 6 h du matin, heure locale, dans de nombreux pays à travers le monde.

Les paroles de cette mélodie ont été écrites par Andy Stewart : « Cesse de marcher mon jeune soldat. La paix a succédé à la guerre. Dors en paix mon jeune soldat. Dors en paix, la bataille est finie ».

La formation a interprété avec brio une dizaine de morceaux issus de son répertoire traditionnel, parmi lesquels, « Dans le ciel nous les reverrons », cantique chanté au front, l’hymne breton Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères) et la marche du soldat de Prusse.

Un habitant de Châtillon-en-Vendelais, Gilbert Dourdain, porté par le devoir de mémoire, a offert à la municipalité un sachet contenant un échantillon de terre de Verdun.

À l’issue de la cérémonie, pour remercier l’initiative prise par le bagad, Louis Pautrel a remis la médaille de la commune à son président, Vincent Bouvet. Cette rencontre s’est poursuivie autour d’un café chaud accompagné de viennoiseries.

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